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20-05-2015
Mots clés
Technologie
France

« @RoyalSegolene, l’air est irrespirable ! »

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« @RoyalSegolene, l'air est irrespirable ! »
(Crédit photo : PREV'AIR - Wikimedia)
 
Depuis quelques mois, l'appli Allairgoo propose un service de « réveil à pollution ». En clair, elle alerte sur la qualité de l'atmosphère à l'endroit où l'utilisateur se trouve. Et en prime, elle le tweete à la ministre de l'Ecologie !
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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« Madame la ministre, la qualité de l’air est honteuse aujourd’hui, même l’OMS le dit ! » On rêve parfois d’interpeller Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement, pour lui rappeler que la pollution nous pourrit la vie. Désormais, l’application Allairgoo le fait pour nous. « Si le seuil de pollution à l’endroit où se trouve l’utilisateur dépasse les seuils fixés par l’Organisation mondiale de la santé, il suffit d’appuyer sur un bouton pour envoyer le message tout prêt ainsi qu’un graph sur le fil Twitter de la ministre », explique Ronald Van Assche, concepteur de l’application. Le système a été imaginé pour pouvoir envoyer le même type de message à partir de son smartphone au Premier ministre si vous êtes en Angleterre ou au gouverneur de l’Etat dans lequel vous vous situez aux Etats-Unis.

Interpeller les élus sur la qualité de l’air, c’est depuis le départ, l’un des objectifs de Ronald Van Assche. « Ce n’est pas pour autant qu’ils nous écouterons, certes, mais si ça peut leur mettre la puce à l’oreille et sensibiliser par la même occasion tous ceux qui liront le tweet… », explique l’entrepreneur, lui-même allergique et ultrasensible à la pollution urbaine. Elevé dans la Brie, habitué à jouer dans les champs de fleurs, l’homme s’est un jour installé à quelques pas du bois de Vincennes, à Paris. Son nez et ses bronches n’ont pas tellement apprécié ce déménagement. « Pendant quinze ans, on m’a soigné pour un asthme que je n’avais pas. En réalité, j’étais devenu allergique aux graminées et je faisais des réactions de plus en plus violentes aux épisodes de pollution », raconte-t-il.

63 microgrammes de PM2,5 par mètre cube, ça veut dire quoi ?

Quand la newsletter quotidienne d’Airparif, l’organisme en charge de la surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France, arrive dans sa boîte mail le matin et lui annonce des niveaux considérés comme « moyens », Ronald Van Assche, lui, ne peut déjà plus respirer. « Je réagis à certains niveaux de pollution, qui ne sont pas les mêmes que celui d’un autre allergique », explique-t-il. En dehors des grands pics de pollution, annoncés et relayés par les médias, difficile par ailleurs de trouver de l’information compréhensible lorsqu’on est pas un expert. « Lorsqu’on vous annonce 63 microgrammes de PM2,5 par mètre cube, comment savoir à quoi cela correspond ? », interroge Ronald Van Assche.

Bientôt une « boîte à pollution » connectée

De ces expériences malheureuses et de la nécessité de surveiller de près la qualité de l’air est née l’idée d’Allairgoo. L’application fonctionne comme un « réveil à pollution », adapté en fonction du profil de l’utilisateur. Un serveur collecte toutes les demie-heures les données fournies par plus de 1 600 sources – organismes publics et associations de surveillance de la qualité de l’air – en open data, dans une vingtaine de pays du monde. A l’aide d’un point GPS, votre smartphone lui indique votre localisation. Un algorithme compile les données disponibles sur la concentration de polluants autour de ce lieu, passe le tout à la moulinette et compare le résultat à votre niveau de tolérance personnel. Pour établir celui-ci, l’application vous a d’abord interrogé pendant plusieurs jours sur votre état en fonction des niveaux de pollution relevés et continue en permanence d’affiner votre profil. Enfin, la machine enregistre un degré supplémentaire d’information : si vous êtes sportif, allergique, vieux – ou les trois à la fois –, par exemple, la formule s’adapte. Le tout fonctionne sur un système d’abonnement à un euro par mois.

Lancé il y a quelques mois, l’application ne compte pour l’instant qu’une centaine d’utilisateurs. Mais pour son concepteur, ce service « à domicile », vingt-quatre heures sur vingt-quatre, transportable, a de beaux jours pollués devant lui. « Les chiffres sont catastrophiques : l’Union européenne recense 80% de citadins impactés par la pollution et 20% d’allergiques pour qui c’est la double peine », note Ronald Van Assche. Pour compléter son dispositif, l’entrepreneur planche sur une « boîte à pollution », un petit objet connecté qui permettra de détecter les niveaux de composés organiques volatiles et de particules en suspension dans la maison. Des cochonneries qui accentuent les allergies et pourrissent un peu plus la vie de ceux qui les subissent.

A lire aussi sur Terraeco.net :
- « Allergiques au pollen, quel scénario devez-vous espérer ? »
- « Contre les pics de pollution, quelles solutions ? »

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