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7-10-2015
Mots clés
Médias
Climat
France
Par Rue89

Les climatosceptiques n’ont rien à faire dans les débats sur le climat

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Les climatosceptiques n'ont rien à faire dans les débats sur le climat
(Crédit photo : DR)
 
On se doutait qu'ils allaient repointer le bout de leur nez et leurs arguments déjà maintes fois démontés. Ça ne loupe pas : moins de deux mois avant la COP21, les climatosceptiques reviennent en force dans les médias.
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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En regardant la télé ou en écoutant la radio ces derniers jours, on peut se croire revenus 30 ans en arrière. Revenus à une époque où la science était moins avancée et où il était encore logique de donner la parole à ceux qui contestent le fait que nous faisons face à un changement climatique dû aux activités humaines. Cette époque aurait dû prendre fin en 2009. Avant et pendant la conférence de Copenhague, les climatosceptiques ont eu une place énorme dans le débat public, y compris sur Rue89. Après coup, on a compris que cette présence médiatique démesurée par rapport au faible débat scientifique sur le sujet (voir encadré) était en partie le fruit d’une campagne de communication mensongère. Et qu’en invitant ces sceptiques, les médias ont contribué à créer le doute dans l’opinion publique.


Les climato-sceptiques ont-ils gagné ? par asi

Notre idée n’est pas ici de faire s’affronter, argument contre argument, les thèses adverses. Tant de nos confrères, d’ONG et de climatologues ont déjà fait ce travail. Rappelons en revanche que les climatosceptiques, déjà ultraminoritaires, sont de moins en moins nombreux dans la communauté scientifique et que ceux qui le restent sont :

- des scientifiques qui ne sont pas spécialistes du climat ;
- rémunérés par les industriels et lobbies rétrogrades ;
- porteurs d’arguments dont l’invalidité a été démontrée de nombreuses fois ;
- voire les trois à la fois.

Pour éviter de reproduire, avant la COP21 de Paris, les erreurs de 2009, faut-il encore donner la parole aux climatosceptiques, sous prétexte de respecter la pluralité des opinions ?
- Répondre « oui » à cette question permet de confronter ces thèses farfelues à des vérités scientifiques, mais contribue à donner l’illusion du doute, ce qui est exactement la stratégie des lobbies sceptiques.
- Répondre « non » évite ce biais mais conforte les climatosceptiques dans leur discours de victimisation.

Monsieur météo, un peu partout

Parmi nos confrères, il y a d’abord ceux qui laissent s’exprimer… des gens qui racontent n’importe quoi. La palme revient à Marianne, au Figaro et à Valeurs actuelles, qui ont ces derniers jours donné la parole au « monsieur météo » de France Télévisions, Philippe Verdier, sans rappeler que climat et météo n’ont rien à voir et sans confronter son point de vue avec celui de gens qui travaillent sur le climat. Et pourtant, Philippe Verdier avance des arguments d’une nullité évidente, du type « quand les températures sont plus confortables, nos modes de vie s’adoucissent ». Or, le changement climatique en cours ne donne et ne donnera pas une météo plus douce. On parle bien d’extrêmes climatiques et de catastrophes naturelles plus fréquentes et moins prévisibles qui vont faire que l’ensemble des plantes et animaux seront contraints de s’adapter et de se déplacer dans un monde où les barrières construites par l’homme sont de plus en plus nombreuses.



Nous ne nous attarderons pas à nous indigner de voir Philippe Verdier « se prévaloir de son titre de chef du service météo pour vendre ses élucubrations ». Télérama et Arrêt sur images l’ont très bien fait, dans trois articles, sur cet étrange complotiste, amateur de double discours et auteur d’un livre publié par une maison d’édition qualifiée de « proche de l’extrême droite », par Arrêt sur images.

Sur i-Télé : « Comment osez-vous ? »

La plupart de nos confrères essayent plutôt de confronter les points de vue. Premier exemple le 10 septembre dernier, sur le plateau d’Olivier Galzi. On trouve l’élu écologiste Yannick Jadot, le chercheur en sciences politiques François Gemenne et le sociophysicien Serge Galam.



Pendant plusieurs minutes, on voit François Gemenne de plus en plus livide face aux arguments climatosceptiques de Serge Galam. Il pète un câble puis hurle : « C’est quand même incroyable, en 2015, de sortir encore des propos comme ça ! Comment osez-vous ? » Au téléphone, Gemenne nous a expliqué quelques jours plus tard ce qui l’a gêné dans la préparation de l’émission : « J’ai l’impression que le seul argument pour inviter ces gens-là, c’est un goût pour la polémique. On nous a invités, Yannick Jadot et moi, pour discuter des politiques climatiques. En face, on a mis un scientifique pas du tout spécialiste du climat qui est climatosceptique. Dès le début de l’émission, le débat a porté sur la réalité du changement climatique et non pas sur les actions à adopter. L’effet pour les gens, c’est : le scientifique qui est sur le plateau a dit “on n’est pas sûr”. Pour moi, c’est criminel puisque c’est principalement ce doute qui nous empêche d’agir, le fait que Galzi ne voie pas ça est préoccupant. »

Sinon, il y en a pour qui la Terre est plate…

Olivier Galzi estime lui que Gemenne aurait pu et dû débattre et que son énervement l’a desservi : « Je ne m’attendais pas à ça. Je ne connaissais pas Serge Galam mais il est tout à fait légitime, il est directeur de recherche au CNRS et physicien. Il est certes ultraminoritaire mais il faut donner la parole à tout le monde. Les Verts font 2% aux élections mais ce n’est pas une raison pour ne plus leur donner la parole. Il dit que le raisonnement scientifique a des règles et qu’il a l’impression qu’elles ne sont pas toutes respectées dans le débat sur ce qu’il appelle le thermostat de la planète. Ça s’écoute. Le débat aurait pu être constructif. Malheureusement, ça n’a pas été le cas, parce que monsieur Gemenne a pété un plomb, c’est le terme. »

Gemenne assure lui qu’il ne se rendra probablement plus sur un plateau si un climatosceptique est invité : « On n’imagine pas un journaliste inviter sur un plateau un scientifique comme Hubert Reeves en face de quelqu’un qui estime que la Terre est plate, en estimant que de toute façon si Reeves a raison, il sera plus convaincant ! Et pourtant, il y a bien des sociétés scientifiques qui pensent sincèrement que la Terre est plate, vous pouvez jeter un œil à leur site. Que se passerait-il si on invitait un scientifique qui martèlerait que tous les rapports sexuels non protégés avec un malade du sida ne sont pas dangereux ? Je suis sûr que le CSA ferait quelque chose, je ne comprends pas pourquoi on ne peut pas faire pareil sur le climat. »

Sur France Culture : la phrase qui tue

Deuxième exemple dans l’émission « Les Nouveaux Chemins de la connaissance » sur France Culture, qui a organisé le 17 septembre un débat entre l’ingénieur et philosophe Jean-Pierre Dupuy et le mathématicien climatosceptique Benoît Rittaud.



La philosophe Adèle Van Reeth, qui a animé cette émission, nous explique sa démarche par téléphone puis par écrit : « Sur le plan scientifique, je ne comprends pas pourquoi les opposants aux climatosceptiques n’arrivent pas à démontrer que leurs adversaires ont tort. Le climat n’est pas une science dure, et je n’arrive pas à comprendre sur quel point précis porte l’accusation faite aux climatosceptiques. Bien sûr, je ne suis pas scientifique, mais je n’arrive pas à trouver un raisonnement plus convaincant qu’un autre, et je me méfie beaucoup de l’accusation de “trafiquer la science”. C’est pour ça que je voulais entendre deux points de vue différents sur le sujet, pour qu’il puisse y avoir un débat, il n’était pas question qu’on évoque le cas des climatosceptiques sans leur donner directement la parole. »

Le débat n’a malheureusement pas lieu : le ton monte très vite entre les deux hommes. Et puis Benoît Rittaud lâche la phrase qui tue : « La température de la planète est stable depuis quinze à vingt ans. » Cela a longtemps été le principal argument des climatosceptiques. Jusqu’à ce qu’il soit démontré à plusieurs reprises que ce prétendu ralentissement n’est que le fruit d’un artefact, un biais d’observation qui disparaît quand on utilise la bonne méthode de mesure [PDF]. Jean-Pierre Dupuy fait donc remarquer à Rittaud que ses arguments ont tous été démontés maintes fois par le passé. Puis le philosophe adopte une stratégie étonnante, et dit tenter de dévier le débat sur « la nature philosophique de l’incertitude de la science climatique » et « un travail philosophique sérieux sur l’épistémologie des modèles mathématiques du climat ». Benoît Rittaud esquive : « Vous parlez de tyrannosaures, c’est bien, mais moi je parle de climat. »

Le sujet le plus important du monde

J’ai demandé à Adèle Van Reeth ce qu’elle a retenu du débat. « Je ne comprends pas pourquoi les climatosceptiques font l’objet d’une telle haine. Je me demande vraiment ce qu’il se passe, j’ai l’impression que ça dépasse le débat scientifique, que sur ce sujet on a besoin de désigner des boucs émissaires. Tout se passe comme si l’imminence de la catastrophe était telle que le simple fait d’en douter était jugé criminel. Pourquoi ne pourrait-on pas débattre sereinement, dire qu’il y a un problème et que l’on a du mal à identifier la place exacte de la responsabilité de l’homme ? »

Gemenne est passé pour un énervé, il a été moqué par « Le Petit Journal ». Dupuy semble fuir le débat et se perd dans des réflexions complexes. Ces exemples confirment que ceux qui se contentent de répéter « on n’est pas sûr » sont toujours plus convaincants dans ces petits matches médiatiques où l’utilisation d’informations erronées est autorisée. Pendant ce temps-là, des milliers de scientifiques travaillent et s’affrontent dans les règles de l’art pour aboutir à un consensus sur ce qui est le sujet le plus important du monde. A Rue89, nous avons décidé de ne pas contribuer à cette drôle de représentation (idem à Terra eco, ndlr).



97% DES ÉTUDES…

Rappelons que le Giec, accusé d’être un lobby, est en fait un rassemblement de milliers de chercheurs destiné à faire la synthèse des connaissances actuelles. Leurs rapports, longuement débattus et soumis au vote de l’ensemble des pays de la planète, s’appuient sur une revue complète des travaux scientifiques publiés sur le sujet. Or, 97% des études scientifiques confirment que le changement climatique est dû à l’homme. Les 3% restants étant le fruit de mauvais plagiaires qui écartent les travaux qui ne vont pas dans leur sens.

Cet article a initialement été publié sur Rue89 le 6 octobre 2015

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Non, nous n’avons pas à « sauver la planète ». Elle s’en sort très bien toute seule. C’est nous qui avons besoin d’elle pour nous en sortir.

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  • Pour mieux comprendre des climatosceptiques vous pouvez google climategate et vous renseigner sur les travaux de Steve McIntyre sur la crosse de hockey de Mann.

    20.10 à 23h27 - Répondre - Alerter
  • Cette article le met bien en relief, les climatoseptiques sont avant tout un outil de propagande des lobby pétroliers. En s’autoproclamant "climato septiques", ils obligent à faire la preuve du changement climatique. En fait, ayant souvent une formation supérieure, il connaissent très bien les limites de leurs arguments biaisés. Ils sont au sens propre "cyniques".
    Les médias font leurs jeux en les appelant "climato septiques".
    Si les journalistes les appelaient suivant leurs vraie nature, ie "climato-cyniques", cela retournerait la charge de la preuve en leur défaveur, et casseraient leur système de communication.
    Notez que ce qualificatif de cynique, je ne l’ai pas inventé, je l’ai lu dans un journal scientifique il y a une vingtaine d’années....
    Alors, quand est ce que les journalistes de TerraEco utiliseront le bon terme pour qualifier les climato-cyniques ?

    17.10 à 10h36 - Répondre - Alerter
  • Trouvé dans un article en suivant le lien sur la lettre d’information de Bloom :

    “Pour aller plus loin, voir un article en ligne traitant des stratégies de communication au cœur des polémiques scientifiques :

    « Le scepticisme fait partie intégrante de la démarche scientifique. Il arrive cependant que des consensus soient remis en question par d’éminents scientifiques explorant de nouveaux domaines et utilisant leur notoriété pour convaincre un public de novices. L’immense majorité de la population n’a pas les connaissances suffisantes pour distinguer l’honnête remise en question de l’éventuelle imposture contestataire. Quels éléments du discours des contradicteurs permettent de convaincre le public non averti ? Comment la polémique peut-elle être perçue comme une controverse scientifique ? Il ne s’agit pas ici de discuter des arguments mis en jeu, mais d’analyser la manière dont ils sont utilisés. Constater que la même rhétorique est employée par les contestataires, quel que soit le sujet concerné, permet d’aiguiser le regard critique sur le traitement médiatique des sciences. Ces analyses ne font qu’accroître la conviction qu’une éducation aux médias s’avère indispensable pour ne pas se perdre dans le brouillard des polémiques scientifiques. » ”

    Rien de tel qu’un esprit ouvert et éclairé pour s’apaiser le débat...

    12.10 à 08h48 - Répondre - Alerter
  • Réalisez-vous seulement l’énormité du titre de l’article ?
    Pourquoi pas : "Débattons entre gens du même avis" ou encore "Pas d’opinion discordante sur le climat, tout le monde en rang". Jawhol mein general !

    Et ceux qui ne sont pas d’accord, comme dans le cas de Philippe Verdier que je ne connais pas mais que vous citez, hop vite, des attaques ad hominem comme celles utilisée par le pouvoir en place pour flinguer tout ce qui le dérange : gnagnagna complotiste, proche de l’extrême droite, une classique des sophismes au service de la pensée unique, elle même au service du pouvoir (oui, pas le contraire !). Encore un effort et on arrive aux années 30 et aux zeureslesplusoooombres. Bref le degré zéro de l’argumentation.

    L’exemple du "comment osez vous ?" illustre qu’on ne se trouve plus dans la science mais dans le dogme religieux hystérique, avec ses sacrilèges mettant en pâmoison les clercs de l’orthodoxie. Prochaine étape "au bûcher !"

    Cette tyrannie intellectuelle dont on a ici un bel échantillon devient apparemment la norme en France, et les bonnes âmes applaudissent puisque c’est pour la bonne cause.
    Allez un petit effort : pourquoi ne pas faire une loi qui criminalise la négation du réchauffement climatique tel que défini par le GIEC ?

    Personnellement, je suis scandalisé entre autres par la pollution (pas seulement ce foutu CO² sans cesse rabâché) et le consumérisme à outrance. Il est évident et nécessaire de changer nos façons d’être au monde... en commençant par les banques et la création monétaire. Voilà un vrai problème bien mesurable.
    Si les climatosceptiques ont voix au chapitre, et quand bien même cela arrangerait des industriels, c’est qu’ils ont des arguments recevables et ce n’est pas en jouant les vierges effarouchées qu’on fera avancer la science. La théorie du réchauffement climatique a elle même été portée par de puissants intérêts (p.ex. la bonne blague d’Al Gore et sa bourse carbone) et vous le savez pertinemment.
    Balle au centre.

    11.10 à 15h03 - Répondre - Alerter
  • Je résume : ceux qui ne croient pas au changement climatique et ceux qui ne croient pas à l’origine anthropique (venant de l’activité de l’homme) du changement climatique. Ce sont des considérations fort différentes.
    Je pense que quelques lectures comme le PDF en anglais dont lien ci-dessus dans l’article pourraient amener les premiers à changer d’avis, faute d’observer eux-même la fonte des glaciers, de la banquise, du permafrost, les cyclones plus nombreux et violents, etc et qu’ils devraient assez rapidement être ridiculisés dans les débats par les preuves données chaque jour des changements en cours.
    Par contre, le débat est de mon point de vue nécessaire et souhaitable avec les seconds : il est intéressant quand on observe un phénomène, de s’assurer de bien comprendre les causes avant d’agir de façon désordonnée au risque d’empirer les choses ou, au mieux, d’être inefficace sur les choses où l’on croit pouvoir agir alors que la même énergie dépensée ailleurs permettrait à tout le moins d’être beaucoup plus efficace sur d’autres secteurs (c’est ainsi que je comprends l’intervention de Philippe).
    Je prendrais comme exemple et comparaison la maison : on sait aujourd’hui que de nombreux -vieux- bâtiments contribuent (à raison d’un tiers en France) à la pollution par CO2 du fait de leur chauffage simplement... parce qu’on chauffe les petits oiseaux (défaut d’isolation). Faut-il se précipiter pour changer les portes et fenêtres ? Ou faire venir un technicien pour un diagnostic complet qui permettra d’agir sur la cause première en importance qui crée le plus de pertes thermiques ? Par exemple les murs... ou le toit !... Ou appeler les pompiers pour éteindre le feu !!

    De la même manière, il peut être intéressant d’écouter ce que disent les scientifiques (il y en a) qui ne partagent pas le point de vue que l’homme est à l’origine des changements. Par exemple, certains notent que la part du CO2 dans l’atmosphère est négligeable par rapport à la quantité de vapeur d’eau, et sa contribution à l’effet de serre parfaitement marginale (ils ont des tableaux de chiffres éloquents !). Je trouve personnellement que ces données méritent d’être évaluées par des personnes différentes dans leurs approches et discutées. Il ne s’agit pas là de nier des faits mais de comprendre leur implication dans une vision perspective et dynamique. Je rejoins là totalement laprouj : essayons de sortir un peu des pilotages automatiques par le vieux logiciel !

    NB : Je ne suis pas sûr personnellement que la variation conséquente dans l’apport de CO2 depuis les débuts de l’ère industrielle n’ait aucun impact si on considère que 1° le système des climats était globalement en équilibre avant cela -depuis quelques siècles- et 2° cet équilibre est sensible voire peut-être instable ; or dans un système instable, la moindre variation peut dégénérer en oscillations et en excursions dangereuses voire potentiellement meurtrières, n’importe quel automaticien (non spécialiste du climat mais spécialiste de systèmes régulés en boucle, comme la Terre) vous le dira et vous-même pouvez en faire facilement l’expérience : attendez le prochain Fukushima français ! Et si on pouvait éviter ça, je n’en serai pas fâché (darna non plus).

    Tout ça pour dire : inutile d’interdire le débat ; sachons juste de quoi l’on débat et avec qui, dans quel but. Et clarifions ces choses dès le début ; si dans le débat apparaissent des buts inavoués, des intentions de biaiser le débat, autant faire savoir que l’on n’est pas dupe, et s’arrêter, c’est tout. Merci à ericti pour le lien !

    Bonne COP21 ! (au fait, la POC21, c’était super ! Merci TerraEco d’y avoir invité ses lecteurs)

    10.10 à 23h13 - Répondre - Alerter
  • laprouj : Introspection...

    A titre personnel, n’étant moi-même spécialiste de rien, je crois à l’origine anthropique du dérèglement climatique, comme 97% de la communauté scientifique.
    A titre personnel, n’étant moi-même spécialiste de rien, je crois également à l’efficacité de l’homéopathie et à l’origine psychologique de la majorité des maladies... ce que dénie la majorité de la communauté scientifique.

    Avant que l’un ou l’autre des deux « camps » - voire les deux - ne me traite d’imbécile ou de schizophrène, je propose que chacun se pose, aussi sereinement que possible, les deux questions suivantes : à quoi ai-je envie de croire, et pourquoi ?
    Pourquoi vais-je nourrir mes « convictions » (qui ne sont encore que des croyances) sur tel site plutôt que sur tel autre ? Pourquoi suis-je disposé à croire untel plutôt qu’untel ?

    Peut-être parce que la pensée « rationnelle » dont je me targue, n’est en fait que le serviteur zélé de peurs et de désirs obscurs, comme le savent tous les gens dont la manipulation mentale est le métier. Si je veux croire - ou ne pas croire - à quelque chose, je trouverai (et on me fournira) toujours de « bonnes raisons ».

    Tout ça pour dire que, si les faits scientifiques sont par essence "rationnels", le débat, lui, ne le sera jamais.

    9.10 à 11h52 - Répondre - Alerter
  • Les arguments du GIEC ne tiennent pas devant ceux des climatosceptiques, alors il faut les faire taire !
    On doit y croire, point !
    Bientôt une loi pour criminaliser ceux qui ne croient pas ?
    Heureusement, j’ai comme l’impression que les contestataires vont prendre de plus en plus d’ampleur et convaincre de plus en plus de gens qu’ils se font enfumer par cet arnaque du siècle. Et même du siècle dernier.
    100 milliards d’ Euros vont partir en fumée ! alors qu’ils auraient été bien utiles pour traiter des vrais problème d’écologie.

    9.10 à 10h09 - Répondre - Alerter
  • Moi pas comprendre. Quand on n’est pas sûr, n’est-ce pas + sensé et + prudent de toujours anticiper sur le cas du pire, pour mieux éviter de passer par là ?!
    Aaah ! Moi oublié que ce monde est régi par des obsédé(e)s du pouvoir sur autrui depuis tant de millénaires, que leur unique pensée (ou Pensée unique, ou Dieu du tout, sauf de sa gueule d’arrogant ingrat) reste axée sur les stratégies pour tout maintenir sous leur coupe.
    Et, ma foi, si ça empire, c’est bien que leurs neurones restent stagnés au niveau des intestins depuis si longtemps ! C’est l’origine même du con-servateur, voyez-vous ?
    Celui qui devient con-stipé à force d’étouffer sa Conscience, là...

    9.10 à 09h28 - Répondre - Alerter
  • Il faut ajouter dans les climato sceptiques Laurent Cabrol qui a été l’invité d’Yves Calvi à C dans l’aire après les inondations des Alpes Maritimes. Il a commencé par vendre le livre qu’il vient d’écrire pour mettre en doute la réalité du changement climatique.

    8.10 à 19h49 - Répondre - Alerter
  • Jetez un oeil à cette page : http://www.cevipof.com/fr/l-equipe/...
    On apprend que : "Serge Galam travaille actuellement sur le pouvoir naturel de conviction de certaines minorités, le phénomène des rumeurs et des controverses, la dynamique du débat public, les prise de décision en groupes, l’apparition de coalitions entre pays et l’émergence spontanée de conflits, l’effet des supporters passifs dans l’action terroriste, et les dynamiques extrémistes".

    Lisez la suite de la page : il était en fait sur le plateau de Itélé en plein travail...

    7.10 à 22h02 - Répondre - Alerter
    • En plein travail de recherche ? Ou en plein dans le pilotage automatique par ses propres démons ? (cf. laprouj)
      Je considère que l’ensemble de la page dont le lien est fourni est super-intéressant, car il est extrêmement important de faire la part des zones d’ombre de ceux qui participent à un débat démocratique (journalistes et programmateurs d’émission compris !) et leur influence dans les décisions finales. Je trouve le sujet de ses recherches passionnant. C’est une chance pour nous que des scientifiques comme lui se penchent sur le sujet. Si vous regardez ses dernières publications (2012-2014), vous verrez qu’il s’intéresse beaucoup aux "systèmes complexes" (sociaux), une façon certainement très ingénieuse de voir le monde, venant d’un physicien. Et apparemment pertinente, vu les capacités prédictives de ses modèles (quoiqu’on ne dise pas sur quoi d’autre il a fait des prédictions et leur fortune diverse...).
      Pour ceux qui ont la flemme de visiter la page, je recopie un extrait qui me paraît hautement significatif et tout à fait susceptible d’intéresser la partie de nous qui ne veut pas être esclave de ses propres automatismes... ni de ceux des autres :

      « Il étudie en particulier, le rôle de certains comportements individuels comme d’être borné, mentir, obstiné en défendant systématiquement le même point de vue ou de prendre automatiquement la position opposée à celle qui domine dans son entourage proche ou dans tout le groupe. Les premiers sont des inflexibles et les deuxièmes des contrariants. Même en toutes petites proportions, leur effet sur l’équilibre démocratique de la dynamique d’opinion est tout simplement dévastateur. Les premiers résultats sont surprenants, et également dérangeant quant aux représentations actuelles du débat démocratique avec par exemple le paradigme de la démocratie participative. »

      Vive la recherche !

      10.10 à 23h32 - Répondre - Alerter
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