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28-08-2014
Mots clés
Politique
Economie
France
Edito

Connecter les inventeurs du futur

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Connecter les inventeurs du futur
(Crédit photo : Flore-Aël Surun - Tendance floue)
 
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N° 60 - septembre 2014

Notre futur, par Edgar Morin

En cette rentrée molle où notre pays et d’autres semblent englués dans une crise sans fin, le sentiment qu’on repart pour un tour, mais surtout « pour rien » prédomine. Les élites politiques s’enlisent dans une panne d’idées généralisée. Les « grands » médias continuent de s’emballer pour des sujets anodins. Les professionnels de la pensée et les consultants de la philosophie poursuivent leurs leçons insipides. Les professionnels de l’économie maintiennent qu’il faudrait aligner nos salaires sur ceux des Chinois pour rétablir notre compétitivité. Pendant ce temps, nous sacrifions nos jeunes, minés par le chômage et la précarité. Ailleurs, le virus de la haine dévore le Moyen-Orient et le monde observe, sidéré mais impuissant. Quant au péril climatique, il n’avance plus : il galope. Tous les compteurs restent bloqués au XXe siècle.

Imaginer une prospérité nouvelle

Edgar Morin, éternel jeune penseur qui fait l’honneur de confier à Terra eco ses pensées prospectives, ne dresse pas un constat moins sombre : il y a toutes les raisons de croire, dit-il en substance, que nous vivons le crépuscule d’une civilisation. Il y a, d’abord, cette plaie néolibérale qui voudrait réduire l’humanité à un tableur. C’est « grâce » à elle que la finance folle continue d’asservir l’économie réelle, celle qui imagine l’avenir et crée des emplois. C’est « grâce » à elle que des pays aussi « avancés » que les Etats-Unis découvrent les écarts vertigineux de richesse qu’ils ont laissé se creuser entre ceux qui possèdent et ceux qui n’ont plus rien. Il y a aussi une forme de résignation qui laisse germer la haine ordinaire de l’autre. Aucune solution miracle n’existe dans un monde complexe ; il faut voir les bouts d’initiatives qui continuent de germer. S’ils n’ont pas atteint la taille suffisante pour inverser le cours des événements, c’est qu’il faut encore les encourager et les multiplier. C’est qu’il faut imaginer une prospérité nouvelle, qui donne une chance aux inventeurs du futur, qui prouve que le croisement de l’excellence sociale et environnementale est une source d’innovation et de réussite, y compris économique. Pour cela il faut surtout connecter les talents : citoyens, intellectuels, entrepreneurs, élus et économistes (si, si, il en existe de bons !). —

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