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20-01-2015
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Alimentation
Agriculture
France

Pourquoi une pomme des années 1950 équivaut à 100 pommes d’aujourd’hui

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Pourquoi une pomme des années 1950 équivaut à 100 pommes d'aujourd'hui
(Crédit photo : Poland Stringer / Reuters)
 
Avec l'augmentation des rendements agricoles, nos aliments sont devenus des coquilles vides… de nutriments. Combien de pêches, d'oranges, de brocolis faut-il ingurgiter pour retrouver les bienfaits d'il y a un demi-siècle ?
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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N° 66 - avril 2015

Le goût assassiné

Mordre à pleines dents dans une pêche et avaler… de l’eau sucrée. Manger toujours plus, pour se nourrir de moins en moins. Tandis que, dans les pays développés, nos apports en calories augmentent, la plupart des aliments non transformés que nous consommons – fruits, légumes et céréales – deviennent des coquilles vides sur le plan nutritionnel. Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments. Ces travaux résumés dans l’étude « Still no free lunch » de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé. Même dans les aliments réputés sains, vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par deux, par vingt-cinq, voire par cent, en un demi-siècle. Pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 1950, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !

Vitamine C : une pomme hier = 100 pommes aujourd’hui

Hier, quand nos grands-parents croquaient dans une transparente de Croncels, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os. Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apportent que 4 mg de vitamine C chacune, selon Philippe Desbrosses, docteur en sciences de l’environnement à l’université Paris-VII. Soit cent fois moins. « Après des décennies de croisements, l’industrie agroalimentaire a sélectionné les légumes les plus beaux et les plus résistants, mais rarement les plus riches sur le plan nutritif », déplore ce militant pour la préservation des semences anciennes.

Vitamine A : une orange hier = 21 oranges aujourd’hui

Précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens dans une étude synthétisée pour CTV News. Le déclin est total pour la pomme de terre et l’oignon qui, aujourd’hui, n’en contiennent plus le moindre gramme. Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux AJR (apports journaliers recommandés) – en vitamine A. Aujourd’hui, il faudrait en manger 21 pour ingurgiter la même quantité de la précieuse vitamine. De même, une pêche des années 1950 équivaut à 26 pêches aujourd’hui.

Fer : la viande en contient deux fois moins

Au début de la chaîne, il y a la céréale. Blé, maïs et soja sont aujourd’hui plus pauvres en zinc, en cuivre et en fer qu’il y a cinquante ans. Appauvries par des décennies d’agriculture intensive et de sélections variétales, ces céréales réapparaissent dans l’auge de nos bêtes, qui, par répercussion, se trouvent moins bien nourries que leurs ancêtres. En bout de chaîne, l’animal devenu steak apportera moins de micronutriments dans nos assiettes. Tel est l’effet domino identifié par le chercheur américain David Thomas. Dans son étude [1] publiée dans la revue Nutrition et Health, il constate qu’à poids égal un même morceau de viande apporte deux fois moins de fer qu’un demi-siècle auparavant. Or, celui-ci sert à l’élaboration. Autre dommage collatéral : le lait « a perdu ces acides gras essentiels », déplore Philippe Desbrosses. Des acides essentiels à nos membranes cellulaires, notre système nerveux et notre cerveau. Naturellement présents dans l’organisme en très petite quantité, ils doivent nous être apportés par l’alimentation.

Calcium : quatre fois moins dans le brocoli

Mauvaise nouvelle. Si le brocoli figure sur la liste de ces légumes que vous ne consentez à avaler qu’en pensant à votre santé, vous n’avez pas fini de grimacer. Alors que ce chou venu du sud de l’Italie contenait 12,9 mg de calcium – allié de la construction osseuse et de la coagulation du sang – par gramme en 1950, il n’en renfermait plus que 4,4 en 2003, selon une étude de l’université du Texas, soit quatre fois moins. Si vous comptiez sur lui pour compenser la carence en fer de votre steak, c’est également loupé. Il vous faudrait en mettre six fois plus dans la soupe pour obtenir les mêmes bienfaits que par le passé. Sur les 25 légumes étudiés par l’équipe de recherche canadienne, 80% ont vu leur teneur en calcium et en fer décliner.

Le bio est-il une solution ?

Les facteurs de ce déclin sont multiples. Des sols plus pauvres, des végétaux cueillis trop tôt, des traitements de conservation plus fréquents, des croissances plus rapides dopées par les engrais et une réduction du nombre de variétés, sélectionnées pour leur résistance aux parasites et leur rapidité de croissance… Autant d’éléments imputables à une quête de meilleurs rendements. Résultat, « pour le maïs, le blé et le soja, plus le rendement est important, plus le contenu en protéines est faible », note Brian Halweil, dans son étude. Même schéma pour les concentrations de vitamine C, d’antioxydants et de bêtacarotène dans la tomate : plus les rendements augmentent, plus la concentration de nutriments diminue.

A contrario, « l’agriculture biologique peut contribuer à inverser la tendance », indique Brian Halweil dans son étude. De fait, à conditions climatiques équivalentes « les aliments bios contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, de magnésium et de phosphore que les autres ». Le chercheur met pourtant en garde : « Si les agriculteurs bios développent un système riche en intrants avec des rendements comparables aux exploitations conventionnelles, le bio verra son avantage nutritionnel s’éroder. » De même, si les produits bios sont cueillis avant maturité, ils sont finalement moins riches en nutriments que des produits mûrs de l’agriculture traditionnelle. Seule stratégie pour remettre de la vie dans son assiette : choisir des aliments mûrs, produits de manière non intensive et partir à la chasse aux variétés oubliées. Une épopée.

Retrouvez toutes les études ici :
- L’étude canadienne synthétisée pour CTV News
- L’étude « Still no free lunch », de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute
- L’étude de l’université du Texas
- L’étude américaine de l’université du Minnesota sur le blé
- L’étude du chercheur américain David Thomas publiée dans la revue Nutrition et Health
- L’étude de l’université du Texas sur les rendements

[1] David Thomas, « A Study of the Mineral Depletion of the Foods available to us as a nation over the period 1940 to 1991 », in press, Nutrition and Health ; Anne-Marie Mayer, op. cit. Note 32.

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  • L’alimentation a complètement changé depuis de nombreuses années maintenant.
    A force de vouloir sans cesse de la rentablilité, on en oubli le naturel et la santé
    C’est triste à dire mais il en est pareil pour tout. Regardez les cartes postales anciennes , les villes n’avaient pas du tout la meme physionomie. Il y avait de la nature et de la verdure.

    24.07 à 15h18 - Répondre - Alerter
  • Ce sujet fait grand débat ! Le mieux dans tout cela est de cultiver soi même ses pommes et non de les acheter en commerce. Il est sur que manger une pomme provenant d’un supermarché apporte beaucoup moins de vitamines qu’une pomme bio (cultivée dans son jardin) sans pesticides. Tous ceux qui ont un jardin peuvent le faire, c’est pas compliqué et reste relativement simple avec la permaculture notamment où votre potager sera optimisé pour ne plus avoir à faire aux produits chimique de désherbage.

    Faites le test chez vous, procurez-vous une véritable tomate bio et laissez-là sur votre table... je vous donne pas 2 jours avant qu’elle pourrisse ! Serte c’est embêtant car il faut cueillir / acheter bio très régulièrement, vous devrez faire avec les saisons également et dire adieu aux tomates en hiver mais au moins vous retrouverez le gout des bons produits !

    16.10 à 11h01 - Répondre - Alerter
  • Pour répondre à cette question, je remarque que le pommier de mon verger me donne des Reines de Reinette succulentes, je les ramasse quand elles tombent à terre, idem pour mes pêches de vigne, mes tomates sont cueillies mûres, idem pour les aubergines et poivrons ; quant à mes pommes de terre qui sont posées sur la terre mais se développent dans la paille, elles ont un goût d’amende , légèrement sucrées, idem pour les courgettes etc.....j’ai de véritables fraises des bois !

    Je ne traite pas, je laisse faire la nature (beaucoup de prédateurs mais aussi d’auxiliaires), je ne retourne pas la terre, je l’aère seulement pour ne pas perturber la biomasse dont les vers de terre très nombreux... Je l’enrichis avec de l’"OR BRUN", les OLIGO -ELEMENTS, de la cendre de bois (potasse). purin d’orties. Je pratique le mulch (paille et herbes coupées).
    Pour mes légumes, je fais mes propres semis avec des races anciennes.....

    Evidemment, mon potager est uniquement familial et je ne pense pas que l’on puisse ainsi cultiver même le bio quand on en fait commerce . Je suis persuadée que ma bonne santé (77 ans) découle de mon jardin que je fais moi-même....

    9.05 à 13h59 - Répondre - Alerter
  • Quelqu’un peut il dire à combien cet écart de 1 pour 100 pour le taux en vit c entre une pomme d’aujourd’hui et d’hier se réduit il si on compare une pomme de variété commerciale actuelle cultivée en bio et cueillie à point à une pomme "ancienne""il y a 50 ans ?
    Même question avec une pomme de variété "ancienne" (ste germaine, court pendu...) cultivée actuellement en bio par rapport à la même pomme il y a 50 ans ?

    3.02 à 18h25 - Répondre - Alerter
  • Il est tout à fait possible de produire des aliments avec beaucoup plus de vitamines ou autre chose qu’autrefois.... si le consommateur le veut ! Par contre, il faut choisir : ou bien on demande aux chercheurs de se passer le plus possible de pesticides (et alors il faut accepter que l’on ne peut pas en plus améliorer le contenu nutritionnel) ou bien de proposer des variétés plus intéressantes sur le plan qualité alimentaire ( mais qui seront plus fragiles et donc qu’il faudra protéger). Pour l’instant, la génétique ne peut pas tout faire : c’est donc affaire de choix qu’il faut assumer.Il faut donc dire clairement que le bio n’est pas la solution... pour ceux qui ne veulent pas voir doubler le prix des denrées alimentaires.L’auteur aurait pu rappeler que le prix d’une pomme si on en produit 2 tonnes / hectare( et avec des vers de dans et des tâches) n’est pas comparable avec celui d’un verger qui produit 70 tonnes !
    laisser sous entendre que c’était mieux avant c’est oublier les famines à répétition qui faisaient mourir les gens.

    31.01 à 16h57 - Répondre - Alerter
  • Les golden existent depuis plus d’un siècle et ont toujours été très pauvres en vitamines, on le sait depuis plus de 50 ans. C’est LA pomme a éviter si on recherche une source de vitamines.

    Comparer une golden d’aujourd’hui à une croncel d’il y a 50 ans est une escroquerie intellectuelle. C’est comme si on disait que c’était mieux avant parce que la barbapapa d’aujourd’hui contient 1000 fois moins de protéine qu’une entrecôte d’il y a 50 ans.

    Et pour l’orange et la vitamine A, l’orange n’est pas du tout notre source principale pour cette vitamine ! Ce serait pertinent s’ils parlaient de vitamine C pour les oranges, ou des carottes ou des abricots (20 fois plus de vitamine A que dans l’orange) pour la provitamine A...

    31.01 à 15h56 - Répondre - Alerter
  • Voici de très nombreux commentaires. Qui se dispersent : pourquoi les passer en revue, les lire ? ici, à vue de nez, c’est de la surproduction de mots, de réflexions, sans doute utiles pour notre éthique, mais largement décalés pour répondre à la problématique exposée !
    Notre intérêt de consommation et de santé est dans le titre de l’article.
    Il semblerait que nous soyons tous d’accord pour éviter ces fruits "calibrés" pour un commerce qui se veut DURABLE , ici la grande consommation, le profit des circuits de la grande distribution. Ce CALIBRAGE impose, financièrement, côté PROFITS, un produit stable dans sa présentation jusqu’au caddie du consommateur.
    Bien évidemment tout un chacun ne peut avoir planté, il y a 20 ans, de jeunes pommiers élevés dans son terroir local, issu de plants renouvelés par des professionnels, les arboriculteurs et pépiniéristes. Qui veut juger de la qualité de mes GOLDEN "maison" ? produites en Basse-Normandie.
    Adressons-nous aux structures circuit-court, du producteur au consommateur, naturellement...comme le dit, de mémoire, cette Madame xx SAUNIER xx.

    30.01 à 19h19 - Répondre - Alerter
  • Bonjour
    Je suis agriculteur, et mes amis pensent en grande partie comme vous.
    Et vous avez sans doute en partie raison, le progrès de l’agriculture ces dernières décennies a permis d’augmenter les rendements et donc de nourrir le plus grand nombre, ce qui c’est fait aux dépens des qualités nutritionnelles et du goût.
    Et comme partout, dans tous les domaines d’activités humaines, la recherche de l’amélioration continue amène à des abus.
    D’où la tendance actuelle de l’agriculture à réduire aux maximum les intrants et plus généralement à être au fait des découvertes agronomiques pour raisonner à long terme pour nos sols qui, rappelons le, sont notre outil de travail et donc notre futur.
    Maintenant, si je peux me permettre, je pense que :
    - La réalité est toujours plus complexe que ce que nous souhaiterions qu’elle soit pour bien la comprendre. Vous prendriez des experts ou spécialistes pour débattre de ce sujet, ils y passeraient des jours sans tomber d’accord. N’est-il donc pas primordial d’être humble et de poser des questions plutôt que d’affirmer ?
    - l’agriculture biologique est un système de production qui a ces bénéfices que nous connaissons, mais dont la différence de productivité par rapport à l’agriculture conventionnelle est telle que vous ne pouvez pas omettre le fait qu’il ne pourra jamais permettre de nourrir tous les habitants de notre planète, les plus pauvres en première ligne.
    Si vous avez les moyens de vous alimenter en bio, réjouissez-vous.
    Mais combattre l’agriculture conventionnelle qui, je le rappelle, est la première à rechercher et à adopter des pratiques qui lui permettra d’être viable à long terme, et qui permet au plus grand nombre de ne pas souffrir de la faim, c’est un mauvais combat.
    Les agriculteurs sont des gens discrets, qui travaillent beaucoup, ils n’ont pas de lobby en France qui les défendent auprès de l’opinion publique, ils souffrent aujourd’hui, leur futur est incertain, ils ne vous le demanderont pas mais ils ont besoin de soutien dans leurs efforts.
    Dans toutes les catégories de population, il y a des gens mal intentionnés, des cons, partout, mais ils sont toujours une toute petite minorité qui font du tort à la majorité silencieuse.
    et des bisous pour tout le monde

    27.01 à 10h39 - Répondre - Alerter
  • C’est fou ce que les gens sont bornés et méfiants quand on remet en cause leurs petites habitudes ! On dirait qu’ils veulent continuer à s’empoisonner et à manger de la m****, même si l’agriculture naturelle a fait ses preuves depuis longtemps. Etrange comportement !

    Vous auriez peut-être dû développer dans votre article l’allusion à la pauvreté des sols, car il s’agit d’un argument qu’on ne peut pas contester : si un sol est pauvre, ce que de nombreuses études constatent (merci l’agriculture intensive ;) ), les plantes qui poussent dessus seront fatalement très faibles en nutriments.
    A moins que certains commentateurs pensent que les nutriments arrivent dans un fruit comme par magie.

    Tout vient de la terre. Si la terre est malade, les plantes seront malades, et votre santé en subira les conséquences : vous serez moins robuste et donc dépendants de la médecine moderne du lobby pharmaceutique. Personnellement je préfèrerai que nos médicaments soient nos aliments, ce qui revient à traiter le problème à la source...

    25.01 à 12h23 - Répondre - Alerter
  • Et comment expliquez vous que nous ayons gagné plus de 10 ans d’espérance de vie depuis un trentaine d’année, soit : depuis que l’on "pollue", depuis que l’on produit des aliments vident de substance, peut être était ce une nécessité ????? j’ai 70 ans, je me porte comme un charme et je mange tous les jours des pommes et des légumes du super marché. Pourquoi alimentez vous cette peur de vivre aujourd’hui alors nous avons tout pour vivre heureux et longtemps ????

    24.01 à 08h24 - Répondre - Alerter
  • Je mange bio au maximum et je ne crois pas à ´agriculture intensive. Mais de là à dire que nous ingurgitons 100 fois de nutriments qu´il y a 60 ans, non, ca ne peut pas etre vrai, nous serons tous morts ou dans des états de carence tels qu´on serait tous au fond de notre lit les os bouffés par l´ostéoporose et incapable de nous bouger. Non, je n´y crois pas. La moitié, peut-etre. Et encore..

    23.01 à 14h45 - Répondre - Alerter
  • Pourquoi le titre du post sur fb est le contraire de celui de l’article ?

    "Pourquoi une pomme des années 1950 équivaut à 100 pommes d’aujourd’hui ?"
    et
    "Pourquoi une pomme d’aujourd’hui équivaut à 100 pommes des années 1950 ?"

     ?!?

    22.01 à 12h39 - Répondre - Alerter
  • le titre sur le lien facebook est toujours inversé par rapport au titre du reportage et du contenu de l’article

    22.01 à 09h12 - Répondre - Alerter
  • J’aimerais lire l’étude originale puisque les références que je trouve pour les Transparentes de Croncels parle de 26.4 mg de vitamine c per 100g de pomme - ce qui ferait une pomme de 1kg 600 pour 400mg de vitamine C ...

    avez-vous un lien vers l’étude ?

    21.01 à 18h46 - Répondre - Alerter
  • Bonsoir
    grand passionné de potager bio, il y a bien longtemps que les variétés anciennes sont pour nous des trésors, du goût des rendements plus petits mais rien que du goût , ce sont des variétes qui sont plus aux catalogues des grands semenciers et que les puristes s’échangent, les semenciers détiennent 90% des graines sur la terre, principalement des F1 je ne suis pas plus surpris de cette étude,

    21.01 à 18h13 - Répondre - Alerter
  • Et sinon dans la source http://www.food-supplements-and-alo... ça ne correspond pas du tout.

    21.01 à 13h21 - Répondre - Alerter
  • Absolument d’accord. C’est pour cette raison que je vais chercher mes pommes de garde (conservées à l’ancienne, jusqu’à ce qu’elles soient délicieuses et fripées), tout l’hiver - et tôt le matin car elles partent vite - sur un marché paysan. Une seule vous tient au ventre pendant 2 ou 3 heures.
    Avec quelques produits locaux, bien choisis, bio mais surtout méthodes permaculture (y compris cultures dans mon propre potager) on se nourrit vraiment, et puis c’est autrement bon. Pour pas cher, puisqu’il n’y a jamais besoin de grosses quantités. Quand je passe dans un supermarché - pour le rayon produits locaux en particulier - et que je vois sortir ces énormes caddies plein de couleurs, mais fondamentalement... vides, je soupire et je me dis que les gens finiront bien par s’en apercevoir.

    21.01 à 12h19 - Répondre - Alerter
  • Comment voulez vous juger de la pertinence de ces informations !!!? Les fruits ont été analysées lors de la récolte au bout du champ ou analysés à partir de prélèvements réalisés sur les étales d’un distributeur ? Savez vous que, avec le transport, dans des conditions de conservation de qualité moyenne la quantité d’antioxydant peut être 3 fois plus faible que que celle qui était lors de la cueillette ?
    Je pense qu’au siècle dernier, nous étions dans un marché de proximité. Ce n’est pas franchement le cas de nos jours.
    On peut remettre en cause les variétés et les méthodes de production ; ce n’est pas le facteur déterminant qui explique la perte de certaines qualités nutritionnelles.
    Les allégations présentées dans les différents articles ne s’appuient sur aucun protocole sérieux. Si c’est le cas elles ne sont en aucun cas présentées.
    Pour avoir réalisé le même travail dans ce domaine je peux vous faire des démonstrations inverse.
    La conclusion est simple, mangez bio si c’est possible mais plus encore, mangez des fruits récoltés fraichement n’ayant pas voyager pendant plusieurs jours. D’ici à dire qu’il y a 100 fois moins de vitamine C dans une une pomme d’aujourd’hui par rapport à celle d’hier c’est franchement très moyen. La vitamine C étant très instable, présenté dans ces conditions cela n’a strictement aucune valeur sinon de faire le "buzz".
    Personnellement je mange pas une pomme pour des vitamines C, nous en ingurgitons tous bien plus de vitamine C que nous en avons besoin.

    20.01 à 18h27 - Répondre - Alerter
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