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22-09-2010
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Immigration mon amour

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Immigration mon amour
(Crédit photo : William Hamon)
 
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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N° 18 - octobre 2010

La voiture électrique est-elle faite pour vous ?

Dans un monde idéal, nous serions parfaitement indifférents à l’immigration. Tout un chacun aurait accès à l’eau, à des sanitaires, à une alimentation équilibrée, à l’école et aux soins de base. Les ressources naturelles seraient gérées et partagées équitablement entre Etats. Ces derniers privilégieraient, pour leurs habitants, une organisation « locale » – régionale, nationale ou supranationale, selon les cas – des ressources disponibles et des activités économiques. Dans ce monde-là, personne n’envisagerait de fuir la terre qui l’a vu naître. Par conséquent, le voyage serait un projet résolument positif, une découverte. Les migrations seraient considérées au mieux comme un des ingrédients pimentés du vivre ensemble, au pire comme un épiphénomène.

Les contre-vérités fusent

Mais ce monde n’existe pas. Et dans notre monde, l’immigration prend des visages très contrastés. Sur les tarmacs des aéroports, des touristes et des hommes d’affaires croisent des réfugiés politiques, sous le regard d’employés au teint coloré. Les premiers choisissent librement la durée de leur séjour. Les seconds aspirent simplement à un endroit où vivre. Les derniers rêvent parfois d’un retour au « bled », sans pouvoir en arrêter l’échéance ni même l’éventualité. Dans ce monde, face aux caméras, des bateleurs d’estrade habillent la question de l’immigration de leurs idéologies. Les contre-vérités fusent au nom du court-termisme électoral. Face à ces mensonges, trouver le ton juste devient une gageure.

Alors, que dire ? D’abord que l’immigration, au-delà des statistiques, est le reflet de projets de vie, désirés ou contraints. Ensuite, que les mouvements migratoires s’opèrent avant tout entre pays « du Sud », les pays riches contrôlant leurs flux migratoires de façon stricte. Enfin, saisissons au bond la balle de ceux qui appellent au « réalisme », agitant le chiffon d’une prétendue « menace » migratoire et rappelons que l’ONU chiffre à 200 millions le nombre des réfugiés que les accidents écologiques jetteront sur les routes de la planète dans les années à venir.

Alors que la télévision, le web et les réseaux sociaux propulsent l’information et les idées à une vitesse inouïe, pensons-nous réellement que nous contiendrons longtemps ces flux d’immigration ? Où est le réalisme ? Il serait temps de revenir à la sérénité des faits. D’une part en chiffrant ce que l’immigration peut apporter aux pays du Nord. D’autre part en accompagnant les pays du Sud dans un développement économiquement autonome, écologiquement soutenable et humainement ambitieux, conformément aux Objectifs du millénaire pour le développement des Nations unies (1). —

(1) Adoptés en 2000 sous l’égide de l’ONU, ces objectifs visent notamment à « éliminer la pauvreté, la faim, la maladie et les mortalités infantile et maternelle d’ici à 2015 ».

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  • Bonjour à tous
    je pense à la lecture d’un petit essai la géographie n’est plus ce que vous croyez qui compare la façon dont se vit le 14 juillet à Asnières sur Vègre en Sarthe et en banlieue parisienne
    http://lageographienestplus.wifeo.com
    que le problème est celui de l’effort d’intégration qui n’est pas toujours présent de la part de certains immigrés (pas tous)
    ni racisme ni communautarisme voilà ce que nous devons éviter à mon sens

    28.09 à 08h52 - Répondre - Alerter
  • Quel article ! J’ai appris tellement de choses en le lisant, c’est tellement profond, recherche...

    Parfois je me dis que les politiques sont inefficaces mais ce genre d’articles que je qualifierais de vide ne risquent pas de faire effet papillon.

    je suis decu par ce magazine et y trouve rarement des articles interessant.

    27.09 à 12h12 - Répondre - Alerter
  • 200 millions de réfugiés climatiques à venir.
    Y a t’il un état des lieux ? des études prospectives ?
    Toujours pas de statut pour les "régugiés" climatiques...

    23.09 à 10h26 - Répondre - Alerter
  • "Tout un chacun aurait accès à l’eau, à des sanitaires, à une alimentation équilibrée, à l’école et aux soins de base. Les ressources naturelles seraient gérées et partagées équitablement entre Etats."
    Je continue : il n’y aura plus de maladie, plus de catastrophes naturelles, les gens ne mourront plus, nous n’aurons plus besoin de travailler, ... :) Bref, un monde tout rose. Mais c’est pas la réalité, faut se réveiller. Le monde ne sera jamais tout rose.
    Déjà une question : Pourquoi y aurait-il des états dans ce monde ?

    Il faut être un peu plus en phase avec la réalité et la nature humaine.
    Il faut arrêter de croire que les immigrés sont la bonté incarnée et que les français sont de méchants racistes. C’est ridicule, c’est faire preuve d’un manque de discernement des réalités de ce monde et c’est nous conduire vers la destruction.
    On verra si le monde sera aussi bien régulé qu’aujourd’hui après que les européens aient disparus...

    D’Aristote à Levi-Strauss, tous se méfiaient de cette vision de bisounours.

    23.09 à 10h10 - Répondre - Alerter
    • Croyez-vous que si nos chers immigrés, nos frères, nos oncles, nos parents parfois, avaient eu des conditions de vie soutenables et correctes, ils auraient franchis les océans, bravés les dangers, quittés leurs terres, leurs odeurs, leur familles, leur culture pour tenter leur vie ailleurs ? Ne pensez-vous pas que cette démarche d’immigration est difficile ? C’est une chance pour nos états, une richesse pour nos enfants, un plus pour notre culture que d’ouvrir nos portes.
      Il me semble que de nos jours les esprits devraient avoir compris que la pluriculturalité était la seule et l’unique voie à suivre. Que devons nous craindre ?
      Ouvrez les yeux, demandez à vos proches immigrés (ceux qui ne vous font plus peur, que vous côtoyez et que, finalement, vous ne trouvez plus si effrayants que cela...) posez leur la question : si l’on vous avait aidé chez vous, si vous aviez eu les moyens de vivre décemment, seriez-vous venus ici ?
      Ce n’est plus un rêve, une idylle ou encore le monde de "bisounours", comme certains le tourne à la dérision, c’est notre devoir, les droits de tout un chacun.
      N’oubliez pas qu’il existe des réfugiés politiques, des demandeurs d’asile, des réfugiés climatiques et des humains à la rue dont les conditions de vie ne sont même pas imaginables par la moitié d’entre nous...préparez vous : il va falloir partager le gâteau - ouvrir les yeux - chercher à être curieux...
      Le chacun pour soi est fini, nous sommes tous embarqués dans le même navire, certaines cabines sont largement plus luxueuses que d’autre mais si le bateau part à la dérive : luxuriance, richesse, confort et coffre fort ne serviront plus à rien !

      27.09 à 16h16 - Répondre - Alerter
      • Ragnarokr : Cher Lise

        Déjà, rien qu’à la lecture de votre réponse, j’ai senti une certaine idéalisation.

        Vous me dites que l’immigration est une chance et qu’elle apporte beaucoup. Peut-être mais dites en plus...
        Le halal, les bandes, l’islam, le voile, la forte natalité, les jeunes qui sortent de l’école sans diplôme, le rap (d’ailleurs, Sexion d’Assaut qui vend énormément de CDs en ce moment vient de déclarer être homophobe et vouloir la mort des homosexuels) ... Tu trouves que c’est vraiment une chance pour la France ?

        Bien sûr, beaucoup d’immigrés sont venus parce que la vie dans leur pays était plus difficile. Mais pour faire quoi ?
        Pour servir d’esclaves en Europe et faire le sale boulot. Alors que leur pays a besoin d’être construit !
        L’assimilation a été extrêmement mauvaise car il y a toujours eu très peu de volonté de tous côtés. Les immigrationnistes ont fait preuves d’une grande générosité en apparence mais dans le fond, ils ont toujours méprisés les immigrés en refusant de leur donner les moyens de s’intégrer.

        Je parle très souvent du sujet de l’immigration avec mes amis immigrés. J’habite sur Paris dans un quartier avec une forte population immigrés et j’ai la chance d’être originaire de loin, ce qui me permet d’avoir une vision extérieur sur ce problème.
        Et, cela va peut-être vous surprendre mais ceux qui partage le plus mon avis sont mes amis immigrés plutôt que mes amis français qui sont piégés dans leurs visions idéalistes.
        La plupart de mes amis immigrés ne sont pas nés en France et sont très respectueux de ce pays. Mais ils ne comprennent pas que les français laissent les enfants d’immigrés créer tout ce désordre, imposer des pratiques de leurs pays qu’ils n’ont même pas connu, ... au nom de la tolérance.

        La tolérance, c’est une très bonne chose mais attention à ne pas laisser s’imposer l’intolérance.

        Je voulais finir en commentant votre dernière phrase : "Le chacun pour soi est fini, nous sommes tous embarqués dans le même navire ..."
        Même si vous n’avez pas l’impression, je suis comme vous. Je rêve d’un monde où l’éducation aurait créée une classe supérieur, une classe de philosophes dévoués pour la collectivité. Mais ça c’est du rêve.
        Platon l’a rêvé avant moi, Emmanuel Todd a fait le constat dans son dernier livre... c’est l’échec total.
        Ne croyez pas que les catastrophes naturelles nous rapprocheront, au contraire, ils nous déchirerons.

        Bonne soirée

        27.09 à 19h48 - Répondre - Alerter
      • Pascal : immigration

        Le problème pourra se résoudre facilement, je conseille à tous ceux qui encouragent l’immigration de reçoivoir chez eux une famille d’immigré, j’ai vécu les année 42 les Allemands passaient dans toutes les maisons, réquisitionnaient les pièces inoccupées pour loger leurs troupes, nous en avons hébergé un chez nous il est venu un soir il est partis à minuit après nous avoir raconté sa vie et nous a dit vous êtes en famille je ne viendrai pas vous déranger et nous l’avons plus revue il était jeune et très sympathique mais nous ne l’avons pas regretté, quelqu’un à dit nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde ! Ces miséreux ne pourront pas vivre longtemps à nos dépend, beaucoup trop l’oublie, c’est déjà difficile pour nous, charité bien ordonné commence par soi même, c’est ni du racisme ni de l’égoïsme, c’est une loi de la nature et des riches il n’y en aura bientôt plus. C’est trop facile de faire les généreux avec l’argent des autres. nous récoltons ce que nous semons, la France est au fond du gouffre au lieu de blâmer notre Président il a certes des défauts mais son courage les effaces. Nous verrons les capacités du suivant ! beaucoup risque d’être déçus. Nous avons les élus que le peuple mérite.

        7.10 à 10h26 - Répondre - Alerter
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