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12-05-2014
Mots clés
Transports
France

Pas de place de parking ? Voici une solution intelligente !

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Pas de place de parking ? Voici une solution intelligente !
(Crédit photo : Zemlinki! - flickr)
 
Des automobilistes qui tournent en rond pour chercher une place et sous leurs pieds, des dizaines de stationnements inoccupés. C'est pour résoudre cette équation absurde qu'est né Zenpark, un service de parking partagé.
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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Trente minutes que vous tournez dans les rues de Paris sans pouvoir trouver place pour votre auto. Vous enragez. Certes, vous auriez mieux fait d’opter pour le vélo, pour aller plus vite – on l’a testé pour vous – et pour préserver votre santé. Trop tard. Il vous reste à chercher un parking payant à étages. Mais, rares dans certains secteurs, ceux-là coûtent cher par heure stationnée. Pourtant, alors que vous tournez comme un lion en cage dans les rues de la capitale, des centaines de places restent inoccupées dans les sous-sols des immeubles et des entreprises, sur les parkings des hôtels. Soit parce que c’est la pleine journée et que les habitants sont partis travailler, soit parce que vous circulez la nuit ou un dimanche et que les employés ont déserté leur bureau.

C’est pour mettre fin à cette absurdité que William Rosenfeld et Fabrice Marguerie ont fondé Zenpark il y a un peu plus d’un an. Leur idée ? Nouer des partenariats avec des hôtels, des entreprises et des bailleurs sociaux dotés de places en surplus. Ceux-là acceptent l’installation d’un boîtier qui permet, via une télécommande ou une application installée sur un smartphone, d’ouvrir la porte de leur garage ou de leur parking. Un boîtier qui enregistre aussi la durée de passage de l’automobiliste en mal de stationnement et calcule les deniers qu’il devra débourser à Zenpark. La société reversera le tout au loueur, moins une commission pour ses frais propres. Tout bénef pour l’utilisateur, assure-t-on au service de communication de Zenpark : « La première heure est due et ensuite le prix du stationnement est calculé à la minute. Et on propose aussi des abonnements de temps partagé. » Résultat : « Le résident d’un quartier qui ne range sa voiture au parking que la nuit et le week-end peut voir son abonnement quasiment réduit de moitié par rapport à une location 7/7 jours 24h/24. En clair, il ne paie son parking que quand il en a besoin. » Le service, pour les consommateurs, permettrait d’« économiser du temps, du carburant, du stress », soutient le service de communication.

Car des places en surplus existent bel et bien. En effet, si autrefois un bailleur de logements sociaux livrait pour chaque logement un parking, « les baux sont aujourd’hui distincts », souligne William Rosenfeld, cofondateur de Zenpark. Idem pour les entreprises qui incitent aujourd’hui à d’autres mobilités via leur plan de déplacements entreprise. Autant d’acteurs qui se retrouvent avec un « surplus de places dont ils ne savent que faire », assure le patron.

Complémentaire avec l’auto-partage

Une mutualisation intelligente des espaces qui a aussi, écologiquement, un sens. Depuis son lancement, Zenpark assure, au doigt mouillé, avoir permis aux automobilistes de s’épargner 200 000 km parcourus à la recherche d’une place et l’émission de 25 tonnes de CO2. « Grosso modo, 30% de la circulation urbaine dans les grandes villes occidentales est dû à des personnes à la recherche de places de stationnement (1) », assure William Rosenfeld. Première solution pour réduire la facture : « Partager la ressource voiture ». C’est l’option covoiturage ou auto-partage. Seconde solution : « Arrêter le véhicule le plus rapidement possible », c’est ce que propose Zenpark et son service de parking partagé.

Deux solutions à combiner pour dessiner l’automobile de demain ? Le cofondateur de Zenpark l’assure et glisse au passage qu’il est en discussion avec des sociétés d’auto-partage pour proposer des offres combinées. Pourtant, la solution prônée par son équipe semble aller à l’exact opposé du principe des Ouicar ou des Drivy selon lequel une voiture doit rester le moins longtemps en sommeil dans un parking. William Rosenfeld tempère : « Nous avons mené une enquête auprès de nos clients qui nous a démontré que la solution Zenpark ne les a pas poussés à faire une utilisation nouvelle de leur véhicule. La pression sur l’automobiliste est telle à Paris que si vous prenez votre voiture, c’est que vous n’avez pas le choix. ». Mieux, « quand vous prenez Autolib, vous avez une place sécurisée mais avec Mobizen, (un service d’auto-partage, ndlr) non. De toute façon, tout véhicule est amené à stationner à un moment donné, que ce soit en auto-solisme ou en auto-partage. »

Demain, les parkings de particuliers ?

Aujourd’hui, Zenpark propose une trentaine de parkings dans Paris à ses utilisateurs soit 500 à 600 places en tout. « L’idée c’est de continuer à densifier Paris et l’Ile-de-France. Et maintenant qu’on a montré que le service remplit son rôle auprès des automobilistes, que le modèle économique est rentable, on va pouvoir se déplacer en province », souligne William Rosenfeld. Pour élargir son offre, Zenpark compte aussi se tourner vers les espaces vacants des administration. Et les particuliers ? « Pour avoir un parking, il faut installer un boîtier. Ça représente un certain coût. Ce n’est pas rentable pour une seul place », précise-t-on au service de communication pour justifier l’absence de parkings d’immeubles en copropriété dans l’offre. Et puis, « pour équiper un parking d’un immeuble, il faut une AG (assemblée générale, ndlr) de copropriétaires. S’il souhaite monétiser sa place, un propriétaire devra convaincre les autres qu’il n’y a aucun risque associé. C’est une difficulté qui n’est pas une impasse. On ne va pas les démarcher aujourd’hui mais ça ne veut pas dire qu’on ne le fera pas demain », soutient le cofondateur.

(1) Dans un article publié en 2011, Donald Shoup, professeur d’urbanisme à l’université de Californie à Los Angeles, recense 16 études réalisées entre 1927 et 2001. Selon les conclusions de celles-ci, 30% des voitures prises dans les bouchons seraient à la recherche d’une place de stationnement.

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