publicité
Accueil du site > Actu > Énergie > Je vis sans pétrole (ou presque)
Article Abonné

Je vis sans pétrole (ou presque)

Taille texte
Je vis sans pétrole (ou presque)
(Crédit photo : Meyer - Tendance Floue)
 
Ils ont décidé de ne pas attendre l’apocalypse pour vivre ou produire autrement. Chacun à leur façon, ils inventent une vie décrochée du baril de brut.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
SUR LE MÊME SUJET
Article publié dans le

N° 23 - mars 2011

Tous accros au pétrole

Cliquez sur les initiatives pour y accéder directement

DE LA PAILLE DANS LA CHIMIE VERTE

UNE TRANSITION TOWN EN ISERE

DÉCOUVREZ LES BUS CYCLISTES

VIVE LE JATROPHA DU BENIN

DU TEXTILE DU BERCEAU AU BERCEAU

DES LAMAS POUR L’ARMÉE FRANÇAISE

LA FONDERIE QUI RELOCALISE

UN BÂTIMENT MODÈLE À PARIS


Michel Delmas, directeur scientifique de la Compagnie industrielle de la matière végétale : «  Nous sommes les premiers au monde à transformer la paille en colle  »

Il a trouvé le moyen de transformer la paille en or ou presque. Michel Delmas, la soixantaine, est professeur de chimie à Toulouse. Il a pourtant commencé sa carrière avec le pétrole. « A l’époque, il n’y avait pas grand-chose d’autre. » Mais depuis vingt ans, il planche pour raffiner la paille en trois produits distincts : la lignine, la cellulose et les sirops de sucre. « L’agriculture produit annuellement dans le monde 4 à 5 milliards de tonnes de résidus végétaux. Ce sont 7 à 10 millions de tonnes en France. Jusque-là, on n’en faisait rien parce qu’on ne savait pas séparer proprement ces trois produits. La lignine en particulier – une composante de la paroi des végétaux, qui leur donne dureté et imperméabilité – sortait toujours impure ou dégradée. Nous sommes les premiers dans le monde à y être parvenus ! »

Le pari de la chimie « verte »

Son entreprise, la Compagnie industrielle de la matière végétale, a vu le jour en 1998. En 2006 naissait une usine-pilote à Bazancourt (Marne) au prix d’un investissement de 6 millions d’euros. La production réelle débutera fin 2012-début 2013. Elle sera ultralocale. « L’approvisionnement en paille se situera à moins de 50 km à la ronde. Et les clients sont aussi dans le coin. » Plus de 80 % de la production est déjà prévendue. « On vend au prix du marché mondial et dans des conditions économiques extrêmement rentables. » Les débouchés ? La lignine servira de colle pour des panneaux de particules ou contreplaqués qui échapperont du coup au formaldéhyde et au phénol ; ou bien dans la plasturgie verte pour réaliser des polyuréthanes, des polyesters… Avec la cellulose, on fera du papier, des emballages alimentaires, des agrocarburants… Et avec les sirops de sucre, des agents texturants pour l’alimentation animale. Michel Delmas se rend régulièrement aux Etats-Unis pour y vendre sa technologie. C’est là-bas que la prochaine usine sortira de terre. Et quatre autres projets sont à l’étude en France.

Serait-ce un signe que l’industrie chimique sort de son addiction au pétrole ? Le chemin est encore long. En France, seuls 7 % de ses approvisionnements sont constitués de matières premières renouvelables : pois, huile de ricin, algues, maïs ou encore bois. Ce chiffre devrait monter à 15 % en 2017, selon les engagements pris lors du Grenelle de l’environnement.

Mais la chimie verte compte déjà ses mastodontes, comme l’entreprise française Roquette, producteur mondial de dérivés d’amidon – utilisé dans des additifs alimentaires, des adhésifs, des plastiques biodégradables… – au chiffre d’affaires de plus 2,5 milliards d’euros. Il y a aussi une myriade de start-up. Aux Etats-Unis, la Silicon Valley s’est muée en berceau des biotechnologies. En Espagne, la première usine au monde de agrocarburants à base d’algues ouvrait en début d’année à Alicante. Ailleurs, on fait des élastomères avec de l’huile de ricin ou du bitume, des solvants, du caoutchouc, toujours avec des matières premières végétales. —

Pierre Bertrand, initiateur d’une « transition town » en Isère : « A Trièves, agriculteurs et forestiers ont développé des filières courtes »

Quand il n’y aura plus du tout de pétrole, Totnes pourrait devenir la capitale du monde. Pour l’instant, c’est une ville de près de 8 000 habitants dans le Devon, en Angleterre, qui fait parler d’elle comme « ville de transition ». Rob Hopkins, enseignant en permaculture, y a lancé le mouvement en 2006. L’idée ? Agir sans attendre les effets du pic pétrolier, en changeant nos façons de consommer et de vivre, en acquérant de nouvelles compétences. En pratique ? Mise en place de groupes de cyclistes, de jardins partagés, d’écoconstructions, plantation de 170 arbres fruitiers sur les espaces publics… Aujourd’hui, plus de 700 villes, quartiers ou villages s’autodéclarent « en transition » dans le monde, dont une vingtaine en France.

Le territoire de Trièves, en Isère, est la première des initiatives hexagonales. On la doit à Pierre Bertrand, traducteur scientifique, doté d’une solide expérience dans le monde associatif écolo. C’est un Anglais installé dans le coin, Jeremy Light, spécialiste de systèmes de filtres à roseaux, qui lui a parlé de Totnes en 2007. Ensemble, ils décident alors de lancer leur vallée dans l’aventure de la transition. Entre massifs du Vercors et du Dévoluy, ce territoire regroupe 29 communes et 9 000 habitants (dont 1 400 pour le chef-lieu, Mens). Ses particularités : à la fois une grande dépendance vis-à-vis de la voiture et un grand dynamisme sur le plan écologique. « Beaucoup d’acteurs de l’agriculture et de la filière bois travaillent sur la création de circuits courts. Les communes sont très impliquées et les associations très actives. »

Les premières réunions débutent en 2008. Aujourd’hui, Trièves en transition compte 30 adhérents et une centaine de sympathisants. Avec un beau programme de formations : réparer des outils de jardin, construire un chauffe-eau solaire ou une éolienne individuelle, s’initier aux plantes médicinales, se former au labour et au cheval de trait… « Il s’agit d’organiser le bouillonnement déjà présent. De communiquer, de mettre en réseau, susciter des partenariats, de motiver un maximum de gens. »

Hervé Bellut, fondateur de www.buscyclistes.org : « J’ai demandé aux autres cyclistes de l’entreprise d’offrir leurs services »

Savez-vous qu’un déplacement sur deux en voiture fait moins de 3 km ? Que sur 5 km, voire 7 km ou 8 km, en ville, le vélo est plus rapide que la voiture ? Inutile d’ajouter qu’il a aussi l’avantage de ne consommer rien de rien, si ce n’est l’énergie de vos mollets. Hervé Bellut connaît ces chiffres par cœur et milite pour l’expansion du vélo, qu’il considère comme une vraie alternative à la voiture. « J’étais ingénieur qualité logiciel, salarié d’une boîte d’électronique pour les avions dans la région de Toulouse. J’allais au boulot à vélo, comme je l’ai toujours fait, même lorsque j’habitais à 20 km. »

Un jour, il décide de se lancer dans la promotion de son biclou adoré, d’entraîner les gens à aller au travail en pédalant, comme lui. « En 2005, j’ai créé une section déplacements alternatifs dans mon comité d’entreprise. J’ai demandé aux autres cyclistes de l’entreprise d’offrir comme moi leurs services en tant qu’accompagnateur et d’inviter les volontaires à se joindre à eux sur leur trajet quotidien. » Résultat : cinq bus cyclistes sont créés. Pour donner un peu de souffle au mouvement, Hervé Bellut organise un événement en invitant tout le monde à circuler à vélo le 3 juin. « J’avais mis dans le coup le club vélo de mon village, mon entreprise et d’autres, comme Airbus. » Ensuite ? Le passionné de vélo lance l’association « Les bus cyclistes » et un site Internet. On peut y inscrire une nouvelle ligne de bus à deux roues et y consulter sur une carte, les itinéraires, les jours et horaires du peloton, tout en contactant le guide. Aujourd’hui, il existe 112 lignes autour de Nantes, Paris, Strasbourg, Lyon, Marseille.

En sueur au travail ?

Hervé Bellut a pris la peine d’écrire un livre, De la voiture au vélo : en route vers le changement, pour convaincre les récalcitrants. Vous préférez la voiture parce que vous craignez d’arriver la chemise trempée de sueur au bureau ? Voilà une question à laquelle Hervé à une réponse de pro : « Je pédale en tenue de cycliste et j’ai un pantalon, une chemise et une cravate roulés dans un sac. Au travail, je laisse une veste et mes chaussures dans un tiroir. Il y a toujours une solution pour se changer, quitte à aller aux toilettes s’il n’y a pas de vestiaires. »

Kemi Fakambi, missionnée par le Geres pour développer les énergies renouvelables : « Au Bénin, une filière locale à base de jatropha »

Se développer, mais sans pour cela entrer dans une dépendance au pétrole. Voilà l’objectif que se sont fixées plusieurs ONG. Ainsi au Kenya, « Use solar save lives » distribue des lanternes solaires comme alternative aux lampes à kérosène. Bolivia Inti diffuse, elle, des cuiseurs solaires auprès des populations les plus pauvres. Le Geres (Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarités) mène, de son côté, des projets de développement innovants, comme celui d’efficacité énergétique dans l’habitat en Afghanistan, de microhydroélectricité au Ladakh en Inde, ou encore d’agrocarburant à base de jatropha au Bénin.

Ici et là, on présente le jatropha comme un « or vert », car cet arbre du désert pousse tout seul et produit une huile semblable au diesel. « C’est en partie vrai », explique Kémi Fakambi, mais c’est aussi beaucoup plus compliqué que cela. Cette jeune agronome est retournée dans son pays, le Bénin, il y a quatre ans, avec en projet une thèse sur le jatropha et son introduction dans l’agriculture familiale béninoise. Elle croise la route de membres du Geres. Ensemble, ils mettent en place un programme-pilote.

Pénurie et spéculation

« Au Bénin, on transforme le maïs et le manioc en farine, le fruit de palme ou l’arachide en huile, avec des machines fonctionnant souvent au gazole. Or, dans les zones retirées du pays, où l’état des routes rend le transport difficile, le carburant est sujet à la pénurie et à la spéculation. Une filière locale à base de jatropha pourrait résoudre le problème », justifie Kémi Fakambi. Pour convaincre les producteurs, il faut produire un peu d’huile, faire des démonstrations. En 2008, ils étaient une cinquantaine à se lancer dans l’expérience. Aujourd’hui, ils sont 400, avec 250 000 plants. « Nous avons choisi des zones non électrifiées, où le coût du gazole est élevé. » Reste à régler l’acidité de l’huile et l’adaptation des moteurs. « Il va falloir encore au moins trois ans pour régler les questions agronomiques, et celles de la structuration des acteurs. »

Et puis, il y a la menace industrielle. Le gouvernement a une stratégie de production de biocarburants à grande échelle. « Rien n’a encore démarré, mais demain, nos producteurs de jatropha pourraient être tentés de vendre leurs graines à l’industrie. » Pour les inciter à rester fidèles à la filière de proximité, les petits producteurs pourraient devenir actionnaires de l’unité d’extraction. « Au niveau local, c’est un cercle vertueux. Au niveau industriel, sans régulation, on va dans le mur. Donc il faut convaincre gouvernement et populations locales. » Pas si simple, l’or vert. —

Chrystine Risler, pédégée de Capoverde, société engagée dans le Cradle-to-Cradle : « 80 % des textiles polyester français sont recyclés… au Japon »

Economie circulaire, Cradle-to-Cradle (C2C)… Tous les moyens sont bons pour produire sans gaspiller et diminuer sa consommation de pétrole. Certains cherchent la labellisation, comme les fabricants de mobilier de bureau Steelcase qui sont les champions du C2C. D’autres avancent à leur rythme. « Mes clients me réclamaient de plus en plus des matières écologiques », raconte Chrystine Risler. A la tête d’une société d’impression numérique depuis quatre ans, elle imprime sur du textile… issu du pétrole. « Mais il n’y avait pas d’alternative. Ou alors du faux : des bâches dotées du suffixe “ éco ”, mais qui ne l’étaient pas. » Du coup, elle a commencé à proposer du linge de maison en coton bio. Puis, s’est tournée vers son tisseur, basé en Rhône-Alpes. Celui-ci travaille le polyester recyclé pour faire de la polaire. Pourquoi ne pas aussi essayer un tissu en PET recyclé pour l’impression ? « Après une phase de test, on a mis au point deux matières, avec blanchiment aux normes Oecko Tex (1) et impression avec des encres aqueuses, donc sans solvant. Le tout 100 % issu de PET recyclé. Les produits sont destinés à l’intérieur : des bâches pour des stands de salon, des coussins, des rideaux… » La production vient tout juste de commencer. « La qualité et la résistance au temps sont les mêmes que pour le conventionnel, pour des produits de 5 % à 8 % plus chers. Mon but est de baisser les prix dès qu’on montera dans les volumes de vente. » Pour boucler la boucle, Chrystine Risler tente de mettre en place une filière de recyclage en Rhône-Alpes. « Aujourd’hui, 80 % des textiles polyester français récupérés partent hélas se faire recycler au Japon. »

(1) Label assurant que les textiles sont contrôlés sur leur teneur en substances indésirables.

Lieutenant-colonel Mangara, chef de la division prévention environnement des armées : « 4 000 véhicules électriques dans les futurs convois militaires »

Au département américain de la Défense, c’est le branle-bas de combat. Celui-ci avale 300 000 barils par an, soit 80  % de la consommation totale du gouvernement américain. Réduire cette boulimie est donc une urgente question de sécurité nationale. « La dépendance des Etats-Unis envers les ressources étrangères en énergie constitue une menace militaire, diplomatique et économique », prévient un rapport du Pew Project on National Security, Energy and Climate, paru en avril 2010. Du coup, le plan de réduction de la dépendance au pétrole est ambitieux : acquisition de 4 000 véhicules électriques dans les trois ans à venir, 50 % d’énergie d’origine alternative en 2020 pour toute la marine…

L’armée française scrute ces innovations avec intérêt. En 2008, une délégation constituée de représentants de l’armée de l’air, du service interarmées des essences et de la direction générale des armements traversait même l’Atlantique pour étudier la question des carburants alternatifs, raconte le lieutenant-colonel Mangara, chef de la division prévention environnement. « Depuis, le dossier est dans les mains de l’Etat-major des armées. Nous avons commencé à mener des actions de réduction de consommation sur les bases aériennes. » Des véhicules électriques ont été acquis par les bases aériennes de Tours (Indre-et-Loire) et de Saint-Dizier (Haute-Marne), d’autres arrivent ce printemps à Orléans (Loiret). Des lamas et des chevaux ont pris leurs quartiers sur la base d’Avord (Cher) pour remplacer les dizaines de milliers de litres de désherbants déversés auparavant sur les 160 hectares de terrain. Et 20 % des sites d’entraînement sont labellisés Natura 2000. —

Jean-Sébastien Couilleau, directeur de la fonderie Loiselet, qui a choisi de relocaliser en France : « Plus besoin de placer sa trésorerie sur des bateaux pendant des semaines »

La parenthèse chinoise de la fonderie Loiselet n’aura pas duré plus d’une petite dizaine d’années. Cette entreprise fabrique des pièces en fonte, en décoration, mobilier urbain, voirie et industrie, depuis cinq générations. En 2001, la fonderie française fermait ses portes. Les établissements Loiselet se sont alors fournis en Chine. « Un choix purement économique », explique Jean-Sébastien Couilleau, directeur développement de l’entreprise. Pendant ses années asiatiques, Loiselet était régulièrement sollicité pour des dossiers de reprise d’usines en France. « En 2008, un dossier de reprise a presque abouti, mais on a fini par décider d’une création ex nihilo, malgré tous les avis contraires ! » La motivation du retour ? Tout aussi économique qu’à l’aller. « Plus besoin de placer sa trésorerie sur des bateaux en transit pendant plusieurs semaines. » Cela représente presque 15 % du prix de revient de la marchandise, soit 960 000 euros par an pour cette entreprise. Ce poste de dépenses est en augmentation constante, étant donné que les paquebots carburent au pétrole. Ajoutez à cela le coût de la main-d’œuvre chinoise, dont la tendance est aussi à la hausse, et vous aurez compris la logique de relocalisation.

Pollution en moins

Pour créer une nouvelle usine à Dreux (Eure-et-Loire), il fallait 12,4 millions d’euros. L’investissement est bouclé grâce à un prêt gratuit de l’Etat qui, depuis le printemps 2010, a mis en place des aides à la relocalisation. Le casse-tête du business plan : comment produire en France au coût chinois ? Cela passe par l’achat d’une machine aux grandes avancées techniques. Et par d’autres atouts purement franchouillards : « Ici, on fait de la fusion électrique ; la température doit monter à 1400° C. En Chine, on utilisait le charbon. » Merci pour les émissions de gaz à effet de serre et la pollution en moins. Et puis, « jusque-là, en France, les déchets métallurgiques, surtout issus de l’automobile, partaient à l’étranger. Dans notre usine française, nous allons utiliser 80 % à 90 % de fonte recyclée. » Le tout en embauchant une centaine de personnes et pour un prix de vente final… inférieur au made in China. —

Françoise-Hélène Jourda, architecte pionnière des bâtiments écologiques en France : « Plus le droit d’augmenter les distances »

Françoise-Hélène Jourda a reçu le prix international d’architecture durable en 2007, une discipline qu’elle pratique depuis près de trente ans. Elle milite pour qu’on conçoive des villes dont les maîtres-mots seraient la mixité sociale et la densité : « Nous n’avons plus le droit de gaspiller nos sols, d’augmenter les distances de transports – et par là même de polluer encore plus –, de réserver à une élite économique le droit de vivre en espace urbain. » En attendant que les décideurs de l’urbanisme français entendent le message, Françoise-Hélène Jourda est en train de concevoir le premier projet architectural écologique ambitieux de la capitale. La Halle Pajol, située dans le XIXe arrondissement, sera livrée fin 2012. Le bâtiment industriel du XIXe siècle s’étire le long des voix de chemins de fer de la gare de l’Est, et va muer en auberge de jeunesse, en bibliothèque, en locaux d’activité et en jardin public. Ce bâtiment à énergie positive verra ses toits recouverts de cellules photovoltaïques et thermiques qui suffiront à couvrir la consommation énergétique totale.

Bien sûr, les matériaux issus de la pétrochimie sont ici proscrits. On leur préfère le bois, issu de forêts certifiées de France ou d’Europe du Nord. Et on choisit du mélèze, qui même utilisé pour barder les façades à l’extérieur, n’a pas besoin de traitement. La ouate de cellulose, faite de papier recyclé, fera office d’isolant. Et pour le sol, ce sera du linoléum, des dalles qui ressemble à du vinyle, mais composées de matières naturelles : résine de pin, poudres de bois et liège, huile de lin. Le tout transporté sans camions au cœur de Paris, uniquement par train grâce aux voies de chemin de fer qui bordent le chantier. —

Faites réagir vos proches, diffusez l'info !
Vous aimez Terra eco ? Abonnez-vous à la Newsletter
1 commentaire
TOUS LES COMMENTAIRES
COMMENTAIRES SÉLECTIONNÉS
RÉPONSES DE LA RÉDACTION
Trier par : Plus récents | Plus anciens
Affichage : Voir tout | Réduire les discussions
  • Voilà des exemples intéressants qui devrait davantage être mis en avant.

    Le fait, par exemple, que les armées cherchent des solutions alternatives démontre que le temps du tout pétrole est véritablement derrière nous.

    Autre fait intéressant, le recyclage du métal qui permet de produire moins cher qu’en Chine.

    J’espère que nos élites sont abonnées à votre journal...

    1er.03 à 20h34 - Répondre - Alerter
PUBLIER UN COMMENTAIRE

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

  • Se connecter
  • Créer un compte

publicité
publicité
publicité
SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
publicité