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5-01-2009

20 millions d’emplois verts en vingt ans

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L’économie verte n’est pas pauvre en jobs. Définis par l’Organisation internationale du travail (OIT) comme « contribuant à la préservation ou au rétablissement de la qualité de l’environnement », les emplois verts vont pousser comme du chiendent : 20 millions de postes seront créés d’ici à 2030. L’OIT souligne que le marché mondial des produits et services environnementaux devrait doubler pour atteindre 2 740 milliards de dollars d’ici à 2020. Voire quadrupler en Allemagne, où l’économie verte pèsera bientôt plus que l’automobile et les machines-outils réunies.

Motifs : la ruée vers les énergies renouvelables – le chiffre des entreprises de ce secteur a plus que doublé en France depuis 2004 –, le recyclage et les transports propres. Le tout, dopé notamment par le renforcement des réglementations. Le Grenelle de l’environnement devrait créer ou maintenir 535 000 emplois, dont 80 000 dans les transports (chantiers de TGV ou de tramways) en France.

Eolienne ou derrick

Plus les objectifs sont ambitieux, plus il y a du boulot à la clé. Selon la Confédération européenne des syndicats, l’Union créera 2,6 millions d’emplois avec un objectif de réduction de ses émissions de CO2 de 75 % d’ici à 2030, contre quelques dizaines de milliers avec une baisse de seulement 8 %. En outre, l’économie verte, dont les emplois ne sont pas délocalisables, exige davantage de main-d’oeuvre. Il faut en effet plus de monde pour entretenir une éolienne qu’un derrick, ou un champ bio comparé à une exploitation arrosée aux pesticides.

La Commission européenne a montré que chaque million de dollars investi dans ce secteur induit la création de 12 à 16 années de travail directes, contre 4,5 années pour l’investissement dans une centrale nucléaire, et 4,1 dans une centrale à charbon. L’économie verte pourrait donc embaucher une partie des licenciés des secteurs « carbonés » carbonisés par la crise. Selon l’étude de référence du bureau Ecotec pour les Amis de la Terre (1997), la réduction de la circulation automobile permet une création nette d’emplois, essentiellement dans les transports publics ou partagés. —


GENERATION DE COLS VERTS

Après les cols bleus et les cols blancs, voici les « cols verts », chargés de placer des panneaux solaires sur les toits ou de revoir l’isolation des maisons. Mais pourquoi ne pas transformer ces emplois en tremplins pour l’insertion ? S’inspirant des Corps civils de protection de l’environnement (CCC) créés par Roosevelt pendant la Grande Dépression, Van Jones a créé aux Etats-Unis les Corps de cols verts, un programme de formation pour la jeunesse démunie d’Oakland. Riche idée d’autant que, selon Pierre Calame, l’absence de main-d’oeuvre formée risque d’être un « goulet d’étranglement ». Il propose d’ailleurs la « réorientation des fonds de pension et des fonds d’épargne salariale vers des investissements verts au long terme ».

BIO, BIO, BIO Créer 90 000 emplois dans l’agriculture biologique française, en atteignant la proportion autrichienne de fermes bios, soit 9 % des exploitations. La bio exige en effet 30 % de maind’oeuvre supplémentaire par rapport à l’agriculture conventionnelle. En France, l’offre est insuffisante. Notre consommation est en grande partie importée.

REFLEXION SUR UN SALAIRE MAXIMUM Selon l’économiste Herman Daly : « Les gens justifient les inégalités en disant que plus de richesse pour les uns ne signifie pas plus de pauvreté pour les autres. Mais si on estime que les ressources et la croissance sont limitées, ce n’est plus vrai. En fait, la réalité c’est que la croissance n’a pas résolu le problème de la pauvreté. Elle accentue l’inégalité. En imposant un plafond sur les revenus, on pourrait limiter l’accumulation de richesses pour un individu, sa consommation, ses émissions et donc son poids sur l’environnement. »

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