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12-04-2011
Mots clés
Consommation
France

Les chiffres de la consommation responsable : les produits de consommation courante

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Les chiffres de la consommation responsable : les produits de consommation courante
(Crédit photo : réseau Sol)
 
Les produits verts envahissent les rayons, les labels foisonnent. Et les chiffres d'affaires s'en portent plutôt bien.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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LES PRODUITS ECO-LABELLISES

LES COSMETIQUES NATURELS ET BIOLOGIQUES

LES FLEURS ET LES PLANTES

LES VETEMENTS EN COTON EQUITABLE

LE TOURISME RESPONSABLE


LES PRODUITS ECO-LABELLISES

Face à la multiplication des produits verts, 74% des consommateurs souhaitent, selon Ethicity, une information sur l’impact environnemental des produits achetés... Des résultats qui sont confirmés par l’étude internationale NMI : les Français arrivent en tête des consommateurs pour qui la présence d’un label environnemental augmente la probabilité d’achat (pour 56% d’entre eux), devant les Espagnols (43% - au niveau de la moyenne européenne), les Américains (38%) et les Britanniques (33%). problème : dans le même temps 65% des Français trouvent, selon Ethicity, qu’il y a trop de labels pour les produits durables, de sorte que ces labels peinent à jouer efficacement leur rôle de repère.

Dans ce contexte, les labels NF Environnement et l’eco-label européen sont les deux références majeures en matière de labellisation sur les marchés français et européens. Créé en 1992, l’eco-label est l’unique label écologique officiel utilisable dans tous les pays membres de l’Union européenne. D’après la Commission européenne, près de 25 000 produits et services portent en 2010 le logo en forme de fleur du label écologique européen : il couvre 26 catégories de produits. L’évolution du nombre de labels accordés en Europe est significative : 1073 en 2010 contre 754 en 2008 et 386 en 2006 ! L’Italie et la France restent aux premiers rangs en nombre de labellisations : 331 pour l’Italie et 203 pour la France. En 2010, 37% des labels concernaient les services touristiques, 11% les détergents et 9% le textile. AFNOR certification délivre l’eco-label européen en France ainsi que la marque NF environnement. Mise en place en 1991, c’est une marque française volontaire de certification officielle de produits et services. 116 entreprises fabriquent des produits certifiés NF environnement parmi 24 catégories de produits différents.

L’évolution des produits certifiés NF environnement (+ 22% depuis 2008) est donc moins rapide que celle des produits certifiés eco-label européen (+52% depuis 2008) mais l’ensemble des écolabels garantissent aux consommateurs français un éventail croissant de produits et services éco-responsables.

- Nouvelle loi anti BPA dans les biberons

Contrairement à l’accoutumée, la réglementation d’interdiction du bisphénol A (BPA) a été particulièrement rapide. Malgré l’interdiction du BPA au Canada en 2008, l’AFSSA publie la même année un rapport concluant à l’absence de nocivité de la molécule dans les biberons. En dépit de cet avis, mais aussi face à la mobilisation des consommateurs et au succès inattendu de marques alternatives sans BPA, la marque de biberons Dodie lance alors le premier biberon 0%BPA. Il faut attendre 2009 et la demande d’interdiction du Réseau environnement santé (RES) pour que d’autres industriels délaissent le BPA. En réponse, le Parlement a voté en 2010 une loi interdisant le bisphénol A dans les biberons en plastique, au nom du principe de précaution.

LES COSMETIQUES NATURELS ET BIOLOGIQUES

Selon organic Monitor, le chiffre d’affaires du marché français de la cosmétique naturelle et biologique a atteint 270 millions d’euros en 2009, en croissance de 11% par rapport à 2008. Selon la Fédération des entreprises de la Beauté (FEBEA), les produits bio ne représentent encore que 3 à 4% du marché cosmétique en France - les Français achètent peu de produits de beauté naturels ou bio car ils sont plus chers que les produits classiques (+ 183%). Cela n’empêche pas le nombre d’entreprises responsables de progresser : en 2006, on comptait 40 marques de cosmétiques bio en France contre 235 mi-2010.

Depuis quelques années, de nombreux éco-labels (Cosmebio, BDIH, Ecocert) se partagent le rayon beauté mais bonne nouvelle : le label cosmos – pour « Cosmetic organic standard » – a enfin été lancé à échelle européenne en février 2011 ! Ce label est le fruit d’une longue négociation entre six parties prenantes européennes – BDIH (allemand), l’association Cosmebio (français), Ecocert Greenlife, l’Icea (italien) et la Soil association (britannique). Il donne lieu à de nouvelles garanties : absence de tests sur animaux, de parfums ou colorants de synthèse, d’OGM, de conservateurs de synthèse et de traitements ionisants. Le label Cosmos encourage dès que possible les emballages biodégradables ou recyclables. Les logos nationaux sont conservés pour le moment et seulement complétés par une mention « cosmos organic » ou « cosmos natural » selon le degré de certification (le dernier suivant un référentiel moins exigeant quant au nombre d’ingrédients biologiques).

LES FLEURS ET LES PLANTES

8,6 millions de roses équitables ont été vendues en France en 2009. C’est 1,1 millions de plus qu’en 2008, et 7,1 millions de plus qu’en 2006 ! Ces fleurs, qui garantissent une rémunération décente, de bonnes conditions de travail aux producteurs et un impact environnemental contrôlé, sont labellisées Max Havelaar. La grande distribution a jeté son dévolu sur cette niche de produits équitables et a donc logiquement accru leur visibilité : 80% des ventes de roses équitables ont été enregistrées en moyennes et grandes surfaces.

Dans le secteur horticole, le label environnemental MPS gagne en notoriété grâce à l’action des chaînes de distribution comme Botanic. Il compte désormais 160 adhérents (contre 97 l’an passé et représente 20% de la production française soit 3600 hectares contre 2900 hectares en 2009) répartis entre 32% d’arbres et arbustes et 17% de plantes en pot et à massif.

LES VETEMENTS EN COTON EQUITABLE

Le chiffre d’affaires des vêtements en coton équitable est passé de 41 millions d’euros en 2008 à 45 millions d’euros en 2009. Cela étant, le poids en tonnes de fibres de coton équitable vendues a diminué de 9%. Cette baisse s’explique en partie par le poids des vêtements, de plus en plus légers grâce aux nouvelles techniques de fabrication. Chaque pièce de vêtement demande moins de coton pour être confectionnée. Le travail du coton équitable fournit une solution concrète à plus de 60 000 producteurs en leur accordant une rémunération juste et en garantissant une moindre pollution de leur environnement.

LE TOURISME RESPONSABLE

L’agence pour le développement du tourisme français atout France a publié une étude en 2011 affirmant que 86% des Français sont prêts à suivre un comportement d’éco-consommateur sur leur lieu de séjour. Ils ne sont que 4% en revanche à avoir déjà acheté un bien relevant du tourisme durable (contre 17% des allemands ou des Britanniques). Le tourisme, premier secteur d’activité français, génère plus d’un million d’emplois et autant d’emplois induits, ainsi qu’un chiffre d’affaire de plus 70 milliards d’euros pour environ 210 000 entreprises. C’est dire les nombreuses opportunités qui s’offrent à l’écotourisme. En 2010, l’association ATR (Agir pour un tourisme responsable), qui certifie des opérateurs touristiques responsables, a recensé 250 000 voyageurs partis avec des opérateurs certifiés, soit 50 000 de plus qu’en 2009. En ce qui concerne le réseau ATES (Association pour le tourisme equitable et solidaire) qui rassemble des structures offrant des séjours équitables et solidaires, il estime à 5227 le nombre de voyageurs partis en 2009.

Les grandes chaînes mesurent elles aussi l’importance du tourisme vert : Accor a annoncé en février 2011 que les 400 établissements Novotel présents dans 60 pays du monde seraient certifiés Earthcheck d’ici fin 2012 et le Groupe Pierre & Vacances Center Parcs s’est également engagé dans une démarche de certification assez ambitieuse (clef verte pour ses resorts et résidences de loisirs, eco-label européen pour ses résidences urbaines).

- Poêles : vers la fin du téflon

Après un interminable bras de fer commencé dans les années 70, les consommateurs américains ont enfin eu gain de cause : le groupe mondial DuPont de Nemours (détenteur de la marque Teflon créée en 1954) a annoncé qu’il s’engageait à supprimer totalement l’utilisation du revêtement Teflon des poêles et produits anti-adhésifs d’ici 2015, à la demande de l’agence américaine de l’environnement. Son principal ingrédient, d’acide perfluorooctanoïque (PFAO), a été jugé comme cancérigène probable par cette agence en 2006, puis comme toxique pour la fertilité masculine par d’autres études. Le PFOA a été détecté dans 97% des échantillons prélevés dans plus de 100 rivières des 27 pays européens. Ces molécules sont aussi présentes dans l’air intérieur des logements puisqu’elles sont utilisées pour les emballages de pizzas, les moquettes anti-tâches mais également pour certains textiles comme le Gore-Tex, etc.

Malgré ces signaux d’alerte, en France, l’AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) a rendu un avis en 2009 concluant que le risque du PFOA pour la santé du consommateur dans les revêtements anti-adhésifs des ustensiles de cuisson était considéré comme négligeable. La Commission Européenne a quant à elle conclu en 2010 qu’il n’y a aucun fondement pour imposer des restrictions sur l’utilisation du PFOA. Pourtant, là encore, le marché est en train de bouger sous la pression des consommateurs qui se sont tournés d’abord vers des marques alternatives de poêles en revêtement à base de céramique, et maintenant vers les grandes marques qui ont suivi.

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  • Bonjour,
    Concernant le Tourisme responsable, vous avez omis de citer V.V.E (Voyageurs et Voyagistes éco-responsables) dont les 13 adhérents voyagistes ont fait partir en 2010 environ 7000 voyageurs.
    Chaque voyagiste adhérent vient de s’engager à inciter ses voyageurs à adhérer à l’association, ce qui devrait permettre de les impliquer concrêtement dans une démarche responsable.
    V.V.E vient, en outre de créer le site Internet du premier réseau national de voyagistes commercialisant des séjours d’écotourisme, certains labellisés par divers parcs naturels régionaux.
    http://www.vve-ecotourisme.com/

    Cordialement
    Jean-Pierre Lamic, Directeur de l’Association des voyageurs et voyagistes éco-responsables

    13.04 à 18h33 - Répondre - Alerter
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