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16-11-2012
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Obsolescence programmée : et si le problème, c’était vous ?

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Obsolescence programmée : et si le problème, c'était vous ?
(Crédit photo : DieselDemon - flickr)
 
Le concepteur du site Commentreparer.com juge trop simpliste la théorie de l'obsolescence programmée. Et appelle les consommateurs à s'interroger sur leurs habitudes.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE

Depuis un an et demi que le grand public a appris la difficile expression obsolescence programmée, il ne se passe pas un jour sans qu’un journaliste, un blogueur ou des citoyens dénoncent l’affreux complot des industriels.

On nous vole ! La désuétude planifiée de nos appareils serait le résultat d’une machiavélique machination ourdie dans les années 1920 par une société secrète au nom déjà lourd de menaces : le cartel Phœbus (entente entre les fabricants d’ampoules pour limiter leur durée de vie à 1 000 heures au lieu de 2 000 ou plus). Depuis, les industriels auraient systématisé le procédé en truffant les appareils électroniques de bombes à retardement, telle cette imprimante qui refuse de fonctionner en annonçant que sa cartouche est vide alors qu’elle contient encore de l’encre.

Arnaque organisée ?

D’ailleurs, tout le monde a pu le constater : les appareils électroménagers d’aujourd’hui durent beaucoup moins longtemps qu’ à l’époque de nos grands-parents. Une télé pouvait durer trente ans, maintenant c’est plutôt cinq avant qu’un condensateur défectueux ne la rende prématurément inutilisable. Mais ce n’est pas très grave parce qu’on est contents de racheter un modèle plus grand, plus beau, plus coloré. Mais le pire c’est qu’il faut aussi remplacer son frigo, sa machine à laver, son four tous les huit ans alors qu’avant, ils vivaient des décennies. Et ne parlons pas des bouilloires, radios-réveils et autres appareils qui tombent toujours en panne le lendemain de la fin de la garantie, c’est systématique. Bref, tout le monde peut être témoin de cette arnaque généralisée qu’est l’obsolescence programmée, sciemment mise en œuvre par les industriels qui nous prennent pour des vaches à lait.

Oui mais... si la thèse du complot est simple à comprendre, elle est plutôt compliquée à justifier. Elle pose quelques problèmes.

  • Le premier problème de la thèse du complot, c’est qu’elle suppose que les fabricants s’entendent sur notre dos pour nous rouler. Or, sauf en situation d’oligopole (quand il y a un petit nombre d’acteurs sur un marché), les fabricants sont plutôt en situation de concurrence féroce (cf. les procès que se livrent Samsung et Apple) qui passe par la démonstration des qualités supérieures de leur produit (à grand renfort de marketing) et l’acquisition et la fidélisation du plus grand nombre possible de clients. Même le cartel Phœbus a succombé, non pas face à la loi, mais à ses concurrents qui produisaient moins cher. Les ententes entre fabricants sont dangereuses (parce qu’illicites) et fragiles : il suffit qu’un concurrent refuse d’y adhérer pour qu’elles soient brisées. Bref, que les fabricants veuillent nous vendre leur produits, c’est un fait, mais ce n’est pas un complot : c’est juste la règle ordinaire de fonctionnement de l’économie de marché.
  • Le second problème de la thèse du complot, c’est qu’elle simplifie à l’extrême un système d’interactions complexes. Les fabricants font des produits peu durables, soit. Mais est-ce que les consommateurs exigent en priorité que leurs produits soient durables ? La durée de vie des produits, c’est un paramètre (important, mais pas le seul) parmi tous les critères de sélection qui vont déterminer l’offre et la demande. Le prix, les caractéristiques techniques, la durée de garantie, la marque, la publicité, la concurrence, la distribution, mais aussi ce que vos amis ont acheté et vous recommandent (ou non), vos expériences passées, votre équipement actuel, votre budget ; tous ces éléments sont des critères qui vont déterminer ce qui se vend et ce qui s’achète. Les fabricants essaient de concevoir des produits attirant le consommateur, en fonction de contraintes techniques et économiques. Cela se fait parfois au détriment de la durée de vie du produit, mais dans bien des cas, c’est une contrainte acceptée par le consommateur : « Je vais prendre le radio réveil le moins cher : tant pis s’il ne dure pas longtemps. ».
  • La troisième problème de la thèse du complot, c’est qu’elle nous dispense de réfléchir à des solutions dans nos comportements et dans nos attentes d’acheteurs. Car en fin de chaîne, l’acte d’achat est toujours accompli par le consommateur. Il peut évoquer la manipulation, la dissimulation, l’absence de choix, mais est-il prêt à croire qu’il n’a aucune responsabilité dans la qualité des produits qu’il achète ? Ne fait-il pas des choix économiques rationnels en privilégiant telle marque ou telle autre, en déterminant son budget pour tel ou tel produit, en remplaçant prématurément un appareil pour un autre qui lui fait envie ? Je pense que le consommateur est beaucoup moins passif qu’il ne l’admet, mais c’est un message plus difficile à faire passer que celui d’une arnaque organisée par les industriels, car il oblige à se remettre en question. Voire à changer ses habitudes confortables.
  • Le quatrième problème de la thèse du complot, c’est qu’on n’en a pas vraiment de preuve. Sauf dans de rares cas (la puce de l’imprimante Epson qui compte jusqu’à 18 000 impressions), la faible durée de vie des produits ne tient pas à une bombe à retardement placée par le fabricant pour détruire son produit (on imagine l’ingénieur malveillant sabotant son œuvre avec un rire sardonique). Les produits s’usent et se cassent, sans qu’il y ait de trace évidente de sabotage. Mais alors quoi ?

Un mythe ?

L’obsolescence programmée est peut-être bien un mythe, comme l’affirme l’économiste Alexandre Delaigue. On peut expliquer la durée de vie réduite de nos appareils beaucoup plus simplement : par leur faible prix. Le Gifam (syndicat de fabricants électroménagers) indique que les prix à la vente de l’électroménager ont baissé de 22% entre 2002 et 2010. Quant à l’informatique, on a pu voir (selon un rapport canadien) une baisse de 84% des prix sur la même période (-54% sur les écrans, - 61% sur les imprimantes). Nos produits sont donc moins chers, mais ça n’explique pas pourquoi ils durent moins longtemps.

La raison est probablement à trouver dans la recherche incessante des coûts les plus bas par les fabricants. Car sur le marché de l’électronique (notamment sur le gris : télés, ordinateurs, gadgets technologiques), la forte demande suscite une forte concurrence qui tire les prix vers le bas. Et pour vendre toujours moins cher (et donc toujours plus de volume), les fabricants doivent réduire autant que possible le coût de revient de chaque appareil qu’ils produisent.

Ce coût de revient est constitué essentiellement de main-d’œuvre et de composants. Côté main-d’œuvre, on sait ce qu’il en est : délocalisation en Asie du Sud-Est, automatisation, conditions de travail proches de l’esclavage. Côté composants, on va aussi s’efforcer d’acheter des circuits et matériaux les moins chers possibles, leurs coûts baissant également à mesure que leur fabrication est elle-même réalisée dans ces pays d’Asie où les ressources minières et la main d’œuvre sont abondantes et bon marché. Cette recherche de coûts bas, c’est la contrainte économique.

De l’autre côté, les fabricants sont tenus à une autre contrainte, légale celle-ci : la durée de garantie (par ex. la garantie légale de conformité chez nous). Selon les appareils et les pays, elle est plus ou moins longue (et les subtilités de son application sont parfois complexes). Les fabricants vont s’efforcer de faire durer leurs produits pendant la durée de garantie pour minimiser les retours de produits défectueux qui coûtent cher.

D’où l’équation suivante :

Mettons-nous à la place de l’ingénieur à qui l’on donne ce cahier des charges :

1/ tu dois concevoir une télévision qui fonctionne dans des conditions normales pendant au moins deux ans dans 99% des cas

2/ tu dois employer pour ce faire les composants les moins chers possibles

Notre ingénieur va donc choisir et agencer des composants qui doivent durer au minimum 2 ans et 1 jour, mais pas forcément plus. Il pourrait choisir des condensateurs prévus pour durer 3 ans, 5 ans ou 10 ans, mais d’une part ce n’est pas son cahier des charges, et surtout ces composants vont coûter plus cher. Ce n’est peut-être que 10 centimes, mais s’il prenait un modèle plus durable, ce ne serait plus le moins cher possible.

C’est un constat énervant quand on se dit que la télévision à 400 euros qui vient de vous lâcher aurait tenu trois ans de plus si on avait dépensé 10 centimes de plus pour ce condensateur. Mais il faut remettre cette économie à l’échelle du téléviseur dans son ensemble : c’est l’ensemble des centimes économisés sur chacun des centaines de composants qui le constituent qui vous ont permis de le payer 400 euros au lieu de 600.

Je ne suis pas assez riche pour acheter bon marché

On pourrait exiger l’affichage des durées de vie prévues par les fabricants, au même rang que la classe énergétique et autres infos environnementales. On saurait pour combien de lavages est prévue cette machine à laver, ou combien d’heures cette télévision est censée pouvoir rester allumée. Du reste, c’est obligatoire pour les fabricants d’ampoules. Pourquoi pas tous les autres ?

L’Ademe l’a demandé aux fabricants, qui s’y opposent bec et ongles. On les comprend : admettre publiquement que les produits sont majoritairement conçus pour durer un jour de plus que la garantie légale, ce ne serait pas bon pour l’image. Surtout, la baisse des prix continue qui dope les ventes et les taux d’équipement (notamment auprès des ménages les moins aisés) serait moins spectaculaire si l’on pouvait mesurer le coût de revient d’un appareil qu’il faut remplacer plus souvent. On pourrait vérifier l’adage : je ne suis pas assez riche pour acheter bon marché.

Cette solution aurait l’avantage de laisser le choix au consommateur en lui donnant l’information qui lui manque aujourd’hui pour acheter en connaissance de cause : ainsi on pourrait choisir de payer 15% plus cher une machine qui durera 30% plus longtemps. Après une ou deux années, on verrait le marché se segmenter en gammes selon la durée de vie, et l’on pourrait voir dès le milieu de gamme une concurrence entre les fabricants sur la durée de vie, comme actuellement sur la classe énergétique qui tend vers le A+.

Une piste plus simple à mettre en œuvre, et plus contraignante, consisterait à augmenter les durées de garantie légale des produits, jusqu’à cinq ans, voire dix ans (notamment sur le blanc : machines à laver, réfrigérateurs, etc.). Mais on entend d’ici l’argument des lobbies de fabricants : les prix de vente vont augmenter considérablement. En tout cas, leurs coûts seraient augmentés, inévitablement. Et nul doute qu’ils en répercuteraient une partie sur le prix de vente. Le sujet a été évoqué, mais reste bloqué jusqu’à nouvel ordre.

Une demande est en train d’émerger

Un espoir apparaît néanmoins : celui qu’une demande émerge de la part des consommateurs. A mesure que s’organise le débat sur la durée de vie, que l’expression obsolescence programmée devient populaire, et que croît le mécontentement de certains consommateurs las de cette course au remplacement, il se pourrait qu’émerge une vraie demande pour des produits durables.

Or dans nos sociétés capitalistes, toute demande appelle une offre. Il y a fort à parier que le thème de la durabilité, oublié depuis de nombreuses années (dans les années 1980, Brandt avait pour slogan “conçu pour durer”) va ressurgir et que des fabricants vont s’en emparer pour promouvoir leurs nouveaux produits plus fiables (avec probablement une bonne dose de durable-washing à venir, ne soyons pas naïfs). Un tel mouvement pourrait faire évoluer les comportements des consommateurs plus que toutes les campagnes de sensibilisation des associations.

Un avant goût ? Le spécialiste français du café Malongo surfe sur cette vague (mais également sur le local franco-français, en plus de ses thèmes habituels : commerce équitable, écologie) avec sa nouvelle cafetière Ek-Oh. Espérons que ce cas ne restera pas isolé...

- Cet article a initialement été publié sur le blog de Commentreparer.com

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Damien Ravé est créateur de sites Web passionné d’écologie et fondateur de Commentreparer.com.

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    19.03 à 08h12 - Répondre - Alerter
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    19.03 à 08h12 - Répondre - Alerter
  • En ce qui concerne les PC, l’obsolescence est loin d’être le fait du constructeur. Une machine de bureau ou un portable peuvent durer au moins 10 ans, à condition d’avoir été bien choisis pour être évolutifs. Et la plupart des gens n’utilisant pas de logiciels de calcul tensoriel, et possédant à côté leurs consoles de jeux, il n’est pas vraiment nécessaire à tous d’avoir entre les mains le dernier-né.
    Pour beaucoup, avec un peu de bonne volonté, une vieille machine sous linux suffirait largement, avec la possibilité de mettre régulièrement et gratuitement à jour l’OS, en soutenant en même temps un autre paradigme de développement. On peut y réfléchir quand même, non ?

    18.01 à 22h20 - Répondre - Alerter
  • On ne parle quasiment que des objets qui sont à obsolescence programmée mais pas assez des ouvriers qui les fabriquent et dont l’obsolescence si elle n’est "programmée" (quoique... souvenons-nous des "Oranges pressées" que l’on voulait "jeter"...) elle est largement assumée (cf. les filets pour empêcher que les employés de Foxconn ne se suicident en se jetant par les fenêtres de leurs dortoirs...).

    Mais si vous êtes au moins intéressé(e)s par la question sur les objets et que vous résidez dans les Alpes Maritimes, vous pouvez participer au Ciné-Forum du 21 janvier 2013 avec le débat qui suivra la projection du film "Prêt à jeter" en présence du producteur Joan Ubeda et d’intervenants d’horizons divers (Actif Azur, Malongo, MOC, CLCV).
    + d’infos www.ethicum.org

    Ce Ciné-Forum devrait être un début et non une fin en soi via l’EthiLab en cours de développement, donc vous êtes bienvenus à faire part des vos commentaires, suggestions voire travaux.

    16.01 à 06h56 - Répondre - Alerter
  • Qu’est-ce que cet article vient faire ici ?! A part se foutre du monde je vois pas...

    13.12 à 12h27 - Répondre - Alerter
  • L’obsolescence programmée n’est pas un complot, c’est à dire une entente secrète entre des industriels faisant fi de la concurrence dans le but de maximiser leurs profits respectifs, mais une habitude qui s’est généralisée au sein des systèmes de production.
    Essayer de faire culpabiliser le client (qualifié dans l’article de "problème") est une méthode affligeante et un moyen de déculpabiliser les véritables responsables.
    Oui quand une machine indispensable au quotidien est défectueuse c’est un comportement normal d’essayer de la réparer ou, si c’est impossible, d’en racheter une nouvelle.

    Et la définition du complot que laisse entendre votre article est inexacte.
    Alors selon vous "complot" désigne une entente secrète en vue de généraliser une pratique malgré les conflits d’intérêt.
    Eh ben non. La majeur partie des gens dorment dans des lits et cet état de fait n’est pas la conséquence d’une entente secrète entre 7 milliards d’individus avec des intérêts différents car, en l’occurrence, il est de l’intérêt de tous de dormis dans un lit de même qu’il est de l’intérêt de tous les producteurs de limiter la durée de vie de leur produit afin de provoquer une nouvelle vague d’achats.

    2.12 à 21h40 - Répondre - Alerter
  • Merci pour l’article !
    Je ne suis pas d’accord avec vous sur le fait que la thèse de l’obsolescence programmée suppose nécessairement un complot, même si complot il peut y avoir dans certains cas.
    Pour que les actions d’êtres humains convergent, une culture construite petit à petit peut suffire, c’est-à-dire un ensemble de croyances, d’attentes, d’habitudes comportementales.
    Il n’y pas de complot derrière l’unanimité des journalistes, des politiques et de citoyens à affirmer que le chômage disparaîtra avec la croissance ! Et pourtant, depuis quarante qu’on affirme cela sans aucun résultat probant, cette croyance persiste.

    Par ailleurs, dans le docu auquel vous faîtes référence, le plus souvent l’obsolescence programmée est confondue avec l’obsolescence symbolique dont l’existence n’est à mon sens guère discutable et qui est vraiment le fond du problème. L’obs symbolique est un pilier de notre économie. Et c’est un problème par l’impact environnemental qu’elle engendre, par le travail inutile qu’il nécessite, par les externalités qu’elle engendre au sud...
    Après, on peut nier cette thèse en soutenant que la décision d’achat est toujours à la discrétion du consommateur et que la pub n’y est pour rien. Il n’y a certes pas de relation causale linéaire entre l’achat ou l’envie d’achat et la pub, du moins dans la plupart des cas (enfin chez les enfants... cela n’est pas si clair !), mais nier l’influence de la pub est très périlleux !
    Il faut tout de même se rappeler que le budget mondial de la pub est le second, derrière l’armement ! Ce budget est dépensé par les entreprises, c’est-à-dire par ces entités qui affirment sans cesse la nécessité de réduire leur coût de façon rationnelle...
    J’ai partagé votre article sur mon blog : http://www.elansynergie.fr/?view=ma...
    Bonne journée

    27.11 à 09h42 - Répondre - Alerter
  • "C’est un peu facile d’incriminer le consommateur sans préciser qu’il est ce que le marketing et la pub veulent faire de lui… " = être consommateur = être assez bête et glouton pour se laisser manipuler sans réfléchir ?! Sûr que les lobbyistes font leur beurre avec ce genre d’aberration ! Vive l’irresponsabilité pour mieux tricoter son nombril de synthèse !

    26.11 à 14h22 - Répondre - Alerter
  • Le problème, c’est que la garantie a été dévoyée. Avant, une garantie de 10 ans permettaient d’être sûr d’utiliser l’appareil au moins 10 ans. Maintenant, on a des durées très courtes, qui correspondent presque à la durée de vie.
    Mais on a pas le choix ! Dans les MP3, aucun n’est garantie 10 ans par exemple ! Ou alors, on trouve normal de payer pour avoir une extension de garantie... c’est le monde à l’envers !

    22.11 à 18h03 - Répondre - Alerter
  • Tout est dans mon titre. C’est un peu facile d’incriminer le consommateur sans préciser qu’il est ce que le marketing et la pub veulent faire de lui…
    Alors, finalement, les appareils durent juste assez longtemps pour correspondre à la "volonté d’achat" insufflé au client, et on vit bien dans le meilleur des mondes !

    21.11 à 12h28 - Répondre - Alerter
  • Les fabriquants s’opposent à s’engager sur une durée de vie de leur produit car ils ne la connaissent pas eux mêmes et ne la maîtrise pas vraiment.
    Les productions chinoises (de composants comme de produits finis) sont de qualité inégale et sans contrôle qualité valable.
    L’obsolescence plutôt que programmée est intégrée par tous comme une sorte de fatalité.. ou de bénédiction.

    21.11 à 12h03 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,
    Merci pour cet article. Il a été partagé sur www.elansynergie.fr
    Bonne journée
    Pascal

    21.11 à 09h52 - Répondre - Alerter
  • Ici l’auteur n’a surement pas vue la vidéo sur l’obsolescence programmée qui est une sorte de complot qui a pris racine au États-Unis au début du XXe siecle. Malgré le principe de concurrent il existe une certaine connivence, un collusion entre les entreprises. Voici la vidéo qui explique cette entente explicite entre les entreprises : Tapez sur le site de youtube : "Prêt à jeter - Obsolescence Programmée"

    21.11 à 04h17 - Répondre - Alerter
  • L’obsolescence programmé sert les actionnaires. L’obsolescence programmé est la preuve de l’agonie du capitalisme sous sa forme actuelle. Nous sommes conditionné a consommer dès notre jeune age par le déluge publicitaire qui nous rend éternellement insatisfait. Comme c’est facile de rejeter la faute sur nous maintenant. Article fallacieux. Les premiers responsables sont les politiques.

    19.11 à 18h37 - Répondre - Alerter
  • Tout à fait d’accord avec Dan : le marché de l’occasion montre d’ailleurs que le consommateur achète à outrance des objets inutiles (pour exemple, je viens d’acheter à moitié prix d’occasion un appareil photo acheté neuf il y a un an et quasiment inutilisé).
    Certains n’attendent pas l’obsolescence pour succomber à la tentation consumériste (particulièrement vrai dans le numérique : ordis, smartphones...)

    19.11 à 10h48 - Répondre - Alerter
  • Mutualisation des appareils et achat dans les ressourceries initiées par Emmaüs et autres.
    A moins que vous ne préférez préserver votre égoïsme, qui est à la base des maux qui noient la planète entière !

    19.11 à 10h07 - Répondre - Alerter
  • Je suis assez convaincu par la thèse défendue par cet article. Je me souviens d’un numéro de "Cash Investigation" (une émission de France 2, souvent de mauvaise foi soit-dit au passage), qui montrait que contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas nécessairement tous les téléviseurs qui tombent en panne en un rien de temps. Une seule marque, selon eux, détenait, le "marché de la panne précoce". Il s’avère que cette marque est la plus populaire, la plus "bon marché", et qu’elle sait se vendre comme "la qualité à moindre coût"...

    Au fond, on se retrouve peut-être davantage confronté aux travers du marketing qu’à un complot généralisé. Et si le legislateur ne se donne pas les moyens d’informer le consommateur sur la qualité réelle des produits qu’il achète, ça n’a aucune chance d’évoluer...

    18.11 à 15h06 - Répondre - Alerter
  • Bravo et merci pour vos commentaires éclairés. De mon côté j’ai trouvé un site intéressant qui justement propose de garantir et réparer les appareils lorsqu’ils sont réparables : www.magarantie.com
    plutot bien vu et astucieux car ça permet d’assurer plusieurs appareils en même temps.
    cdlt.

    18.11 à 12h28 - Répondre - Alerter
  • Il n’y a pas besoin d’ententes pour fabriquer des produits volontairement de mauvaise qualité. Les industriels ne prennent pas de risques puisqu’ils savent très bien que leurs concurrents font la même chose et qu’ils seraient perdant sur leurs bénéfices s’ils ne le faisaient pas. Sans parler de conspiration globale, il est évident que n’importe quel fabricant de n’importe quel produit gagne plus de bénéfices s’il vend plusieurs fois son produit sur une période donnée. Il serait naïf de croire le contraire. L’obsolescence programmée ne joue pas que sur la qualité du matériel mais aussi sur les améliorations des fonctions du produits : les fabricants ne sortent pas tout de suite leurs produits dont les prototypes sont déjà au point, et préfèrent d’abord vendre des versions moins équipées, tous ça, une fois de plus, pour nous vendre davantage d’appareils. Vous ne nous ferez pas croire que c’est de la faute du consommateur si les entreprises ont le droit d’utiliser de tels procédés complètement anti-écologiques.

    17.11 à 13h40 - Répondre - Alerter
  • Très bon article sur la thèse du complot et la difficulté de rester rationnel vis à vis d’un tel sujet. Il me semble cependant qu’on ne peut en réalité pas décorréler l’analyse globale de l’obsolescence programmée vs comportement des consommateurs et baisses des prix sans tenir compte également de la donnée "marges des fabricants, distributeurs et communiquants", et les % de revient exigés à chaque nouveau maillon d’une chaîne de production et commercialisation (+ transports, etc).
    Dans tous les cas, la somme des composants qui seraient un peu plus chers dans un produit +durable, meilleur, +efficace, etc. ne représenterait pas forcément une si grosse différence pour le consommateur s’il était commercialisé à son prix original de fabrication, c’est à dire s’il n’y avait pas des facteurs de multiplication par 2, par 4, voire par 8 ou plus (pour le luxe par exemple) entre le lieu de production et le lieu d’achat. Même sur des exemples de produits "simples" comme 25kg de pommes de terre produits en Bretagne ou un CD par exemple.
    S’il est toutalement justifié de dénoncer des supposés complots et entente des fabricants, il me semble également moralement injuste de faire porter la responsabilité en majeure partie sur les choix des consommateurs.
    C’est un système bien rôdé, dont nous sommes tous plus ou moins consciemment complices et victimes à la fois, ce, quel que soit notre rôle quand on travaille pour les secteurs primaire, secondaire ou le tertiaire au final.
    Le prix d’un produit ne dépend pas tant de sa nature que des très nombreux coûts engendrés tout du long et que les entreprises répercutent sur le consommateur. On pourrait digresser sur les salaires et le chômage, la robotique, les exigences de l’actionnariat...j’ai comme l’impression qu’on ne finira jamais de dérouler le fil

    17.11 à 13h24 - Répondre - Alerter
  • Il y a une dérive dans la construction et l’évolution des produits qui empêche sciemment leur réparation par l’utilisateur, 2 exemples :

    Un certain téléphone ne fonctionne quasi plus après une mise à jour de son système. Un retour en arrière est rendu impossible.

    Changer soi-même une ampoule de phare sur une voiture est devenu très difficile, il faut aller au garage et payer une intervention pour le faire.

    Peut-être que le problème est plus général et concerne le fonctionnement même de l’économie. Toute économie basée sur la croissance du PIB va aboutir à ces dérives. Pour évoluer il faut peut-être supprimer la notion même d’entreprise et de profit.

    17.11 à 11h28 - Répondre - Alerter
  • Excellent article, avec une analyse fine et documentée. Bravo !

    17.11 à 09h15 - Répondre - Alerter
  • J’ai opté il y a des années, de ne plus prendre le bas de gamme, ce qui implique des appareils plus chers afin d’avoir à changer moins vite.
    Je reviens sur ma décision et retourne à moins cher car c’est blanc bonnet et bonnet blanc.
    Je fais même pire : j’achète en occasion. Je ne puis me permettre de payer 1500 € une machine à laver, payer 500, ça ne tient pas. je viens de payer 50 une d’occase.
    Et puis, n’es-ce pas bon pour une politique du développement durable ???
    Pour certains appareils il n’y a pas le choix, mais dés lors que c’est possible je resterai dans ce mode de consommation.

    17.11 à 08h39 - Répondre - Alerter
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