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24-09-2013
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Urbanisme
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Monde

Ville durable : ils changent le monde

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Ville durable : ils changent le monde
(George Ferguson, maire de Bristol et Anna Somers Cocks, ex-directrice du Fonds pour sauver Venise en péril. Crédit photo : bristol city hall / dr - stefano manca)
 
De l'architecte George Ferguson à la lanceuse d’alerte Anna Somers-Cocks, voici quelques-uns de ceux qui veulent faire évoluer les villes.
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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George Ferguson ne change pas Bristol seulement sur le papier

On le reconnaît au pantalon rouge vif qui ne le quitte jamais. A 65 ans, George Ferguson a changé de carrière. Architecte, cet Anglais est devenu maire de Bristol, sixième plus grande ville d’Angleterre. Le jour de son entrée en fonction, en novembre 2012, ce nouveau venu dans la politique, élu en tant qu’« indépendant », a annoncé que son salaire lui serait versé en monnaie locale, les Bristol pounds. Il a inscrit au budget de sa ville une enveloppe de 500 millions pour l’amélioration des transports d’ici à 2015, et une autre de 300 millions destinée à améliorer l’efficacité énergétique et à développer les énergies renouvelables d’ici à 2020. Les habitants sont invités à échanger avec lui, via son blog ou Twitter, sur les projets de réaménagement, comme celui visant à transformer des friches en potagers partagés. Ferguson veut faire de sa ville un « laboratoire du changement ». La Commission européenne le soutient, puisque Bristol sera capitale verte européenne en 2015. —


Stéphane Juguet,l’explorateur des désirs nazairiens

Au volant de son Combi au look de ballon dirigeable, l’anthropologue Stéphane Juguet a sillonné, huit mois durant, l’an dernier, l’agglomération de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Sa destination ? 2030. Chargé de sonder les habitants sur leur vision de leur ville à cet horizon pas si lointain, le spécialiste de la mobilité a roulé sa bosse dans les rues, les écoles, ou sur les marchés. Il a fait remonter les paroles de ceux qu’on entend trop peu dans un débat accaparé par les élus, les experts et les techniciens. Résultat : 6 000 contributions, 4 000 heures d’entretiens, et des désirs précis. Saint-Nazaire, demain, devrait être à taille humaine, accessible, hospitalière et faire la part belle à l’économie circulaire et de proximité.

Le site de Destinations 2030


Anna Somers-Cocks veut sauver Venise des eaux

Grande amatrice d’art, Anna Somers-Cocks s’est muée en lanceuse d’alerte. Elle a dirigé, entre 1999 et 2012, le Fonds pour Venise en péril, qui finance la restauration de la ville et mène des études de prospective sur l’impact du changement climatique sur les 118 îles qui composent la cité lacustre. Les prévisions sont alarmantes. Pour avoir une chance de sauver le site de la noyade, il faudrait interdire les bateaux de croisière dans les canaux, limiter le flot des vacanciers, diversifier les activités et fermer de manière permanente les barrières mobiles à l’entrée du lagon, qui entreront en service en 2014. Les autorités s’y refusent, sous la pressions des intérêts économiques privés. C’est pour dénoncer cette vision court-termiste qu’Anna Somers-Cocks a démissionné – avec tous les administrateurs du Fonds – en juillet 2012. Elle exhorte à lutter contre le changement climatique et la montée de eaux, qui vouent Venise à une mort certaine si la révolution durable n’entre pas dans les esprits et le lagon. —


Ecocity Builders, un animateur au sommet

Comment repenser la ville pour que les écosystèmes soient respectés et que les habitants y vivent heureux sur plusieurs générations ? Voilà la question qui anime Ecocity Builders. Fondée en 1992 par Richard Register, théoricien de l’aménagement des villes écologiques, l’ONG ne veut pas imposer le modèle d’une ville plus saine à ceux qui y vivent. L’idée consiste plutôt à les associer à la réflexion, afin qu’ils conçoivent la ville durable qui leur convient. L’ONG organise tous les deux ans un sommet mondial, « Ecocity ».

Le site d’Ecocity Builders


Rob Hopkins se met au vert

Fainéant, Rob Hopkins ? L’enseignant en permaculture, qui sillonne le monde pour expliquer la transition, a posté sur son blog, fin juillet, un billet sur… l’art de ne rien faire. Pas d’inquiétude, le fondateur du mouvement des « villes en transition » n’a pas renoncé à nous préparer à l’autosuffisance et à l’après pic pétrolier. Mais il a bien le droit de regarder l’herbe pousser le temps des vacances ! Surtout que, dans les 500 villes qui mettent son Manuel de transition (Eco sociétés, 2010) en pratique, elle est plus verte qu’ailleurs.

Le site Villes en transition


Nicole Bricq, VRP de la french touch

La ville durable est un business que la France n’entend pas laisser filer. La ministre du Commerce extérieur a lancé un appel à projets pour la réalisation d’une maquette 3D d’un quartier démontrant tout le savoir-faire français en la matière.


Tristram Stuart, l’amoureux des légumes moches

C’est la star internationale de la lutte contre le gaspillage alimentaire. Tristram Stuart vient de convaincre 200 maires du monde de signer un engagement pour réduire les quantités de fruits et légumes jetés, bien que tout à fait comestibles, juste parce qu’ils sont moches. Cet Anglais de 35 ans a fait de la chasse aux restes son combat quotidien depuis qu’il a découvert, ado, qu’il pouvait très bien manger la nourriture glanée pour ses cochons dans les poubelles des supermarchés. Dans son livre Waste, il démontre que 10 % des émissions de gaz à effet de serre viennent de la production de nourriture que personne ne mange. Réduire cette gabegie serait un moyen simple de diminuer la pression sur l’environnement.

Le site de Tristram Stuart


Marie-Véronique Gauduchon, un investissement très personnel

C’est en tant que simple citoyenne que Marie-Véronique Gauduchon a d’abord contacté Lumo, plateforme d’investissement dans les énergies renouvelables. Sensibilisée à la hausse du CO2 et à l’imminence du pic pétrolier via ses fonctions au WWF, aux cabinets Ernst&Young et Carbone 4, l’ingénieure a choisi de financer un des projets d’énergies renouvelables proposés sur la plateforme d’investissement participatif de l’entreprise sociale. Le site répertorie les projets de développement d’électricité verte issus de partenariats entre une collectivité territoriale et une entreprise et propose aux citoyens d’y investir entre 25 et 5 000 euros sur quinze ans environ, avec des intérêts annuels autour de 5 %. Fermement décidée à contribuer à la transition énergétique locale, Marie-Véronique est directrice générale de Lumo depuis un an.

Le site de Lumo France

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