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28-05-2009

Avec Smart Cooking, c’est la cuisine qui régale

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Elle fait la liste des courses, sélectionne des produits bio et de saison, compose les menus. Mais qui est cette perle ? Un logiciel antigaspi créé par de jeunes Français.
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« Mince, qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire à manger ce soir ? », peste Jules en sortant de la crèche, Junior dans les bras. Décidément, ce partage des tâches ménagères, c’est la plaie. Julie rentre à 20 heures et le dîner a intérêt à être prêt, écolo et équilibré. L’équation est complexe. Dix-neuf heures. Le petit barbote dans son bain. Dans la cuisine, Jules claque la porte du frigo : « Pfff, y’a rien là-dedans. »

Vive le chef virtuel !

Stop ! On n’y est pas du tout. On reprend : après avoir cueilli Junior à la crèche, Jules rentre à la maison en sifflotant, absolument pas stressé pour le dîner. Trois touches sur l’écran tactile de la cuisine, et hop, le logiciel concocte le menu. Ne reste plus qu’à exécuter la recette. Sa cuisine intelligente l’a alerté sur les aliments qui approchent de la date de péremption. Et en quelques secondes, ce chef virtuel lui a proposé un menu en prenant aussi en compte les produits locaux et bio commandés en ligne auparavant. 

Mais d’où sort cette cuisine de rêve ? Du cerveau de jeunes étudiants français. Pour Imagine Cup 2008, Régis Hanol, Gauthier Chanliau et Sébastien Warin ont inventé Smart Cooking, un logiciel de cuisine intelligente et écologique. En effet, la dernière édition de la compétition organisée par Microsoft – 200 000 participants à travers le monde – avait pour thème l’environnement. Sous la supervision de Laure Porte, une amie étudiante en pharmacie, les trois acolytes de Supinfo, école d’ingénieurs en informatique, rejoint par Jean-Noël Gauthier, un étudiant en design de l’école des Gobelins, ont développé un outil antigaspillage.

Dans leur pièce du futur, les placards et le frigo sont équipés d’un lecteur de puces RFID. Celui-ci enregistre les produits, leur date limite de consommation, leurs informations nutritionnelles et même leur empreinte écologique grâce à ces puces électroniques qui ont remplacé le code-barres. Le centre de commande à écran tactile permet de faire ses courses en ligne, évitant ainsi les déplacements inutiles. Le logiciel suggère des produits locaux et de saison à conditionnement minimal et propose même des recettes pour utiliser les produits qui sont en fin de vie.

Brevet et Silicon valley

Mais ce n’est pas tout. Les trois poubelles de tri sélectif sont elles aussi munies de leur lecteur de puces. Plus moyen de se tromper dans le « jeté » de déchets. Reste une question qui titille la rigueur écologique de Julie : comment la machine reconnaît-elle les produits sans emballage ? « Pour les fruits et légumes en vrac, on peut imaginer une puce qui serait encodée au moment de la pesée. Mais nous n’avons pas encore trouvé de solution pour les produits sans emballage », regrette Gauthier Chanliau.

Malgré cet écueil, l’équipe a atteint la demi-finale de l’Imagine Cup, ce qui les autorise à participer à l’Innovation Accelerator, un séjour dans la Silicon Valley offert par Microsoft afin de développer leur projet. Alors, à quand la commercialisation de Smart Cooking ? « L’important, dans l’immédiat, c’est de boucler nos études. Mais nous allons déposer un brevet pour protéger notre invention. A terme, peut-être monterons-nous notre boîte, mais rien n’est décidé. De toute façon, Smart Cooking ne pourra pas être lancée avant que les puces RFID soient généralisées dans le commerce », avertit Gauthier Chanliau. Déjà, la grande distribution les expérimente. Mais pour que celles-ci détrônent le code-barres, il faudra aussi que leur coût devienne compétitif : un centime d’euro contre 10 aujourd’hui. Le pas devrait être franchi d’ici à 2012.

Poubelle sifflante

Smart Cooking n’existe aujourd’hui qu’à l’état de prototype. Pour se l’offrir, nos Julie et Jules imaginaires auraient dû débourser 1 000 euros. Mais avec une commercialisation à grande échelle, son prix pourrait être divisé par deux. En attendant, Jules est ravi. Son dîner est prêt. Julie sera là dans cinq minutes, il n’a plus qu’à ranger le plan de travail. Il approche de la poubelle jaune un pot de yaourt vide à la main. « Biiiip ». C’est vrai, ça ne se recycle pas !

Image : Gauthier Chanliau, Regis Hanol et Sebastien Warin - Supinfo UK / Tsach


UNE FERME EN DIRECT DE VOTRE APPART

Il a une forme d’aquarium et pourtant, on l’annonce comme le potager de demain. Le Biosphere Home Farming, imaginé par Philips, a en effet été conçu comme une série de mini-écosystèmes reposant les uns sur les autres, afin de subvenir aux besoins alimentaires d’une famille vivant en appartement. En « digérant » les déchets, une machine produit du méthane qui alimente l’éclairage et chauffe la « ferme ». Les plantes génèrent de l’oxygène destiné aux poissons de l’étage du dessous… Bref, chaque compartiment nourrit l’autre pour nourrir les humains. Cette fragile chaîne de production n’existe pas encore, mais le concept a été primé à l’International Forum Design.

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