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28-05-2009
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Le bio est-il réservé aux riches ?

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Le bio prend ses aises dans les étals de marchés et de supermarchés. Pourtant, dans nos Caddies, il reste réduit à la portion congrue. La faute à son prix élevé, selon 75 % des Français. « Terra eco » a pris son cabas et sa calculette, mais est allé voir plus loin que les étiquettes.
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n°4 - juin 2009

Le bio est-il réservé aux riches ?

Et si c’était LA bonne résolution de l’été ? Non, pas se mettre au régime ! Mais simplement manger bio ! Lançons-nous. Tentons de remplir nos Caddies de tomates, de viande ou de vins certifiés AB, Nature et Progrès ou Demeter. On s’aperçoit vite que l’argument des produits bio introuvables ne tient plus. Scrutez votre grande surface : « Pendant longtemps, on ne trouvait le bio que perdu au milieu des soupes diététiques et des biscuits aux germes de sésame », explique Brigitte Brunel Marmone, de la chaîne La Vie claire.

Désormais, le choix est vaste. Monoprix propose 730 références bio alimentaires, 14 dans les cosmétiques et 150 dans le textile. Une offre sensiblement équivalente à celle de Carrefour ou de Casino. Si vous préférez les boutiques spécialisées, il en existe de plus en plus : Biocoop compte 313 magasins ou la Vie claire, 185. Sans oublier les 700 Associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap), ces groupes de consommateurs qui pré-paient à des fermiers leur production, laquelle est livrée sous forme de paniers, souvent bio.

Bref, c’est à se demander pourquoi les Français ne consacrent au bio que 1,5 % de leurs dépenses alimentaires (soit 2,4 milliards d’euros en 2008), loin derrière les Danois, les Autrichiens ou les Suisses. A cause du prix ? Sans aucun doute. Pour en avoir le cœur net, nous sommes allés faire nos courses à quatre reprises la même semaine. Dans une grande surface, nous avons rempli notre Caddie uniquement de produits bio, puis le lendemain, de produits de marques, et enfin, de premier prix. Puis, le quatrième jour, nous avons poursuivi le test en nous rendant dans un magasin spécialisé. Résultat : le prix de ce dernier cabas « boutique bio » est 160,3 % plus élevé que le même rempli de produits premier prix, soit 2,6 fois plus important.

Moins de fruits fades !

Mais une comparaison uniquement économique et financière de deux Caddies n’est pas satisfaisante. Si chaque année, le bio grignote des parts de marché – 10 % de croissance par an –, c’est qu’on commence à comprendre que derrière le prix en euros s’en cache un autre : le prix écologique. Au-delà d’une simple question de goût, il s’agit d’un choix citoyen. Dans les pages qui suivent, vous prendrez ainsi conscience de ce qui, aujourd’hui, relève de l’incontestable.

Oui, l’agriculture bio est plus douce pour les écosystèmes que son acolyte conventionnelle ; oui, elle produit des denrées meilleures pour notre santé et celle de nos enfants ; oui, elle permet de faire vivre des exploitants de taille modeste, respectueux de leur terroir ; et oui, le bio a plus de goût, c’est scientifiquement établi. Plus de surfaces bio, c’est moins de pesticides et de nitrates dans nos assiettes, moins de fruits fades et pleins d’eau, moins d’animaux élevés dans des conditions carcérales, moins de fraises qui ont parcouru 10 000 km pour finir juchées sur nos tartes de décembre.

Et pour ceux qui ont encore du mal à avaler la douloureuse, France Guillain, auteure de Manger bio, c’est pas cher [1], décoche quelques sentences définitives : « Manger bio, c’est manger autrement ! Continuer à se gaver de sodas et de chips – mais bio – n’a pas le moindre sens ! » Car, pour faire du bien à son portefeuille, il faut limiter les plats cuisinés chers (et trop salés), les friandises coûteuses (et trop sucrées), laisser moins de place à la viande et plus à des légumineuses abordables et gorgées de protéines. Bref, comme dirait le slogan : le bio, à vous d’inventer la vie qui va avec ! 


PDF - 124.6 ko

Découvrez en cliquant le tableau ci dessus tous les détails de notre enquête exclusive


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[1] Edition Jouvence, 4,90€

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  • Bonjour,
    le prix du bio est l’argument qui revient souvent mais au final, même en prenant le comparatif publié avec cet article (qui me semble hasardeux...) ce que l’on peut retenir c’est que pour un peu plus cher (+50 à 60%) on peut :
    - manger sainement
    - éviter de manger OGM, colorants, conservateurs, pesticides....
    - preserver l’environnement
    - respecter les animaux d’elevage
    - etre responsbale de ses actes
    - dynamiser le bio afin qu’il puisse enfin devenir une alternative ou plutôt une normalité

    C’est pas cher payé !

    Heureusement tout n’est pas si sombre il existe aujourd’hui des acteurs qui proposent des produits à des prix abordables la ou on aurait jamais imaginer en trouver : l’alimentation pour chiens & chats !
    Sur Toutou Bio (http://toutoubio.com) vous trouverez toutes les marques bio pour chats et chiens. Tous les produits sont 100% bio et labellisées.
    Et pour l’info, la 1ère boutique physique 100% bio pour chien& chats arrive à Toulouse courant octobre

    6.10 à 09h12 - Répondre - Alerter
  • Enquête exclusive ? Mais... Ca ne rime à rien cette enquête (je parle du tableau comparatif de prix).
    Déjà ne serait ce que parce que visiblement vous partez du principe qu’il n’y a qu’un seul prix dans les magasins specialisés. Chez eux aussi il y a le produit de marque, le produit de base etc... Ensuite, vos prix pour les légumes ils sont par rapport à la pleine saison ? Produits locaux ?
    Ensuite, pourquoi comparer simplement les prix ? Je veux dire par là que manger bio, c’est aussi revoir tout son panier de consommation. Alors pourquoi ne pas plutôt comparer le budget alimentaire de différentes personnes ?
    Donnez moi votre avis, mais personnellement mon budget moyen journalier pour l’alimentation s’élève à 4€50 par jour. Je ne mange que bio. La moyenne est faite par rapport à un mois (sur 5 mois la moyenne est toujours la même), du coup évidemment j’ai des journées à 3 et des journées à 7 si j’achète de la viande.
    Bon ça revient un peu au dernier paragraphe de l’article, mais quand même.

    18.01 à 14h50 - Répondre - Alerter
  • produire bio revient un peu plus cher... mais... on tue le bio !

    attention à la qualité du bio : certains sont très mauvais... donc chers (arnaques...)

    en 2008, les prix du bio, comme les autres, ont flambé : 25% sur les produits laitiers brebis, les compotes, la farine... j’ai téléphoné aux producteurs : eux n’avaient pas augmenté leur prix et certains avaient même baissé sur demande des plateformes... j’ai contacté les ’’grands’’ biocoop, vie claire, satory .... aucune réponse !
    Comparer les revenus des producteurs et des distributeurs....

    je passe sur le bio en supermarché : pb qualité et prix.

    le bio est, hélas, un marché comme les autres où la cupidité est présente et en plus, on essaye de nous culpabiliser : ’’ il faut manger bio pour le planète, pour nos enfants, pour la vie animale !’’.
    Alors attention aux marges, aux profits sur nos santés et l’environnement... être honnète.

    10.08 à 12h19 - Répondre - Alerter
  • Consommer bio signifie consommer différemment.

    Ré apprendre à acheter des produits de saison, d’origine française.
    Ré apprendre à cuisiner et faire des plats simples mais bons.

    Mais c’est aussi apprendre à consommer responsable en préférant le bio. Evitez comme la peste les gels douche industriels qui agressent la peau et la déshydratent. Préférez un savon bio, qui vous coûtera un peu plus cher à l’achat mais qui durera bien plus longtemps sans agresser votre peau et la déshydrater. Donc moins besoin de crèmes hydratantes !!!! Les shampooings idem. Faites le test.

    Je crois qu’il faut tout simplement chasser tout ce qui est inutile et que nous achetons par habitude et revenir à des produits plus basiques, donc moins chers, mais de meilleure qualité.

    Quand je vois certains caddys remplis de produits 1er prix, mais une fois arrivé à la caisse, c’est les chewing gum pour l’un, les bonbons à la fraise pour l’autre, eh papa je voudrais ce truc et ce machin etc etc. Où sont les économies ???

    J’ai également vu un reportage à la TV où une famille se plaignait de ne pas avoir de quoi donner tous les jours de la viande à leur fille mais par contre en ouvrant leur congélateur, celui-ci regorgeait de glaces de toutes les marques. Glaces ou viande, il faut choisir !!! Lequel est le plus important pour la santé de la fillette ????

    J’ai même entendu à la radio une personne qui se plaignait d’avoir un budget très très serré et plus d’argent pour la nourriture. Par contre, après dialogue avec le présentateur, cette personne n’avait pas de téléphone fixe et payait chaque mois entre 150 et 200€ de téléphone mobile. Téléphone mobile ou nourriture ???

    Il y a des choix à faire, pour ma part, j’ai fait le choix d’une alimentation saine et bio. Mais j’ai une facture de tel mobile de 25€ par mois, les glaces restent un petit plus, les gâteaux achetés aussi. Je n’ai pas les chaines payantes.

    J’aimerais aussi attirer votre attention sur le bio en grande surface. Les prix sont certes moins chers, mais qu’en sera-t-il dans quelques années lorsque tous les magasins spécialisés bio auront disparu (comme les petits commerçants) et qu’il n’y aura plus de réelle concurrence ???

    Voià, je vais m’arrêter là. Merci d’avoir lu mes commentaires jetés quelque peu en vrac.

    5.08 à 17h27 - Répondre - Alerter
  • ce phenomene est TRES francais. En angleterre par ex, bio (organic) = sain. et manger sain est ’cool’, respectable comme les jeunes/tous, un peu comme le sport.

    et les tarifs sont tres abordables et democratises, non pas diriges vers une classe sociale evelee.
    Il serait peut etre interessant de voir pourquoi ce classement social en Fr ?

    5.08 à 10h37 - Répondre - Alerter
  • A lire sur le sujet, plein d’astuces, de conseils pour manger bio, équilibré et pas cher. Avec des recettes de cuisine.
    "Cuisiner bio et pas cher" Valérie Vidal - Anagramme Editions - 8,9 euros
    http://www.bio-nutrition-sante.f/?L...

    29.12 à 10h53 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,
    Désolé je tombe sur votre article en ricohé d’autres article et donc mon commentaire arrive un peu tardivement :-)
    Je suis surpris par vos raccourcis et clichés convenus (ex : acheter bio = eviter des fraises ayant fait 10000 km). Acheter des fruits et légume de saison, en choisissant de préférence d’une region proche ou du pays où vous vivez limite déjà grandement l’empreinte carbon de nos aliments.
    Quand à la pollution des sols de l’agriculture conventionnel, il en est de même : renseignez-vous ; le bio n’est pas le seul label dans le monde agricole. "Agriconfiance" par exemple possède un chartre très stricte encadrant les cooperatives qui y adhèrent par des règles sur la securité, les engrais, la traçabilité etc... A ce jour les experts estiment que c’est d’ailleurs sans doute ce type de démarche qui permet le meilleur équilibre planetaire afin de garantir une rémunération décente aux producteurs, des produits de qualités, une préservation de la terre et (non le moins important), des rendements permettant tout de même de nourrir toute la planète.
    Bien à vous

    9.12 à 10h22 - Répondre - Alerter
  • Le Commerce équitable n’est pas plus "moral" que le "classique.
    Exemple : Les multinationales achètent le Quinoa aux agriculteurs entre 20 et 30 Euros la tonne quand un "équitable" l’achète 80 Euros la tonne. C’est bien pour l’agriculteur.
    Cependant, côté marges :
    - La multinationale la revend entre 150 et 300 Euros la tonne en Europe avec un taux multiplicateur variant entre 5 et 10.
    - L’importateur "équitable" la revend entre 240 et 400 Euros la tonne avec un taux multiplicateur variant entre 3 et 5.
    Qui se "goinfre" le plus au passage ?
    A-t-on vu les paysans de la Confédération Paysanne se battre contre la pollution en Bretagne, le problème des lisiers ? Ils préfèrent aborder le problème des OGM pour cacher le reste... et empocher des subventions non justifiées.

    6.12 à 15h15 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,

    La semaine dernière j’ai acheté des fruits et légumes chez la vie claire à Nice, ce que j’ai pu constater :

    1) Les produits étaient bien plus chers que les 15 ou 20% que l’on entend trop souvent dans les médias. Exemple, un melon de taille moyenne pour 4 euros.
    J’ai constaté un écart de prix d’environ le double.
    2) Les brugnons n’étaient pas murs et étaient vraiment durs, au bout de 2 jours ils étaient pourris... Les tomates aussi étaient vertes à l’intérieur et dures, puis ont fini par se flétrir tout en restant vertes...
    3) Le goût en général était absent (du aussi peut être au fait de leur non maturité) , sauf pour le melon à 4€ qui lui était normal.

    Cela ne veut pas dire que les produits Bio sont mauvais, mais au moins que dans ce La Vie Claire de Nice les fruits et légumes sont chers, pas goûteux, pas murs et pourrissent trop vite.

    EN fait j’ai vraiment l’impression que à part quelques gens sérieux et responsables, la plupart nous vendent (Hyper comme Bio) de la m#### très cher payée.

    7.08 à 10h59 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,
    Je suis auditrice pour un organisme certifiant les produits bio et je regrette de voir que souvent les articles traitant de vulgarisation de la réglementation bio commettent des erreurs.
    Dans le n° 4 de juin 2009, page 50 : sachez que le logo AB vert ne disparaîtra pas en 2010. Il sera facultatif (tout comme c’est le cas aujourd’hui, les fabricants ne sont pas obligés de le faire figurer sur les emballages), il restera donc facultatif et pourra être apposé en complément du logo européen (qui lui deviendra obligatoire).
    Egalement p. 50, la "note de la redactrice" est erronée concernant le %age de non bio dans les produits bio. Sachez que sur les ingrédients d’origine agricole (donc hors eau, sel, additifs et auxiliaires autprisés) il est permis de mettre 5% de non bio mais SI ET SEULEMENT SI ils font partie d’une liste positive d’ingrédients agricoles non disponibles sur le marché et dont une dérogation les rend autorisés. Cette liste est très restreinte (voir annexe IX p.24 du reglement 889/2008) et comprend par exemple le fruit de la passion, les groseilles à maquereau... Autant dire que pour la quasi totalité des ingrédients agricoles ils sont entièrement bio pour les produits que vous trouvez dans le commerce !
    Les 0,9% d’OGM ne sauraient être autorisés dans une production certifiée que si la contamination fortuite peut être avérée, mais une telle production ne pourrait être utilisée par un transformateur...
    Bref, quelques raccourcis sont faits dans l’article "Hard discount et bio : l’union contre-nature", qui par ailleurs est très intéressant.
    Merci de l’intérêt que vous aurez porté à mes remarques.
    Je reste à votre disposition pour plus d’informations.

    21.06 à 15h27 - Répondre - Alerter
  • Je suis végétarienne depuis plus de trente ans et j’achetais déjà bio, dans la mesure du possible, même avec trois enfants à nourrir. Donc en faisant des choix, même pour une famille, c’est possible. Je voulais réagir surtout sur les prix bio du tableau : sont-ils parisiens ? je trouve du concombre bio à 1,20 €,et des tomates, en saison à 2,30 € le kilo et des produits de base, bien moins chers ( notamment dans le réseau Biocoop) Á part les AMAP, qui se développent partout en province, il y a aussi les petits producteurs. POur ma part la plupart des légumes qui ne sorte pas de mon jardin, je les achète directement à un centre d’aide par le travail (CAT) qui a installé une boutique de légumes bio ( avec cueillette en direct, et 20% en moins sur les prix)juste au pied des serres et des champs de son marâichage bio...
    Et oui, manger bio a des incidences sur la santé, j’ai le recul pour le dire et le vivre, c’est d’ailleurs l’argument majeur ( après le goût) qu’il faudrait mettre en avant pour convaincre les gens qui peuvent financièrement en acheter...aujourd’hui. Mais on peut penser que plus il ya aura de demandes, plus les prix vont s’aligner pour être plus accessibles...

    19.06 à 16h52 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,
    Non, le bio n’est pas réservé aux riches, plutôt aux consommateurs vigilants. Il serait très instructif de choisir des filières et d’enquêter sur les prix et les marges intermédiaires et finales qui aboutissent à un prix du bio 2 à 3 fois plus cher.

    Je suggère un exemple que je vérifie au quotidien : le litre de lait de soja nature bio. Un litre de lait de soja bio en marque de distributeur (MDD) se paie autour de 1.30 euros. Le même litre marque Bio ou diététique, autour de 1.80 / 2 euros.

    En faisant l’acquisition par internet au Canada d’une machine à fabriquer le lait soja, aux alentours de 150 euros, et en achetant le soja jaune dépelliculé bio en grands paquets (3 kg ou plus) au producteur, mon litre quotidien de lait de soja bio m’est revenu à environ 1.30 € pendant 5 mois, le temps d’amortir l’appareil, et depuis à 0.30 € maximum, eau du robinet (filtrée) et électricité comprises.

    Question : si à un particulier, pour une consommation basique, le litre revient à 0,30 €, pourquoi coûte-t-il de 4 à 7 fois plus en grande distribution ? OK, il y a le process industriel, le transport (l’origine du lait de soja bio en MDD est souvent "Union européenne" sans plus de précision...), le stockage, la publicité, etc. Mais la grande distribution a elle accès à des prix d’achat inaccessibles au simple particulier.

    Le petit jeu du "Devinez-quelle-est-ma-marge ?" revient à la mode et il y a là une piste à étudier sérieusement, parmi d’autres : le beurre bio, ou les oeufs, les vêtements en coton bio, etc. Un bon travail de journaliste investigateur, artisanal, "à l’ancienne", comme on les aime encore !

    19.06 à 11h55 - Répondre - Alerter
  • quand les médias accepteront elles d’informer objectivement en présentant un sujet complet... ??!!
    il est injuste de dire que c’est plus cher même si c’est vrai en comparaison de 2 produits au kilo par exemple.
    Manger BIO ne doit pas être une "tendance" mais la certitude et compréhénsion que nous devons changer nos attitudes, habitudes et comportements alimentaires......
    Dans cette "qualité de consommation" on élimine TOUT CE QUI EST INUTILE et que consomment ceux qui se disent démunis...(coca, boissons gazeuses, patisseries industrielles, céréales aux multiples mélanges, yogourts et crème de tous parfums, bains moussants, viande à tous les repas, etc, etc, la liste est infinie....c’est aussi cela la sobriété heureuse ou simplicité volontaire. IL faut comparer les budgets mensuels alimentaires et non 2 produits en étalage.
    Il vaut mieux acheter 1 kg de carottes fraiches et bio, même à 2 euros le kg, que les sachets de carottes toutes épluchées qui eux sont à une douzaine d’euros le kg...mais on ne le voit pas sur un paquet de 100 g......
    SENSIBILISER les consommateurs et non les harceler de vos articles parlant de riches.....

    15.06 à 11h25 - Répondre - Alerter
  • La comparaison de prix que vous faites, se base sur les prix du bio dans les magasins spécialisés des centre-villes. Certains de ces magasins pratiquent effectivement des prix tout à fait excessifs, jouant sûrement sur l’effet de mode et ciblant le bobo. Mais dès lors que allez directement chez les producteurs bio, les prix sont tout à fait abordables. Et il en existe pour toute l’alimentaion : légumes, fruits, viande...
    Et comme nous avons tendance à manger trop, ça se compense.

    15.06 à 10h17 - Répondre - Alerter
  • Ok manger bio, c’est aussi changer ses habitudes mais ça implique aussi de passer beaucoup plus de temps à faire la popote.
    Et ce n’est pas possible pour tout le monde, surtout quand les 2 parents travaillent.
    Alors quoi, encore une fois, maman aux fourneaux ?
    J’ai acheté un seche linge parce que j’en avais marre de repasser pendant des heures au lieu de m’occuper de mes enfants, ce n’est pas pour m’aliéner à faire la cuisine pendant des heures quand je rentre du boulot.

    En plus je ne digère pas les céréales complètes (omniprésentes dès qu’on achète le moindre pain bio), alors que faut-il faire ?
    Personnellement, j’adapte ma consommation bio à ma vie et à mon budget : remplacer une dictature de consommation de masse par une dictature du bio partout, non merci !

    Acheter des poires bio venant d’Argentine (oui oui, même à l’Eau V*** les fruits "bios" viennent du bout du monde), je ne suis pas sûre que ce soit vraiment judicieux : en plus on sait en quoi part la différence de prix : en kerozene !!!
    Et qu’on ne me parle pas des denrées sois-disant "bio" mais qui poussent en serres chauffées et éclairées : le bio est un choix parfois égoïste car on s’occupe de sa petite santé, mais on ne regarde pas les dégats faits à la planète pour obtenir ce résultat.

    29.05 à 10h27 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,

    On entend souvent (sur les médias) que le Bio est 10 à 15% plus cher que l’industriel, c’est un vrai mensonge.
    IL suffit de regarder le prix des fruits et légumes Bio et non-Bio chez la même enseigne (Carrefour par exemple) la différence est de l’ordre de 100 à 300% !!!

    En fait encore une fois on se fout de nous, on essaye de nous faire croire qu’il y a 2 sortes de produits les Bio et les normaux.
    On devrait dire plutôt dire qu’il y a les produits normaux (dits Bio) et les produits industriels ou de l’agriculture intensive, élevage intensif etc...
    En effet qu’est-ce qu’un produit dit Bio sinon qu’un produit naturel ?

    Le dit Bio devrait être vendu à un prix normal et le reste (la m....) devrait être vendu à un prix bien inférieur et non l’inverse.

    C’est un fameux coup de marketing, nous sommes passés en quelques années des produits normaux (prix normal) et produits industriels (prix bas) à aujourd’hui des produits industriels (prix normaux) et produits dits Bio (prix élevés).

    Ce n’est pas seulement de manger Bio qui coûte cher, mais aussi de manger des aliments qui n’ont pas lieu d’être.

    N’oubliez jamais, que manger Bio aujourd’hui c’était manger normalement hier.

    Alors pourquoi payez plus ???

    28.05 à 12h31 - Répondre - Alerter
  • Bonjour
    élevé dans les fruits de paysans et les fruits frais cueillis mangés j’ais pris la decision de revenir au 95 % bio par choix, et maintenant par gout
    cette décision date de 2 mois et j’ais fait une moyenne de consommation en gardant les tickets de caisse le resultat est edifiant car non seulement la facture est la meme mais en plus je redecouvre le plaisir de pommes gouteuses(30 ct ) , d un jus d’orange sucré tous les matins(40 ct ), de cereales ou legumineuses savoureuses( entre 50 et 90 ct la part), de jambon non plastique ( 5 euros le talon de 300 gr soit 6 parts)......
    en plus les coop dans lesquelles je coursicote acceptent les tickets resto..
    autre resultat non negligeable j’ais perdu environ 1 kg a quantites mangées egales !! mon corps aurait il arrete de se defendre contre des elements chimiques et synthetiques ??

    28.05 à 10h59 - Répondre - Alerter
  • Je trouve extremement regrettable que sur ce sujet si important et polémique du prix des produits bio, votre conclusion soit "c’est 160% plus cher mais c’est meilleur, donc faites un petit effort". En particulier dans le contexte de crise économique actuel, votre article n’a aucune crédibilité auprès des ménages. Nous savons tous que le pouvoir d’achat des ménages a chuté au cours des dernières années, que le chômage augmente, etc. Il est absolument injustifié et pas raisonnable de demander aux ménages de prendre à leur charge un surcoût de 160% sur les dépenses alimentaires (un des postes budgétaires de base de tous les ménages, y compris les plus pauvres) au nom de la protection de l’environnement. L’effort doit être partagé tout le long de la chaîne de distribution. Le sujet que vous vous êtes proposé de traiter et que vous ne traitez pas est : pourquoi 160% plus cher ? Qui est responsable ? Quelle est la vérité sur les marges prises par producteurs, les centrales d’achat, les grossistes et les distributeurs ? J’avais l’intention de m’abonner à votre magazine, mais votre article m’en a franchement dissuadée. Il est irresponsable, quand on s’appelle Terre Eco et que l’on prétend défendre les intérêts du bio et de la planète, de ne pas écrire des articles mieux informés, voire de désinformer les gens sur les raisons du retard du bio en France. Oui le bio est réservé aux riches (je dépense en moyenne 120 euros par semaine en nourriture bio par conviction, mais je fais parti d’une minorité privilégiée, j’en suis consciente) et cela est désolant. On ne pourra changer le cours des choses si on ne dénonce pas les pratiques qui sont à la source du problème. J’espère que votre magazine fera paraitre un article un peu plus informé sur le sujet dans les prochains mois.

    28.05 à 09h59 - Répondre - Alerter
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