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7-05-2012
Mots clés
Politique
France

Bouffée d’air ou no man’s land : la presse étrangère commente l’élection

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Bouffée d'air ou no man's land : la presse étrangère commente l'élection
 
Le nouveau Président français fait la une des quotidiens et suscite un flot de réactions et d'analyses. Dans ce climat de crise et de cure d'austérité, les médias accueillent avec plus ou moins d'enthousiasme l'arrivée de François Hollande à l'Élysée.
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L’Espagne en a bavé pendant la crise. Aujourd’hui, la rigueur l’étouffe. Alors quand un homme est élu sur son rejet de l’austérité, El País partage « Le sentiment d’une victoire ». Dans son éditorial, le quotidien espagnol ne cache pas son optimisme : « L’élection de Hollande constitue une bouffée d’air frais pour la gauche et donne l’illusion que les choses peuvent commencer à changer en Europe. »

Le Washington Post titre « les électeurs français disent non à l’austérité ». Dans un autre quotidien américain, le New York Times, l’économiste Paul Krugman, inspiré par les images de liesse de la place de la Bastille, écrit : « les Français se révoltent. » Le prix Nobel 2008 estime que « l’élection est en réalité un referendum sur la stratégie économique européenne. Le rétablissement par l’austérité touche à sa fin – et c’est une bonne chose ».

Parmi les victimes de la crise de l’euro, l’Irlande se réjouit aussi du résultat de l’élection française. Dans The Irish Times, Ruadhán Mac Cormaic explique la réussite du candidat socialiste : « En annonçant qu’il comptait réorienter la pensée européenne en plaçant la croissance économique au cœur des efforts de reprise, François Hollande a su parler à l’opinion publique. »

L’éditorial du Guardian n’hésite pas à parler d’une « victoire sensationnelle ». Pas pour le nouveau président, « pas pour la France, mais pour la gauche européenne ». Pour le quotidien britannique, il s’agit d’un « tournant ».

Hors Europe, la presse ne s’embourbe pas dans les enjeux économiques à venir. El Tiempo, le quotidien national de Colombie, titre « Hollande, le président de l’espoir ». Un an plus tôt, il n’était qu’un « dirigeant de province ». Aujourd’hui, il n’est « peut-être pas un héros, mais il inspire confiance et donne envie d’espérer ».

Même musique sur le continent africain. Henriette Ekwé, militante des droits de l’homme et éditorialiste à Douala (Cameroun), précise sur RFI que « l’Afrique a vécu cette campagne intensément ». Pour la journaliste, François Hollande est synonyme de la fin de la Françafrique. « Il a déclaré ne pas vouloir de cette relation paternaliste, qu’il mettrait fin à ces réseaux mafieux, qu’il allait regarder l’Afrique avec respect, comme un partenaire », décrypte-t-elle, avant de se raviser : « Mais on attend de voir. »

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En Belgique aussi, on considère que rien n’est joué. Que le plus dur reste à faire. Béatrice Delvaux écrit dans Le Soir : « François Hollande est face à une équation a priori impossible : concrétiser le changement dans un univers qui le souhaite tout autant qu’il l’interdit. » L’éditorialiste apprécie elle aussi l’anaphore : « Ce sera difficile face à l’extrême droite qui tiendra des discours faciles. Ce sera difficile face aux marchés financiers qui dès ce lundi matin sanctionnent tout ce qui paraîtrait aller à l’encontre de l’austérité et l’orthodoxie financière du moment. »

Autre son de cloche outre-Rhin. La claque du Spiegel qui prédit l’avenir du « Président qui devra décevoir la France ». Pour l’hebdomadaire allemand, François Hollande hérite d’un pays économiquement malade et « remporte le job le plus difficile au monde ». Après les scènes de fête place de la Bastille, « la France va se réveiller avec la gueule de bois ».

En Grande-Bretagne, The Independent est tout aussi sec : « François Hollande a gagné les esprits, pas les cœurs ». C’est avec Forbes que la guillotine tombe : « Hollande gagne, l’Europe sombre dans le no man’s land ». Sous la plume de Paul Roderick Gregory, le magazine américain estime que le programme économique du nouveau président va « saborder le sauvetage de la zone euro lancé par Merkel, et à contrecœur, par Sarkozy ».

Plus que sur l’élection d’un homme, les médias s’opposent sur une stratégie économique européenne. Alors pour faire moins cérébral, la télévision taïwanaise résume le second tour dans un mini film d’animation. Au programme, un billet de 500 euros en salle de réanimation, des banquiers qui sautent par la fenêtre...

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Née au bout de la Loire, un pied dans l’Atlantique, l’autre embourbé dans la terre, elle s’intéresse aux piafs et aux hortensias, observe ses voisins paysans et leurs élevages bovins. Elle enrage devant les marées noires. Licenciée en lettres, elle sort diplômée de l’Institut pratique du journalisme de Paris en avril 2012. Elle scrute les passerelles qui lient les hommes à leurs terres. Parce que raconter la planète, c’est écrire au-delà des pommes bio et du recyclage de papier.

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