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Trop chères les vacances ? Suivez nos conseils

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Trop chères les vacances ? Suivez nos conseils
(Crédit photo : MikiAnn - flickr)
 
C'est historique. Plus de la moitié des Français ne partiront pas en vacances cette année. Pas un rond pour une escapade ? « Terra eco » vous propose des alternatives à bas coûts, voire au frais de la princesse.
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L’été est encore loin mais vous épluchez déjà les sites low cost de voyages en avion. Vous vous ruinez les yeux sur l’écran à feuilleter les meilleures promos sur les hôtels. Rien à faire, les prix semblent subir une lévitation surnaturelle. Un coup d’œil sur le compte en banque et vous jetez l’éponge.

Vous appartenez alors aux trois millions de Français qui devraient renoncer à leurs vacances cette année. Un taux « historiquement bas » selon le cabinet Protourisme, auteur d’un sondage sur le sujet [1] publié ce mercredi. Moins d’un Français sur deux (48%) compte s’octroyer en 2013 de « vraies vacances » (au moins quatre nuits). Le budget congés en prend un coup : 13% de baisse par rapport à l’an passé. Mais les escapades, ça se bricole. Terra eco vous a concocté un arsenal de solutions.

- Un euro le trajet

Commençons par le commencement, comment atteindre la destination rêvée ? Pour éviter de raquer comme pas deux, mieux vaut éviter les autoroutes, au sens propre comme au figuré. En gros, pour être économe, oubliez la Côte d’Azur en juillet. Les trains sont bondés. Les billets flambent. Mission impossible ? Pas sûr. L’adepte du Covoiturage aura déjà pensé à réserver sa place de longue date. Un lot de Français ayant opté pour la même destination, il n’aura pas de mal à trouver un siège.

Pour le retour, soyez malin. Faites-vous payer... Si si ! Vous rentrez dans votre ville, désertée à la saison estivale. Les loueurs de voitures, qui se sont fait dévaliser, peinent à rapatrier leur véhicule. Pour équilibrer leur parc automobile, ils doivent faire appel à des camions transporteurs. Les sites Driiveme et Drivy vous proposent de leur éviter cette coûteuse opération et de vous faire voyager gratis. Ces plateformes mettent à disposition des destinations potentielles, souvent à contre-courant, comme Aix-en-Provence/Paris, pour 1 euro. Une somme qui inclut une voiture, 24 heures de location et une assurance. Pour profiter de l’aubaine, évitez les vagues de grands retours. Mieux que ça, faites-vous rémunérer. En vous inscrivant comme « parrain » : il suffit de publier via les réseaux sociaux les bons plans. Si un conducteur réserve un trajet via votre info, vous recevez 10 euros de bon d’achat, comme une carte carburant. Pas bête ! Attention en revanche, les offres ne sont publiées que trois à quatre jours avant le départ.

- Billet contre billet

« Je réserve mon billet demain, promis. » Vous vous le dites depuis trois semaines. Zut ! Les trains sont complets. Reste une dernière chance, et pas des moindres : le troc de billets. Une panoplie de sites web mettent en relation des particuliers qui tentent de revendre leur titre de transport, Kelbillet, Trocdestrains, Passetonbillet. Ce sont souvent des trajets achetés non remboursables, ni échangeables, mais très peu chers. Vous profitez du bon plan qu’un voyageur a dégoté mais dont il n’a pas pu bénéficier. Pas de bourde : les tickets nominatifs ne se revendent pas.

Mais économiser sur le transport pour vider son porte-feuille dans l’hébergement, ce n’est pas très futé. Autant faire une croix sur l’hôtellerie. Le site web AirBnB permet à des monsieur et madame Toutlemonde de louer son cabanon de montagne, son duplex niçois ou tout simplement sa chambre libre.

- Chez toi comme chez moi

Et pourquoi louer quand on peut échanger ? Cette année, vous visez l’Ile Maurice pour vous dorer la pilule, mais c’est hors de question de débourser un kopeck dans un hôtel. Vous possédez une maison en Bretagne ou en Alsace ? Un Mauricien rêve peut-être de découvrir le grand Ouest ou les Vosges. Une gamme de sites web propose de mettre en contact des particuliers via Echange-maison qui rassemble des propriétaires francophones, ou Trocmaison, Trocky, Intervac ouverts sur le monde entier.

Visiter une région en étant logé et nourri à l’œil - le tout avec un guide originaire du cru ! - ça existe. C’est le principe du Wwoofing ou de Job for bed (un travail contre un lit), vous êtes hébergé et nourri pour deux semaines ou un mois, selon, en échange d’un petit coup de pouce. Mieux vaut être fana de campagne et de randos : les hôtes sont souvent des fermiers, des maraîchers bios, des apiculteurs, en quête d’une main supplémentaire et d’un néophyte à qui l’on enseigne son métier.

- Home sweet home

Moins fatiguant, le « homesitting » : ou le gardiennage de maison. Un vacancier souhaite voyager l’esprit tranquille, sans se demander si une fuite d’eau n’a pas englouti son garage pendant qu’il barbote à Bali. Sautez sur l’occasion. Votre mission consistera à jeter un coup d’œil sur la propriété et éventuellement promener le toutou. Le hic, c’est que les sites comme Homesitting ou Ilidor ne s’adressent qu’à... des retraités.

Pour les vagabonds incapables de rester une journée dans la même ville, la solution canapé existe toujours. Un logeur accueille le voyageur de passage gratuitement. Les sites comme Couchsurfing, Bewelcome et Hospitality club dégotent les bonnes âmes.

Voyager sans payer n’a rien de marginal. Le baromètre Opodo 2013 révèle une progression des séjours « non payants » : si bien que 30% des Français passeront leurs vacances hébergés chez des amis ou la famille, ou bien en résidence secondaire. Une situation qui pourrait marquer le retour d’un « slow tourisme » indique l’étude. Autrement dit, un tourisme de proximité basé sur le sacrosaint farniente. Encore plus économe, les vacances à la maison, les orteils en éventail dans le jardin public. Les Américains appellent ça la « Staycation ». Elu mot tendance par le New York Times en 2008. Si rester chez soi, c’est tendance...

N’hésitez pas à partager vos bons plans et vos adresses de vacances bon marché au bas de cet article.

[1] Ces résultats sont le fruit de deux enquêtes menées à la fin du mois de février et au début du mois de mars, la première par téléphone auprès d’un échantillon de 1 006 personnes représentatif de la population française, la seconde sur internet auprès de 2 017 personnes représentatives des vacanciers français.

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Née au bout de la Loire, un pied dans l’Atlantique, l’autre embourbé dans la terre, elle s’intéresse aux piafs et aux hortensias, observe ses voisins paysans et leurs élevages bovins. Elle enrage devant les marées noires. Licenciée en lettres, elle sort diplômée de l’Institut pratique du journalisme de Paris en avril 2012. Elle scrute les passerelles qui lient les hommes à leurs terres. Parce que raconter la planète, c’est écrire au-delà des pommes bio et du recyclage de papier.

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