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6-02-2015
Mots clés
Agriculture
France
Pratique

Vous vous lancez dans le poulailler urbain ? Voici le mode d’emploi

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Vous vous lancez dans le poulailler urbain ? Voici le mode d'emploi
(Crédit photo : Amélie Mougey)
 
Réductrices de déchets, créatrices de liens, productrices d'œufs et de compost : les cocottes ont beaucoup à apporter aux citadins. Reste à savoir comment s'en occuper. Voici quelques conseils.
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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Soyons clairs : la poule citadine a la cote. Au début du mois de février, la Ferme de Paris organisait un atelier sur le thème « Comment faire un poulailler en ville ? ». Un vétérinaire, Ahcene Boukaiba, et un éleveur urbain, Jean-Jacques Fasquel, y prodiguaient leurs conseils avisés. Terra eco en a profité pour glaner quelques règles de base pour éleveurs citadins débutants. Voici ces bonnes idées pour aviculteurs amateurs et novices.

Composer son cheptel

  • Si vous commencez petit, adoptez un nombre impair de poules : soit une, soit trois. « Si l’une d’entre elles meurt, l’intégration de la remplaçante est facilité », explique Jean-Jacques Fasquel.

  • Intégrez les nouvelles arrivantes la nuit, le groupe existant sera plus accueillant.

  • Dans un petit poulailler, évitez de mélanger les espèces pour limiter les conflits. « Si vous intégrez une poule rousse au milieu de poules blanches, vous augmentez les risques de “piquage” (les coups de bec entre poules, ndlr) », prévient Ahcene Boukaiba. Racistes, les gallinacés ?

    Nourrir sa basse-cour

    Les poules mangent presque tout et sont considérées comme omnivores. Evitez cependant quelques aliments qui ont un effet laxatif.

  • Vous pouvez donner sans hésiter : épluchures, charcuterie, croûtes de fromage, riz, pâtes, viandes, poissons, soupes, sauces, limaces et vers de terre.

  • Evitez : choux, céleris, pommes de terre crues, fruits acides et aliments moisis.

  • Les restes de repas ne suffisent pas. Complétez l’alimentation de vos gallinacés avec des céréales (blé, maïs, soja). Pour être sûr que vos volailles en mangent, gardez-les enfermées avec des mangeoires pleines jusqu’à 10 heures du matin. Cette technique leur évitera aussi la boulimie d’herbe.

    Prévenir les maladies

  • Méfiez-vous des rats et des pigeons. Les rongeurs et les oiseaux sont porteurs de la salmonellose, transmissible à l’homme. Clôturez et grillagez votre élevage pour éviter tout contact.

  • Evitez les poules d’occasion. Achetez une poulette de vingt jours et assurez-vous que les vaccins contre la coccidiose, la maladie de Gumboro, la bronchite infectieuse, la maladie de Newcastle et la maladie de Marek sont à jour.

  • Tourmenté(e) par la grippe aviaire ? Déclarez votre élevage auprès des services sanitaires pour recevoir les alertes en cas d’épidémie.

  • En ville, la spécialité avicole se fait rare chez les vétérinaires. En cas de pépin, tournez-vous vers les écoles vétérinaires.

    Bichonner ses gallinacés

  • Pour être épanouie, une poule a besoin de gratter. La botte de paille étant rare en milieu urbain, les copeaux de bois peuvent faire l’affaire… de manière temporaire.

  • Equipez l’abri de nuit de perchoirs et désinfectez régulièrement le sol pour éviter les parasites : poux rouges, mouches et ténébrions.

    Gérer la production

  • Le compost issu d’animaux omnivores peut contenir des bactéries nocives pour l’homme. Utilisez celui provenant de votre poulailler sur les plantes non comestibles et les arbres fruitiers. Evitez de le répandre sur le potager.

  • Conservez les œufs entre 12°C et 15°C et ne les lavez pas à l’eau : contentez-vous de les nettoyer avec un chiffon.

    A lire aussi sur Terraeco.net :
    - « Des poules en ville, c’est possible… mais ça s’apprend »
    - « Construisez votre poulailler avec des palettes en bois »
    - « Cinq idées géniales pour accueillir des poules chez vous »
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  • jamais vu un tel ramassis de conneries
    les poules savent trier d’elles même ce qui est bon pour elles et ce qui ne l’est pas !
    si vous achetez des poules ce n’est pas a 20 jours qu’il faut l’acheter mais a 26 semaines quand elles sont prêtes à pondre .
    ensuite il ne faut jamais acheter une poule seule, elle va déprimer, il en faut au moins 2 !

    15.08 à 20h01 - Répondre - Alerter
  • bonjour
    les citadins seront ils cléments avec les bruits des poules lorsqu’elles auront pondu leurs œufs ?? , les dimanches matin ????
    quand on sait que des parisiens s’installant à la campagne ont déposé plainte pour des coqs chantant le levé de soleil ???

    je vous souhaite bonne chance , les poules sont gentilles mais bruyantes

    14.02 à 15h13 - Répondre - Alerter
  • Excellent article ! Et Dieu sait qu’il en faut des poulaillers pour avoir de vrais oeufs frais et bio.

    avoir une poule pondeuse

    9.02 à 17h50 - Répondre - Alerter
  • Quel dommage de se priver du compost pour le potager. C’est le plus riche des composts et le meilleur pour booster les légumes. Il n’y a aucun risque à l’utiliser au potager, notamment en automne quand les légumes cèdent la place, et au pied des arbustes et arbres fruitiers. Les microorganismes pathogènes et parasites intestinaux, s’il y en avait, ne remontent pas le long des plantes pour contaminer les fruits ! Evidemment, il faut épandre le compost au sol après la récolte, surtout si on ramasse des fruits à terre. Et surtout, un compostage bien fait, aéré, remué, et suffisamment long (plus d’un an avec du fumier) détruit les germes pathogènes, tout le monde le sait et c’est démontré par des analyses de l’IRSTEA et bien d’autres organismes techniques. J’ai des poules depuis plus de 30 ans, parfois malades, ça arrive, et nous n’avons jamais rencontré le moindre pb en l’utilisant dans le potager. Idem avec le compost de toilettes sèches. C’est une pratique très courante en Chine comme en Europe depuis des milliers d’années et qui se poursuit encore.
    Pour en savoir plus, lire "Composts et paillis", édition Terre vivante. Tout est dedans.

    9.02 à 16h05 - Répondre - Alerter
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