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8-01-2015
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Transports
Pollution
France
Monde

Contre les pics de pollution, quelles solutions ?

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Contre les pics de pollution, quelles solutions ?
(Crédit photo : Damián Bakarcic - Flickr)
 
La gratuité du stationnement permet-elle de contrer un pic de pollution ? La circulation alternée doit-elle être généralisée ? Quid des limitations de vitesse ? En plein épisode de pollution, « Terra eco » passe ces mesures au crible.
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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Les particules fines se moquent des saisons. Même en hiver, chauffage au bois et inversion des couches de températures aidant, elles prolifèrent. Depuis le 31 décembre dernier, le seuil d’alerte de leur concentration dans l’air, fixé à 80 µg/m3, est dépassé à Lyon et dans la vallée de Chamonix. En début de semaine, la capitale était à son tour prise à la gorge. Au même moment, l’Institut de veille sanitaire (InVS) publiait une étude confirmant le lien entre les « PM 10 » et « PM 2,5 » – sobriquets que les particules doivent à leur diamètre en microns – et la mortalité survenant dans les jours suivant l’exposition.

Ces travaux confirment les conclusions précédentes de l’institut, qui imputaient déjà à ces poussières, parfaitement dimensionnées pour se glisser dans nos bronches, 250 décès et 1 000 hospitalisations supplémentaires par an. Tandis que les chercheurs de l’InVS soulignent « la nécessité d’agir pour diminuer les niveaux de particules en France », la mairie de Paris a annoncé ce mardi la gratuité des places de stationnement résidentiel pour une journée. De son côté, le préfet de Haute-Savoie a interdit la circulation des poids lourds les plus polluants. Ces réponses sont-elles à la hauteur du problème ? Tour d’horizon des différents leviers d’action.

La carotte : gratuité du stationnement et des transports en commun

Pour ne pas ajouter ses propres gaz d’échappement à un air déjà vicié, rien de tel que d’accorder un jour de repos à sa berline. Afin d’inciter les citadins à faire ce choix de leur plein gré, certaines municipalités décident de rendre gratuits les transports en commun et le stationnement résidentiel, qui permet de laisser sa voiture devant chez soi sans se ruiner. « Ce sont les deux premières étapes, très timides, d’une réponse graduée », commente Fabrice Michel, porte-parole de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut).

L’efficacité de ces incitations laisse sceptique. « A elle seule, la gratuité ne change pas grand-chose : elle n’attire pas les automobilistes vers d’autres modes de déplacement, estime Charles Raux, ingénieur de recherche CNRS (Centre national de la recherche scientifique) au Laboratoire d’économie des transports (LET). Si ceux-ci font le choix de la voiture, c’est rarement pour des motifs financiers (à moins d’accueillir au moins trois passagers, la voiture coûte plus cher que les transports en commun, ndlr), mais parce qu’en terme d’itinéraire ou de confort, les autres options ne leur paraissent pas adéquates », précise l’économiste.

Pourtant, lorsque certains transports deviennent temporairement gratuits, leur fréquentation augmente. C’est flagrant pour les vélos et les voitures électriques en libre-service. Lors du pic de pollution du mois de mars 2014, les parcours en Autolib ont augmenté de 46% et les locations de Vélib de 72%. L’engouement est moindre pour les transports en commun. « En passant gratuits sur une journée, ils ne gagnent que 2% à 4% de voyageurs », constate Nicolas Vigier, ingénieur à Air Rhône-Alpes. « Ce que l’on constate, c’est plutôt un effet d’aubaine, une augmentation de l’intensité des déplacements pour les usagers qui les fréquentent déjà », nuance Charles Raux. « La gratuité permet de donner une alternative lorsqu’on limite l’usage de la voiture. Ce n’est pas une mesure en soi », estime Fabrice Michel, de la Fnaut.

Le changement de moyen de locomotion, le fameux report modal, ne survient que lorsque la gratuité s’inscrit dans la durée. Pour la vingtaine de réseaux de transports qui s’y essaient, la fréquentation a augmenté radicalement : de 30% pour l’agglomération de Gap (Hautes-Alpes) à 300% dans celle de Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle), selon un rapport du Certu (Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques). Mais ponctuelle et isolée, la mesure « ne sert qu’à repousser la mise en place de réponses plus efficaces, mais impopulaires », estime Fabrice Michel.

Le bâton : circulation alternée et limitation de vitesse

« L’incitation ne peut fonctionner sans une dose de contrainte », confirme Charles Raux, du LET. Chez les usagers, Fabrice Michel prône donc la circulation alternée qui « met un coup d’arrêt brutal aux pic de pollution ». En mars dernier, la première expérimentation de la mesure dans l’agglomération parisienne a permis de faire baisser de 15% la concentration de particules fines en réduisant le trafic de 18%, selon le premier bilan d’AirParif. « Mais les épisodes de pollution ne sont que la face visible de l’iceberg. Le gros de la problématique, c’est ce que l’on respire au quotidien », souligne Amélie Fritz, ingénieure à AirParif. Or, lorsque la circulation alternée devient permanente, elle entraîne des effets pervers. « A Athènes, où la régulation en fonction des plaques d’immatriculation est en place depuis une dizaine d’années, elle est largement contournée, souligne Charles Raux. Pour avoir une seconde plaque, la plupart des usagers achètent une deuxième voiture, souvent d’occasion, plus ancienne et donc plus polluante. »

Et si les véhicules pairs et impairs continuaient à rouler ensemble, mais moins vite ? Au dessus de 70 km/h, l’effet d’une baisse des limitations de vitesse sur les émissions est reconnu par l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). « En théorie, une baisse de vitesse de 20 km/heure permet de réduire jusqu’à 10% la concentration en particules fines », détaille Nicolas Vigier, ingénieur à Air Rhône-Alpes. En théorie. Car lorsque la mesure est ponctuelle, son impact sur les concentrations de particules est si faible que les équipes d’Air Rhône-Alpes ne parviennent même pas à le mesurer. « Le problème, c’est que ces limitations ne sont pas respectées, poursuit l’ingénieur. Par manque d’information ou en l’absence de prise de conscience de la gravité du problème, une part infime des automobilistes joue le jeu. »

Tout comme la gratuité, et contrairement à la circulation alternée, la limitation de vitesse n’est efficace que lorsqu’elle perdure. Ainsi, sur le périphérique parisien, dont la vitesse maximale est passée de 80 à 70 km/h il y a tout juste un an, les premiers bilans font état d’une diminution des bouchons de 36%. Les usagers du périph n’y passent plus que soixante minutes par jour contre cent-quatre auparavant, de quoi entraîner une baisse, difficilement chiffrable, des émissions.

Le sens interdit : la créations de zones où ne circulent pas les véhicules les plus polluants

Ces contraintes partagent la même faiblesse : elles frappent sans discrimination les vieux tacots diesel et les modèles aux performances énergétiques dernier cri. Partisan d’un ciblage plus fin des véhicules, le préfet de Savoie a interdit aux poids lourds Euro 0, Euro 1 et Euro 3 – les normes les moins drastiques – l’accès à la vallée de l’Arve. Sur ce modèle, Charles Raux prône des interdictions pures et simples de véhicules ciblés dans certaines zones. « C’est le cas de la plupart des centres-villes allemands où ces véhicules sont interdits 365 jours par an », précise-t-il. L’Ademe recense en Europe quelque 194 zones à faibles émissions dans neuf pays. Pour l’instant, la France n’en fait pas partie. Dans l’esprit des Zapa, les zones d’action prioritaires pour l’air imaginées par le Grenelle de l’environnement et abandonnées depuis, la création d’une zone à faibles émissions est bien inscrite dans le plan de lutte contre la pollution présenté par la mairie de Paris au mois de mai dernier. Mais l’idée n’a pas encore été concrétisée. « Ce type d’interdiction est compliquée à mettre en place, reconnaît Charles Raux, elle implique l’instauration d’un système électronique avec des vignettes, des portiques, qui ont un coût très élevé. »

Ces dépenses supplémentaires pourraient être compensées par un système de péage. C’est le choix qu’on fait les villes de Stockholm et Milan, où les automobilistes paient le droit de rouler au centre-ville proportionnellement au degré de pollution de son véhicule. « A Milan, une voiture très polluante payait 12 euros, un véhicule non polluant zéro », précise Charles Raux. Résultat : les Milanais comme les Stockholmois ont massivement changé de voiture. « L’incitation a très bien fonctionné, et la flotte s’est renouvelée au point qu’à Milan plus personne ne payait le prix fort au bout de quelques années », poursuit Charles Raux. Reste que le nombre de véhicules en circulation n’a pas chuté. Et pour cause, « le meilleur moyen d’inciter les gens à laisser leur voiture plus souvent, c’est d’améliorer la qualité des transports, estime Fabrice Michel. Cela passe par un matériel renouvelé, plus confortable et une desserte plus fréquente, plus fine, plus fiable. » Une tâche qui dépasse largement les jours de pollution.

Et vous ? Incitation, contrainte, interdiction : qu’êtes-vous prêts à accepter pour réduire la pollution de l’air ? Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.

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  • Les nouveaux diesels sont moin poluants que les vieux est une contre véritée .

    Ils vaut mieux une grosse particule bien visible que 100 petites particules qui rentre bien profond à l interieure des bronches.

    Ils est possible de supprimer une grande partie de ses particules sur les hautes pression diesels comme cela à été démonter en modifiants le carburants sans grand frais .

    Pourquoi pas de GPL en france( beaucoup moins polluants que le diesels ) alors que les autre pays comme l italie lls sont trés présent

    5.11 à 20h07 - Répondre - Alerter
  • Contre les pics de pollution ? La decentralisation/deconcentration !

    Si les grandes villes sont polluées c’est aussi parce qu’elles sont "grande".
    Et oui à force de mettre au même endroit les centres de décision, les emplois, les loisirs, on fait de la concentration urbaine et on augmente la pollution.
    Les gens sont obligés de se déplacer vers les grandes villes pour y travailler et ils ne peuvent pas y vivre car ça coute trop cher ! On tourne en rond.

    relocaliser l’emploi c’est faire baisser la pollution et en plus ça crée de l’emploi.

    C’est un peu résumé mais en y pensant plus en détail ça prend son sens... Bonne réflexion.

    4.11 à 18h18 - Répondre - Alerter
  • Je laisse les professionnels essayer de proposer des solutions que les politiques seraient susceptibles d’accepter (bonne chance !). En parisienne asthmatique, je suis obligée de me déplacer en permanence avec un masque d’une marque anglaise bien connue.
    Puisque la pollution ne va pas se régler dans l’immédiat, pourquoi ne pas favoriser la vente de ces masques dans les grandes villes ?
    Pas qu’ils soient parfaits, loin de là, mais ils diminuent l’exposition aux poussières et aux plus grosses des particules. C’est toujours ça de gagné non ?
    Aujourd’hui on ne peut les acheter que sur Internet, le choix de la taille est un casse-tête... bref, seuls les sportifs motivés et les gens souffrant déjà de problèmes respiratoires sont susceptibles de les acheter et donc de se protéger. Et la prévention des bien portants alors ?

    22.04 à 17h07 - Répondre - Alerter
  • Les animaux courent, les enfants courent, nos societes ne marchent presque plus.

    On peut marcher ou courrir mais je crois qu il ne faut pas avoir beaucoup d espoirs pour les humains (ou fantomes affames ?).

    25.03 à 13h45 - Répondre - Alerter
  • Les pics, c’est « l’arbre qui cache la forêt » de la pollution de tous les jours.
    Le problème principal, c’est les voitures diesels et leurs émissions de micro particules, impossible à filtrer.
    On peut d’ailleurs se demander pourquoi les véhicules à essence sont concernées par la circulation alternée ?
    Mais le véritable scandale, c’est le prix du litre de diesel aujourd’hui à 1,22 Euros contre 1, 31 Euros il y a un an ou encore 1,40 Euros à la mi2012.
    La vrai solution, c’est la fiscalité, en compensant la baisse des prix par la taxe sur les produits pétroliers. Outre une bonne dizaine de milliards pour les caisses de l’état, le diesel aurait maintenant, au litre, le même prix que le super95, soit 1,40 Euros aujourd’hui !
    Et les gens, en particulier les professionnels qui roulent beaucoup en ville, aurait intérêt à passer à l’hybride-essence…
    Notons au passage, qu’un litre de diesel contient 10 % d’énergie en plus et émet 10% de CO2 en plus qu’un litre d’essence, l’équité serait qu’un litre de diesel coûte 10 % plus cher qu’un litre d’essence….
    Mais avec son discours sur l’ »écologie punitive », très nocif pour la santé, la très libérale Madame Royale se légitime le droit de ne pas faire son boulot et laisse le "marché" (sic) fixer les prix. En fait, elle montre surtout sa Soumission aux milieux pétroliers en continuant à subventionner le diesel. La vrai catastrophe écologique, c’est elle à la direction du prétendu « Ministère de l’écologie ».

    24.03 à 21h56 - Répondre - Alerter
  • Investir massivement dans les transports actifs, principalement Vélo et Vélo électrique !!
    Couplé au développement des TC (beaucoup de retard pris avec les "années voitures"), des plateformes multi-modales, des sites web permettant de fédérer les plateformes thématiques (RER, trains, co-voiturage, auto-partage...) pour proposer du "end2end" aux utilisateurs...
    Bref des choses déjà dites et redites, y-a-plus-ka, mais sans volonté politique FORTE, ça va encore trainer....
    Alors il faut montrer l’exemple, rejoindre les assos qui se battent, militer, défiler, pétitionner, revendiquer, demander aux politiques de s’engager, suivre les actions, revenir à la charge...
    Une première journée sans voiture a été conquise de haute lutte, j’espère bien que l’on verra toutes les lectrices et lecteurs de TerraEco sur un vélo ou une trottinette ou à rollers ce jour là !
    La phase suivante c’est une journée sans voiture par saison puis une par mois, des "véloroutes" rapides aux quatre points cardinaux de Paris, et puis la même chose à Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes.....
    Réagissons collectivement, nous vivrons tellement mieux !

    24.03 à 13h00 - Répondre - Alerter
  • J’habite dans la vallée de l’Arve, nous sommes très souvent en alerte pollution mais chut il ne faut pas le dire ça ferait fuir les touristes disent nos élus !
    A Paris, à Lyon, dans nos vallées de montagnes et ailleurs, on met juste un emplâtre sur une jambe de bois lorsque c’est trop irrespirable ou on attend la pluie qui va tout diluer.
    Chez nous, il y en a qui se battent, qui tentent de ne pas trébucher lorsqu’on leur met des bâtons dans les roues, qui se fâchent, qui cherchent des solutions, alertent, enfin tant qu’ils pourrons encore respirer...
    Des solutions, il y en a, il faut les appliquer, les faire respecter, faire changer les mentalités, regarder ce qui se fait ailleurs, ce qui marche ou pas. Et si on veut que ça marche vraiment, travailler avec tous ceux qui sont concernés (les lobbies, comme les simples citoyens) afin qu’ils participent, comprennent et acceptent les changements.

    22.03 à 15h44 - Répondre - Alerter
  • @ Julien
    C’est vrai que dépolluer serait une bonne chose et nous en sommes surement capables !

    Mais cela reviens à donner de l’insuline à un diabétique après lui avoir fait bouffer un sucre. C’est un peu sadique comme projet :D
    Je te l’accorde, l’insuline est efficace mais elle ne règle en rien le problème malheureusement.

    Il est nécessaire de trouver des solutions aux causes du problème pas aux symptômes (sauf si tu es fabricant de dépollueur ;-)

    Les causes de la pollution :
    - nos modes de déplacement : la voiture (le moteur thermique).
    - le nombre / la fréquence de nos déplacements
    Par conséquent, je pense que si l’on change nos modes de transport ou que l’on réduit la fréquence de nos déplacements nous pourrons alors voir diminuer durablement la pollution dans les zones urbaines.

    Réduire la fréquence de nos déplacements implique de revoir nos modèles, notamment l’hyper-centralisation de nos activités.
    Cela sera plus complexe à mettre en œuvre que d’installer des DYSON géants pour aspirer les particules polluantes.
    Mais voir nos villes débarrassées durablement et peut-être définitivement de ce fléau serait tellement agréable !

    22.03 à 13h57 - Répondre - Alerter
    • C’est sûr que le meilleur serait de ne PAS polluer du tout, mais quand on aborde la situation d’un point de vue réaliste, je ne pense pas que l’on puisse s’arrêter de polluer dès demain. La Chine est un parfait exemple : rien que leur industrie métallurgique exploite des énergies fossiles ultra-polluantes qui dégradent constamment la qualité de leur air (et du notre), et ils font fasse à de nombreux problèmes lorsque l’Occident leur demande de faire des progrès sur ce point. Ce schéma se répète pour d’autres pays et continuera à se répéter tant que le monde ne sera pas au même niveau technologique...

      Alors, il reste un point de vue qui pourrait réconcilier tout le monde : considérer que l’Humanité n’a pas une place éternelle sur Terre et qu’elle reprendra bientôt ses habitudes d’exploratrice, une fois l’apogée énergétique atteinte. Au regard de notre passé et de nos avancées, c’est une théorie qui semble logique. Après tout, on a un Big Crush à "annuler". Cela justifie-t-il de consommer notre monde natal au point de le rendre invivable pour les générations futures ? C’est un point à débattre.

      24.03 à 01h38 - Répondre - Alerter
  • Pourquoi ne pas créer une loi internationale imposant à toutes les entreprises participant massivement à la pollution mondiale d’investir une partie de leurs revenus dans l’installation de purificateurs d’air géants ?
    Pourquoi ne pas allouer une partie du budget mondial dédié à la recherche ou à l’aérospatiale dans un projet massif de dépollution ?

    Il y a quelques mois on se targuait d’être capables d’envoyer une sonde lancée il y a 10 ans intercepter une comète. Il y a 6 ans, démarrait le plus puissant accélérateur de particule du monde. Nous avons largement les moyens d’investir dans des systèmes dépolluant moins coûteux qu’un tir de satellite, qu’une collision de protons d’hydrogène au LHC, ou encore qu’une station de ski en plein émirat arabe.

    Il est grand temps d’arrêter de chercher des solutions lucratives, ou prenant le problème dans le mauvais sens. La chine vente l’invention de purificateurs d’air d’INTERIEUR permettant l’élimination des PM2.5. C’est ça l’avenir auquel nous devons nous attendre ?

    Polluer ne devrait pas être considéré comme un problème puisque c’est la voie qu’a choisi l’humanité à la révolution industrielle. Nous devrions accepter ce fait et nous concentrer sur une manière intelligente de dépolluer en attendant d’être capables de créer des technologies totalement propres.

    21.03 à 13h47 - Répondre - Alerter
    • @Julien,
      Fausse route !!
      Tout comme celle consistant à penser "que l’Homme va trouver la solution technologique à tous nos problèmes..."
      Il est plus facile et plus naturel de préserver que de détruire pour réparer ensuite, d’autant plus que ce sont rarement les démolisseurs qui réparent, ça se saurait depuis le temps...
      Les solutions sont connues, il n’est plus temps de savoir si c’est mieux de partir à droite ou à gauche, il faut partir dans la direction de la sobriété heureuse, et le plus rapidement possible.
      Nombreux sont celles et ceux qui se sont déjà engagés dans cette voie, mais ce n’est pas encore assez, et nous avons besoin de l’aide de toutes celles et de tous ceux qui ont pris conscience du danger qui nous guette et de l’absurdité de ce système monstrueux qui va avaler la planète (bien entamée déjà la pauvre..)
      Cette évolution n’est pas un renoncement, au contraire, c’est la promesse d’un bonheur perdu, celui du partage, des choses simples, vraies, humaines, de l’effort aussi, mais avec tellement de gratitude...
      Il faut faire vite, atteindre une visibilité, une masse critique qui fasse basculer les "sphères dirigeantes", qui ne bougeront pas - pour la plupart - avant qu’il ne devienne évident qu’ils perdront la main s’ils ne changent pas....
      En bref il s’agit de décider individuellement si l’on veut faire partie du problème ou bien de la solution...
      Good luck !

      24.03 à 12h42 - Répondre - Alerter
  • PEAU...Parc Electrique Auto Urbain... pourquoi pas l’échange ponctuel ou séquentiel des bonnes valeurs !

    Un certain nombre de constructeurs automobiles, fabricants sollicités de modèle électrique, situés + ou - aux périphéries ou au cœur des grandes villes, ne peuvent-ils être désignés déjà comme pour faciliter à tout un chacun, depuis son habitat, ou presque, car parfois plus distant d’un centre, face à ces journées excédentaires et contraignantes en CO2.

    Les emplacements de parking et de proximité des sites constructeurs, servant aussi comme lieu d’échange et d’entreposage des véhicules "carboneux", correspondraient via un abonnement(jour/hebdo/mensuel/...) à faire valoir cette dynamique, mesurée depuis les indices d’une "alerte" officielle et métropolitaine, et certainement équivalente et simplifiée tant pour le tarif du lien écologique et responsable qu’auprès des assurances averties de l’initiative valablement prédisposable, et pourquoi pas bonifiante et/ou fidélisée selon les compagnies et parmi des périodes prédéfinies en tant que telles.

    Du bel été au grand hiver, ou plus, les parcours, kilométrés, connoteront et rétribueront à toutes parties prenantes de cet usage, les valeurs tout à fait raisonnables, voire égales, vis à vis du coût d’un déplacement ordinaire même si il s’agira au départ, par exemples, d’inclure une gratuité explicite de stationnement réservé à ce type de véhicule, d’estimer une part compensatrice pour tous trajets d’activités professionnelles, d’introduire une réduction fiscale, même si différée... la taxe carbone ayant elle aussi à jouer son rôle quand il se vérifie, par État, et par Ville, une valeur générale et réduite sur la masse initiale et déduite !

    Concernant les modes "énergétiques" de tout autre usage, il semblerait également que la valeur "solaire", en lieu de bon et grand ensoleillement, ne se soit complétement bien acquise dans son ensemble, ou dans ses potentiels, outre les systèmes existants en formes de panneaux...

    Bon air belle vie et bonne route...

    17.03 à 01h33 - Répondre - Alerter
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