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30-10-2015
Mots clés
Climat
France

Faut-il encore craindre les climatosceptiques français ?

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Faut-il encore craindre les climatosceptiques français ?
(Crédit : .Martin. / Flickr)
 
Ils ont en moyenne 60 ans, sont des hommes, ingénieurs ou universitaires retraités. S'ils ont ravalé la façade en changeant de discours et d'étiquette, ils peinent encore à se structurer… mais surtout à convaincre.
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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Ils ne sont pas tout à fait enterrés mais ils ne sont guère fringants. Les climatosceptiques français ont beau avoir de nouvelles étiquettes – climato-optimistes ou climato-réalistes –, ce sont peu ou prou les mêmes. Dans les arcanes de leurs organisations, des noms déjà croisés (Voir encadré au bas de cet article) et des profils assez similaires : ex-universitaires ou ingénieurs retraités, ils ont la soixantaine, sont en majorité des hommes et leurs rangs assez clairsemés. C’est en tout cas ce que l’on pouvait déduire de la conférence de presse qui s’est tenue ce jeudi dans le salon tout confort d’un bel hôtel près des Champs-Elysées. C’est le collectif des climato-réalistes qui appelait la presse – chichement représentée par trois journalistes – à venir scruter les résultats d’une étude Ifop commandée par l’Association francophone des climato-optimistes (Afco) (Voir encadré au bas de cet article).

Lors de la conférence de presse organisée ce jeudi. Crédit photo : Karine Le Loët.

Plusieurs conclusions au défilé de diapos projetés sur le mur : 2/3 des Français pensent que le climat change plus qu’avant – « Comment ils le savent ? », osera une voix féminine dans la salle ; « Ça ne veut pas dire qu’ils ont raison », soufflera plus tard un homme. 78% pensent que le changement est lié aux activités humaines. A une grande majorité (84%), ils seraient même « inquiets » ou « très inquiets » face à la menace climatique. Bigre. Mais quelle est donc la raison d’un tel consensus ? C’est simplement que les Français n’y comprennent goutte, conclut en substance le sondage. Ils surestiment le temps de fonctionnement moyen des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques, ignorent l’étendue des réserves pétrolières ou délirent en pensant que l’électricité sera, demain, stockable. Eclairés par les soins du sondeur, les voilà qui reviennent dans le droit chemin : affirment qu’ils refuseront de payer une taxe carbone ou de foncer tête baissée vers les énergies nouvelles. Banco, pour la petite trentaine de climatosceptiques réunis dans la salle. On comprend entre les lignes : si les Français sont aujourd’hui favorables à la lutte contre le réchauffement climatique, c’est qu’ils sont victimes de la « thèse du réchauffisme », contaminée aux discours de la propagande ambiante. Le laïus développé dans les deux livres gracieusement offerts aux visiteurs à l’entrée ne dit pas autre chose. « Climat, J’accuse » et « L’idéologie du réchauffement » ont été commis par les deux principaux orateurs de la conférence : Christian Gerondeau et Rémy Prud’homme.

« Nous ne gagnerons pas le combat de la vérité par la rationalité »

« La COP nous a incités à mettre les bouchées doubles pour écrire deux livres qui sortent cette semaine. On a cravaché pour répondre au flot de propagande qui nous submerge, au tsunami de bien-pensance qui nous atteint », explique en aparté Rémy Prud’homme, professeur émérite d’économie à l’université Paris XII.

Mais alors que la grande échéance approche, ont-ils des chances de se faire entendre ? Dans le discours d’abord. On vous épargnera les grossières erreurs et les approximations qui ne font plus guère débat, les mythes entretenus sur le Giec, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (auxquels nous avons tenté de répondre ici) et la science de la climatologie en général. Ce n’est plus sur ce levier là que les disciples de Claude Allègre agissent. « Nous ne gagnerons pas le combat de la vérité par la rationalité, ça a été essayé, ça ne sert à rien. Il faut se placer sur le terrain de la vie et de la mort. Nicolas Hulot dit “vous tuez des gens”, moi je dis dans mon livre, on tue 4 millions de personnes chaque année avec les foyers domestiques », a souligné, devant un auditoire tout ouïe, Christian Gerondeau, ex-ingénieur polytechnicien, président de l’Afco et accessoirement président délégué à la mobilité et à l’environnement de l’Automobile club de France. Plus tôt, il avait assuré : « La densité de polluants émis par ces foyers, c’est comme si vous fumiez 400 cigarettes en même temps. Les centrales à charbon émettent peut-être du CO2 mais elles permettent que des millions de vies soient sauves. »

Défenseurs des pays pauvres, les climatosceptiques ? Voilà un habit qu’on ne leur connaissait guère. « Vous avez quand même le G7 (en réalité le G8) qui se réunit et qui dit “Nous avons décidé que les émissions de CO2 de la planète vont diminuer de 50% d’ici 2050” (…) Il y a 1,3 milliard d’Indiens, on ne leur demande pas leur avis. Ils n’ont qu’à s’exécuter. Tant que c’est que des mots, ça peut aller (…) Sauf que maintenant ce ne sont plus des mots. (…) Les pays riches, à commencer par la France, dans leur aide aux pays au développement, interdisent l’achat et la construction de centrales électriques au charbon. (1) (…) [Des investissements] qui sont pourtant indispensables à ce que ces pays continuent leurs efforts pour sortir d’une misère épouvantable. (…) Ça devrait toucher tous les gens qui ont un peu de cœur et un peu d’esprit », assure à son tour Rémy Prud’homme à la tribune (Voir une partie de son intervention sur le site de son éditeur).

« Irrités par la doxa dominante »

Aussi, dit Christian Gerondeau, le sommet de Paris est-il promis à l’échec : « La COP va être une confrontation des pays riches et des pays pauvres. Et les pays pauvres ne vont pas obéir aux pays riches. » Le souci, c’est que les deux compères confondent allègrement pays pauvres et pays émergents, semblant oublier que les pays les moins avancés et notamment les pays africains militent au contraire pour qu’on maintienne la Terre en-dessous des 1,5°C d’augmentation de température (contre 2°C intégré dans le brouillon de Paris aujourd’hui) et se battent pour un accord le plus contraignant possible.

Audibles malgré tout, les sceptiques français ? Si le discours isolé d’un homme médiatique comme Philippe Verdier – le monsieur Météo de France 2 – rassemble des supporteurs (2) et, son histoire, un intérêt, les climatosceptiques pèchent par manque cruel d’organisation. « Nous ne sommes pas une institution parce que par essence nous sommes des individus qui réfléchissent par eux-mêmes. Irrités par la doxa dominante, nous ne voulons pas nous embrigader dans d’autres doctrines », justifie Rémy Prud’homme. Mal identifiés, ils sont aussi peu audibles. « Oui, notre discours est assez isolé en France et en Europe. Mais ce n’est pas le cas partout », assure Christian Gerondeau, dans une salle attenante à la conférence. Un peu plus tôt, il assurait à la tribune : « Le pays où les choses peuvent évoluer, c’est les Etats-Unis ! L’opinion n’est pas du tout unanime comme chez nous. Là, il y a un clivage sur le sujet entre les démocrates et les Républicains. Chez nous, c’est aussi bien à gauche qu’à droite. Même Alain Juppé est un réchauffiste convaincu. » S’ouvrir à l’étranger. C’est peut-être le seul espoir de ces sexagénaires. Pour taper au-delà des sphères françaises, ils ont d’ailleurs traduit les deux ouvrages présentés en anglais, tandis que leur site offre une version anglophone. Lors de la COP21, le collectif souhaite réunir autour de lui des associations allemandes, néerlandaises, anglaises, italiennes, belges dont il est proche pour une « grande journée » que Marie-France Suivre, la présidente du collectif, voudrait « festive » : « Un autre sommet, avec un orchestre, des bouquins à vendre ! Quelque chose de festif. C’est mon côté optimiste. » Permettez-nous d’être sceptiques.


Mais qui sont donc ces climatosceptiques ?

Le 1er septembre est apparu le Collectif des climats-réalistes « qui regroupe individus et associations derrière un même projet : favoriser le retour à la raison dans le regard commun sur le climat », souligne son site Internet. Dans ses arcanes, « environ 300 membres, personnes morales et physiques confondues », selon Marie-France Suivre, représentante du collectif, et des noms déjà connus au sein de son Comité scientifique, comme Benoît Rittaud, mathématicien auteur du Mythe climatique (Seuil, 2010), François Gervais, ex-professeur de physique à l’université de Tours et auteur de L’Innocence du carbone, L’effet de serre remis en question (Albin Michel, 2013), ou encore István Markó, professeur de chimie organique à l’université de Louvain et auteur de Climat : 15 vérités qui dérangent (Texquis, 2014). A leurs côtés, des anonymes et des associations diverses : l’Association française des climato-optimistes, dont Christian Gerondeau est le président, mais aussi l’Amicale des foreurs et des métiers du pétrole, les Contribuables associés… La Fondation Ecologie d’avenir créée, elle, en juin 2011, par Claude Allègre et adoubée par l’Institut de France (voir notre article), continue d’organiser ça et là des colloques. Mais, conformément à ses statuts, elle n’a pas le droit de disserter du climat.

(1) Le 1er mars 2013, François Hollande a interdit à l’Agence française de développement de financer, dans les pays du Sud, la construction de centrales à charbon « dès lors qu’elles sont sans captage ou stockage de CO2 ».

(2) Plus de 1600 signatures de la pétition « Pour que Philippe Verdier soit confirmé dans son emploi à France Télévisions » étaient enregistrées, vendredi en milieu de journée, sur le site de Change.org.



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  • Le COPéador, vingt et unième du nom, torée en vain dans l’arène pour vaincre le toro "climato-réaliste", adoubé par Dame Nature...

    7.11 à 18h11 - Répondre - Alerter
  • Madame,
    Je me permets d’intervenir sur votre « exellent » site à propos de votre article qui me semble légèrement criticable.
    Je ne reviens pas sur les poncifs que vous égrenez tout en m’attardant sur L’ARGUMENTqui consiste à faire croire que la réflexion climatique doit absolument passer par le prisme générationel. Argument repris en boucle, le dernier exemple en date étant celui de Ph. Gemene dans l’émission de Galzi consacrée au climatoscepticisme (avec un C). Gemene, véritable Torquemada climato-gazophobe (un allié à inviter systématiquement sur les plateaux télévisuels) , traitait littéralement et en aboyant, R. Prudhomme de sénilité. A partir de 50 ans il semble donc interdit d’émettre le moindre doute sur la doxa, les vieux quasi-incontinent ne défendant que leur petit confort c’est bien connu.
    Il me vient à l’esprit des questions que je vous soumets. J’ai déjà tenté l’expérience avec les journalistes de La Voix du Nord, mais sans succès. Il faut dire qu’ils ne prennent même pas la peine dans leur articles « d’information » de gommer leur militantisme écolo ni leur admiration pour les « grandes » ONG environnementales multimillionnaires (Greenpeace et le WWF en particulier).
    • Question 1 : Pouvez-vous m’expliquer, en termes simples, l’origine de la divergence entre les modélisations de la T° moyenne globale produites par le GIEC et les données satellitaires issues de plusieurs jeux de données indépendantes ?
    • Question 2 : Pensez-vous que l’on puisse faire confiance à une modélisation qui diverge depuis plus de 18 ans et si oui pourquoi ?
    • Question 3 : Pouvez-vous me donner les raisons de croire à une corrélation entre l’évolution de la teneur atmosphérique en CO2 et le “dérèglement “ climatique et sur quels arguments tangibles et démontrés ?
    • Question 4 : La sensibilité climatique au CO2 n’a t’elle pas été surévaluée comme le laissent entendre JA. Curry et R. Spencer et si non pourquoi ?
    http://www.pensee-unique.fr/news.ht...
    http://www.drroyspencer.com/categor...
    • Question 5 : Les carottages glaciaires montrent que l’élévation de température à TOUJOURS précédé l’augmentation du CO2 de plusieurs décennies et ceci depuis 22500 ans au moins. Expliquez-moi comment le CO2 remonte le temps pour réchauffer la planète ?
    • Question 6 : Comment expliquez-vous le désaccord entre les résultats et prévisions faites par les GCMs (General Circulation Models) et les observations. Et cela que l’on prenne les calculs présentés dans le premier rapport ou ceux des suivants (AR1 à AR5 émis de 1991 à 2014) du GIEC ?
    • Question 7 : A propos de l’affaire Verdier, résidant dans le pays des « Je suis Charlie », et en dehors de toute considération climatique, soutenez-vous ce journaliste mis à pied au nom de la liberté d’expression et si non pourquoi ?
    Dans l’attente de vos réponses éclairées.
    Bien à vous
    Th. Levent, connard-climatosceptique de plus de 50 ans ayant vu à l’œuvre les écolos et leur moralisme inoxydable à l’occasion de l’implantation d’éoliennes industrielles (pour sauver la Terre bien entendu).
    http://www.lecolocritique.fr

    7.11 à 17h44 - Répondre - Alerter
  • En fait, gente dame, la pire GIECosceptique est Dame Nature, et c’est elle qui a toujours raison... En effet la TMAG (température moyenne annuelle globale) est stable depuis 19 ans, quoique, sur cette période, le taux global de CO2 ait continué à augmenter linéairement, que nous ayons émis près de 40% de toutes nos émissions depuis le début de l’ère industrielle, et que les projections des modèles numériques divergent de plus en plus des observations, ce qui prouve que leur crédibilité est nulle. L’alarmisme climatique n’est donc plus de mise, et il faudrait que nos élus (et nos médias serviles...) retrouvent leur bon sens égaré dans le dogme du réchauffement climatique anthropique.

    7.11 à 17h36 - Répondre - Alerter
  • La prochaine dictature (qui est déjà en route...) sera la pire de toutes car la majorité y aura consenti. L’idéologie qui la porte est l’écologisme. L’écologisme touche la gouvernance des États, les états-majors des grandes entreprises, le mouvement associatif, les syndicats, le citoyen ordinaire. Il s’agit d’une idéologie rampante, non représentée par de grands partis politiques, ne constituant jamais une majorité de gouvernement, mais présente de façon latente dans tous les discours et toutes les pensées. Elle s’infiltre, elle colonise les structures sociales, elle influence les décisions et tétanise les initiatives non conformes à son dogme. Elle agit comme un venin qui affaiblit l’organisme de l’intérieur et parvient parfois à le détruire.

    Et les mécréants qui osent, les misérables, contester la Parole de la Sainte Eglise Réchauffiste sont punis (par exemple Philippe Verdier). Les goulags et les camps de rééducation ne sont plus très loin... Quant aux citoyens qui se battent contre le foisonnement des éoliennes, pour protéger leur santé et leur environnement, pas de souci : les avantages exorbitants accordés par nos dirigeants aux promoteurs et la restriction drastique des possibilités de recours font que c’est la lutte du pot de terre contre le pot de fer, et à nos frais en sus...

    Delirium carbonum et energicum...

    7.11 à 17h29 - Répondre - Alerter
  • http://www.contrepoints.org/2015/11...
    Les mécréants qui osent, les misérables, contester la Parole de la Sainte Eglise Réchauffiste sont punis (par exemple Philippe Verdier). Les goulags et les camps de rééducation ne sont plus très loin... Quant aux citoyens qui se battent contre le foisonnement des éoliennes, pour protéger leur santé et leur environnement, pas de souci : les avantages exorbitants accordés par nos dirigeants aux promoteurs et la restriction drastique des possibilités de recours font que c’est la lutte du pot de terre contre le pot de fer, et à nos frais en sus...

    Delirium carbonum et energicum...

    7.11 à 17h26 - Répondre - Alerter
  • Chère Madame,
    Je suis flatté que vous m’ayez pisté - avec succès : je suis bien le contributeur au Cercle Les Échos que vous avez identifié et je revendique ces écrits comme d’autres de la même eau - et que vous ayez pris le temps de me faire cette longue lettre alors que je me contentais de relever 3 erreurs de chiffres amusantes dans votre article.

    Mais je me suis gardé de mettre en cause l’étendue de vos connaissances ou la qualité de votre instruction, et ne comprends donc pas l’autoflagellation du coeur de votre lettre. Qu’il me soit juste permis de corriger :
    - Au plan géographique, si l’Antarctique est bien un continent rocheux supportant des km d’épaisseur de glace, le Pôle Nord est une calotte glaciaire flottant sur l’océan Arctique, sous laquelle passa le sous-marin nucléaire USS Nautilus de 3 août 1958. Espièglerie prémonitoire : quand l’atome contredit les futures prophéties d’apocalypse !
    - J’ai été rémois 3 ans et ai eu souvent l’occasion de visiter professionnellement des cuves et caves de champagne. Le CO2 n’y est toxique que s’il n’y a pas de ventilation, donc si son dégagement chasse l’air respirable. Pour vous donner quelques ordres de grandeur et puisque vous semblez aimer les chiffres : la teneur actuelle de l’atmosphère en CO2 est de 400 ppm = 400 parties par million = 0.4 parties pour mille = 0.04% ; dans les serres sa teneur est boostée entre 800 et 1600 ppm ; dans une salle de réunion notre respiration la fait monter entre 2000 et 3000 ppm ; dans un sous-marin elle est régulée à 4000 ppm (soit 10 fois l’air extérieur) et on s’alerte à 10 000 ppm ; on considère que le CO2 est probablement mortel à 80 000 ppm = 200 fois sa teneur atmosphérique ; mais il doit en être de même si l’on mange 200 kg d’un coup de poivre en grain ou de confiture d’airelles. Vous conviendrez que Dame Nature nous donne de la marge :-)

    Par ailleurs et puisque l’occasion m’en est donnée, permettez-moi de préciser votre fine observation ethnologique de notre communauté :
    - Les sexagénaires et autres retraités sont libres de parole car ils n’ont plus beaucoup d’enfants à charge et de traites à payer, et sont donc indépendants de la ligne du parti d’un employeur ou de fonds de recherche gouvernementaux pour assurer leurs fins de mois (encore que leur matraquage fiscal en cours "les frappe de manière assez brutale", merci :-). Accessoirement ils peuvent vouloir léguer leur expérience aux naïves générations futures formatées par la bien-pensance,
    - Le monde médical y est particulièrement bien représenté, de l’infirmière à l’académicien en passant par la pharmacienne ou le chirurgien, car eux savent modestement que la médecine n’est pas une science exacte : un diagnostic est conforté ou infirmé par l’EXPERIMENTATION, élémentaire prudence qui semble échapper aux modélisateurs de l’IPCC. Mais je doute qu’ils veuillent pratiquer de bon gré votre appel à l’excision.

    Je transmettrai néanmoins votre proposition et vos compliments à mon ami médecin rédacteur de l’excellent www.lecolocritique.fr/. Si son blog vous a mis l’eau à la bouche, vous pouvez en trouver quelques autres sur www.skyfall.fr/. Et pour rester dans le domaine de la santé en sortant de l’humour de salle de garde, puis-je vous recommander de mettre un ’c’ à sceptique, pour qu’il n’y ait pas de confusion avec la biomasse dont on nous bassine à glorifier le potentiel énergétique ?

    Enfin, au risque de personnaliser "l’engrenage stérile" de la série des écolos rigolos : Bardot, Borloo, Jouanno, Batho, Contassot, Duflot, Kosciusko, Hidalgo, Terraéco, tout ça rime avec bobos et impôts !

    Bonne chance si vous arrivez à survivre au rêve (?) de Vegas et toujours cordialement, Pierre Bouteille

    7.11 à 11h42 - Répondre - Alerter
    • terrAedes : Mille excuses...

      Cher Monsieur,
      Déjà je tiens à féliciter Terraeco qui en 2 articles ("Faut-il encore craindre les climatosceptiques français ?", "Le Pen, La Manif pour tous, Soral… Tous écolos ?") a réussi à lever quelques lièvres affamés. Je ne voyais pas du tout votre lectorat sous cet angle... Ou sont-ce peut-être de simples lecteurs "de passage" ciblant les articles adéquats à l’épangage de leur propagande ? Je m’interroge, c’est tout...
      En fait, je suis un Monsieur ! Et je ne suis pas du tout l’auteur de cet article mais un simple abonné/lecteur de terraeco.
      Vite-fait-sur-le-gaz parce que j’ai l’impression que vous aurez toujours raison... :

      - Fonte des calottes glacières = problème d’élévation des mers (expension thermique). Je ne vous parle pas des problèmes de désalinisation (fonte des glaciers et icebergs), de modification des courants marins...
      - Comme vous le dite vous-même, on élimine le danger d’émanation de CO2 avec des systèmes de ventilation efficace. Il y a donc intervention humaine pour atténuer le danger. Ne me dites pas que le CO2 est inoffensif. Vu le nombre d’accidents au CO2 dans les caves chaque année, ce n’est pas la MSA qui me contredira, mais on s’éloigne un tantinet du problème initial...
      - Personnellement, je n’aime pas trop les chiffres. D’ailleurs essayer de me prouver par A+B qu’il faut que je me tape 200 kg de poivre avec une tartine de confiture d’airelles pour comprendre les danger du CO2 dans l’atmosphère me laisse perplexe. J’espère que vous n’essayez pas de m’embrouiller les idées avec des chiffres que je n’irai pas vérifier ? Ce n’est pas votre genre !
      - Ni l’orthographe d’ailleurs puisque j’ai rendu ma dernière copie avec plain dé fote doretografe alun tair rieur. Mille excuses.
      - Ensuite, je ne sais pas si je suis "écolo", mais "bobo" je ne crois pas : je suis smicard, n’ai pas de diplôme particulier et ne vote pas forcément à gauche. Par contre, ce que je peux vous dire à mon endroit, c’est que je me pose pas mal de questions sur la façon dont ont vécu mes parents qui, je suis désolé, ont plus de 50 ans, et ne se posaient pas, eux, beaucoup de questions sur leur mode de vie. Dois-je reprendre leur "exemple" en droite ligne et inculquer ces mêmes valeurs à mes enfants qui à leur tour... Désolé mais je ne me satisferai pas d’un statu quo ante. Qu’est-ce qui peut bien provoquer chez vous une telle soif d’immobilisme ? En fait, je connais déjà la réponse !
      - Enfin, si je résume rapidement les quelques termes "soutenus" qui ressortent de ces commentaires nous avons : dogme, dictature, idéologie, venin, goulags, camps de rééducation, pot de fer contre pot de terre... Bigre quel discours positif pour faire valoir vos idées. C’est marrant, on dirait presque un discours... de Mme Le Pen !

      Enfin, cher Monsieur, et avant de vous faire mes adieux, à propos de ma contribution et sur tout le reste en général... vous n’avez vraiment rien compris !

      terrAedes

      8.11 à 12h14 - Répondre - Alerter
      • pierreb1 : Mille excuses...

        Cher Monsieur terrAedes,
        Mille excuses en retour : je ne comprends effectivement rien à ces blogs embrouillés dans lesquels les conversations sont parfois en ordre chronologique parfois en ordre inverse.
        Je croyais au départ apporter 3 corrections à l’article de Karine Le Loët rendant compte de la conférence de presse des Climato-sceptiques du 29 octobre. Je n’ai pas réalisé que ce que j’imaginais être sa réponse provenait en fait de vous. Mais j’aurais dû être alerté par des plaisanteries qui passaient mal dans la bouche d’une jolie femme (ceci étant dit, d’anciennes ministres se gênent moins :-).
        Sur le fond, si vous connaissez déjà les réponses émotionnelles en refusant vous aussi les chiffres et me prêtez des termes "soutenus" que je n’ai jamais employés, je reçois avec plaisir vos adieux.
        Pierre Bouteille

        8.11 à 19h56 - Répondre - Alerter
  • Au vu de l’affaire Verdier, ce sont les climato-sceptiques qui doivent craindre !
    Cet acharnement à les faire taire, à lui seul fait peser un sérieux doute sur la réalité de ce que nous racontent les médias officiels !
    Dans ces conditions, quel scientifique irait risquer sa place et son avenir par une critique (pourtant habituelle et nécessaire en matière de science) de la voix politique officielle ?
    Ensuite l’examen des arguments des uns et des autres ainsi que la réalité observée font le reste. La version officielle imposée a du plomb dans l’aile !

    2.11 à 11h20 - Répondre - Alerter
    • Quel serait alors le but de ce complot mondial ?

      2.11 à 15h52 - Répondre - Alerter
      • Il ne s’agit pas d’un complot puisque le fait de gens qui ont le pouvoir.
        Il s’agit d’une stratégie.
        Pourquoi ? je ne sais pas vraiment, je me borne à constater le fait.
        Quelques pistes :
        Un moyen de faire peur aux gens pour les concentrer sur un faux problème ? Offrir aux multinationales un juteux marché du CO2 ? L’occasion de créer des taxes supplémentaires qu’on ne peut pas contester puisque "pour le bien de l’Humanité" ? Un moyen de se défausser des vrais responsabilités écologiques en se cachant derrière ce "réchauffement" ?
        Il y a de toute évidence de gros enjeux, mais aussi une énorme contradiction parce que cette stratégie n’a pas que des avantages, et que certains pays pas concernés par ces avantages rechignent, d’autant plus qu’ils sont parfaitement au courant des réalités. C’est d’ailleurs pour cela que COP21 court à l’échec.
        Des positions de façade seront prises, on dira qu’on a réussi, et la propagande continuera.

        2.11 à 16h10 - Répondre - Alerter
  • Chère Madame, qui nous avez honorés de votre présence et d’un long compte rendu mais semblez être un peu brouillée avec les chiffres et les dates, juste 3 rectifications :

    Entre G7 et G8, l’article du très réchauffiste Guardian auquel vous renvoyez date de... Copenhague 2009 ! Lapsus prémonitoire de l’échec programmé de la "grande échéance" de Paris 2015 ? On prend les mêmes et on recommence ? Sauf qu’entre G8 et G7 le pays manquant à l’appel s’appelle la Russie, dont le président Poutine vient de déclarer que le réchauffement climatique est une mascarade (pour rester poli) destinée à étrangler les pays en développement. Quant aux pays qui nous séparent de cette Russie en partant du Rhin, l’hypocrite Allemagne n’a jamais émis autant de nanoparticules avec ses éoliennes qui font alterner la circulation automobile parisienne, la Pologne charbonneuse vient de se retirer du protocole de Kyoto, et elle et la Lituanie viennent de s’équiper de terminaux GNL flambant neufs qui fourniront respectivement 30% et 20% de leurs besoins énergétiques. Tout ça en fossile. Sans parler de la Chine et de l’Inde qui promettent d’essayer de seulement doubler et tripler leur émissions de CO2 à l’horizon 2030. Belle EnergieWende ! L’inventaire complet en est fort bien fait dans le Telegraph d’hier http://www.telegraph.co.uk/comment/.... Les climato-sceptiques/réalistes/optimistes français n’organisent peut-être pas de manifestations populistes massives mais ils ne manquent pas d’alliés de poids :-)

    Il manque un 0 à votre chiffre des soutiens à Philippe Verdier, mais là il suffit de cliquer sur le lien que vous avez l’amabilité de fournir pour avoir le vrai chiffre : pratiquement 18 000 ce matin, donc + 2000 en 4 jours = + 500/jour.

    Oui, vous pouvez citer le chiffre : 45% des Français pensent que le photovoltaïque produit plus de 50% du temps, donc... déborde sur la nuit en plus du jour (alors que le taux de charge réel est de 14%) ! Mais après tout, 56% de ces mêmes Français pensent que le soleil tourne autour de la Terre (video sur demande)... Najat V.B. a du boulot ! Heureusement que le CO2 est inoffensif, et même indispensable à la photosynthèse donc à la vie végétale et animale : sans lui nous ne serions même pas sur cette planète pour en parler.

    Merci encore de votre attention et cordialement,
    Pierre Bouteille
    Climato-réaliste

    2.11 à 10h04 - Répondre - Alerter
    • Cher Monsieur, qui nous avez honorés de votre présence sur le site du très salutaire Terraeco, je m’interroge :
      Etes-vous ce même Pierre Bouteille à qui nous devons les contributions dans les Echos "Le tri sélectif ménager est une illusion perverse à combattre" ou "Il faut adapter la France aux véritables enjeux climatiques" ? Si comme je le crois tel est bien le cas, je reste pantois et stupéfait que vous daignassiez accorder un peu de votre temps afin de nous sauver du mysticisme ambiant et de nous accompagner sur le sentier de la rédemption.

      Petite parenthèse au passage à propos de l’opposition des convaincus et des "cons vaincus" qui semblent beaucoup amuser les médias généralistes en ce moment. Je salue d’ailleurs l’initiative de terraeco de ne pas rentrer dans cet engrenage stérile. Les médias donc, auront beau crier haro sur le baudet dès qu’on agite sous leur nez le moindre soupçon de paresse et gourmandise dans la sacro-sainte course à l’échalote audimatesque, vous avouerez, quand même, qu’il ne faut pas trop se poser de question sur notre propension à ingérer et digérer "l’information" entre "un débat" sur le réchauffement climatique et un reportage interrogeant sur la rudesse de l’hiver à venir opposant, pour avancer un semblant de réponse, l’hibernation précoce des ours polaires du zoo de Thoiry aux explications du phénomène El Niño par un météorologue !

      Cher Monsieur donc, je ne sais sans doute pas grand chose, mais même sans avoir fait HEC, je crois comprendre que, 7 milliards de personnes qui aspireraient à vivre comme les habitants de Las Vegas, ça y-en-a pas être très bon pour eux ! Je ne sais sans doute pas grand chose, mais même sans avoir eu de grandes responsabilités au sein d’entreprises internationales, je crois savoir qui, des grandes entreprises du CAC 40 ou des 634 millions de personnes vivant en zones de risques climatiques, se satisferaient d’un misérable statu quo qu’accoucheraient les négociations de la COP 21. Je ne sais sans doute pas grand chose, mais même si je n’ai pas été bien plus loin que la 6e, je crois pouvoir distinguer un glaçon d’un rocher et que jusqu’à preuve du contraire, toute la glace se trouvant aux deux pôles ne flotte pas telle l’iceberg mais repose bel et bien sur des continents, donc qui dit fonte...
      Ah ! Je sais une chose cependant, et vous m’excuserez si je sors quelque peu vos propos de leur contexte (je sais que ce n’est pas du tout l’habitude de votre "communauté") : je vous invite à allez mettre la tête au dessus d’une cuve de vin en pleine fermentation alcoolique pour vérifier de l’inoffensivité du CO2. Tout est question d’équilibre chez Dame Nature, et bouleverser cet équilibre ne nous sera certainement pas bénéfique. Mais cela, vous ne l’avez sans doute pas bien compris !

      Enfin, cette propension à trouver sans cesse de nouveaux "Titres" à votre confrérie me laisse rêveur : Passer de climato-septiques à climato-réalistes ou climato-optimistes... On comprend l’effort de dé-diabolisation, mais quand même, que peuvent bien signifier toutes ces billevesées ? Il me vient tout-à-coup l’idée d’un petit jeu distrayant : Une étiquette = une définition. Je commence ? Allez, je me lance...

      Climato-ketchup : personne relatant beaucoup d’inepties après qu’on lui ai frappé, à plusieurs reprises, et de manière assez brutale, sur l’arrière-train.
      Climato-ris : personne ne trouvant le plaisir physique et charnel que dans le déni et la contradiction à cause d’une simple syllabe superflue.

      Pourrez-vous peut-être soumettre ce jeu à parution sur "l’excellent" site l’écolocritique où l’on vous retrouve comme contributeur dans "le cercle des septiques".

      Merci encore de votre attention et cordialement.
      terrAedes

      5.11 à 21h03 - Répondre - Alerter
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