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5-01-2009

Le vélo comme étendard

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I-ce, une ONG néerlandaise, tient sa solution contre la pauvreté : la bicyclette.
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C’est à deux-roues qu’Interface for cycling expertise (ou I-ce) débarque en Asie, en Afrique ou en Amérique latine. Pas le choix pour cette ONG néerlandaise qui défend, depuis 1996, le vélo comme l’une des solutions aux problèmes de développement.

Sa force ? Les 17000 km de pistes cyclables des Pays-Bas. L’ONG travaille avec une quarantaine de villes du Sud pour réintroduire le vélo, « moyen le moins cher, le moins polluant et le plus rapide pour se déplacer en ville, aller à son travail, se ravitailler, faire du commerce… ». L’expertise de l’ONG est vaste : analyse des sens de déplacement dans chaque cité, mise en relation avec les transports en commun, éducation des automobilistes à la présence des vélos. Mais à chaque continent, sa problématique.

En Asie, malgré une très forte culture du vélo, l’ONG arrive à contre-courant d’un développement massif de la voiture. En Amérique latine, la bicyclette est difficile à imposer au quotidien, car elle est perçue comme une activité de loisirs. En Afrique, c’est l’achat même du vélo qui est problématique. —

- Le site de Cycling


DIVISER PAR DEUX LA CIRCULATION AUTOMOBILE

« Dans les villes françaises, un déplacement sur trois fait moins de 3 km, note Julien Allaire, économiste au Gart. Mais les gens ont peur de prendre leur vélo car il y a trop de voitures. En divisant par deux les places de parking en zones urbaines, les automobilistes préféreront aller acheter leur pain à pied. On pourrait, en outre, offrir un vélo à tous les Français, ce qui coûterait autant que les mesures du plan de relance de l’automobile. »

AIGUILLER LE PUB LIC VERS LES TRANSPORTS COLLECTIFS

« En 2002, les investissements dans les transports collectifs ne pesaient que 21 milliards d’euros contre 126 milliards pour la route », souligne Julien Allaire, du Gart. On pourrait taxer les transports aériens intérieurs afin de financer la construction et la rénovation des voies ferrées. Ce qui supposerait d’éponger la dette de Réseau ferré de France, l’entreprise publique propriétaire.

DES PLANS DE DEPLACEMENTS D’ENTREPRISE OBLIGATOIRES

En France, en 2006, il n’existait que 247 PDE, réalisés sur la base du volontariat, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtise de l’énergie : la moitié concerne des entreprises, un quart des administrations et un quart des collectivités. En encourageant les salariés à utiliser le vélo, le covoiturage ou les transports en commun, ce report modal entraîne aujourd’hui une baisse de 10 % à 15 % des émissions de gaz à effet de serre. Les rendre obligatoires aurait donc de bien meilleurs résultats.

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  • C’est sûr, faire moins de place à la voiture et plus aux TC et vélos, c’est la seule solution car si on attend que tout le monde réalise que l’on va y laisser notre peau... on ne sera plus là pour le voir !
    Courage, on va y arriver !

    17.03 à 20h45 - Répondre - Alerter
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