publicité
Accueil du site > Blogs > Les blogs > Viviane fait des expériences > Viviane ne prend plus sa voiture

Viviane fait des expériences

Par Viviane
2-06-2011

Viviane ne prend plus sa voiture

Viviane ne prend plus sa voiture

Je cherchais depuis plusieurs semaines une nouvelle idée d’expérience à faire, en vain.

Et puis plusieurs éléments se sont mis à converger :

  • J’ai lu le livre de Colin Beavan (un journaliste américain) « No impact man » qui rapporte l’aventure d’un homme et de sa petite famille qui a voulu essayer de vivre un an en limitant au maximum son impact sur la planète. Il a donc réduit ses déchets à l’extrême, coupé son compteur d’électricité, s’est mis à manger local et bio, et surtout s’est arrêté de prendre tout moyen de transport motorisé (avion, voiture, métro, bus). Cela m’a donné des idées… (Je recommande d’ailleurs la lecture de ce livre qui est un beau témoignage sur les 1001 façons d’essayer de changer ses habitudes).
  • Les beaux jours sont maintenant là depuis plusieurs mois et je culpabilise de ne pas réussir à me motiver à prendre ma voiture moins souvent alors que j’habite en centre ville (honte sur moi)
  • L’augmentation du prix de l’essence,
  • Le projet de création des ZAPA (des zones de centre ville sans voiture),
  • Les quelques kilos à perdre pour enfin profiter sereinement de la plage (Il faut bien que je prépare l’expérience Viviane a décidé d’être top model ;-))…

Tout cela m’a amené à me lancer dans cette nouvelle expérience : Viviane ne prend plus sa voiture.

Non pas que je ne l’aime plus ma jolie Titine 18 ans d’âge (une maaagnifique 205 qui roule encore à merveille !!!) mais elle n’est plus toute jeune, fume un peu trop et commence à fatiguer. J’ai donc décidé, par respect pour son grand âge et pour la planète de ne plus l’utiliser…ou du moins d’essayer.

Pendant combien de temps ?

L’idée est de faire mieux que LA fameuse journée sans voiture et de faire l’expérience suffisamment longtemps pour apprendre pleins de choses, les partager avec vous et peut-être prendre cette habitude et ne plus utiliser la nouvelle meilleure amie de l’Homme. Affaire à suivre.

Facile, allez vous me dire ?!

Elle habite en centre ville, ne travaille pas (mais cherche beaucoup !), et n’a pas d’enfant (Ouh là, un peu raide ces révélations ;-)). Certes. Mais j’habite dans une petite ville de 80000 habitants et bien qu’elle se vante d’être à la pointe en ce qui concerne la mobilité, je pense qu’il est quand même plus facile de réussir ce challenge dans une très grande ville que dans une petite. Je pense qu’il est plus facile d’y organiser du covoiturage sur un trajet régulier boulot-nid douillet. Et j’ai de la famille et des amis dans des petits villages alentour, ce qui va représenter un défi assez intéressant.

Voici les règles que je me suis fixée :

  • Plus de voiture si je suis seule dedans. Le covoiturage est autorisé et encouragé !
  • A l’instar de « No impact man », tout risque de désociabilisation est proscrit et donc si le seul moyen d’aller dîner chez des amis est de prendre ma voiture : bingo ! Mais je promets d’étudier toutes les options possibles avant de céder.
  • Enfin, je sais, comme beaucoup de personnes, vous m’imaginiez parfaite (grosse déception mais vous devriez vous en remettre) mais je suis du genre flippette de chez flippette. Donc il se peut que je prenne ma voiture pour sortir le soir ou la nuit et m’éviter de déambuler seule dans les rues menaçantes… ;-).

Ce que j’attends de cette expérience

  • Reprendre des habitudes que j’avais prises en vivant au paradis des vélocyclopédistes et des vikings.
  • Explorer les moyens de transports alternatifs à la voiture offerts par ma ville : bus, voiture en libre service, vélo…
  • Me sculpter un corps de rêve en marchant et en vélocyclopédant un peu plus (? ?!!..... ;-)).
  • L’idée en tout cas, est de partager avec vous cette expérience. De vous décrire les trucs et astuces que je découvrirai, les difficultés auxquelles je vais être confrontée, de vous faire découvrir ou voir sous un autre angle une mobilité que vous ne connaissiez peut-être pas. Et que vous partagiez également votre expérience avec moi !
  • Mais surtout, encore une fois, d’explorer les choix qui s’offrent à nous !

C’est parti !

COMMENTAIRES ( 20 )
Trier par : Plus récents | Plus anciens
Affichage : Voir tout | Réduire les discussions
  • je trouve que cette inititative est excellente ! je vais aussi laisser ma voiturette au garage le temps d’une journée... ça me coutera moins cher en assurance vsp

    3.08 à 15h04 - Répondre - Alerter
  • Félicitations pour votre projet Viviane. Pour ma part, j’ai décidé de relever un challenge un peu similaire, je me suis acheté une voiture neuve et ai décidé de l’utiliser uniquement en covoiturage. Ainsi, si je ne trouve personne pour venir avec moi, je ne sors pas. C’est difficile comme contrainte, mais cela fait deux mois que j’ai démarré, je commence à m’habituer.

    Celine.

    29.06 à 09h55 - Répondre - Alerter
    • BOnjour Céline, je vais bientôt partager mes débuts dans l’expérience. Pour ma part, ayant de la famille hors de ma ville mais pas suffisamment loin pour prendre le train, je dois avouer que j’ai du mal à trouver une alternative à a voiture pour aller les voir. Mais c’est tout l’intérêt de mon projet : voir les limites du tout voiture et celle du sans-voiture. Pouvez-vous me dire dans quelle ville, vous habitez ? (ou au moins la taille de votre ville ?). Bon courage pour la suite de votre projet. Viviane.

      29.06 à 19h42 - Répondre - Alerter
    • Eh ben ! Quelle contrainte. Le mieux était peut être de ne pas acheter de voiture tout simplement.... et prendre les transport. Les voitures ça polluent et c’est toujours beaucoup de problèmes, quand c’est pas les pieces auto à changer, alors c’est la vidange à faire, c’est l’essence à mettre, c’est le constat à écrire... beaucoup d’entretien et de problèmes je trouve.

      5.11 à 04h04 - Répondre - Alerter
  • bravo,vous etes courageux,meme quand il pleut,le probleme à nantes et son agglo,rouler en cyclo est très dangereux,les rives des pistes longeants les voies de tram,aux interssections est doté de sabot à l’envers du sens de circulation,il faut faire très attention de ne pas engagée sa roue avant sinon c’est la culbute vers la route des auto,ou la voie du tram.Les cols blancs qui ont imaginé ce genre de sabots et les tracés des voies cyclabes sont incompetents,nuls et y’en a marre de confier des ouvrages délicats pour les cyclistes,vu que c’est oeuvré par des décideurs avec une vision d’automobilistes,résultat il ne voient pas les dangers.Pire le cours des 50 otages dont les rives de la piste comporte des especes de dents en acier,et là c’est très dangereux,si on vous serre de près vous risqué de vous empallé dessus.J’ai l’impression que ses ouvrages sont faits pour les cyclistes du dimanches,c’est joli vue du ciel,ou lacirculation est quasi nulle.C’est pas étonnant que la petite reine n’a pas de succès face au loby des voiries automobileset des entreprises routieres qui pese lourds sur nos impots, j’hallucine dans quels mondes on vit .A bientot

    14.06 à 09h18 - Répondre - Alerter
    • Effectivement je constate aussi les limites des aménagements cyclables de ma ville (que je partagerai dans un prochain posts) et je me fais la même réflexion que vous : ceux qui ont conçu ces aménagements, ne roulent très certainement pas en vélo !

      29.06 à 19h44 - Répondre - Alerter
  • Pendant les jours de grèves des transports dans Paris j’ai toujours rempli ma voiture de personnes qui marchaient...marchaient.
    Le lendemain des grèves lorsque je voyais la foule qui attendaient désespérément le PC je me suis systématiquement arrêté pour proposer mes places libres dans mon automobile...Mystère je devenais alors un original certainement pervers susceptible de violer ou voler ses passagers entre la Muette et la Défense entre 8 heures et 9 heures du matin tout en tenant le volant et gérant la circulation !. Je reste toujours étonné des nombreuses situations où l’autre, l’inconnu, est d’abord soupçonné du pire...la médiatisation permanente et émotionnelle des rares perversités rendent les braves gens que nous sommes tous de pauvres souris craintives...cependant espérons que de nombreuses grèves des transports nous permettront de retrouver un peu de notre confiance sociale naturelle...c’est notre bon fond commun.

    11.06 à 13h33 - Répondre - Alerter
    • Bonjour,

      Pour ma part, j’ai très nettement diminué les trajets en voiture (environ 5 000 Kms/an).

      De plus, j’ai abandonné le co-voiture sauvage, c’est-à-dire inviter un(e) inconnu(e) qui attends à l’arrêt du bus.
      L’expérience m’ a montré qu’il valait mieux prendre celui (ou celle) qui vient de rater son bus.
      Et là, tout le monde est souriant et chaleureux.

      C’est plus rare mais plus sympathique.

      13.06 à 15h54 - Répondre - Alerter
    • Votre expérience est très intéressante et je dois avouer que je serais surement méfiante si on me proposait de me prendre en voiture sans que je ne demande rien et c’est bien dommage. J’ai également une petite anecdote : un jour dans les bouchons et par une journée de grande chaleur (donc ma fenêtre ouverte) une dame est venue me demander où j’allais et si je pouvais la prendre car elle venait de louper son bus et au vu des bouchons, le prochain n’était pas près d’arriver. Je l’ai amené bien volontiers à destination. Elle m’a avoué qu’elle n’avait pas demandé à n’importe qui, qu’elle avait choisi de préférence une femme mais après tout pourquoi pas.

      29.06 à 19h51 - Répondre - Alerter
  • Bien sûr qu’il est possible de se passer de voiture ! Moi ça fait plus de vingt ans maintenant que je m’en passe... La plupart des gens auxquels je l’annonce me rétorquent : ah bon, vous n’avez pas votre permis ? Que nenni ! j’ai mon permis mais j’ai d’abord fait ce choix par souci d’économie, et ensuite ce choix est devenu écologiste ; un arrêt de bus à 5 mn de chez moi pour aller en ville ; un supermarché à 5 mn de vélo pour faire les courses, et le dimanche rando en co-voiturage avec les amis (es). Bien sûr me direz-vous si les amis faisaient comme moi ? Bah je crois que j’organiserais des randonnées en vélo à partir d’un point central de ralliement... Il y a toujours moyen de s’adapter, car on n’a qu’une planète ! quand elle sera morte nous le serons aussi, si on ne fait pas le maximum pour éviter le pire ; et ce choix doit aussi être individuel.
    Martine

    8.06 à 14h18 - Répondre - Alerter
  • Intéressant ...je me suis lancée dans l’expérience depuis Septembre dernier, donc neuf mois...Ma voiture étant partie à la casse, j’ai pris la décision de ne pas la remplacer, pour tenter de mettre en accord mes idées et mes actes concernant , notamment, l’état de la planète !...Mais pas que... Car mon expérience de voyageuse a développé le goût des transports en commun depuis bien longtemps...c’est l’occasion - comme Colette l’écrit - de voir tant de paysages dans tous ces visages croisés !...Je me suis donné une année pour tester ce en quoi ma vie allait être modifiée sans voiture...outre le fait d’apprécier fortement de ne plus avoir à gérer cette grosse boîte en métal qu’est un véhicule, j’apprécie d’aller à pied, à vélo là où je peux ou en train et autocar un peu plus loin...mais je peux dire que les sorties en nature ou villages alentour ont évidemment diminué, nécessitant d’être accompagnée...ce qui dans notre société individualiste n’est pas forcément un réflexe spontané ! Bon courage donc...cela vaut la peine de poser des actes dans ce sens.

    7.06 à 23h40 - Répondre - Alerter
  • Celà fait du bien de vous lire !

    Rien ne changerait s’il n’y a pas la volonté.

    Mais au fond, ce qui vous manque, c’est une ville concue pour qu’un maximum de gens puissent être "vertueux" avec moins d’efforts/sacrifices.

    Il y a des pays où l’on a pris des décisions voici des décades.
    München par exemple : les transports en commun font que le co-voiturage est devenu le plus souvent inutile : les voitures peuvent rester hors de la ville !

    7.06 à 22h34 - Répondre - Alerter
  • L’enfer c’est les autres, énième preuve ! J’ai vécu l’expérience pdt un an à Lorient - Morbihan - en famille (fillette âgée de un an dans son siège vélo). Ville plate, pas très grande, larges avenues, donc très simple pour pédaler. Tout à 20 minutes environ grand maximum : marché, plage, bistros etc.
    Mais voilà, on a beau se priver de voiture, il reste celles des autres : gaz d’échappement en attendant le bus sous la pluie, zone "30" jamais respectée bien que la mairie en fasse une jolie propagande. Et comportement préhistorique d’une grande partie de la population, notamment les étudiants qui ne roulent qu’en voiture- parking à vélo de la fac très peu fréquenté, salauds de pauvres ! - et les vieux qui font deux bornes pour venir au marché etc. Les seuls cyclistes croisés sont les "shorts moule-bite" du dimanche, bien sympas mais pas suffisant pour encourager à une pratique quotidienne. Courage à Serge, du collectif "vélorientais" !

    Aujourd’hui on habite un bled en Ardèche, on a donc réinvesti dans une voiture "familiale" par obligation - une voiture pour toute la famille - et on a gardé notre dernier vélo. Les économies de bagnole nous auront permis de se le payer.

    7.06 à 13h55 - Répondre - Alerter
  • Bon courage !
    Pour vous inspirer, un bon dossier sur la vélorution et les vélos de demain qui sont déjà ceux d’aujourd’hui, dans la revue Silence ! (dernier numero, 391)

    7.06 à 13h51 - Répondre - Alerter
  • Bon courage Viviane !
    vous allez y arriver ! nous vivons l’expérience depuis 20 mois. Un vol de vélo, 6 trajets sous la pluie battante par an... nous avons assoupli les réglès pour aboutir à peu près aux vôtres, mais surtout constaté que l’on convainc avant tout par l’exemple.

    7.06 à 11h03 - Répondre - Alerter
    • Merci pour les encouragements. J’ai déjà beaucoup de réflexions à partager sur les changements d’habitudes que cela engendre, les alternatives proposées dans ma ville et les plus et les moins. Mais faites-nous partager un peu plus votre expérience ? Utilisez-vous plus le vélo ? les transports en commun ? y a t’il une offre d’autopartage ou de voiture libre-service dans votre lieu de résidence et qu’en pensez-vous ? (cette question m’intéresse beaucoup. Je partagerai mes réflexions sur ce sujet dans un autre posts). A bientôt. Viviane.

      29.06 à 19h58 - Répondre - Alerter
  • Merci Viviane.
    Le sujet est aussi parmi mes préoccupations de "transition" mais je n’ai pas encore passé le pas. J’y travaille (au mental !).
    A vous lire,
    Hélène

    7.06 à 09h18 - Répondre - Alerter
    • Je vais très bientôt partager avec vous mes premières réflexions et expériences mais je crois qu’il ne faut pas essayer de tout changer d’un coup. Si déjà, vous échangez quelques longs trajets en voiture seule par du covoiturage, une fois de temps en temps, si vous prenez votre vélo au moins quand il fait beau, c’est déjà mieux que rien et ça vous donnera envie de continuer. C’est comme la nourriture, on goute un petit peu parce qu’on ne sait pas si on va aimer et finalement, on engloutit le gâteau !!! (oui je sais, je ne suis pas prête pour Viviane devient top model ! ;-)). Bon courage. Viviane

      29.06 à 20h03 - Répondre - Alerter
PUBLIER UN COMMENTAIRE

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

A PROPOS

Une simple citoyenne qui veut comprendre les choix qui s’offrent à elle en matière de consommation.

publicité
publicité

  • Se connecter
  • Créer un compte
  • NEWSLETTERS
    Cochez les cases pour vous abonner à vos newsletters
SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
publicité