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Le sort de la baleine en pourparlers à Agadir

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Le sort de la baleine en pourparlers à Agadir
(Crédit photo : Ben - Flickr)
 
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Le sort de la baleine est plus que jamais entre les mains de la Commission baleinière internationale (CBI) dont les 88 pays membres se réunissent cette semaine à Agadir (Maroc). Les négociations se sont ouvertes lundi 21 juin dans un climat de tensions et de méfiance, entre partisans et opposants de la suspension du moratoire qui interdit depuis 1986 la chasse commerciale à la baleine. Créée en 1946, la CBI joue aussi sa réputation. Elle tentera de reprendre en mains une question qui lui échappe depuis plus de 10 ans, à savoir sa capacité à assurer la conservation de l’espèce baleinière.

Pourtant, ce sera loin d’être facile, d’une part parce que le Japon, principal pays baleinier, a d’ores et déjà menacé de quitter la CBI si le moratoire n’était pas levé. D’autre part parce que les camps s’affrontent à couteaux tirés. Les pays chasseurs (Japon, Islande, Norvège) jouent sur le principe des dérogations pour fixer leurs quotas de pêche sans en référer à la CBI. Un autre camp est formé des pays qui prennent « un mal pour un bien » et considèrent qu’autoriser la chasse permettra de la contrôler pour la rendre plus soutenable puis de l’interdire. Un troisième groupe de pays est représenté par l’Australie, qui ne veut pas entendre parler de pêche commerciale et reconnait uniquement la pêche de subsistance. Le 31 mai dernier, elle a porté plainte contre le Japon devant la Cour Internationale de Justice pour violation de ses obligations internationales. Réautoriser la pêche serait selon elle ouvrir les vannes aux pays baleiniers, qui pourraient être tentés de remettre leurs filets à l’eau après les avoir rangés pendant 24 ans. C’est aussi rendre un bien mauvais service à un mammifère dont certaines espèces sont menacées d’extinction.

Entre ces camps, la CBI tente donc de reprendre le contrôle de la situation. Son compromis consiste à autoriser le Japon, l’Islande et la Norvège à reprendre pendant 10 ans leur pêche commerciale tout en fixant des quotas très stricts en contrepartie, notamment par espèce, et en imposant un contrôle des prises via des prélèvements ADN sur les baleines tuées. Le succès du compromis pour une reprise de la pêche dépendra donc de la position du curseur. La proposition de la CBI autorise par exemple le Japon à chasser dans le Sanctuaire de baleines de l’océan Antarctique, ce qui est en principe interdit depuis 1994, et ce que refuse catégoriquement l’Australie. Elle laisse aussi en suspens la question de l’autorisation de la vente de viande de baleine à l’international et de ses produits dérivés (cosmétiques, composants alimentaires, huiles, médicaments...). Par ailleurs, il y a débat sur les quotas, jugés trop généreux par des scientifiques de la CBI eux-mêmes tandis que pour certaines ONG, ils permettraient de sauver 5 000 cétacés en 10 ans.

A ces débats s’ajoutent évidemment les accusations de corruption des votes de certains pays par le Japon, révélées la semaine dernière par le Sunday Times et corroborées depuis par la BBC. Le compromis sera donc difficile à atteindre, et les esprits risquent de s’échauffer sous le soleil d’Agadir.

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  • Le ministre de l’environnement australien présente dans une vidéo son plan d’action en 9 points pour la sauvegarde des baleines. A voir sur http://www.greenetvert.fr/australie...

    22.06 à 16h24 - Répondre - Alerter
  • ils ne peuvent pas faire ca autoriser la peche a la baleine il n y en a pas beaucoup et depuis 86 on devrais se dire qu enfin grace a l etre humain cet animal peut et presque vivre en paix pensont a nos enfants ma fille trouve ca merveilleux elle a 3 ans et deja ne comprend pas pourquoi nous les tuont . Je pense qu il faut bien reflechir a tout ca. je suis contre ,ma fille aussi et beaucoup d autre amis aussi alors svp ecouter les petits coeurs des baleines qui vous disent ne reouvrez pas la peche, nous voulont vivre !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    22.06 à 11h59 - Répondre - Alerter
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