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5-01-2009

La Suède, reine des écotaxes

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Le pionnier de la fiscalité verte a réduit de 9 %ses émissions de CO2 depuis 1990.
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Les Suédois sont des pionniers de la fiscalité verte. Ce pays est déjà l’un des plus taxés au monde, mais personne n’oserait remettre en cause la taxe carbone mise en place en 1991.

Le 1er janvier 2008, le gouvernement de centre-droit a même décidé de l’augmenter, à 2,34 couronnes (0,22 euro) par litre d’essence, soit 20 % du prix à la pompe. En 2006, les écotaxes représentaient 2,7 % du PIB suédois et un peu plus de 8 % de la charge fiscale totale du pays, soit près de 80 000 milliards de couronnes (7,7 milliards d’euros). Les taxes sur les émissions de CO2 pèsent pour 85 % de la fiscalité verte en Suède. Le reste englobe les taxes sur les substances polluantes et les transports. Ruée sur les granulés de bois Le royaume a adopté sa première écotaxe en 1988. Très dissuasive, la taxe sur le dioxyde de soufre (SO2) a permis de réduire de plus de 50 %, au-delà des normes légales, la teneur en soufre des combustibles à base de pétrole.

Trois ans plus tard, la Suède instaurait une taxe sur les émissions de CO2, dont la valeur atteint aujourd’hui environ 1 000 couronnes par tonne (95 euros). Leur efficacité ? « Cela a permis de remplacer massivement le charbon et le fioul par des biocombustibles pour le chauffage », constate le professeur Thomas B. Johannson, spécialiste des systèmes énergétiques. Affolés par les prix, les Suédois ont opté pour le chauffage urbain ou les granulés de bois, dont ils sont les premiers consommateurs au monde.

Selon plusieurs estimations, la taxe carbone aurait permis de réduire de 7 millions de tonnes les émissions de CO2 dans le secteur du logement en 2005 par rapport à 1990, et entre 1,5 et 3 millions de tonnes dans les transports. Cependant, remarque Reino Abrahamson, expert à l’Agence nationale de la protection de l’environnement, « il est impossible de dire quel est l’effet précis des écotaxes ».

Car il faut aussi prendre en compte l’impact des crédits d’impôt et autres incitations financières encourageant la consommation de biocarburants, ainsi que les variations du prix du pétrole. Une chose est sûre : un tiers de l’énergie consommée en Suède provient de sources renouvelables et le pays est parvenu à réduire de 9 % ses émissions de CO2 depuis 1990, avec une croissance économique de 44 %. —


FAIRE BANQUER LES PARADIS FISCAUX

Pas de régulation financière si on ne met pas les paradis fiscaux hors d’état de nuire, jugent nos experts. L’évasion fiscale représente 50 milliards d’euros en France, soit 10 % des recettes. Pour l’économiste Edwin Le Héron, il faudrait taxer les capitaux en partance pour Monaco, Luxembourg… proportionnellement au risque pris par les investisseurs. Par exemple, faire payer davantage les hedge funds. Et réinvestir le produit de cet impôt dans des fonds de garantie en cas de crise.

CLONER LE PIB MAIS EN VERT

Un accident de voiture enrichit un pays, en raison des frais de réparation ou de santé qu’il engendre, mais pas l’action d’un bénévole du Samu social. Ces exemples montrent les limites du produit intérieur brut en tant que mesure du produit humain. Nos experts plaident pour la publication simultanée d’un PIB vert, intégrant des données sur le développement humain et l’empreinte écologique.

UN JUBILÉ D’ANNULATION DE DETTES

Andrew Simms de la New Economics Foundation : « Au Royaume- Uni, l’Etat a nationalisé Northern Rock mais celle-ci continue de saisir des logements pour lesquels les propriétaires n’arrivent plus à rembourser l’emprunt. C’est une aberration. La banque devrait rééchelonner la dette de ces débiteurs, ou même en effacer une partie, plutôt que de les mettre dehors. »
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