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26-11-2012
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Alimentation
France

Critique n°2 : « Les labels les plus récents, ça n’a plus de bio que le nom ! »

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Critique n°2 : « Les labels les plus récents, ça n'a plus de bio que le nom ! »
(Crédit photo : hardworkinghippy - flickr)
 
Le label Bio Cohérence est né en 2009. Il respecte la philosophie initiale du bio : paysannerie à taille humaine, solidarité et équité.
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N°42 - décembre 2012

Faut-il avoir confiance dans le bio ?

C’est une feuille dessinée avec des étoiles sur fond vert. Les règles de ce nouveau label bio européen sont entrées en vigueur le 1er janvier 2009. Elles ressemblent à celles du label français « AB », qu’elles remplacent peu à peu. Mais certains points du nouveau cahier des charges ont fait grincer les dents des purs et durs : la contamination aux OGM tolérée à hauteur de 0,9 %, la possibilité de nourrir les animaux avec des aliments non produits sur la ferme ou encore la mixité entre bio et non bio désormais autorisée sur une même ferme.

Macaron peu médiatisé

Le bio perd son âme, entend-on. Comment faire pour que les consommateurs distinguent ceux qui respectent sa philosophie initiale — paysanne, à taille humaine, solidaire ? Peut-être en créant un nouveau label, plus exigeant. Bonne nouvelle, un macaron de ce type existe déjà : Bio Cohérence, né lui aussi en 2009. Depuis son lancement, il a été peu médiatisé. Mais cela pourrait changer : « Le démarrage a été un peu lent, mais maintenant, c’est parti », affirme Cécile Guyou, déléguée générale de Bio Cohérence. L’association compte 300 opérateurs (producteurs, transformateurs et bientôt magasins) – dont la majorité dans l’Ouest de la France –, qui ont le droit d’apposer le logo sur leur marchandise et versent en échange 120 euros par an. Le contrôle est exercé par les certificateurs agréés, dans la foulée des vérifications effectuées dans le cadre du label européen. Parmi les denrées admises dans « le cercle » Bio Cohérence, les produits laitiers de la famille Gaborit, dont les vaches broutent les prairies de l’Anjou, les farines de la Minoterie Blin ou les tisanes de Body Nature.

Limitation des écarts de salaires

  Tous s’engagent à ce que leur ferme soit 100 % bio, à ne tolérer aucune contamination OGM, à nourrir leurs bêtes avec ce qu’ils produisent sur place, à limiter la taille des troupeaux, etc. Produire des tomates bios sous serre chauffée et contribuer à l’effet de serre ? Pas question. Importer des pommes bios d’Argentine ? Impossible. L’origine française est de mise, sauf pour les produits exotiques (café, thé, chocolat…), à condition que leurs vendeurs respectent les règles du commerce équitable. Ne cherchez pas ces produits en grandes surfaces. Ils sont obligatoirement distribués en vente directe ou dans les magasins spécialisés. Chez Bio Cohérence, aux supermarchés on préfère les boutiques qui s’engagent. L’asso est d’ailleurs en train de peaufiner un cahier des charges pour les magasins. Il devrait être prêt à la fin de l’année. Au programme ? « Respect des saisons, liens avec les producteurs, limitation des écarts de salaires », énumère Cécile Guyou. Les réseaux Biocoop, Biomonde et Accord bio sont sur le coup. —

Arnaques, crime et biologique

Octobre 2008 : une coopérative française trouve de la mélamine dans du soja bio importé de Chine. L’enquête montrera que 293 tonnes étaient contaminées. Septembre 2010 : Que Choisir analyse un sachet bio de baies de goji – des fruits asiatiques qu’on dit curatifs –, qui s’avère bourré de pesticides. Décembre 2011 : la police de Vérone, en Italie, met fin à un vaste trafic mafieux. Drogue ? Blanchiment d’argent sale ? Non. Fraude au bio ! Une douzaine de personnes sont mises en cause, dont des importateurs et le salarié d’un organisme certificateur, Suolo e Salute. En cinq ans, ils ont acheté 2 500 tonnes de céréales et de fruits secs conventionnels en Roumanie, leur ont collé un certificat bio et ont écoulé la marchandise dans toute l’Europe. Le bio, un univers impitoyable qui glorifie la loi de l’arnaque ? « Tant qu’il y aura de l’argent à faire, le risque est là », admet Michel Reynaud, vice-président de l’organisme de certification Ecocert. Mais tous les opérateurs du secteur rappellent qu’ils sont largement plus contrôlés que leurs cousins du conventionnel. — 

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