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Qu’il est bon 
de se sentir léger !

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Qu'il est bon de se sentir léger !
(Crédit photo : Frédéric Stucin pour « Terra eco »)
 
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N° 69 - juillet-août 2015

Faites le vide !

Chaque année, près de 12 tonnes de matières sont mobilisées pour permettre à chaque consommateur français de satisfaire ses besoins économiques. Imaginez un peu : des mètres cubes de plastique, de gravats, d’acier, de végétaux, des centaines de litres de pétrole et d’eau… Que reste-t-il de ce vaste chantier, phénoménale pompe aspirante de nos ressources naturelles et/ou de nos réserves de matières recyclées ? Eh bien, tout de même, de sympathiques petits plats pour nos papilles, l’ameublement de nos intérieurs, l’eau des douches et bains, de quoi nous déplacer, des livres, DVD, fournitures scolaires, appareils électroniques et jouets… Qui finissent par surpeupler notre vie, sans jamais nous distraire totalement d’une certaine forme d’ennui. Le roman Les Choses, de Georges Perec, ne narrait pas autre chose. C’était en 1965.

Puisque toutes ces choses s’entêtent à nous encombrer, nous vous proposons – à l’occasion de la pause estivale – de tenter de faire sans elles (Lire ici). Cette invitation à faire le vide ne se limite d’ailleurs pas à nos placards. Nous pourrions mettre à profit l’été pour vider nos comptes en banque et tenter de choisir, enfin, une banque éthique, de préférence à celles qui investissent massivement dans le charbon et recourent non moins massivement aux paradis fiscaux (Lire l’entretien avec Gaël Giraud).

Nous pourrions, encore, vider nos esprits en nous détournant du flot de l’information en continu, ce leurre qui nous distrait de penser, de creuser. De fil en aiguille, cela aiderait à faire un peu le vide dans le théâtre politico-médiatique. Oubliés, les élus devenus artistes de la polémique creuse ainsi que les « serial-experts » en débats télévisés oiseux. Alors que la sixième extinction des espèces poursuit son chemin, fuyons les alertes de nos smartphones et retrouvons le temps long d’une lecture en profondeur, pour tenter de mieux comprendre notre monde et où il nous mène. Pour cela, les sources d’inspiration ne manquent pas, ne serait-ce que dans notre grande famille de la presse citoyenne. Nous vous souhaitons de bonnes lectures estivales.

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2 commentaires
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  • bonjour, bravo pour l’article,
    oui, oui, pour vider le compte en banque non-coopératif
    oui, oui, pour vider le réfrigérateur et ne plus s’en servir : c’est fait depuis 2 mois, en plein été, tellement facile et efficace
    oui, oui, pour utiliser l’eau de la douche et vaisselle pour l’évacuation des toilettes : ça fait les muscles et réaliser la quantité d’eau claire et potable utilisée d’habitude...
    oui, oui, à la légèreté !
    Florence : jeûneuse pour le climat tous les 1ers du mois

    30.07 à 16h43 - Répondre - Alerter
  • Bravo, c’est tout à fait ce que je ressens en lisant votre article, trop de tout !
    Voici une petite histoire qui est tout à fait dans l’esprit de votre pensée. Merci pour ce rappel à "l’ordre" !!!

    "Le bonheur, c’est une station sur la route entre le pas assez et le trop."
    Channing Pollock

    Un jour qu’une dame le consultait, et qu’il venait de lui dire que trop de richesses gâtait parfois le bonheur, Benjamin Franklin s’aperçut que sa visiteuse secouait la tête d’un air incrédule.

    Alors, prenant une pomme dans un panier plein de fruits qui se trouvait là, il appela un enfant qui jouait dans la pièce voisine et lui fit présent de la pomme.
    L’enfant pouvait à peine la tenir dans sa petite main.

    Franklin lui en offrit une seconde, que le bambin, tout joyeux, prit de l’autre main.

    Puis, choisissant une troisième pomme, plus belle encore que les 2 premières, il la tendit de la même façon.
    L’enfant serra alors ses 2 mains pleines contre sa poitrine, et essaya de prendre et de retenir le dernier fruit avec l’aide des deux autres.
    Mais ses efforts furent inutiles ; la troisième pomme tomba sur le tapis, et il fondit en larmes.

    Alors Franklin se tourna vers la dame : "Voici, dit-il, un petit homme qui a trop de richesses pour pouvoir en jouir. Avec 2 pommes, il était heureux, mais il ne l’est plus avec 3."
    Extrait de "le plein de vie"

    1er.07 à 08h24 - Répondre - Alerter
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