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13-07-2012
Mots clés
Transports
France

Fermer la ville aux voitures : une mesure anti-pauvres ?

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Fermer la ville aux voitures : une mesure anti-pauvres ?
(Tongeron91 - Flickr.com)
 
Sept agglomérations étaient candidates pour interdire aux voitures les plus polluantes de rouler dans leur centre dès 2013. Mais la ministre de l'Ecologie veut remettre à plat le dispositif, qui pénaliserait les ménages modestes.
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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Les Zapa calent au démarrage. Ces Zones d’actions prioritaires pour l’air, introduites par la loi Grenelle II en décembre 2010 et interdites aux véhicules les plus polluants, devaient être expérimentées dans sept grandes villes ou communautés de communes françaises en 2013, pour une durée de trois ans minimum. Mais elles ont un petit retard à l’allumage.

Bordeaux, Clermont Communauté, le Grand Lyon, Grenoble-Alpes Métropole, le Pays d’Aix, Plaine Commune (Seine-Saint-Denis) et Paris se sont portés volontaires pour tenter l’expérience, déjà en place dans quelque 160 villes européennes, et devaient remettre ce vendredi 13 juillet au ministère de l’Ecologie leur dossier de candidature. Delphine Batho leur a envoyé ce jeudi un courrier dans lequel elle indique vouloir « adapter le cadre » du dispositif.

Un dispositif « rigide et socialement injuste » mais qui ne sera pas suspendu

Tout en rappelant que « la pollution atmosphérique est responsable en France de près de 40 000 décès prématurés chaque année » et que la France « accuse toujours un retard important dans la mise en œuvre de la directive européenne sur la qualité de l’air 2008/50/CE », la nouvelle ministre propose de l’Ecologie d’adapter le dispositif Zapa qualifié de « trop rigide et socialement injuste » en l’état.

Contacté, le ministère de l’Ecologie et du développement durable explique qu’« il ne s’agit pas du tout de suspendre le dispositif » mais qu’il est trop tôt, en ce jour de rendu des dossiers de candidature, pour dire si les expérimentations vont débuter comme prévu en 2013 car « les villes ont demandé une remise à plat ». « Un groupe de travail sera prochainement constitué avec les collectivités volontaires pour examiner les difficultés qu’elles rencontrent et élaborer des plans d’action complets et applicables », ajoute le ministère. Pour le reste, notre interlocuteur peine à expliciter les propos de Delphine Batho. 

Tout à la discrétion des communes

En quoi le dispositif est-il « trop rigide », alors même que le périmètre de la Zapa (un quartier, tout le centre ville, toute la ville voire sa périphérie) ainsi que les horaires et périodes d’accès ou d’interdiction à la zone sont laissés à la discrétion de la commune ? De même, « le choix des groupes de véhicules interdits dans la zone appartient à la collectivité locale à l’initiative du projet, sur la base d’un classement des véhicules défini par arrêté ministériel », peut-on lire sur le site du ministère.

Cet arrêté, publié en mai dernier, établit une nomenclature de véhicules (du camion aux deux roues) en fonction de leur niveau d’émission de polluants atmosphériques – sans toutefois prendre en compte leur niveau d’émission de CO2 -, de leur motorisation et de la date de leur première immatriculation.

Les pauvres aux portes de la ville ?

Sans grande surprise, ce sont les voitures les plus anciennes (immatriculées avant 1997) qui seront les premières boutées hors des Zapa. Et c’est là que le dispositif devient en effet « socialement injuste ». Car qui devra payer une amende de 68 euros pour être entré dans une Zapa au volant de sa vieille voiture, comme le prévoit un autre arrêté ?

Le petit vieux (ou la petite vieille) qui roule peu, entretient bien sa voiture, n’a pas d’accident et ne voit donc pas de raison de troquer sa bonne vieille Titine contre une plus récente, quand bien même il ou elle en aurait les moyens. Il y a aussi ceux qui empruntent les transports en commun la semaine et ne roulent que le week-end, pour faire des courses ou partir en vadrouille.

Et puis il y a tous ceux – et ils sont nombreux – qui ont besoin d’une voiture pour aller travailler mais dont le budget serré les empêchent d’en changer, même pour en racheter une d’occasion. Ces ménages modestes gardent donc leur moyen de transport le plus longtemps possible. « Ce sont bien à ces deux catégories de population que pense la ministre », explique-t-on au ministère.

Le Défenseur des droits saisi

Voilà bien un point sur lequel Delphine Batho et le président de L’Automobile Club Association sont d’accord. Un jour avant la ministre, soit mercredi, Didier Bollecker a envoyé un courrier aux élus des villes candidates pour leur rappeler que : « une Zapa implique des aspects antisociaux évidents », parmi lesquels il cite « une discrimination à l’égard des personnes ne pouvant acheter des véhicules neufs, notamment les ménages modestes et les jeunes », et « un coût du remplacement des véhicules pour les acteurs économiques (transporteurs, entreprises.) »

De son côté, la Fédération française des motards en colère annonce dans un communiqué daté de ce jeudi avoir « déposé un dossier auprès du Défenseur des Droits pour dénoncer cette mesure hautement discriminante. Et même si l’atteinte à un mode de déplacement ne fait pas partie des griefs retenus par cette autorité, nous affirmons que la discrimination par le rang social ne doit pas être institutionnalisée, ce qui sera le cas si les Zapa sont appliquées en l’état ».

Des villes candidates également sur la réserve

Les villes candidates pour tester les Zapa ont elles aussi fait part de leurs réserves. Une étude menée dans la ville de Grenoble a montré que ce sont surtout les jeunes et les ouvriers qui seraient touchés par l’interdiction de circuler dans le centre. « Nous n’avons pas encore assez d’alternatives à leur proposer », a expliqué au Journal de l’environnement Jacques Chiron, maire adjoint en charge des transports (PS), qui demande un report avant de remettre son dossier de candidature.

Le député-maire de Nice, Christian Estrosi (UMP), a même carrément retiré début juin sa ville de la liste des candidats en arguant du fait que « le dispositif est très compliqué, peu efficace et il est incompris d’une grande partie des gens qui le prennent comme une mesure discriminatoire à leur égard ».

Des bénéfices à la marge

Utiles les Zapa pour alléger l’atmosphère de nos villes ? Le hic c’est les véhicules les plus anciens sont généralement ceux qui roulent le moins. Donc retirer ces seuls véhicules ne permettrait pas de faire passer les niveaux de pollution atmosphérique sous les seuils réglementaires.

Toujours dans son rapport de 2009, l’Ademe relève que, dans les villes européennes où un tel dispositif a été mis en place sous l’appellation LEZ (Low emission zone), « les bénéfices qualité de l’air ambiant qui résultent [de l’instauration de telles zones et de la limitation de circuler des véhicules les plus polluants, ndlr] sont réels mais limités, de 1 à 4%, notamment compte tenu de la multitude des sources d’émission en zone urbanisée ».

Sans surprise, le moyen le plus efficace d’obtenir une amélioration sensible de la qualité de l’air est encore de proposer au plus grand nombre des alternatives à la voiture. C’est aussi la solution pour rendre les Zapa socialement acceptables.

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  • Les transports en commun gratuits ou le carburant trop cher cela risque de fonctionner engendrant des pertes financières pour le gouvernement, alors que se permettre des collectes de fonds supplémentaires sur des gens qui vont aux travail ça rapporte plus. Ne soyons pas naïfs !

    2.01 à 17h57 - Répondre - Alerter
  • le control tech cela serre a quoi .ta voiture polue cela ne passe pas ...

    26.10 à 15h45 - Répondre - Alerter
  • Et si on prends le problème dans le bond sens :

    Pourquoi tant de voiture à l’entrée des villes, saturant les périphériques et autres entonnoirs bitumés ? Les 3/4 du temps pour aller bosser.

    Pourquoi cet engorgement ? parce que toutes les entreprises s’agglutinent les unes aux autres, dans des bureaux hors de prix, à proximité des villes "importantes"

    Il faut trouver un moyen de redistribuer géographiquement l’emploi. Comment ? en faisant pression sur les sociétés via leur sacrosainte corde sensible : la rentabilité.

    Aidons les sociétés à s’installer à la campagne via des aides et taxons les aspirateurs à bagnoles.

    20.08 à 23h29 - Répondre - Alerter
  • Merci pour cette information rassurante.

    Ces projets de lavages plus verts au profit de la construction automobile mais pas de l’écologie sont idiots.
    Ajoutons que si les villes européennes ayant déjà mis ce genre de mesure en place ont pu mesurer une baisse de l’ordre du 1% de la pollution (rien quoi !) il faut aussi préciser qu’il s’agit probablement de la pollution au sens strict, car la production de CO2, elle, continue probablement à augmenter, donc on masque les choses avec ça !

    D’autres solutions, comme un péage urbain bien conçu (plus cher pour les grosses, etc.), serait bien plus efficace !

    5.08 à 08h58 - Répondre - Alerter
    • Le péage n’est pas la bonne solution, trop discriminatoire. Laissons les riches polluer et les pauvres marcher. Il serait bon d’arrêter les âneries, et mettre en place les mesures permettant de réellement limiter la circulation des voitures dans les villes : interdiction pure et simple, sauf besoin dûment justifié (livraison, déménagement, etc etc).

      5.08 à 09h20 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,
    La pollution atmosphérique urbaine est déjà à différencier du CO2 qui n’est pas un polluant (ça n’affecte pas la biologie des êtres vivants).
    Cette pollution est principalement due aux particules fines provenant des moteurs diesels constituant une très large part (je n’ai pas le chiffre en tête) du parc français. Cet état de fait a été initié par un avantage fiscal du diesel sur l’essence à la pompe.
    Annuler cet avantage fiscal voire l’alourdir (il créé une externalité négative) en construisant massivement des pistes cyclables serait bien plus efficace (à moyen terme) que ce définir des zones interdites. On réduit à la fois le nombre de voitures en sécurisant le transport à vélo (ou les transports en commun) et on diminue les émissions unitaire des des véhicules.
    On pourrait même rajouter inciter les constructeurs nationaux à produire des véhicules consommant 2l au 100km, ils en sont capables (diminution de masse, baisse de la vitesse maximale).

    Il faut toujours en revenir à la racine du problème pour espérer le résoudre. ça prend généralement plus de temps à appliquer mais in fine les résultats sont là.

    1er.08 à 17h00 - Répondre - Alerter
  • Que les élus locaux se retroussent les manches pour créer de véritables réseaux de pistes cyclables permettant d’entrer en sécurité dans les villes, c’est la solution ; Le vélo, c’est gratuit, ça ne pollue pas et ne fait pas de bruit, l’idéal pour circuler en ville !
    La vielle gauche productiviste pourrait être un peu plus lucide.
    Et devrait arrêter avec l’argument éculé que cela fait de la peine aux pauvres, comme pour la TVA sociale !
    Un vrai pauvre n’a pas de voiture. Par contre, la voiture appauvri !

    Et dans un contexte proche de pénurie de carburant .....

    31.07 à 22h51 - Répondre - Alerter
  • on veut donc m’empecher de rouler 2fois par ans en motos pas sur que ca change grand chose

    31.07 à 00h47 - Répondre - Alerter
  • empecher les clients d’arriver aux magasins c’est le top quand meme ne devrait on pas fermer les magasins ca irait plut vite
    Ca c’est comme l’ethylotest faut en avoir trois imagine tu rate les deux premier si t’utilise le troisieme t’es verbalisable on n’arete pas le progres a croire que l’homme aime les dictatures

    31.07 à 00h45 - Répondre - Alerter
    • Le fait généralement du supprimer ou limiter la voiture dans certains quartier en y favorisant les transports en commun et le vélo à pour effet de redynamiser les commerces de proximité. Allez-voir aux Pays-bas ou en Allemagne, peu de grosses zones d’activités et des centres villes dynamiques.

      1er.08 à 17h02 - Répondre - Alerter
  • Les carrioles ça pouire, boutons les hors de nos villes !

    30.07 à 02h44 - Répondre - Alerter
  • Si tous les pauvres pouvaient habiter près du centre-ville ou dans une périphérie bien desservie par les transports publics, on pourrait facilement prendre cette mesure. Malheureusement, le centre des ville est trop cher et les banlieues les plus pauvres sont les moins bien pourvues en transport publics....
    La solution serait de développer massivement des transports publics avec des rabais conséquents pour les plus pauvres, tout en interdisant petit à petit l’accès au centre-ville (péage progressif selon la conso de la voiture ?, etc...) La mixité des logements au centre-ville est aussi une des solutions.

    16.07 à 16h19 - Répondre - Alerter
    • - péage progressif selon la conso de la voiture ?$

      oui, plus ta voiture est puissante, plus on te la taxe, là se serais dans le bon sans ! Les "riches" ou ceux qui veulent ce montrés comme t’elle serais pénaliser, et ils réfléchirais avent d’acheter un gras 4x4 qui n’est même pas capable d’aller dans les chemin...

      1er.08 à 01h02 - Répondre - Alerter
      • Il faut vraiment que cette taxe progressive sur la pollution et le bruit soit redistribuées aux plus pauvres via des subventions pour les transports publics et l’achat de vélo. De même que le réseau de pistes cyclable pourrait bénéficier de l’argent récolté. C’est juste qu’il faut savoir ou mettre les priorités... et ce n’est clairement pas dans le transport individuel motorisé (en clair, la bagnole) , gourmand en espace et en énergie !

        2.08 à 14h23 - Répondre - Alerter
  • Comme si les discriminations n’existaient pas déjà !!
    Et puis les vrais pauvres, ils n’ont pas de voitures !

    16.07 à 12h09 - Répondre - Alerter
    • Ca alors !
      Les "vrais pauvres"...
      Il y a donc de "vrais pauvres", des "pauvres" et de "faux pauvres" ?
      Bien des pauvres ne peuvent se passer de voiture (type citadine vieillissante mais bien entretenue hein, je ne parle pas de la dernière Audi) : sans voiture, pas de boulot ! Ces "faux pauvres" (selon vos critères) au SMIC -avec ce type de voiture et un boulot à quelques dizaines de bornes- cherchez bien, il y en a un bon paquet : des pauvres tout court, pas des "vrais" ou des "faux" !

      Comme vous le soulignez, des discriminations, il en existe déjà. Certes : excellente raison pour ne pas en créer d’autres.

      4.08 à 10h00 - Répondre - Alerter
  • On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré. (Albert EINSTEIN)

    Comment voulez-vous que des décisions soient prises contre la voiture par des gens qui ne savent pas faire autrement que d’avoir "leur" voiture pour aller partout ?

    Et en plus nos politiques sont capables d’hésiter éternellement devant une décision courageuse préférant s’activer à en différer la prise... Pour peu ,comme à Grenoble, que le lobbying d’une Chambre de Commerce ou tout autres activistes dits "économique" se débrouillent à leur faire une belle liste d’arguments ou on cache habilement l’interêt privé derrière un "petit doigt" d’intérêt soci(ét)al...

    16.07 à 10h20 - Répondre - Alerter
  • Je suis plutôt favorable, comme ce qui se fait à Nantes, à la fermeture progressive des rues pour qu’elles deviennent piétonnes, et au développement tout aussi progressif de moyens alternatifs (transports en commun). C’est moins radical et plus équitable.

    16.07 à 10h15 - Répondre - Alerter
  • Qu’ils ferment donc les centres villes à TOUTES les voitures, on sera tranquille quand on y roule en vélo.

    Objectivement, les voitures ne sont pas nécessaire et c’est clairement du luxe. Les transports en commun sont là pour y pallier ...

    16.07 à 09h44 - Répondre - Alerter
    • Il y a des cas où c’est nécessaire : Si on livre de la marchandise, avec de l’outillage pour intervenir... Et le cas des résidents qui partent ou rentrent de voyage. (La solution c’est un péage, pas l’interdiction totale de certaines.)

      5.08 à 09h05 - Répondre - Alerter
      • Le péage serait justement une mesure anti pauvre. Les riches n’auraient aucun problème pour payer le péage tous les jours.

        La solution viable est l’interdiction pure et simple, sauf justification (livraison, etc etc).

        5.08 à 09h16 - Répondre - Alerter
        • Il est interdit d’interdire... mode de pensée négatif. L’interdiction n’est pas une solution. Elle génère l’absence de solution. Comment faire si on a besoin de se bagnole et c’est interdit.

          Maintenant un mesure pro-pauvre : des navettes et transports fréquents et gratuits d’un bout à l’autre de la ville. Qui aura encore envie de prendre sa voiture après cela ?

          Pourquoi on ne le fait pas ? Ah, oui, les citadins risqueraient de se passer de voiture. Ce que l’on veut, c’est que tu achètes ta voiture (une peugeot, hein, soit patriote) et que tu ne roules pas avec (mauvais pour la santé).

          5.08 à 09h45 - Répondre - Alerter
          • Il faut savoir interdire pour protéger. On est plus en mai 68 bon sang ! On PEUT parfaitement se passer de prendre sa voiture pour un oui ou pour un non. En ville, la distance moyenne parcourue est de 3 km je crois. Ca peut se faire, au choix : à pied, en vélo, en transport en communs pour les personnes de santé fragile. Alors oui, il faudrait qu’un gouvernement ait les bollocks pour interdire les trajets à usage de loisirs en ville. Voir même les trajets domicile <-> travail, quand c’est pour faire 2 km ... Mais cette mesure serait impopulaire. Un homme politique est incapable de réfléchir à long terme, il voit juste l’échéance qui a lieu dans 5 ans, pour sa réélection. Résultat, on stagne dans le domaine écologique, alors qu’il va y avoir urgence d’ici peu de temps. Les villes crèvent à petit feu, les citadins font crises allergiques sur crises allergiques. MAIS on continue à circuler allègrement et à faire petits trajets sur petits trajets. Trajets où les véhicules sont les plus polluants. Ce qui est d’une stupidité sans nom.

            En matière d’écologie, en France, on ne sait faire qu’une chose : taxer. Alors on taxe. Et on crée ensuite des inégalités entre ceux qui peuvent payer les taxes et ceux qui ne peuvent pas.

            5.08 à 10h13 - Répondre - Alerter
            • « et à faire petits trajets sur petits trajets. Trajets où les véhicules sont les plus polluants. »

              C’est même les véhicules récents qui polluent le plus sur les petits trajets ! (Les dispositifs tels que pots spéciaux ne fonctionnent bien qu’à chaud.) Ce qui confirme bien que les mesures en projet ne sont pas écolos, le vrai but est de pousser la consommation de ferraille !

              6.08 à 10h06 - Répondre - Alerter
              • Voui, Voui, entièrement d’accord avec toi. Et surtout ne pas froisser les lobbies des chauffeurs de taxi, constructeurs automobiles, pétroliers... qui auront toujours plus de valeur que l’intérêt commun. Des fois, on aurait des envies de re-nationalisation.

                6.08 à 10h39 - Répondre - Alerter
          • Il faut savoir interdire pour protéger. On est plus en mai 68 bon sang ! On PEUT parfaitement se passer de prendre sa voiture pour un oui ou pour un non. En ville, la distance moyenne parcourue est de 3 km je crois. Ca peut se faire, au choix : à pied, en vélo, en transport en communs pour les personnes de santé fragile. Alors oui, il faudrait qu’un gouvernement ait les bollocks pour interdire les trajets à usage de loisirs en ville. Voir même les trajets domicile <-> travail, quand c’est pour faire 2 km ... Mais cette mesure serait impopulaire. Un homme politique est incapable de réfléchir à long terme, il voit juste l’échéance qui a lieu dans 5 ans, pour sa réélection. Résultat, on stagne dans le domaine écologique, alors qu’il va y avoir urgence d’ici peu de temps. Les villes crèvent à petit feu, les citadins font crises allergiques sur crises allergiques. MAIS on continue à circuler allègrement et à faire petits trajets sur petits trajets. Trajets où les véhicules sont les plus polluants. Ce qui est d’une stupidité sans nom.

            En matière d’écologie, en France, on ne sait faire qu’une chose : taxer. Alors on taxe. Et on crée ensuite des inégalités entre ceux qui peuvent payer les taxes et ceux qui ne peuvent pas.

            EDIT : j’ajouterais que le fait d’interdire sans proposer de solutions alternatives viables est tout à fait français aussi. Interdire la circulation automobile en ville mais ne pas proposer d’alternative serait évidement stupide. Un maillage de transport en commun dense (la fréquence importe peu, il faut qu’à un moment donné le public prenne conscience que patienter 20 minutes pour attendre un bus n’est rien par rapport à un air plus sain) est primordial : quand on doit changer 2 fois de bus pour aller d’un point A à un point B d’une banlieue, ça agace un peu et ça dissuade fortement de prendre les TEC. Ca encourage le véhicule motorisé, ou le vélo quand on a compris l’importance de laisser sa voiture au garage. Malheureusement, tout le monde n’a pas compris cette importance.

            Autre chose : le gasoil à 2€50. Ca limitera les ardeurs à prendre sa voiture pour 2km ...

            5.08 à 10h19 - Répondre - Alerter
            • Etudiant, je prenais le vélo. C’était pas pour 3km, mais pour 8km, appart au centre, travail en banlieue, un schéma classique. Eh oui, c’est large une ville. Je me souviens qu’il n’y avait pas de saison pour être bien. L’hiver, mes mains gelaient sur le guidon. Au printemps j’étais arrosé par la pluie. Et l’été, j’arrivais en sueur. Je perdais 1h le matin à récupérer de l’effort sportif (tout en côtes).

              Ah, oui, je comprends mainenant. Oupsman, tu es à la retraite. Tu parles du vélo pour aller acheter le pain ou faire le marché. Moi, je parlais d’un moyen de transport pour aller bosser, d’où notre incompréhension. Actuellement pour arriver au boulot par les transports en commun, c’est minimum 2h sur un trajet, des horaires contraints et un coût supérieur à la voiture. Tu comprends, que dans un accès de faiblesse, je prenne mon vieux diesel.

              Je suis cependant d’accord avec toi pour les mesures alternatives. Commençons par développer des transports en commun gratuits et regardons ce qu’il reste du probème ensuite.

              5.08 à 10h35 - Répondre - Alerter
  • Lorsque ces ZAPA seront crées nous irons par milliers braver ces interdictions et que fera le gouvernement.

    13.07 à 19h13 - Répondre - Alerter
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