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18-12-2015
Mots clés
Climat
France
Tribune

Après la COP, tous au tribunal pour faire valoir nos droits

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Après la COP, tous au tribunal pour faire valoir nos droits
(Crédit photo : Chantal Bekker )
 
Et si le combat climatique passait par la justice ? Après les Pays-Bas, l'Etat français pourrait se voir rappeler à l'ordre par les juges. Tel est le but de Notre affaire à tous. Pour l'association, l'accord de Paris est un encouragement.
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Notre affaire à tous est une association constituée à l’été 2015 pour faire respecter et améliorer le droit actuellement en vigueur, notamment à travers l’inscription dans la Charte de l’environnement de la lutte contre le dérèglement climatique, l’octroi au Procureur pénal européen de la compétence environnement, la formation des magistrats ou encore l’inscription de l’écocide comme cinquième crime reconnu par la Cour pénale internationale.

Samedi 12 décembre, la conférence des Nations unies contre le dérèglement climatique a adopté un traité qui devrait protéger notre planète des méfaits de l’action humaine sur le climat. Cet accord ne peut être efficace, puisqu’il ne définit aucune trajectoire de baisse des émissions ! Il peut l’être toutefois, puisqu’il nous ouvre des voies d’actions pour obliger les Etats à contenir le réchauffement et protéger leurs populations. « Notre affaire à tous » est prête à relever ce défi !

L’accord de Paris est un succès diplomatique : il reconnaît l’impact du dérèglement sur les droits de l’homme, les droits et les savoirs des peuples autochtones, la situation des populations vulnérables ou encore l’équité entre les générations. Avec la Coalition climat, « Notre affaire à tous » regrette toutefois qu’aucune trajectoire contraignante n’ait été adoptée. En l’état, les contributions des Etats nous conduisent droit à un réchauffement de 2,7°C !

Nous ne resterons pas inactifs. En s’engageant à contenir le dérèglement climatique « bien en-deça de 2°C » et à tout faire pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, en tenant compte des dernières connaissances scientifiques, les Etats ont renforcé nos moyens d’action pour les obliger à respecter leurs engagements.

Nous inspirant des combats révolutionnaires de l’association Our Children’s Trust aux Etats-Unis, Urgenda aux Pays-Bas ou du paysan pakistanais qui a fait reconnaître la responsabilité de son pays pour violation de ses droits du fait du dérèglement climatique, nous avons saisi, le 3 décembre dernier, l’Etat français pour défaut de protection de l’environnement et des citoyen-ne-s.

Nous lui demandions alors de tout faire pour lutter contre un réchauffement de 1,5°C, de rehausser ses ambitions en y intégrant les importations de gaz à effet de serre, de travailler à la justice climatique entre habitant-e-s du monde, d’établir un système fiscal favorable aux énergies renouvelables ou encore de juguler les impacts de la spéculation et des investissements bancaires sur le dérèglement climatique.

L’accord de Paris nous donne raison. Il nous incite, juges et citoyen-ne-s, à nous saisir de la lutte contre le dérèglement climatique à travers le puissant outil que constitue le droit.

Conscients de notre responsabilité et de notre devoir commun dans la protection de notre planète et la lutte contre le dérèglement climatique, meurtris par les nombreuses atteintes impunies à l’environnement et aux générations à venir, nous avons décidé de nous unir pour défendre l’intérêt général, la planète et les générations présentes et futures. Aujourd’hui, nous invitons chacun à rejoindre notre mouvement pour la justice climatique !

Nous devons, pour le siècle qui s’annonce, envisager, inventer et construire un modèle économique, sociétal et de gouvernance qui respecte et protège l’humain et la planète sur laquelle nous vivons. C’est ce défi que nous vous invitons à relever ensemble.


- Lire le manifeste de l’Association.

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Notre affaire à tous est une association constituée à l’été 2015 pour faire respecter et améliorer le droit actuellement en vigueur, notamment à travers l’inscription dans la Charte de l’environnement de la lutte contre le dérèglement climatique, l’octroi au Procureur pénal européen de la compétence environnement, la formation des magistrats ou encore l’inscription de l’écocide comme cinquième crime reconnu par la Cour pénale internationale.

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