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30-03-2015
Mots clés
Logement
Solidarité
France
Reportage

A Nantes, quartier libre pour les colocs solidaires

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A Nantes, quartier libre pour les colocs solidaires
(Crédit photo : Julien Ropert)
 
Un logement étudiant abordable et des actions pour la vie du coin, c’est la synthèse inédite des « Kaps ».
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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N° 67 - mai 2015

30 milliards d’amis ?

Nantes, quartier – sensible – de Malakoff. Au 18e étage de la tour d’Angleterre, un vaste appartement baigné dans la lumière d’un coucher de soleil. Canapé sans âge, guitare dans un coin de la pièce, chat paresseux et peu farouche, cette colocation étudiante ressemble à beaucoup d’autres. Sauf que Stéphane, Corentin et Elise ne se connaissaient pas en début d’année. L’un étudie la bande dessinée, l’autre la sociologie et la troisième, la géographie. C’est l’envie d’aider, plus que de faire la fête, qui les a rassemblés.

Les trois étudiants font partie du projet « Kaps » (Koloc à projets solidaires), initié par l’Association de la fondation étudiante pour la ville. Le concept vient de Louvain-la-Neuve, en Belgique. Il consiste à installer, pour un an, des colocations dans des quartiers populaires, en leur faisant bénéficier d’un loyer modéré (environ 200 euros par personne, à trois dans un appartement neuf de 80 mètres carrés, pour la colocation de Malakoff) grâce à la collaboration de bailleurs sociaux. En contrepartie, les étudiants doivent monter des projets pour faire vivre le quartier – accompagnement des personnes âgées, cours de langues, fleurissement de l’espace public, etc. Cette année, 380 « kapseurs » ont répondu à l’appel, dans 15 villes de France.

Un jardin à la place du supermarché

A Nantes, le trio de Malakoff a su passer au-delà de la mauvaise réputation de son quartier d’accueil, et notamment de sa tour où les dealers faisaient tourner leur business. « Je ne me suis jamais senti en danger, explique Stéphane, coiffure rasta et lunettes bleues. Comme on habite ici, on est bien accueilli. Cette tour, c’est un grand village ! » Les trois étudiants, qui ont bénéficié d’une formation en gestion de projet, ont pour objectif de construire un jardin sur la place voisine, où un supermarché va être détruit. Un projet qui répond aux souhaits des habitants du quartier, que Stéphane, Corentin et Elise ont consultés. « Nous n’allons pas créer un endroit pour nous, mais pour les gens du quartier, rappelle la benjamine de la coloc, tout juste 19 ans. L’idée est d’installer de gros bacs de terre et d’y planter toutes sortes de plantes. On a déjà commencé à regarder pour sélectionner les espèces ! » Avec l’aide du service des espaces verts de Nantes, le jardin devrait voir le jour dès le mois de mai. D’ici là, il faudra faire œuvre de pédagogie pour éviter l’écueil de l’an dernier. Les jardinières, installées devant l’immeuble, avaient été cassées au bout de quelques semaines.


- Le site du projet Kaps

Impact du projet
- 380 « kapseurs » en 2015
- 15 villes concernées
- 50% des « kapseurs » avaient déjà un logement et sont venus pour le projet de solidarité

A lire aussi sur Terraeco.net :
- « Des auberges espagnoles pour faire bouger les quartiers »
- « A Paris, des colocs dans des open space »
- « Habitat partagé : et si on vivait ensemble ? »

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