publicité
Accueil du site > Actu > L’objet > Dilemme : livre électronique ou papier ?
Article Abonné

Dilemme : livre électronique ou papier ?

Taille texte
Dilemme : livre électronique ou papier ?
 
Lancé aux États-Unis il y a deux ans, le Kindle d'Amazon débarque en Europe. Adopter la liseuse électronique, c'est épargner des arbres. Mais le papier mérite-t-il sa mauvaise presse ?
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
SUR LE MÊME SUJET
Article publié dans le

n°9 - décembre 2009

Climat : vont-ils sauver la planète ?

Critères écologiques

Livre électronique : Les impacts les plus importants sont liés à la production de la tablette. Car, comme pour tous les produits de l’industrie électronique, l’extraction minière des matières premières pèse sur son bilan, tout comme l’énergie que consomme la liseuse en phase d’utilisation et les e-déchets qu’elle va générer. Un programme de recyclage du Kindle et des batteries a toutefois été mis en place, selon Amazon.

Papier : La plupart des impacts apparaissent avant lecture. Ils sont liés à la fabrication du papier, l’impression et la distribution. En 2008, 125 millions d’arbres ont été abattus pour alimenter l’industrie du livre et de la presse aux Etats-Unis d’après The Green Press Initiative. Cette organisation à but non lucratif a également calculé que 75 % de son impact est lié au papier, bien que les journaux utilisent du recyclé à hauteur de 35 %. Mais l’industrie du papier est gourmande en eau. Selon la très sérieuse revue Environmental Science and Technology, la production de livres nécessite 78 fois plus d’eau que celle de liseuses. Plouf !

Emissions de gaz à effet de serre

Livre électronique : Selon une étude du Cleantech Group, la madame Irma du business vert aux Etats-Unis, le Kindle provoquerait l’émission de 168 kg équivalent CO2 sur l’ensemble de son cycle de vie.

Papier : Un livre moyen, lui, affiche 7,46 kg éq. CO2 du berceau à la tombe. Partant de ces données, le bilan du Kindle serait compensé à partir du 23e livre lu. Au-delà, ce serait tout bénef pour la planète. Et comme les Français lisent en moyenne 16 livres par an, il ne faudrait qu’un an et demi pour rentabiliser « carboniquement » la tablette. Problème : dans une étude commandée par Hachette, le cabinet de conseil Carbone 4 est parvenu à une toute autre conclusion. Selon lui, un bouquin ne pèse qu’1 kg éq. CO2 contre 250 pour une liseuse électronique. La liseuse ne se rentabiliserait alors qu’après 250 livres, soit plus de quinze ans au rythme de lecture gaulois. Un âge auquel l’appareil sera dépassé technologiquement depuis belle lurette.

Praticabilité

Livre électronique : Question confort de lecture, le Kindle rivalise avec le livre grâce à son poids – moins de 300 grammes – et son écran de 15 cm, dont la technologie d’encre électronique permet une lecture sans reflet, même en plein soleil. La batterie met tout de même quatre heures à se recharger pleinement mais a une autonomie de deux semaines en lecture lorsque le wireless, le réseau sans fil qui permet de télécharger les livres, est désactivé. Car nul besoin d’ordinateur pour avoir accès à la librairie digitale. Le catalogue propose 350 000 ouvrages. Seulement, très peu sont disponibles en français. Le Kindle 2 permet d’en stocker 1 500 simultanément.

Papier : Le livre de poche tient dans la poche, mais pas les sept volumes de A la recherche du temps perdu. Côté affectif, le Kindle ne pourra jamais égaler le plaisir de tourner la page ni le touché du papier.

Porte-monnaie

Livre électronique : Pour l’acquérir depuis la France, il faut commander le Kindle sur le site américain d’Amazon. Frais de port et douane compris, il coûte la bagatelle de 245 euros. Sans compter l’adaptateur pour la prise électrique. Ensuite, il faut acheter le contenu. Aux Etats-Unis, Amazon propose les nouveautés de l’édition pour 9,99 dollars (7,50 euros environ).

Papier : Selon le syndicat national de l’édition, le prix moyen d’un livre papier est à peu près de 10 euros. —

Photo : Marc Abel / Picturetank

Sources de cet article

- Les conclusions du Cleantech Group sur le Kindle
- Le bilan carbone d’Hachette dans Livres Hebdo
- Le livre électronique selon le site du Syndicat national de l’édition

Faites réagir vos proches, diffusez l'info !
Vous aimez Terra eco ? Abonnez-vous à la Newsletter
7 commentaires
TOUS LES COMMENTAIRES
COMMENTAIRES SÉLECTIONNÉS
RÉPONSES DE LA RÉDACTION
Trier par : Plus récents | Plus anciens
Affichage : Voir tout | Réduire les discussions
  • C’est bientôt la fin des livres papier. Les constructeurs de liseuses électroniques ne cessent d’innover et présenter des produits révolutionnaires tel que la liseuse Kindle Oasis que je vous invite d’ailleurs à découvrir.

    23.11 à 17h55 - Répondre - Alerter
  • Intéressant comme article ; je crois à l’avenir de du livre électronique ou plutôt de la tablette numérique : en effet, l’usage ne sera pas uniquement lire des livres, mais aussi visualiser des documents utilisés au quotidien (factures, mails, fichiers pdf, ...), que l’on aura du coup pas besoin d’imprimer (si l’écran est de qualité) -le papier risque-t-il de disparaitre ?-
    En outre, la possibilité d’avoir en permanence sous la main la totalité de sa paperasse et de sa bibliothèque me semble être un super avantage, d’autant que l’informatique permet de classer facilement les documents : pas de problème de classement et rangement des papiers, on retrouve rapidement notre document.

    31.03 à 01h02 - Répondre - Alerter
  • Oodini : Kindle

    Pourquoi présentez-vous le Kindle de telle manière qu’on ait l’impression que c’est le seul livre électronique du marché ??

    30.03 à 21h11 - Répondre - Alerter
  • il n’y a pas que les livres mais aussi les quotidiens : par exemple l’international herald tribune qui coûte 3 euros en kiosque le numéro et seulement 20 dollars par mois sur le kindle... en quelques mois le prix du kindle est remboursé sans compter tout le papier utilisé pour un quotidien et le coût du recyclage du papier.
    Si on voyage beaucoup, partir avec des centaines de livres (économiques et romans) quel plaisir pour qui aime voyager léger !
    Tout cela ne m’empêche pas d’acheter aussi des livres papier

    30.03 à 11h13 - Répondre - Alerter
  • Chacun fait son bilan en conséquence : moi je vis en Espagne, ma fac me fournit des supports pdf, je lis beaucoup, des livres français, anglais et américains, pas disponible dans ma bibliothèque Madrilène, donc coûts de transport à rajoûter à notre bilan CO2 ; conclusion,je vais passer au livre électronique, en ayant le sentiment de ne pas faire une grosse bourde écologique.
    Merci de votre article.

    12.12 à 10h17 - Répondre - Alerter
  • Moralité : mieux vaut aller à la bibliothèque.

    11.12 à 14h15 - Répondre - Alerter
  • stephanierecher@hotmail.com : Dilemme : livre électronique ou papier ?

    Pas très clair, pas vraiment tranchée ! Donc je garde le papier.

    2.12 à 22h51 - Répondre - Alerter
PUBLIER UN COMMENTAIRE

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

  • Se connecter
  • Créer un compte

publicité
publicité
publicité
SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
publicité