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2-03-2009

Pour ou contre la voiture électrique ?

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« Tout dépend de ce que cette voiture remplace, de son poids et de la façon dont on la construit. En outre, comment fabrique-t-on la batterie et l’électricité ? Si l’on remplace une 2 CV moderne à essence par une Lexus électrique, cette dernière sera bien pire. Par ailleurs, il faut s’interroger sur la manière de fabriquer de l’électricité. Dans le monde, 66 % du courant provient des énergies fossiles.

Concernant la batterie, un modèle Lithium-ion d’ordinateur, dans lequel on trouve environ 80 wattheures d’énergie stockée, coûte autour de 100 euros. Pour afficher ce prix, il a fallu utiliser une certaine quantité de matière en amont, et donc émettre des gaz à effet de serre. Or, une batterie Lithium-ion de voiture électrique stocke une énergie 50 à 100 fois supérieure. Pour fabriquer un réservoir de voiture à essence, lequel pèse de l’ordre du kilo, on n’a pas du tout besoin de la même quantité de matière.

Je n’ai encore jamais vu d’analyse de cycle de vie complète de la voiture électrique. Mais je sais que la fabrication d’une voiture à essence ramenée au km est de l’ordre de 40 g de CO2. Si, à cause de la voiture électrique, on passe à 80 g de CO2 par km, par exemple, et qu’en plus une partie de l’électricité grâce à laquelle elle roule est faite avec des combustibles fossiles, on peut se retrouver au bout du compte avec une voiture électrique qui, globalement, engendre plus de CO2 par km qu’une voiture à essence. »

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  • Sans voiture électrique, 66 à 80% de l’énergie provient de sources fossiles, dans le monde.
    Avec la voiture électrique, il faudra construire plus d’EPRs, plus de centrales thermiques.
    Les batteries seront très polluantes à produire, à transporter (même au quotidien sous le capot) puis à recycler.

    La voiture est une nuisance.

    7.04 à 08h35 - Répondre - Alerter
    • Il y a aussi un point qui est énorme,c’est les voitures électrique n’ont pas de protection pour les système ou bombe IEM pour les voiture électrique !
      Dans 20 ans si on arrive à 80 % des véhicules de transports Electrique sans cette protection rien qu’une pulsation pourra conquérir la bah au conseille de classe ils ont dit qu’on serais dans la même classe l’année prochaine avec importe qu’elle pays

      28.07 à 21h01 - Répondre - Alerter
  • Quel est l’avenir de la voiture électrique ?

    Vous trouverez les réponses en bandes dessinées dans la rubrique "énergie" du site http://www.cocyane.com , voir notamment les bandes dessinées :

    - "voiture électrique et CO2"
    - "électricité et CO2"
    - "la voiture du futur, phase 1"
    - "la voiture du futur, phase 2"

    …et de nombreuses autres BD en préparation.

    Bonne lecture

    Michel Kieffer

    8.03 à 17h33 - Répondre - Alerter
    • Bonjour à tous,

      De mon coté, je rencontre quelques problèmes avec la voiture électrique.
      En premier lieu, la batterie. Que ceux qui ont accès aux logiciels d’analyse de Cycle de Vie (de mon coté, c’était SIMAPRO) regardent l’impact en production d’une batterie au lithium. Cela confirme parfaitement ce que pense Mr JANCOVICI : ce que l’on pourrait gagner en impact environnemental lors de la phase d’utilisation risque fort d’etre compensé par un impact extremement élevé lors de la production des batteries. Je me suis amusé à un petit calcul et si l’électrique est meilleur que la voiture essence grace au fait que l’on utilise de l’énergie nucléaire (qui émet peu de CO2, mais dont les autres impacts ne peuvent etre ignorés), le fait de passer à des centrales thermiques ou autres risque fort de faire exploser les résultats sur le cycle complet du véhicule.

      Ensuite, l’utilisation de métaux rares dans les batteries (lithium, ou encore cobalt et peut etre autres oxydes issus des terres rares, très présentes en...Chine) pourrait provoquer de fortes tensions sur les prix de ces matériaux.

      Enfin, au vu de son autonomie et de ses capacités, il est dit qu’elle sera parfaite pour la ville...mais je ne comprends pas : que ce soit des voitures électriques ou non, les villes resteront confrontées au problème de la saturation ?? Cela eclipse totalement le réel objectif qui est de travailler à faire sortir les voitures des villes.

      Tout ça pour dire qu’encore une fois, le mieux est l’ennemi du bien. Pourquoi toujours vouloir chercher des solutions pour réduire l’impact des véhicules alors qu’une solution plus simple serait de chercher à moins s’en servir et développer d’autres solutions. Mais j’avoue qu’il y a du travail !!

      A bientot

      16.03 à 18h33 - Répondre - Alerter
      • Si l’on en croit un dossier publié ce mois-ci par Autobio, il serait possible d’exploiter le lithium contenu dans la mer. En outre, le lithium semble recyclable à 100% sans pollution, ce qui fait dire au journal qu’à partir d’une certaine quantité en circulation, il ne serait plus ou peu nécessaire d’en extraire ne nouvelles quantités.

        De son côté, EDF indique que la production actuelle d’électricité en France permettrait sans nouvelle production d’entretenir un parc de 10 millions de VE.

        En outre, la voiture électrique n’est pas mariée avec le nucléaire.

        Rurbain, je roule au quotidien en VE (50 à 75 km par jour) alimenté par le seul fournisseur français capable de fournir de l’électricité 100% d’origine renouvelable.

        Rouler en électrique impose aussi d’adopter un autre comportement au volant pour tirer de chaque charge le maximum d’autonomie. Les déplacements sont souvent regroupés.
        Ce qu’il faudrait, comme le souligne l’excellent travail de Michel Kieffer, ce sont des véhicules beaucoup plus légers et aérodynamiques que les actuels.

        26.03 à 12h53 - Répondre - Alerter
        • Le lithium peut etre extrait de la mer : ce serait génial !! En meme temps, bcp de choses peuvent etre extraites de la mer, mais cela est compliqué. Il existe des usines pour dessaler l’eau de mer, et on obtient de l’eau potable pour alimenter de nombreux peuples !! mais cela coute une fortune...alors pour extraire du lithium...je me demande.

          Encore une fois, on a l’impression que la technologie pourra répondre à notre demande. Peut on ne pas inverser la tendance et se dire qu’on ne peut pas créer un développement infini et plutot s’adapter à ce que l’on a actuellement plutot que de chercher à prévoir l’avenir ?

          Par contre, j’avoue que pour EDF, j’ai un petit problème : si EDF peut répondre à une consommation de 10millions de VE avec sa prod actuelle, comment se fait-il qu’elle rencontre deja des problèmes de réponse aux pics de consommation en hiver 2008 (alors qu’il y a très très peu de VE actuellement)

          En faisant un calcul grossier, un véhicule essence nécessite 5l pour 100km, un litre d’essence, c’est grosso modo 10kWh, donc en estimant un rendement à 25%, en fait, déplacer un véhicule type utilise en énergie réelle 5*10*0,25 = 12,5KWh pour 100km.

          Imaginons qu’un véhicule électrique soit 2 fois plus petit (donc consomme 2 fois moins d’énergie pour se mouvoir) et par son rendement qui est très bon (on n’a qu’a mettre 90%), rentabilise l’énergie consommée directement pour se mouvoir (au contraire de l’essence qui en perd bcp). On aurait donc besoin de 12,5/0,9/2 = 6,9KWh pour 100km. Ce qui est génial, puisque l’on diminue fortement l’energie nécessaire pour le meme déplacement.

          Maintenant, vous avez dit qu’EDF pourrait répondre à la demande de 10 millions de véhicules. En se disant qu’un véhicule fait 30km par jour (soit un peu plus de 10000km par an), on aurait besoin de 6,9*100*10000000 = 6900000000KWh soit 6900TWh, ce qui correspond à plus de 10 fois l’énergie consommée par la France sur une année (en 2006, 574TWh électrique). Et cela rien que pour les voitures.

          Meme si je me suis trompé de 10 ou meme de 100, le chiffre est énorme.

          Je ne suis pas contre la voiture électrique, je dis juste que ce n’est peut etre pas LA super solution de l’avenir. La solution étant peut etre de remettre de l’argent aux collectivités pour que celles-ci définissent de nouveaux plans d’urbanisation pour que l’automobile prenne moins de place dans les villes et que l’on utilise les véhicules uniquement à l’exterieur de celle-ci (comme vous, qui je pense, continuerez d’avoir besoin de vous déplacer en véhicule). Ce serait déja un premier pas.

          Pour vérifier mes calculs, seriez vous capable de dire combien vous consommez par an en électricité ? on a alors qu’à multiplier par 10 millions pour voir. Mais je suis certain que c’est bcp et dans ce cas, je suis aussi certain qu’EDF est un peu trop optimiste !!

          Cordialement,

          26.03 à 15h00 - Répondre - Alerter
          • Une enquête du magazine Autobio (n°8 page 26), reprend, avec les réserves nécessaires, le fruit des prévision EDF dans le domaine : “Selon les prévisions les plus optimistes, notre pays pourrait compter 1,4 millions de véhicules électriques en 2020. En se basant sur une consommation de 25 kwh/100 km et un kilomètrage annuel de 10.000 km, cela nous donne une consommation totale pour l’ensemble du parc de VE de 3,5 TWh/an. On est très loin des 275 TWh annocés par certains et même des 12 TWh produits chaque année par un réacteur EPr. Toujours selon EDF, en rechargeant la nuit, le réseau électrique français peut alimenter 10 millions de voitures électriques sans qu’il soit nécessaire de produire un Wh supplémentaire. Qui dit vrai ? Doit-on hésiter lorsqu’on sait que 1,4 millions de VE permettraient de réduire dans notre pays les émissions de CO2 de 1,7 millions de tonnes par an, sans compter les polluants…”

            Le magazine reste prudent, ce qui traduit sans doute son étonnement.

            Je consomme exactement les 25 Kwh/100 km donnés dans l’article, avec un lourd Renault Kangoo (1.450 kg avec les batteries) de 2003. Avec un véhicule léger de nouvelle génération, on pourrait diviser au moins par 4.

            Je pense que, si on voulait vraiment faire quelque chose, on pourrait se passer des 2/3 des véhicules roulant régulièrement en France. Et ça, ce serait vraiment une excellente chose pour la planète. Pour cela, il faudrait redévelopper les transports en commun comme un service public accessible à tous (certaines communes ont déjà opté pour les bus gratuits), inciter le covoiturage, le télétravail quand c’est possible, aménager des pistes cyclables protégées en ville... aussi un effort d’urbanisation comme vous le dites.

            28.03 à 09h31 - Répondre - Alerter
      • Nous sommes d’accord avec vous : il faut chercher à moins se servir de l’automobile en ville ...
        Nous, association "Réseau Ecomobilité", essayons de travailler à la conception et à la réalisation d’"écomobiles" et nous essayons de mettre en place un Centre de Recherche et Développement en Ecomobilité (voir notre site : www.ecomobilite.eu )
        Pour information, les "1ères Assises Nationales de l’Ecomobilité" vont se tenir, à Villeneuve-sur-Lot, les 4 et 5 Nov 2009.

        CAZEILS Francis,
        président de l’association "Réseau Ecomobilité",
        35, rue Paul Claudel 47300 Villeneuve-sur-Lot
        Tél = 06 14 14 19 39
        e-adresse = francis.cazeils@ecomobilite.eu

        Voir en ligne : "1ères Assises Nationales de l’Ecomobilité"

        12.04 à 13h18 - Répondre - Alerter
        • La voiture électrique reste une voiture, soit un habitacle consommateur d’espace public quand celui ci est posé dans la rue sans être utilisé.
          La voiture empêche une totale appropriation de la rue par les piétons, crée des césures dans les quartiers et consomme de l’espace qui pourrait être utilisé pour avoir des jardins, des terrasses, des trames vertes, etc
          Une rue sans voiture, même électrique serait bien préférable, et plus vivable.

          La voiture est bien entendu moins polluante en énergie, si celle ci est totalement respectueuse de l’environnement ( pas du nucléaire, donc), et produite localement, mais il reste des inconvénients a leur utilisation en ville, où celle ci pourrait être remplacée par le transport en commun et les déplacement "doux" mais pourtant aussi rapide, comme le vélo.

          Pour la campagne, c’est effectivement une solution indispensable !

          Voir en ligne : http://forum.freegan.fr/

          13.06 à 15h43 - Répondre - Alerter
  • Réaction à cet article, cliquer sur le lien ci-dessous :

    Voir en ligne : Commentaire suite à cet article ici

    2.03 à 06h00 - Répondre - Alerter
    • La voiture électrique, c’est aussi l’absence de boite de vitesse, l’absence de vidanges, l’absence d’embrayage, le freinage avec récupération d’énergie : beaucoup moins de maintenance.
      Partout où l’on assiste les anciens systèmes purement mécaniques avec l’électricité/électronique, on améliore les rendements énergétiques et la fiabilité : chaudières à gaz, poêle à pellets, machines à laver, ... injection des moteurs à essence !
      Actuellement les gens lient encore la durée de vie de leur véhicule à la durée de vie de leur moteur. Mais combien de millions de kilomètres parcourent les locomotives électriques ? La durée de vie d’un moteur électrique est bien supérieure à la durée de vie d’un moteur à essence. Certains types de moteur électrique (asynchrones ou synchrones) ne produisent aucun arc électrique ni aucun frottements excepté ceux au niveau des roulements à billes qui tiennent le rotor. Qu’en est-il du moteur à essence ? Un système qui frotte en permanence et qui s’use inexorablement.
      Peut-être qu’avec la véhicule électrique, on aura un véhicule pour la vie...
      Et si les gens ont peur pour leur emploi, il faudra commencer à accepter de travailler moins tout en ayant la même qualité de vie (sinon meilleure)... c’est le fruit de la productivité et de la fiabilité.

      4.03 à 12h26 - Répondre - Alerter
      • Le frottement ,à l’origine de la perte d’énergie,existe également sur un véhicule électrique-Le mouvement perpétuel n’existe pas- douce folie du passé-Par ailleurs ,tout sur terre à une durée de vie,les nouvelles générations de batterie ont une durée de vie de 2 ans.Le remplacement des batteries correspond en coût à équivalence au remplacement d’un moteur sur un véhicule termique,la gestion écologique de ces batteries usagées n’est pas abordé.Par définition ,le problème récurent est le stokage de l’electricite .L’éléctricité est un déplacement ,un mouvement,nous pouvons stoker du statique mais nous ne savons pas vraiment stoker un mouvement.

        8.03 à 07h37 - Répondre - Alerter
        • Oui bien sûr, si l’on pense uniquement aux batteries, mêmes celles au Lithium de dernière génération, la voiture électrique aura du mal à s’imposer.

          Cependant, il faut voir un peu plus loin. Peut-être que si on commence à l’introduire réellement et que l’on fait des recherches sérieuses, on n’utilisera plus de batteries mais des super-capacités (voir les annonces faites par Eestor, certes, on peut être sceptique). Peut-être qu’un jour, les super-capacités seront suffisamment denses en énergie : on pourra alors recharger très rapidement et faire environ un million de cycles charges-décharges au lieu de quelques milliers : il n’y a pas de réaction chimique avec les super-capacités. Donc cette nouvelle forme de stockage aura une durée de vie nettement supérieure à celle de la voiture.

          Pour ce qui est de la production d’énergie électrique, si en France on est totalement ringard avec le nucléaire, il faut regarder ce qui se passe en Allemagne et aux Etats-Unis avec le solaire. De simples start-up (citons la plus en vogue, Nanosolar) commencent à avoir la capacité de fabriquer l’équivalent d’une centrale nucléaire en une année et vont donc concurrencer de grands groupes comme Areva. La technique (CIGS) consiste à imprimer les panneaux solaires comme un journal (pulvérisation d’une "encre"). Avec cette technique, les coûts de production de l’électricité seront inférieurs à toutes les autres formes et sans aucun risque. On aura peut-être bientôt des surplus d’énergie électrique qui nous permettront de transformer le CO2 en O2 pour retrouver un taux d’avant la révolution industrielle !

          Il faut voir la voiture électrique avec les ruptures technologiques qui arrivent.

          9.03 à 19h47 - Répondre - Alerter
    • Jean-Charles Jacquemin : Pour ou contre la voiture électrique ?

      POUR sans aucun doute,

      Limiter l’analyse au CO2 et en prenant des exemples extrêmes n’est pas très convaincant, tout le monde ne roule pas et ne roulera pas en Lexus.

      Et les émissions de CO2 ne sont pas les plus néfastes ...

      Je suis déçu de ce manque de rigueur !!!

      JC Jacquemin
      NO PLUG NO SALE

      4.03 à 18h05 - Répondre - Alerter
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