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22-03-2012
Mots clés
Solidarité
Europe

En pleine crise, la Grèce tient sa place

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Parmi les milliers de Grecs qui protestent, à Athènes, le 12 février, contre le plan d’austérité sur le point d’être entériné par le gouvernement, un groupe de percussionnistes, sur la place Syntagma.

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Sur l’une des principales artères d’Athènes, Costas ouvre chaque jour sa « cuisine partagée » en plein air. Il y prépare des repas pour les « nouveaux pauvres » et les sans-abri, en récupérant des denrées sur les marchés et auprès des voisins.

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Depuis l’été 2011, un groupe de percussionnistes prend part à tous les rassemblements organisés par les manifestants. Ils protestent ici, face au Parlement.

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Des hommes sont soignés par une équipe de secouristes bénévoles. Autodidactes, ils aident notamment les manifestants touchés par des gaz lacrymogènes.

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Des jeunes gens improvisent un concert sur la place Syntagma, qui est devenue le square de la paix. « Solidarité » et « amour », réclament-ils sur les pancartes.

 
Ils jouent de la musique, s’improvisent cuistots ou soignent les manifestants. Sur la place Syntagma, à Athènes, devant le Parlement, les habitants composent avec l’austérité. Et inventent les prémices d’une nouvelle société.
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N° 35 - Avril 2012

Objets à durée déterminée

Eté 2011. Au cœur d’Athènes, sur les pavés de la place Syntagma, devant le Parlement, des citoyens viennent protester contre les mesures d’austérité décidées par le gouvernement grec. La nouvelle agora exige de ses édiles davantage de transparence et de « démocratie directe ». Dans les travées de cette place aux mille et une initiatives, l’organisation populaire se met en place. Des groupes de travail sont chargés de gérer la logistique, d’élaborer et de distribuer la nourriture. La sécurité et la propreté des lieux est confiée à des volontaires tandis que des soins médicaux et un support psychologique sont assurés sept jours sur sept.

Quelques mois plus tard, on tente d’y inventer un « nouveau monde ». On y collecte des vêtements ou des livres que l’on redistribue ensuite aux « nouveaux pauvres », victimes de la violence de la crise. Des cours gratuits de langues, de sports ou d’informatique sont dispensés. On décline des « banques de temps », fondées sur l’idée d’échange de services. En quelques semaines, les groupes contestataires sont passés de la phase de révolte à des démarches concrètes d’action sociale. « Nous avons redécouvert les personnes autour de nous, et le fait que nous ne sommes pas seuls », explique Costas le cuisinier. Mais les autres pourraient en dire autant : Margarita la percussionniste, Argyris le secouriste volontaire… Derrière ces prénoms rendus vivants sous l’œil et l’appareil de la photoreporter Stefania Mizara, la crise économique et financière a désormais un visage. —

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Photographe indépendante depuis 2000. Elle collabore avec la presse grecque et francophone et a notamment été publiée dans Marianne et Le Journal du dimanche. Elle aime travailler en collaboration avec les ONG. Depuis l’été 2011, elle réalise un webdocumentaire sur l’organisation des citoyens grecs face à la crise. www.stefaniamizara.com

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