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20-01-2015
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Alimentation
Agriculture
France

Pourquoi une pomme des années 1950 équivaut à 100 pommes d’aujourd’hui

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Pourquoi une pomme des années 1950 équivaut à 100 pommes d'aujourd'hui
(Crédit photo : Poland Stringer / Reuters)
 
Avec l'augmentation des rendements agricoles, nos aliments sont devenus des coquilles vides… de nutriments. Combien de pêches, d'oranges, de brocolis faut-il ingurgiter pour retrouver les bienfaits d'il y a un demi-siècle ?
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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N° 66 - avril 2015

Le goût assassiné

Mordre à pleines dents dans une pêche et avaler… de l’eau sucrée. Manger toujours plus, pour se nourrir de moins en moins. Tandis que, dans les pays développés, nos apports en calories augmentent, la plupart des aliments non transformés que nous consommons – fruits, légumes et céréales – deviennent des coquilles vides sur le plan nutritionnel. Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments. Ces travaux résumés dans l’étude « Still no free lunch » de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute confirment l’essor de la « calorie vide » : grasse, sucrée, mais inutile pour la santé. Même dans les aliments réputés sains, vitamines A et C, protéines, phosphore, calcium, fer et autres minéraux ou oligo-éléments ont été divisés par deux, par vingt-cinq, voire par cent, en un demi-siècle. Pour retrouver les qualités nutritionnelles d’un fruit ou d’un légume des années 1950, il faudrait aujourd’hui en manger une demi-cagette !

Vitamine C : une pomme hier = 100 pommes aujourd’hui

Hier, quand nos grands-parents croquaient dans une transparente de Croncels, ils avalaient 400 mg de vitamine C, indispensable à la fabrication et à la réparation de la peau et des os. Aujourd’hui, les supermarchés nous proposent des bacs de Golden standardisées, qui ne nous apportent que 4 mg de vitamine C chacune, selon Philippe Desbrosses, docteur en sciences de l’environnement à l’université Paris-VII. Soit cent fois moins. « Après des décennies de croisements, l’industrie agroalimentaire a sélectionné les légumes les plus beaux et les plus résistants, mais rarement les plus riches sur le plan nutritif », déplore ce militant pour la préservation des semences anciennes.

Vitamine A : une orange hier = 21 oranges aujourd’hui

Précieuse pour notre vue et nos défenses immunitaires, la vitamine A est en chute libre dans 17 des 25 fruits et légumes scrutés par des chercheurs canadiens dans une étude synthétisée pour CTV News. Le déclin est total pour la pomme de terre et l’oignon qui, aujourd’hui, n’en contiennent plus le moindre gramme. Il y a un demi-siècle, une seule orange couvrait la quasi-totalité de nos besoins quotidiens – les fameux AJR (apports journaliers recommandés) – en vitamine A. Aujourd’hui, il faudrait en manger 21 pour ingurgiter la même quantité de la précieuse vitamine. De même, une pêche des années 1950 équivaut à 26 pêches aujourd’hui.

Fer : la viande en contient deux fois moins

Au début de la chaîne, il y a la céréale. Blé, maïs et soja sont aujourd’hui plus pauvres en zinc, en cuivre et en fer qu’il y a cinquante ans. Appauvries par des décennies d’agriculture intensive et de sélections variétales, ces céréales réapparaissent dans l’auge de nos bêtes, qui, par répercussion, se trouvent moins bien nourries que leurs ancêtres. En bout de chaîne, l’animal devenu steak apportera moins de micronutriments dans nos assiettes. Tel est l’effet domino identifié par le chercheur américain David Thomas. Dans son étude [1] publiée dans la revue Nutrition et Health, il constate qu’à poids égal un même morceau de viande apporte deux fois moins de fer qu’un demi-siècle auparavant. Or, celui-ci sert à l’élaboration. Autre dommage collatéral : le lait « a perdu ces acides gras essentiels », déplore Philippe Desbrosses. Des acides essentiels à nos membranes cellulaires, notre système nerveux et notre cerveau. Naturellement présents dans l’organisme en très petite quantité, ils doivent nous être apportés par l’alimentation.

Calcium : quatre fois moins dans le brocoli

Mauvaise nouvelle. Si le brocoli figure sur la liste de ces légumes que vous ne consentez à avaler qu’en pensant à votre santé, vous n’avez pas fini de grimacer. Alors que ce chou venu du sud de l’Italie contenait 12,9 mg de calcium – allié de la construction osseuse et de la coagulation du sang – par gramme en 1950, il n’en renfermait plus que 4,4 en 2003, selon une étude de l’université du Texas, soit quatre fois moins. Si vous comptiez sur lui pour compenser la carence en fer de votre steak, c’est également loupé. Il vous faudrait en mettre six fois plus dans la soupe pour obtenir les mêmes bienfaits que par le passé. Sur les 25 légumes étudiés par l’équipe de recherche canadienne, 80% ont vu leur teneur en calcium et en fer décliner.

Le bio est-il une solution ?

Les facteurs de ce déclin sont multiples. Des sols plus pauvres, des végétaux cueillis trop tôt, des traitements de conservation plus fréquents, des croissances plus rapides dopées par les engrais et une réduction du nombre de variétés, sélectionnées pour leur résistance aux parasites et leur rapidité de croissance… Autant d’éléments imputables à une quête de meilleurs rendements. Résultat, « pour le maïs, le blé et le soja, plus le rendement est important, plus le contenu en protéines est faible », note Brian Halweil, dans son étude. Même schéma pour les concentrations de vitamine C, d’antioxydants et de bêtacarotène dans la tomate : plus les rendements augmentent, plus la concentration de nutriments diminue.

A contrario, « l’agriculture biologique peut contribuer à inverser la tendance », indique Brian Halweil dans son étude. De fait, à conditions climatiques équivalentes « les aliments bios contiennent significativement plus de vitamine C, de fer, de magnésium et de phosphore que les autres ». Le chercheur met pourtant en garde : « Si les agriculteurs bios développent un système riche en intrants avec des rendements comparables aux exploitations conventionnelles, le bio verra son avantage nutritionnel s’éroder. » De même, si les produits bios sont cueillis avant maturité, ils sont finalement moins riches en nutriments que des produits mûrs de l’agriculture traditionnelle. Seule stratégie pour remettre de la vie dans son assiette : choisir des aliments mûrs, produits de manière non intensive et partir à la chasse aux variétés oubliées. Une épopée.

Retrouvez toutes les études ici :
- L’étude canadienne synthétisée pour CTV News
- L’étude « Still no free lunch », de Brian Halweil, chercheur au Worldwatch Institute
- L’étude de l’université du Texas
- L’étude américaine de l’université du Minnesota sur le blé
- L’étude du chercheur américain David Thomas publiée dans la revue Nutrition et Health
- L’étude de l’université du Texas sur les rendements

[1] David Thomas, « A Study of the Mineral Depletion of the Foods available to us as a nation over the period 1940 to 1991 », in press, Nutrition and Health ; Anne-Marie Mayer, op. cit. Note 32.

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  • Pour répondre à cette question, je remarque que le pommier de mon verger me donne des Reines de Reinette succulentes, je les ramasse quand elles tombent à terre, idem pour mes pêches de vigne, mes tomates sont cueillies mûres, idem pour les aubergines et poivrons ; quant à mes pommes de terre qui sont posées sur la terre mais se développent dans la paille, elles ont un goût d’amende , légèrement sucrées, idem pour les courgettes etc.....j’ai de véritables fraises des bois !

    Je ne traite pas, je laisse faire la nature (beaucoup de prédateurs mais aussi d’auxiliaires), je ne retourne pas la terre, je l’aère seulement pour ne pas perturber la biomasse dont les vers de terre très nombreux... Je l’enrichis avec de l’"OR BRUN", les OLIGO -ELEMENTS, de la cendre de bois (potasse). purin d’orties. Je pratique le mulch (paille et herbes coupées).
    Pour mes légumes, je fais mes propres semis avec des races anciennes.....

    Evidemment, mon potager est uniquement familial et je ne pense pas que l’on puisse ainsi cultiver même le bio quand on en fait commerce . Je suis persuadée que ma bonne santé (77 ans) découle de mon jardin que je fais moi-même....

    9.05 à 13h59 - Répondre - Alerter
  • Quelqu’un peut il dire à combien cet écart de 1 pour 100 pour le taux en vit c entre une pomme d’aujourd’hui et d’hier se réduit il si on compare une pomme de variété commerciale actuelle cultivée en bio et cueillie à point à une pomme "ancienne""il y a 50 ans ?
    Même question avec une pomme de variété "ancienne" (ste germaine, court pendu...) cultivée actuellement en bio par rapport à la même pomme il y a 50 ans ?

    3.02 à 18h25 - Répondre - Alerter
    • je ne sais pas du tout qui a raison ......... mais ce qui est sur c est que l on vit plus longtemps et en meillieur santée que en 195O .....

      5.02 à 14h29 - Répondre - Alerter
      • Bonjour !

        Qui est ce "on" ? la population française ?

        Sur quelle base pouvez-vous affirmer une plus grande longévité actuellement ? Une moyenne statistique d’espérance de vie ? Pensez-vous que c’est crédible de comparer la situation actuelle avec les années 50, c’est-à-dire au sortir d’une guerre épouventable (et qui fait drastiquement chuter la moyenne d’espérance de vie...) ?

        Quant à la "meilleure santé" actuelle, que dites-vous de l’accroissement des maladies chroniques ces dernières décénnies ?
        http://www.interpharma.ch/fr/faits-...
        Et les maladies cardio-vasculaires, allergies, cancers, etc... ?

        Vous prétendez ne pas savoir qui a raison, mais vous affirmez des énormités qui ne reposent sur aucune base scientifique solide.
        Peut-être qu’il est préférable de simplement dire ne pas savoir et c’est tout.

        25.02 à 10h53 - Répondre - Alerter
      • "je ne sais pas du tout qui a raison ......... mais ce qui est sur c est que l on vit plus longtemps et en meilleure santé que en 195O ....."
        Mais c’est vous qui avait raison, l’espérance de vie de nos ainée est certainement du aux pommes qu’ils mangeaient dans les années 50, lorsqu’il été jeunes et en pleines croissances. Je ne suis pas sur que les jeunes d’aujourd’hui auront la même espérance de vie en bonne santé lorsqu’on voit les régimes alimentaires que l’industrie agroalimentaire leur sert... Mais nous devons attendre pour connaître NOTRE espérance de vie... Ou prévenir, à qui voulez vous faire croire que du poison peut améliorer la vie !
        Drôle de manière de rédiger, d’abord vous dite je ne sais pas, puis vous dite que vous savez : "ce qui est sur..."

        12.03 à 13h14 - Répondre - Alerter
      • En meilleure santé ? Quand on voit l’explosion de la maladie d’Alzeimer, j’en doute, il faut construire de plus en plus de structure pour accueillir ces personnes malades. Et que faites vous de l’augmentation considérable des enfants autistes, des maladies émergentes telles que la sclérose en plaques, la fibromyalgie. Alors oui ma mère a 94 ans, mais moi à 60 ans je suis déjà en invalidité, et mes enfants, et bien leur santé n’est pas extra. Alors nous vivons plus vieux à coup de cachetons ! Quelle belle évolution ! Vieillir dans ces conditions, ça n’a aucun intérêt !

        13.03 à 21h43 - Répondre - Alerter
      • Notre espérance de vie est plus longue qu’en 1950 tout simplement parce que d’un point de vue médical nous sommes plus performants (médicaments, vaccins, technologies de pointe, etc.) Nous ne sommes certainement pas en meilleure santé, mais nous savons mieux soigner. Lorsque l’on voit l’augmentation des cancers et même l’apparition de nouveaux types de cancer, je peine à croire que notre mode de vie actuel n’ait eu que des effets positifs sur notre santé...

        19.03 à 17h41 - Répondre - Alerter
  • Il est tout à fait possible de produire des aliments avec beaucoup plus de vitamines ou autre chose qu’autrefois.... si le consommateur le veut ! Par contre, il faut choisir : ou bien on demande aux chercheurs de se passer le plus possible de pesticides (et alors il faut accepter que l’on ne peut pas en plus améliorer le contenu nutritionnel) ou bien de proposer des variétés plus intéressantes sur le plan qualité alimentaire ( mais qui seront plus fragiles et donc qu’il faudra protéger). Pour l’instant, la génétique ne peut pas tout faire : c’est donc affaire de choix qu’il faut assumer.Il faut donc dire clairement que le bio n’est pas la solution... pour ceux qui ne veulent pas voir doubler le prix des denrées alimentaires.L’auteur aurait pu rappeler que le prix d’une pomme si on en produit 2 tonnes / hectare( et avec des vers de dans et des tâches) n’est pas comparable avec celui d’un verger qui produit 70 tonnes !
    laisser sous entendre que c’était mieux avant c’est oublier les famines à répétition qui faisaient mourir les gens.

    31.01 à 16h57 - Répondre - Alerter
    • Pour info, on trouve actuellement ,au Biocoop de Tournefeuille(31), et d’autres je suppose, des pommes ,bio évidemment,à 2.50€ le kg.De variétés fuji et braeburn, c’est guère + cher que les mêmes non bio en hyper(vérifiable facilement).
      Renseignez vous un peu, pour le cas de la pomme en tout cas, les rendements sont certes plus faibles qu’en bio, mais pas tellement.De plus, si desherbants et pesticides de synthèse y sont interdits, les produits et méthodes autorisées en bio permettent maintenant de lutter efficacement contre le carpocapse("vers"):carpovirusine, piègeage sexuel, filets...

      5.02 à 15h17 - Répondre - Alerter
    • Parce que pour vous, protéger un plant, c’est forcément avec des pesticides ?
      Pitié arrêtons de demander aux "chercheurs" de s’occuper de la terre.

      7.02 à 14h38 - Répondre - Alerter
  • Les golden existent depuis plus d’un siècle et ont toujours été très pauvres en vitamines, on le sait depuis plus de 50 ans. C’est LA pomme a éviter si on recherche une source de vitamines.

    Comparer une golden d’aujourd’hui à une croncel d’il y a 50 ans est une escroquerie intellectuelle. C’est comme si on disait que c’était mieux avant parce que la barbapapa d’aujourd’hui contient 1000 fois moins de protéine qu’une entrecôte d’il y a 50 ans.

    Et pour l’orange et la vitamine A, l’orange n’est pas du tout notre source principale pour cette vitamine ! Ce serait pertinent s’ils parlaient de vitamine C pour les oranges, ou des carottes ou des abricots (20 fois plus de vitamine A que dans l’orange) pour la provitamine A...

    31.01 à 15h56 - Répondre - Alerter
  • Voici de très nombreux commentaires. Qui se dispersent : pourquoi les passer en revue, les lire ? ici, à vue de nez, c’est de la surproduction de mots, de réflexions, sans doute utiles pour notre éthique, mais largement décalés pour répondre à la problématique exposée !
    Notre intérêt de consommation et de santé est dans le titre de l’article.
    Il semblerait que nous soyons tous d’accord pour éviter ces fruits "calibrés" pour un commerce qui se veut DURABLE , ici la grande consommation, le profit des circuits de la grande distribution. Ce CALIBRAGE impose, financièrement, côté PROFITS, un produit stable dans sa présentation jusqu’au caddie du consommateur.
    Bien évidemment tout un chacun ne peut avoir planté, il y a 20 ans, de jeunes pommiers élevés dans son terroir local, issu de plants renouvelés par des professionnels, les arboriculteurs et pépiniéristes. Qui veut juger de la qualité de mes GOLDEN "maison" ? produites en Basse-Normandie.
    Adressons-nous aux structures circuit-court, du producteur au consommateur, naturellement...comme le dit, de mémoire, cette Madame xx SAUNIER xx.

    30.01 à 19h19 - Répondre - Alerter
  • Bonjour
    Je suis agriculteur, et mes amis pensent en grande partie comme vous.
    Et vous avez sans doute en partie raison, le progrès de l’agriculture ces dernières décennies a permis d’augmenter les rendements et donc de nourrir le plus grand nombre, ce qui c’est fait aux dépens des qualités nutritionnelles et du goût.
    Et comme partout, dans tous les domaines d’activités humaines, la recherche de l’amélioration continue amène à des abus.
    D’où la tendance actuelle de l’agriculture à réduire aux maximum les intrants et plus généralement à être au fait des découvertes agronomiques pour raisonner à long terme pour nos sols qui, rappelons le, sont notre outil de travail et donc notre futur.
    Maintenant, si je peux me permettre, je pense que :
    - La réalité est toujours plus complexe que ce que nous souhaiterions qu’elle soit pour bien la comprendre. Vous prendriez des experts ou spécialistes pour débattre de ce sujet, ils y passeraient des jours sans tomber d’accord. N’est-il donc pas primordial d’être humble et de poser des questions plutôt que d’affirmer ?
    - l’agriculture biologique est un système de production qui a ces bénéfices que nous connaissons, mais dont la différence de productivité par rapport à l’agriculture conventionnelle est telle que vous ne pouvez pas omettre le fait qu’il ne pourra jamais permettre de nourrir tous les habitants de notre planète, les plus pauvres en première ligne.
    Si vous avez les moyens de vous alimenter en bio, réjouissez-vous.
    Mais combattre l’agriculture conventionnelle qui, je le rappelle, est la première à rechercher et à adopter des pratiques qui lui permettra d’être viable à long terme, et qui permet au plus grand nombre de ne pas souffrir de la faim, c’est un mauvais combat.
    Les agriculteurs sont des gens discrets, qui travaillent beaucoup, ils n’ont pas de lobby en France qui les défendent auprès de l’opinion publique, ils souffrent aujourd’hui, leur futur est incertain, ils ne vous le demanderont pas mais ils ont besoin de soutien dans leurs efforts.
    Dans toutes les catégories de population, il y a des gens mal intentionnés, des cons, partout, mais ils sont toujours une toute petite minorité qui font du tort à la majorité silencieuse.
    et des bisous pour tout le monde

    27.01 à 10h39 - Répondre - Alerter
    • Il n’est pas question bien sûr de remettre en question le travail des agriculteurs qui de toute façon ont selon moi été manipulés par les politiques et le secteur industriel et autres lobbies chimiques, poussés à faire du rendement et un type d’agriculture bien précis, et je suis tout à fait conscient que ce n’est pas forcément un choix de gaieté de coeur. Ils sont aujourd’hui tenus à la gorge financièrement et mal aimés, ce qui est inadmissible pour une telle profession. Nourrir une population est un métier noble.
      Je suis beaucoup plus mesuré sur votre affirmation quant à l’impossibilité de nourrir tout le monde en bio ; remettons déjà les choses en place, on sait que près de la moitié de la nourriture produite dans le monde part à la poubelle. Un véritable scandale ! Je pense que cela relativise déjà beaucoup la nécessité d’avoir tel ou tel chiffre de production. Et sinon il existe des exemples de petites exploitations en permaculture très productives mais évidemment il faut repenser le système, dans un contexte bio j’imagine qu’il faudrait de multiples petites exploitations plutôt que des surfaces énormes. Je ne connais pas de grosses surfaces en permaculture, mais peut-être que cela existe d’ailleurs.
      Voici mon point de vue, qu’en pensez-vous ?

      27.01 à 18h36 - Répondre - Alerter
      • a mon avis c’est plus juste que la propagande Monsanto et consorts !

        27.01 à 20h35 - Répondre - Alerter
      • Bonjour,

        La plupart de mes amis citadins prône également le bio, la permaculture, ect.
        Mais, chance pour moi, j’ai aussi des amis fils de paysans, implantés ou issus de terroirs réputés (vallée d’Ente, coteaux de Monbazillac...)

        Il y a des fait historiques, économiques, que l’on ne peux pas négliger :

        1. Historique : C’est l’agriculture conventionnel qui a permis l’envol de nos sociétés : Combien savent que dans les années 50, l’immense majorité des paysans étaient pauvres et travaillaient comme des chiens, oui monsieur, je pèse mes mots. La mécanisation, si elle n’est pas neutre, a sorti des milliers de gens de la misère, la généralisation des engrais de synthèse a littéralement fait des miracles, même avec des terres pauvres, ça signait la fin de la galère pour beaucoup, l’assurance d’un rendement minimal, la possibilité de faire des projets, bref, d’avoir une vie. Grâce à quoi la France recouvrait son indépendance alimentaire dès la fin des années soixante, au moment même ou ça se gâtait (mise en place d’une politique européenne d’exportation, les ennuis commencent).

        2. Le rapport à la terre : C’est quelque chose que nous avons du mal à comprendre, nous autres urbains : un agriculteur est lié, viscéralement, à la terre qu’il travaille. On accuse beaucoup ces gens, sans bien comprendre ce fait : le premier perdant d’un appauvrissement de la qualité des sols agricoles, c’est l’exploitant qui la travaille. Vous croyez qu’il ne le sait pas, alors qu’il fait tout les jours corps avec cette terre ?

        3. Economie et Bio : un gars qui souhaite se convertir, disons un pomiculteur, sait que ça ne va pas être facile. Ce dont il est sur, c’est qu’il va perdre en rendement, tandis que ses frais vont augmenter. Ben oui, qui dit bio dit baisse du calibre, plus de fruits abîmés car plus d’attaques de nuisibles, une moins bonne visibilité quant aux débouchés, des frais de main d’oeuvre qui s’envolent... Pas facile de faire ce choix, dans un contexte économique tendu. On se pose donc question, quand on y songe, car la majorité ne roulent pas sur l’or, et le changement climatique coûte déjà bien cher : Connaissez-vous le prix de la mise en place de filets paragrêles, de plus en plus demandé par les assurances, qui rechignent à payer les dégâts ? Que de nombreuses caisses de solidarité agricole sont vides, la faute à une mauvaise météo sur plus de 2/3 ans ?
        Les systèmes agricoles sont des systèmes à temps long, dépendants des aléas et des circonstances climatiques.

        4. Permaculture : Oui, je suis d’accord avec vous, un modèle qui ferait la part belle à la permaculture et donc aux petites exploitations est plus que souhaitable. Mais concrètement, plus de 85% des gens vivent en ville. Il faudrait donc dépeupler en partie les villes, pour re-remplir les campagnes. Qui, de nos jours, voudrait partir pour une vie de labeur aux champs ? Etre paysans, c’est 24/365, et vas-y Marcel, courbe l’échine, maladie ou pas ! C’est une réalité. Exit voyages à l’étranger et citytrip, les petits concerts sympas en ville, telle expo...etc. Combien parmi ceux qui prônent la permaculture seraient vraiment prêt à lâcher confort et taf cool en ville ? On ne parle pas d’un stage de deux semaines à planter carottes et salades à temps partiel en discutant Feng Shui et Yoga, on parle de consacrer sa vie, son dos, à sa terre. Tiens, ou sont les candidats ? Ah ?! Mais comment, on prône la permaculture, mais ce sont aux autres de la mettre en oeuvre ? Et qui donc alors ?

        Le monde paysan, décimé, est aujourd’hui sommé de changer. Le hic, c’est qu’il n’y a plus de liens directs entre les consommateurs finaux et les producteurs (Quel est le poid économique des Amaps, sérieusement ?)
        Autrement dit, dialogues de sourd entre les désira ta des uns et la réalité des autres. C’est ce que dit cet agriculteur : Qui, en ville, comprends leurs besoins et contraintes ?
        On se fixe une idée de ce qui devrait être, on idéalise quelque chose que l’on ne vit pas au jour le jour, les connexions sont lointaines et diffuses... Questions de constructions sociales, car la polarisation n’a jamais mené l’homme bien loin.

        Il manque donc des espaces de dialogue, à créer d’urgence !

        Nota : je cultive depuis 2 ans, à titre personnel, plus d’une quinzaine d’espèces fruitières, soit 80 variétés et presque 400 plants (pommiers, vignes...)
        J’aime la diversité galopante de mon verger hors-sol & bio (comme quoi, les labels, hein...). Et je suis très fier d’aligner aussi bien des variétés rustiques, typiques, que des "bêtes de courses" issus de sélections variétales poussées, avec copyright et tout le toutim. L’agriculture est en perpétuelle évolution, comme la nature. Le "combat" de sauvegarde des espèces anciennes me fait sourire : la plupart de ces espèces ont été crée au XIXeme siècle, durant la révolution industrielle. Charge à nous d’inventer de nouvelles espèces, avec des caractéristiques qui nous plaisent à nous, hommes du XXieme siècle ! Vous avez déja croqué dans une Transparente de Croncel ? C’est particulier, pas sur que ça plaise à tout le monde !

        Amicalement,

        29.01 à 19h30 - Répondre - Alerter
        • Bien dans ce cas continuons à tous nous empoisonner c’est tellement mieux :)

          30.01 à 07h47 - Répondre - Alerter
          • Avez-vous bien lu ?

            "Il manque donc des espaces de dialogue, à créer d’urgence "

            "Charge à nous d’inventer de nouvelles espèces, avec des caractéristiques qui nous plaisent à nous, hommes du XXieme siècle"

            Ou ai-je écrit qu’il faille continuer à s’empoisonner ?

            Votre réaction reflète cette phrase :
            "Le monde paysan (...) est aujourd’hui sommé de changer"
            Et reflète cette prise de position simpliste, trop souvent entendu en ville : Les paysans doivent tous passer en bio parce que c’est mieux pour la santé et l’environnement, point.

            J’ai rapidement repris les différents points historico-economiques qui expliquent pourquoi ce n’est pas si évident, mais il certainement plus facile de critiquer depuis son appart, en achetant sa conscience avec 2 paniers par semaine (...)

            Pour information, la quasi-totalité de mon verger hors sol-bio a pour vocation de finir dans des cours d’école urbaines, afin d’apporter ma pierre à ce fameux dialogue, pour que les gamins d’aujourd’hui ne soient plus aussi ignorant que leur parents (sic) des réalités de ce monde agricole, et qu’ils puissent plus tard faire des choix conscients, et non pas basés sur une agriculture fantasmée, idéalisée, car ce sont des "questions de constructions sociales, (...) la polarisation n’ayant jamais mené l’homme bien loin."

            Et vous, quelle est votre contribution au changement ?

            Mais voila que je m’enflamme, peut-être n’avez-vous simplement pas lu le commentaire.

            Cordialement,

            30.01 à 08h54 - Répondre - Alerter
    • "qu’il ne pourra jamais permettre de nourrir tous les habitants de notre planète" = propagande de Monsanto et consorts !!!!

      27.01 à 20h34 - Répondre - Alerter
  • C’est fou ce que les gens sont bornés et méfiants quand on remet en cause leurs petites habitudes ! On dirait qu’ils veulent continuer à s’empoisonner et à manger de la m****, même si l’agriculture naturelle a fait ses preuves depuis longtemps. Etrange comportement !

    Vous auriez peut-être dû développer dans votre article l’allusion à la pauvreté des sols, car il s’agit d’un argument qu’on ne peut pas contester : si un sol est pauvre, ce que de nombreuses études constatent (merci l’agriculture intensive ;) ), les plantes qui poussent dessus seront fatalement très faibles en nutriments.
    A moins que certains commentateurs pensent que les nutriments arrivent dans un fruit comme par magie.

    Tout vient de la terre. Si la terre est malade, les plantes seront malades, et votre santé en subira les conséquences : vous serez moins robuste et donc dépendants de la médecine moderne du lobby pharmaceutique. Personnellement je préfèrerai que nos médicaments soient nos aliments, ce qui revient à traiter le problème à la source...

    25.01 à 12h23 - Répondre - Alerter
    • Vous n’êtes probablement pas très familier de la physiologie végétale et de la biochimie. Les nutriments dont nous parlons (vitamines, tanin, anti-oxydants) sont effectivement fabriqués par la plante et ne sont pas contenus dans le sol puis absorbés. Pour ce qui est des micros nutriments minéraux leur présence dans le sol dépend uniquement du solde apport export de nutriment sur la parcelle, solde qui ne dépend pas d’un type de production (on peut supplémenter en micro nutriment en conventionnel et avec des matières organiques en bio, en bio on recycle plus les nutriments, par contre on continu d’en perdre par les exports...). Il est en revanche vrai que les pratiques bio peuvent favoriser la vie du sol et donc la biodisponibilité des minéraux qui peuvent être absorber plus facilement par les plantes, mais si on n’apporte pas pour compenser les exportations on continu tout de même de miner le sol, c’est une question de solde et de stock, en bio pas plus qu’en conventionnel les cycles ne sont fermés. Autrement dit sol mort n’équivaut pas à plante sans nutriment, l’exemple le plus frappant étant la vigne qui concentre mieux les minéraux et produit le meilleur raisin en sol très pauvre. Ainsi donc c’est plus le mode de conduite des culture, leur variété, leur rendement et leur vitesse de croissance qui détermine leur teneur finale en minéraux. Pour ce qui est des fruit ajoutons aussi la durée du stockage comme facteur influencent la teneur en vitamine, cela a-t-il été pris en compte dans l’étude citée ??

      1er.02 à 16h43 - Répondre - Alerter
      • Vous ne faites que confirmer ce que je dis. La plante fabrique les nutriments mais comment les fabrique-t-elle ? Ca ne tombe pas du ciel.
        La plante a besoin d’absorber des éléments du sol et de l’air pour être en parfaite santé et fabriquer ses éléments internes. Si le sol est mort ça ne marchera pas très bien et il faudra compenser avec engrais, pesticides... Sol malade = plantes malades, peu de nutriments.
        Les sols sont de plus en plus pauvres, je ne fais que reprendre le constat de Claude Bourguignon, microbiologiste du sol (http://www.lams-21.com/artc/1/fr/). Qu’est-ce qu’on doit faire alors selon vous, compenser sans cesse cet affaiblissement ? Pourquoi pas à long terme remplacer une terre par une autre amenée de l’extérieur tant qu’on y est ? On est dans un processus industriel, totalement déconnecté de la vie naturelle du sol.
        Il existe des moyens de créer les conditions nécessaires à une autorégulation des sols et il me semble que le bio, en tout cas la permaculture, va dans ce sens. Ce qui n’empêche pas de compenser parfois si besoin, mais là je vous parle de sols exsangues à cause d’une agriculture intensive.

        7.02 à 14h49 - Répondre - Alerter
  • Et comment expliquez vous que nous ayons gagné plus de 10 ans d’espérance de vie depuis un trentaine d’année, soit : depuis que l’on "pollue", depuis que l’on produit des aliments vident de substance, peut être était ce une nécessité ????? j’ai 70 ans, je me porte comme un charme et je mange tous les jours des pommes et des légumes du super marché. Pourquoi alimentez vous cette peur de vivre aujourd’hui alors nous avons tout pour vivre heureux et longtemps ????

    24.01 à 08h24 - Répondre - Alerter
    • Et à votre époque, après-guerre, vous connaissiez combien de trentenaires atteints par des cancers ?
      Juste pour comparer.

      25.01 à 12h05 - Répondre - Alerter
      • Oui, dans ma propre famille, on appelait ça un mauvais mal, après avoir fait l’arbre généalogique, à partir de mes parents et à remonter sur 5 générations, la moyenne d’age était de 41 ans, donc pas le temps d’avoir le cancer pour beaucoup, par contre, les guerres tuaient, la tuberculose tuait, le tétanos tuait, beaucoup d’enfants mouraient en couche ainsi que leur maman, etc..etc... le premier mari de ma mère est décédé de la tuberculose à 24 ans sa fille avait 2 mois, mon grand père maternelle est mort à 32 d’un mauvais mal, ma mère avait 3 ans. il semblerait que vous soyez jeune (tant mieux) mais que vous ne connaissiez pas bien l’histoire, la vraie. Si il est vrai qu’actuellement le cancer est une préoccupation majeur, (j’en ai développé un au foie de 2008 à 2010), les causes en son encore presque totalement inconnu et il serait bon, au lieu de dépenser l’argent trop souvent inutilement, d’en mettre un peu plus à disposition de la recherche pour enfin l’éradiquer comme ce fut le cas pour d’autres maladies qui étaient bien plus dangereuses puisque contagieuses.

        25.01 à 13h27 - Répondre - Alerter
    • bonjour,l’esperance de vie a augmente car il y a eu vaccinations massives (donc moins de mortalite infantile),une medecine evolutive avec prise de sang pour surveiller les carences alimentaires et autres problemes pathologiques que certains medicaments arrivent a enrayer,au pire a stabiliser et un progres incroyable dans la chirurgie cardiaque et autre.
      vous faites,monsieur,encore parti de cette generation qui a mange de "vrai fruit" avec un gout sans pareil,gorge de vitamine grace au soleil et non pas murit dans les soutes des bateaux.vous avez mange aussi des fruits de saison,et certainement des fruits francais (cad qui n’ont pas traverse la moitie de la terre,avec des conservateurs pour que le fruit ne pourrisse pas trop vite)
      une pomme,monsieur,notamment une granny smith,que j’ai achete,a tenu 3 semaines avant de commencer a se fletrir.....elle venait du chili....
      aussi,monsieur,je vous espere en tres bonne sante le plus longtemps possible,mais votre generation,ou enfant,vous avez mange sainement au moment de votre croissance,n’est plus comparable a cette generation.
      cordialement.

      25.01 à 14h49 - Répondre - Alerter
    • A 70 ans, vous avez peut etre eu un baggage gene genetique plus fort..

      25.01 à 23h52 - Répondre - Alerter
    • Cher Papion, si vous avez 70 ans, c’est justement le fait que dans votre jeunesse vous aviez des aliments très riches en nutriments qui ont constitué une base solide pour votre corps. Cependant les générations suivantes (notamment celle a partir des années 70) n’ont pas eu cette chance la : Entre les intrants chimiques dans la nourriture, les hormones femme en sur quantité dans l’eau, etc. On a du souci a se faire.
      L’espérance de vie peut être aussi expliquée par une progression de l’hygiène générale (bidonville quasiment disparu mais réapparaissant, douche ou baignoire dans tous les foyers), et aussi par l’hyper médications synthétiques.

      26.01 à 02h46 - Répondre - Alerter
    • En ce qui concerne les légumes fournis dans les super marché, cela doit faire longtemps que vous n’avez pas eu de carotte de la part d’un petit exploitant maraîcher respectueux de la nature (naturel ou bio). En effet lorsque vous faites le test de la carotte râpée, vous pouvez observer un taux très élevé d’eau dans celle du supermarché contrairement à l’autre. De même pour les tomates pleine d’eau contre pleine de chair.
      Il ne s’agit donc pas de faire peur mais bien de constater les dérives évidentes de notre système paysan actuel. Je vous invite a ce propos de consulter les travaux des époux bourguignon (Claude et Lydia) qui vous fera prendre conscience de l’urgence de la situation.

      26.01 à 02h54 - Répondre - Alerter
    • Probleme de connaissance ici... depuis deux ans, la moyenne de vie diminue. C’est une première dans l’histoire de l’hummanité.
      Il est evident que l’on commence a voir maintenant les effets desastreux de l’agriculture intensive des annes 70 - 80 et l’utilisation des produits et surtout des ogms.
      Moi je ne juge personne. Chacun doit faire comme il l’entend. Simplement j’ai choisi mon camp. Et rien au monde ne me fera changer d’avis :)

      26.01 à 13h34 - Répondre - Alerter
    • Vous avez eu les bonnes bases alimentaires quand vous étiez jeunes, vous avez connu moins de stress que les jeunes, une vie toujours confortable, des soins en cas de maladie, d’ou la solidité de votre génération....ce n’est pas le cas de trop d’enfants de plus en plus perturbés (allergies, réactions cutanées, nervosité anormale, bcp de jeunes femmes avec des soucis hormonaux, une augmentation des cancers chez les jeunes, un nombre croissant de maladies cardio-vasculaire etc.....)

      26.01 à 15h16 - Répondre - Alerter
    • Je me méfierai toujours de ceux qui présentent la "vraie" histoire et ceux qui prétendent détenir la vérité comme vous. Il n’y a pas de "vraie" histoire, il n’y a que des points de vue subjectifs.
      J’ai un petit indice à vous donner par contre : regardez la moyenne d’âge de la noblesse et l’aristocratie les siècles précédents. Expliquez-moi pourquoi on trouves des Voltaire qui meurent à 84 ans ou des Diderot à 91 ans, au XVII-XVIIIe. Vous verrez qu’il y a des facteurs que vous n’intégrez pas dans votre calcul de l’espérance de vie...et qui faussent le résultat et devraient remettre en question vos conclusions.

      27.01 à 09h06 - Répondre - Alerter
    • Très bonne question, je me la pose également. On vit plus longtemps et mieux qu’à l’époque comment cela est possible si ce que l’on mange est de moindre qualité ceci dit les maladies ont changé. On meurt plus de cancer par exemple.

      27.01 à 15h34 - Répondre - Alerter
    • Manou Barsanti
      Il y a du vrai évidemment. Mais une pomme pour cent ! Cela me paraît excessif. Heureusement qu’on avait analysé les pommes de 1950 pour nous démoraliser aujourd’hui. !!!Manou

      27.01 à 19h29 - Répondre - Alerter
    • Bonsoir, est il possible que votre bon etat de santé soit lié au fait que vous ayez commencé à manger de la m... il y a 30 ans de cela seulement, soit à 40 ans ? et qu’au jourd’hui on commence plus jeune ? :)

      27.01 à 23h08 - Répondre - Alerter
    • Nous avons gagné 10 ans d’espérance de vie principalement grâce aux progrès faits en pédiatrie et gynécologie obstétrique. Moins de mortalité infantile (meilleur suivi pédiatrique, vaccins, accompagnement des parents) et de mortalité maternelle sont des facteurs contribuant très largement à augmenter les moyennes. Sans compter les progrès faits en imagerie médicale, par exemple, qui améliorent considérablement les possibilités de diagnostic.

      28.01 à 22h52 - Répondre - Alerter
    • En réponse à papion....c est la médecine qui a fait de grands progrès et a permis de gagner de nombreuses années d espérance de vie..

      29.01 à 00h42 - Répondre - Alerter
    • Combien de personne de 70ans ou même de 60 ans vivent sans médicament ?
      Longévité et qualité de vie ne sont pas synonimes.

      29.01 à 14h18 - Répondre - Alerter
    • Oui monsieur , mais si vous vous portez si bien c’est peut être parce que durant vos premières années de vie vous avez eu la chance de ne pas vous empoisonner et épuiser vos réserves vitales avec des produits aussi raffinés , transformés ... Que l’on trouve aujourd’hui . Les petits dont les parents ne sont pas un minimum vigilants par rapport à leur nourriture ou leur environnement n’auront pas la même chance que vous !!!
      Très cordialement et naturellement

      29.01 à 21h36 - Répondre - Alerter
  • Je mange bio au maximum et je ne crois pas à ´agriculture intensive. Mais de là à dire que nous ingurgitons 100 fois de nutriments qu´il y a 60 ans, non, ca ne peut pas etre vrai, nous serons tous morts ou dans des états de carence tels qu´on serait tous au fond de notre lit les os bouffés par l´ostéoporose et incapable de nous bouger. Non, je n´y crois pas. La moitié, peut-etre. Et encore..

    23.01 à 14h45 - Répondre - Alerter
  • Pourquoi le titre du post sur fb est le contraire de celui de l’article ?

    "Pourquoi une pomme des années 1950 équivaut à 100 pommes d’aujourd’hui ?"
    et
    "Pourquoi une pomme d’aujourd’hui équivaut à 100 pommes des années 1950 ?"

     ?!?

    22.01 à 12h39 - Répondre - Alerter
  • le titre sur le lien facebook est toujours inversé par rapport au titre du reportage et du contenu de l’article

    22.01 à 09h12 - Répondre - Alerter
  • J’aimerais lire l’étude originale puisque les références que je trouve pour les Transparentes de Croncels parle de 26.4 mg de vitamine c per 100g de pomme - ce qui ferait une pomme de 1kg 600 pour 400mg de vitamine C ...

    avez-vous un lien vers l’étude ?

    21.01 à 18h46 - Répondre - Alerter
    • Bonsoir,

      Merci pour votre commentaire. Concernant la comparaison entre la Trasparente de Croncel et la Golden, les données mentionnées par Philippe Desbrosses sont tirées d’un rapport de Marie Paul Verleaten pour l’Institut de sciences mathématiques et économiques appliquées ( ISMEA) publié dans les années 1990 et qui, malheureusement, n’a pas été numérisé. Cependant si vous voulez vous renseigner sur les données nutritionnelles des aliments dans la première moitié du siècle vous pouvez consulter la Table de composition des aliments de Lucie Randoin et Pierre Le Gallic réédité aux éditions Jacques Lanore en 1976.

      Bien à vous,

      Amélie Mougey

      21.01 à 19h57 - Répondre - Alerter
  • Bonsoir
    grand passionné de potager bio, il y a bien longtemps que les variétés anciennes sont pour nous des trésors, du goût des rendements plus petits mais rien que du goût , ce sont des variétes qui sont plus aux catalogues des grands semenciers et que les puristes s’échangent, les semenciers détiennent 90% des graines sur la terre, principalement des F1 je ne suis pas plus surpris de cette étude,

    21.01 à 18h13 - Répondre - Alerter
    • Sibex, dans votre cas, c’est justement le contraire.
      Les variétés anciennes sont bien plus productives dans le cadre de production non industrielle.
      Les semences normalisés ne peuvent pousser que dans des conditions de laboratoire, avec une pluviométrie, une température, et un temps précis.
      Donc irréaliste en milieu naturel.

      22.01 à 14h26 - Répondre - Alerter
      • Bonjour
        non les variétés anciennes sont beaucoup moins productives, mais le critère volume nest pas le premier choix

        22.01 à 16h33 - Répondre - Alerter
        • Je confirme que les variétés anciennes sont plus productives.
          Sauf qu’on ne compare pas en condition similaire.
          Pour les anciennes variétés, on parle en condition réelle.
          Tandis que les variétés modernes sont arrosés en été quand il fait trop chaud, amendés au bon moment, débarasser des parasites régulièrement, ...
          Les pommes typiquement reçoivent 36 traitements chimiques.

          Les pommes à l’ancienne elles ne sont pas traités.

          Un second exemple : les tomates. Lorsque dans mon jardin, j’utilise des variétés anciennes, avec un été pourri (comme l’année dernière, froid et humide), je parviens à avoir difficilement quelques tomates.
          Avec des espèces hybrides, je suis déjà content si j’obtiens quelques feuilles dans des conditions similaires.

          Donc si les variétés anciennes sont plus productives, sauf qu’on les compare à des plantes sous intrants permanents. Qui sont faites pour pousser sous intrants, mais ne parvienne pas à supporter des conditions changeantes.

          22.01 à 19h51 - Répondre - Alerter
  • Et sinon dans la source http://www.food-supplements-and-alo... ça ne correspond pas du tout.

    21.01 à 13h21 - Répondre - Alerter
    • Bonjour,

      Merci pour votre commentaire et votre lecture attentive. Pour la pomme, la différence de 1 à 100 vient de la comparaison entre deux variétés : une ancienne, la Trasparente de Croncel commune dans les années 50 devenue rare aujourd’hui, et une autre la Golden beaucoup plus répandue. Cette donnée vient de Philippe Desbrosses, professeur à l’université Paris-VII.
      L’étude que vous citez compare une seule et même variété au fil du temps et est la source des infos du paragraphes suivant qui s’intéresse aux oranges, pêches...

      Bien à vous,

      Amélie Mougey

      21.01 à 14h24 - Répondre - Alerter
      • En somme la comparaison concernant les pommes revient à comparer des poulets et des cochons et de s’étonner de trouver des différences ? Pour que la comparaison soit pertinente il faudrait qu’elle soit faite sur la même variété, et avec le même temps de conservation après la cueillette (surtout en ce qui concerne le vitamine C), sinon on peut faire dire ce que l’ont veut aux chiffres, et même exactement l’inverse de ce qui est énoncé ici !

        22.01 à 14h58 - Répondre - Alerter
        • Le titre devrait dire "JUSQU’À 100 pommes d’aujourd’hui". Mais la comparaison est tout à fait pertinente, dans la mesure où il s’agit de variétés standard de leurs époques respectives. Aujourd’hui, les pommes communes sont la Golden, la Royal Gala, la Granny Smith etc. À l’époque, c’en étaient d’autres, dont la Transparente, je suppose. Les grandes chaines de distribution n’existaient pas telles qu’elles existent aujourd’hui, donc le choix de produits était très largement marqué par les variétés locales et de saison. Chaque région avait ses variétés propres. En tout cas, c’est comme cela que j’imagine la chose.

          23.01 à 17h52 - Répondre - Alerter
      • Absolument malhonnête comme couverture. C’est honteux et me fait douté de la totalité de l’article. D’autant plus que votre premier lien montre que la pomme à eu une augmentation de 16% de vitamine C dans les 50 dernières années.... Vraiment !!!! Faire de la désinformation sur un sujet si important est impardonnable. SVP au moins changé le nom de l’article.

        26.01 à 04h13 - Répondre - Alerter
      • Bonjour,

        Philippe Desbrosses, professeur à l’université Paris-VII ???

        Vous voulez rire ?

        Bref un article de propagande surtout en citant une référence des années 90 non numérisée

        17.02 à 18h31 - Répondre - Alerter
  • Absolument d’accord. C’est pour cette raison que je vais chercher mes pommes de garde (conservées à l’ancienne, jusqu’à ce qu’elles soient délicieuses et fripées), tout l’hiver - et tôt le matin car elles partent vite - sur un marché paysan. Une seule vous tient au ventre pendant 2 ou 3 heures.
    Avec quelques produits locaux, bien choisis, bio mais surtout méthodes permaculture (y compris cultures dans mon propre potager) on se nourrit vraiment, et puis c’est autrement bon. Pour pas cher, puisqu’il n’y a jamais besoin de grosses quantités. Quand je passe dans un supermarché - pour le rayon produits locaux en particulier - et que je vois sortir ces énormes caddies plein de couleurs, mais fondamentalement... vides, je soupire et je me dis que les gens finiront bien par s’en apercevoir.

    21.01 à 12h19 - Répondre - Alerter
  • Comment voulez vous juger de la pertinence de ces informations !!!? Les fruits ont été analysées lors de la récolte au bout du champ ou analysés à partir de prélèvements réalisés sur les étales d’un distributeur ? Savez vous que, avec le transport, dans des conditions de conservation de qualité moyenne la quantité d’antioxydant peut être 3 fois plus faible que que celle qui était lors de la cueillette ?
    Je pense qu’au siècle dernier, nous étions dans un marché de proximité. Ce n’est pas franchement le cas de nos jours.
    On peut remettre en cause les variétés et les méthodes de production ; ce n’est pas le facteur déterminant qui explique la perte de certaines qualités nutritionnelles.
    Les allégations présentées dans les différents articles ne s’appuient sur aucun protocole sérieux. Si c’est le cas elles ne sont en aucun cas présentées.
    Pour avoir réalisé le même travail dans ce domaine je peux vous faire des démonstrations inverse.
    La conclusion est simple, mangez bio si c’est possible mais plus encore, mangez des fruits récoltés fraichement n’ayant pas voyager pendant plusieurs jours. D’ici à dire qu’il y a 100 fois moins de vitamine C dans une une pomme d’aujourd’hui par rapport à celle d’hier c’est franchement très moyen. La vitamine C étant très instable, présenté dans ces conditions cela n’a strictement aucune valeur sinon de faire le "buzz".
    Personnellement je mange pas une pomme pour des vitamines C, nous en ingurgitons tous bien plus de vitamine C que nous en avons besoin.

    20.01 à 18h27 - Répondre - Alerter
    • Il me semble que la Vitamine C, puisque vous prenez cet exemple, n’est pas franchement "ingurgitée" à trop forte dose par nos concitoyens, pour la plupart soumis à des stress (pollutions, bruits, transports, lumières, ondes électromagnétiques…) bien plus intenses que dans les années 1900 ou 1950.
      Et puis l’article présent sur Wikipédia sous le nom "Viatmine C" (désolé je n’ai pas les compétences pour lire des articles trop scientifiques) ne semble pas non plus suggérer qu’il faille en "ingurgiter" moins, bien au contraire ?

      21.01 à 11h11 - Répondre - Alerter
    • Bonjour,

      Je vous remercie pour votre commentaire. C’est exact, le transport est également cité dans ces études comme l’un des facteurs expliquant la baisse de nutriments et notamment d’anti-oxydants. Comme vous le soulignez, consommer des légumes qui ont moins voyagé, et qui nécessitent donc moins de conservateurs, est un bon moyen d’éviter la perte de nutriments. Concernant la responsabilité des méthodes de production, la plupart des études sur lesquelles je m’appuie soulignent leur implication, mais peut-être existe-t-il des travaux contradictoires sur le sujet. Si c’est le cas n’hésitez pas à me les envoyer.

      Bien à vous,

      Amélie Mougey

      21.01 à 14h43 - Répondre - Alerter
      • Bonjour, je sais que la conversation date un peu, mais dans le cadre d’un projet de Sciences Humaines et Sociales mon groupe et moi nous intéressons à la perte en nutriments des fruits et légumes et je suis chargée de la partie transport et stockage. J’ai bien lu dans le rapport still no free lunch que le transport était une cause de la baisse en nutriment mais ce n’est pas plus détaillé que ça. Serait il possible d’en savoir un peu plus (avec des sources, si possible) ?
        Merci d’avance

        25.04 à 16h24 - Répondre - Alerter
        • L’argument du transport vaut certainement pour les fruits ou légumes à consommer rapidement :fruits rouges, cerises, salades etc...
          Mais il existe aussi , on l’oublie un peu avec les moyens modernes de stockage, de nombreuses variétés dites "de garde" ( ou longue conservation)
          Comment croyez vous que faisaient nos ancêtres jusqu’aux années 50, avant la généralisation des frigos ?

          Les céréales se stockaient dans le grenier, les pommes de garde , potirons pommes de terre en cave.

          Particulièrement parmi les variétés anciennes ,des pommes comme "Ste Germaine", ou "Court pendu " sont encore acides et difficilement mangeables à l’époque de la cueillette mi-octobre .Elles se bonifient en cave et sont bonnes à manger début de l’année suivante.

          J’arrive à conserver dans ma cave des Ste germaine jusqu’à cette époque(il en reste encore quelques unes),elles commencent à flétrir mais sont encore très bonnes.

          15.05 à 18h44 - Répondre - Alerter
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