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27-04-2009

Une deuxième vie après le kiosque

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Comme un milliard d’exemplaires de journaux chaque année, les invendus de « Terra eco » n’échappent pas à la benne. Ils filent dans le circuit professionnel du recyclage. Car il y a une autre vie après l’information.
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Un jeudi après-midi d’avril, dans la banlieue de Nantes (Loire-Atlantique). Les employés du dépôt de presse de la SAD s’apprêtent à poser le verrou sur la grille qui ceint l’aire de traitement des journaux et magazines invendus. N’entre pas qui veut, car pour tout éditeur, les invendus – on dit aussi le « bouillon » – sont estampillés secret défense. Ici, une équipe d’ouvriers trie quotidiennement les dizaines de tonnes retournées par les 500 marchands de journaux de Nantes et de ses environs.

Les lots arrivent dès potron-minet. Ficelés ou empaquetés, ils s’entassent en amont de la zone de tri dans des conteneurs métalliques. Tout ce qu’un marchand de journaux brasse se trouve ici : du papier et bien davantage. On trouve, pêle-mêle, un lot d’atlas sur la cuisine ; des albums de coloriage aux couleurs de Mickey ; des DVD coquins ; des magazines pour adolescentes ensachés dans un film plastique contenant également un vernis à ongles et un lot de friandises… Dans le jargon de la presse, on appelle ces derniers des « plus produits ».

De la benne à la boîte à œufs

Une part des invendus est triée et retournée aux éditeurs. Une autre – la majorité – emprunte un tapis roulant et finit sa course dans l’une des bennes métalliques jumelles posées à l’extrémité de la clôture grillagée. Près de 45 tonnes de papier et plus produits sont ainsi jetées quotidiennement. Chaque jour, le camion d’une société de recyclage mandatée par les Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP) enlève les bennes du dépôt de Nantes. Leur chargement sera transformé en cartons, emballages, boîtes à œufs, journaux ou papier toilette. Ou incinéré, voire enfoui.

En France, 200 000 tonnes de journaux invendus – un milliard d’exemplaires – seraient traités chaque année par les NMPP. Il faut y ajouter ceux du réseau des MLP (Messageries lyonnaises de presse). Le taux moyen d’invendus est annoncé à 40 % pour les 3 500 journaux commercialisés par les NMPP. En clair, 4 journaux imprimés sur 10 ne trouvent pas preneur.

Gonfler les piles

Gaspillage ? Certes, les contraintes de la distribution de journaux expliquent en partie ce phénomène. Mais pour augmenter leurs chances de vente, les éditeurs sont tentés de multiplier les points de diffusion et de gonfler les piles qu’ils livrent aux marchands de journaux. Plus celles-ci enflent, plus les chances de toucher le lecteur grandiraient… ainsi que celles de générer des invendus. Pour mettre fin aux abus, les NMPP incitent les éditeurs à calculer au plus juste les quantités de journaux mises en kiosques.

Et Terra eco dans tout cela ? Au risque de crouler sous l’avalanche de courriers vengeurs, disons-le tout net : nous n’échappons pas à la règle. Selon nos estimations, en réglant nos invendus au plus juste, nous produirons dans l’année qui vient un minimum de 40 tonnes de papier en pure perte : de la forêt au recyclage, en passant par les usines de notre papetier, par le transport – en camions – des palettes de papier, par notre imprimeur, par votre marchand de journaux, etc… Ceci est la réalité de tout éditeur de presse.

Alors, que faire ? Reprendre les invendus pour les redistribuer, lors de salons par exemple ? Des éditeurs le font. Pour le moment, nous privilégions la solution classique : laisser nos invendus filer dans le circuit du recyclage professionnel, plutôt que générer des stockages coûteux et des transports supplémentaires – émetteurs de gaz à effet de serre – si nous les reprenions. Mais pour y voir clair, nous allons surtout mesurer l’impact environnemental des deux solutions.

Reste, enfin et heureusement, la question des exemplaires que vous achetez. Que faire de « votre » Terra après lecture ? Notre conseil : conservez-le. Vous pourrez, un jour, exhiber fièrement votre collection au coin du feu. Solution alternative : offrez-le après lecture. Les informations que nous diffusons profiterons à tonton Bernard, qui l’offrira à son tour à mamie Ursule. Et vous deviendrez un maillon de la chaîne du recyclage… de l’information. 

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- Le projet « Terra responsable »
- A la poursuite des encres végétales

BON A SAVOIR

-* En France, depuis la « loi Bichet » de 1947, tout éditeur peut demander la diffusion de son titre en n’importe quel point du territoire.
  • 140 000 tonnes, c’est le poids total des journaux et magazines traités chaque année par une dizaine de sociétés spécialisées.
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11 commentaires
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RÉPONSES DE LA RÉDACTION
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  • Bonjour, je suis aussi à la recherche de livre de coloriage à imprimer pour enfants et adulte. N’hésitez pas à communiquer avec moi svp. Merci et bonne continuation.

    26.01 à 21h49 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,je suis à la recherche de journaux magazines invendus pour export.
    Quantité en tonnes.

    9.03 à 08h03 - Répondre - Alerter
  • Bonjour
    Nous recherchons en permanence du papier journal invendu.
    Nos besoins peuvent atteindre les 150 tonnes mensuels et nous sommes disposés à conclure un contrat de 1800 tonnes/annuel.
    Cordialement.

    15.09 à 16h11 - Répondre - Alerter
  • qui me dira ou trouver des invendus de magasines mots méles dans le var

    3.04 à 15h22 - Répondre - Alerter
  • les déposer dans les salles d’attente des médecins, etc ... ?

    28.06 à 01h11 - Répondre - Alerter
  • Pourquoi parler ècologie et créer un journal qui pollue ?, vous auriez du continuer sur la toile.

    15.05 à 08h57 - Répondre - Alerter
    • Pour votre information, le fait même de prendre la parole sur ce forum fait que vous avez pollué. Pourquoi donc prendre la parole et polluer ? Pourquoi ne pas se taire ? Moi je préfère que Terra Eco ne se taise pas, j’ai besoin de ces infos et je trouve que le papier est pratique. Le développement durable ça ne veut pas dire arrêter de vivre, ça veut dire changer le monde si possible dans la bonne humeur.

      25.06 à 08h17 - - Alerter
      • André BROUCHET Président du Club des ECO Business Angels : Une deuxième vie après le kiosque

        Tout à fait d’accord avec Terra Eco et encore bravo d’avoir le courage de dire ce que les autres cachent. Ce n’est que sur la vérité des faits que l’on peut construire DURABLEMENT, et dans la bonne humeur !

        20.09 à 10h30 - - Alerter
  • L’audace de terra eco est un prodige :traiter les non dits gênants sur les déchets de presse..merci pour cette hardiesse à l’auteur
    Autre solution que la benne ou le don : prêter les numéros de revues et les récupérer pour sa collection perso ...et en prêter sans fin les numéros en fonction des intérêts de ses amis et de sa parentèle... c’est ce que je fais. Place exigée.

    2.05 à 13h07 - Répondre - Alerter
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