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21-11-2015
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Climat
Monde
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Le climat vu de ma fenêtre

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Imaginerait-on un être humain vivre en permanence avec 41°C de fièvre ? Non, bien évidemment ! Et pourtant, c’est bien ce qui se profile pour notre planète. Après une hausse de 0,85°C en moyenne entre 1880 et 2012, le thermomètre devrait s’affoler. Les scénarios les plus pessimistes du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) évoquent près de 5°C supplémentaires d’ici à la fin du XXIe siècle par rapport à la période 1980-2010. De quoi détraquer sérieusement les écosystèmes… ainsi que leurs habitants.

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Les scientifiques du Giec estiment que les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4) et de protoxyde d’azote (N2O) ont atteint des niveaux sans précédent depuis au moins huit cent mille ans, à cause des activités humaines. Le Giec préconise de rester sous 450 molécules de CO2 par million de molécules d’air (ppm) pour pouvoir maintenir le seuil de +2°C d’ici à 2100. Mais le pire des scénarios du Groupe prévoit 936 ppm en 2100. La durée de vie du CO2 est d’un siècle, mais une fraction subsiste plus de mille ans dans l’atmosphère.

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Chaque année, au mois de septembre, la banquise arctique (au pôle Nord) atteint son minimum saisonnier. Ensuite, le soleil disparaît de cette zone du monde, les températures chutent et la banquise se reforme. L’observation satellitaire de ce phénomène ne date que de 1979. Mais, pour les scientifiques du Giec, il n’y a plus aucun doute : tous les dix ans, la banquise arctique perd 11% de sa superficie. Et le phénomène s’accélère. L’Arctique pourrait ainsi se retrouver sans banquise en septembre… d’ici au milieu du siècle.

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Les glaciers de montagne reculent à une vitesse sans précédent. Dans les Rocheuses et l’Arctique canadiens, dans les Andes, en Patagonie, dans les Alpes et dans les montagnes tropicales d’Amérique du Sud, d’Afrique et d’Asie, les langues de glace perdent chaque année des milliards de tonnes. En vingt ans, ce sont plus de 4 000 gigatonnes qui, en disparaissant, ont découvert la montagne, selon le Giec. Le climat est tel aujourd’hui que, même si le réchauffement s’arrêtait, ces merveilleux habits blancs continueraient leur inexorable recul.

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Le cinquième rapport du Giec, publié entre 2013 et 2014, est sans appel : les mers montent plus que prévu. Alors que le niveau des océans s’est élevé de 19 centimètres au cours du siècle dernier, il pourrait, si nous ne faisons rien pour enrayer le phénomène, gagner un mètre supplémentaire pendant le siècle en cours, sous l’effet du changement climatique. Si ce niveau est atteint, 700 millions de personnes auront alors les pieds dans l’eau. En première ligne, les archipels du Pacifique ou des pays comme le Bangladesh, où la pénétration des eaux salées grignote dangereusement les surfaces agricoles.

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Un quart du CO2 émis dans l’atmosphère est absorbé par les océans, dans lesquels il se dissout. C’est un gaz acide. Cette acidité est mesurée sur une échelle dite pH. Le pire scénario du Giec prévoit une perte de 0,4 point de pH d’ici à la fin du siècle. Sur cette échelle, c’est énorme. Les océans ne vont pas devenir acides, mais ils s’acidifient. L’eau de mer devient corrosive pour certains habitants des profondeurs. Aux premières loges, les structures calcaires et les coquilles des mollusques et des coraux. Les poissons, eux, perdent l’odorat et le sens de l’orientation.

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Les chercheurs de l’université du Kansas, aux Etats-Unis, ont fait tourner leurs modèles climatiques et agronomiques : pour chaque degré supplémentaire, la production mondiale de blé pourrait diminuer de 6%, soit environ 47 millions de tonnes si l’on se réfère à la récolte 2012-2013, l’équivalent d’un quart du commerce mondial de cette céréale. Et bien plus encore selon la région du monde où on la cultive. Or, la planète gagne des habitants et les habitudes alimentaires se modifient. Il faudra, par exemple, augmenter de 60% la production de blé d’ici à 2050 pour nourrir toutes les bouches.

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Avec l’augmentation des températures, les conditions de vie des plantes et des animaux de la planète se modifient. Les espèces migrent en altitude ou vers le Nord, en quête de climats adaptés. Elles ont toujours montré leur capacité à s’acclimater, mais, cette fois, la rapidité de la hausse du mercure ne laissera pas sa chance à tout le monde. Dans le pire scénario envisagé par le Giec (+4°C d’ici à la fin du siècle), sur un territoire plat, dans la seconde moitié du siècle, les arbres, les plantes herbacées, les rongeurs et les primates ne réussiront pas à migrer.

 
Une série « infotographique » pour comprendre les enjeux du changement climatique près de chez soi.

Les scientifiques du monde entier produisent, depuis des décennies, des quantités de données, d’analyses et de projections du climat de demain, à travers notamment les travaux du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). Un consensus rassemble ces chercheurs. Si nos émissions de gaz à effet de serre ne diminuent pas très rapidement, les conséquences pour les écosystèmes et les êtres vivants seront irréversibles et dramatiques. Paradoxalement, la prise de conscience de cette urgence s’avère trop lente. En cause ? La remise en question de nos modes de vie, la complexité de la science climatique et son abstraction. Cette série photographique nous ramène donc dans le champ du sensible, par le procédé de la métaphore. Du CO2 aux réfugiés, en passant par la fonte des glaces, elle met en scène des données scientifiques et des pistes d’adaptation, à travers des saynètes du quotidien. Ce travail veut rapprocher les lecteurs des phénomènes globaux affolants qui secouent déjà la planète. Chaque image raconte une histoire, les ajouts typographiques apportant la traduction scientifique. Pour que chacun puisse observer les dérèglements climatiques qui se déroulent à sa fenêtre. Et se sentir concerné. —

Vous pourrez découvrir l’intégralité de ces infotographies dans le hors-série « Le climat de vous à moi », disponible en kiosque et sur commande, en suivant ce lien. Bonne lecture !

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