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Nucléaire : pour sortir des idées reçues

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Nucléaire : pour sortir des idées reçues
(Crédit photo : Satakunnan Kansa – MVphotos - Rea)
 
La catastrophe japonaise a délié les langues, mais pas toujours pour le meilleur. L’occasion de battre en brèche sept contre-vérités. Quitte à déranger.
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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N° 24 - avril 2011

Fukushima : la fin d’un monde

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L’ÉLECTRICITÉ NUCLÉAIRE, C’EST PAS CHER

LES CONSOMMATEURS N’ONT PAS LE CHOIX

LE NUCLÉAIRE, C’EST NOTRE INDÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUE

LE NUCLÉAIRE NOUS PRÉSERVE DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

ON PEUT SORTIR DU NUCLÉAIRE EN DIX ANS

LE NUCLÉAIRE FRANÇAIS EST LE PLUS SÛR AU MONDE

LES GENS ONT PEUR DU NUCLÉAIRE


«  L’ÉLECTRICITÉ NUCLÉAIRE, C’EST PAS CHER  »

« Il faut dire la vérité, si l’électricité en France est 40 % moins chère que dans la moyenne des autres pays européens, c’est grâce à l’électricité nucléaire », assure Eric Besson. Le ministre de l’Energie a raison : il faut dire la vérité. En 2010, le kilowattheure français était facturé 9,22 centimes d’euros contre 12,23 centimes en moyenne en Europe, soit 25 % moins cher et non 40 %.

Mais pour beaucoup d’experts, ce prix ne reflète pas la réalité. Jusqu’en 2007, la France a bénéficié d’une sorte de régime d’exception. Alors que les autres pays européens avaient libéralisé leur marché de l’énergie, la France a décidé de garder la main sur les prix. « Au début des années 1990, les ministres successifs ont décidé de geler les tarifs réglementés, alors que le prix des matières premières et des combustibles ne cessait d’augmenter et que les coûts projetés du futur parc nucléaire EPR montraient des niveaux beaucoup plus élevés que le parc des années 1970 », analyse l’association négaWatt, qui milite pour une politique énergétique plus sobre.

Bilan en 2011 : le prix de l’électricité de base s’élève à 35 euros par méga-wattheure (MWh). Et ce, alors qu’EDF table sur un coût de renouvellement des centrales de 42 euros/MWh et un coût de développement de l’EPR de 60 euros/MWh, d’après l’estimation de l’entreprise en 2009. Ce qu’Eric Besson ne peut pas non plus ignorer, ce sont les discussions sur la loi dite « Nome » qui aboutiront à augmenter d’au moins 30 % le prix de l’électricité ces prochaines années, afin de reconstituer des réserves d’investissement. Précisément à cause du parc nucléaire.

Dernière question : faut-il répercuter sur le prix de l’électricité les provisions pour le démantèlement et le traitement des déchets nucléaires ? En 2003, EDF estimait à 48 milliards d’euros ces opérations qui se dérouleront entre 2017 et 2080, tandis que l’éventuel centre de stockage profond mobilisera des moyens jusqu’en 2070. Pour le site de Bure (Meuse), EDF disait vouloir débourser 16 milliards d’euros mais l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs lui a conseillé des méthodes de stockage plus sûres… et plus chères. La facture : 35 milliards d’euros. Plus du double ! —

«  LES CONSOMMATEURS N’ONT PAS LE CHOIX »

Vraiment ? Et qui dicte la consommation de la France – et donc sa politique énergétique –, si ce n’est la gourmandise individuelle ? Les faits sont là, tranchants. Selon l’Observatoire de l’énergie, la consommation électrique hexagonale est passée de 121 térawattheures (TWh) – soit 121 milliards de kilowattheures – en 1970, à 441 en 2008. Si la part liée à l’agriculture et aux transports a stagné et que celle de l’industrie a doublé (de 62 à 121 TWh), la palme revient à l’électricité pompée par le secteur tertiaire et le résidentiel. Selon le Centre d’études et de recherches économiques sur l’énergie, la consommation des logements français avoisinait les 67 TWh en 1982 (chauffage électrique, eau chaude, cuisson et éclairage) ; elle atteint 152 TWh en 2008. Elle a donc doublé également, mais en seulement vingt-six ans. La faute à qui ? Au confort moderne notamment. D’après l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), le taux d’équipement des ménages en matériel électroménager n’a cessé de grimper depuis les années 1960. Près de 100 % des Français possèdent aujourd’hui un réfrigérateur, 95 % un lave-linge.

Et comment l’électricité arrive-t-elle à nos prises ? Grâce au nucléaire, pardi. A hauteur de 75 %. Alors quoi ? Pour faire maigrir efficacement la consommation électrique et donc la dépendance à l’atome, réduire sa consommation semble un moyen sûr. A priori, les progrès de l’isolation des bâtiments et l’amélioration des performances énergétiques de l’électroménager devraient permettre de limiter la facture des ménages. Sauf à compter avec le vicieux effet rebond, disséqué en 2009 par des chercheurs de l’université britannique de Cambridge. En clair, il annule – au moins en partie – les économies d’énergie réalisées grâce aux progrès technologiques en poussant les ménages à consommer – toujours – davantage. C’est le cas, par exemple, d’un propriétaire qui installe chez lui des doubles-vitrages. Rassuré sur le futur montant de sa facture, il aura tendance à booster le thermostat du chauffage. Et tout est à refaire. —

«  LE NUCLÉAIRE, C’EST NOTRE INDÉPENDANCE ÉNERGÉTIQUE  »

C’est l’un des arguments phares des partisans de l’atome. Mais il est faux. Le nucléaire fournit 75 % de notre électricité… et c’est tout ! Il ne fait pas rouler les voitures, ni voler les avions. Finalement, il ne représente que 17 % de notre consommation d’énergie. Ce qui relativise considérablement la notion d’indépendance. « Donc, 83 % de l’énergie finale consommée en France n’est pas d’origine nucléaire », calcule Mycle Schneider, consultant en énergie et fondateur de l’agence d’étude sur le nucléaire Wise-Paris. L’expert ajoute que la facture énergétique de la France fait le yoyo depuis les années 1970, en suivant la courbe des prix du pétrole. En 2008, la douloureuse s’élevait à 60 milliards d’euros. Du jamais vu ! « C’est quasiment l’équivalent du déficit de la balance commerciale de la France », note Mycle Schneider. La France, malgré son programme nucléaire se place, avec 1,46 tonne équivalent-pétrole par habitant, dans la moyenne européenne. Elle consomme même plus de pétrole que la plupart de ses grands voisins, y compris l’Italie, où le nucléaire est pourtant absent !

Par ailleurs, comment qualifier l’indépendance offerte par une énergie dont les matières premières sont importées à 100 % ? « C’est grossier de considérer le nucléaire comme une source énergétique nationale alors qu’il faut importer la totalité de l’uranium utilisé dans les centrales françaises », estime encore l’expert. La France se fournit au Canada, au Niger – dans des conditions sanitaires et de sécurité régulièrement dénoncées par les ONG – et même au Kazakhstan, devenu l’un des acteurs majeurs du marché. Les réserves connues sont par ailleurs limitées sur le globe. Tout dépendra des technologies privilégiées à l’avenir. Si l’on se contente de celles utilisées actuellement – qui consument de l’uranium enrichi –, il faut compter sur cinquante à soixante-dix ans d’autonomie. Si l’on passe un jour aux réacteurs de quatrième génération, sur mille ans environ. —

«  LE NUCLÉAIRE NOUS PRÉSERVE DU CHANGEMENT CLIMATIQUE »

Cet argument est devenu un élément de langage de tout pro-nucléaire qui se respecte. D’ailleurs, Nicolas Sarkozy a réussi une prouesse en ajoutant la promotion de « technologies sûres, renouvelables et à faible teneur en carbone » dans les objectifs de l’Union, lors du Conseil européen de février dernier. « Renouvelable », le nucléaire ne l’est pas, du moins dans son utilisation actuelle. Le développement de la quatrième génération de réacteurs pourrait toutefois permettre de produire de l’énergie à partir de ce qu’on considère aujourd’hui comme des déchets. « Sûr », le nucléaire ? Même la droite allemande, peu suspecte d’anti-atomisme primaire, semble en douter après la tragédie japonaise. Enfin, « bas carbone », le nucléaire l’est assurément, même si l’évaluation de son impact sur l’effet de serre divise les experts.

Reste qu’en 2008, la part du nucléaire dans la consommation mondiale d’énergie ne représentait que 5,8 %, d’après le rapport 2010 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Et qu’en dépit de la volonté des pays nucléarisés de remplacer leur parc, et de la Chine de développer le sien, l’AIE prévoit qu’elle n’atteindra que 7,3 % en 2030, contre 75 % pour le charbon, le pétrole et le gaz qui réchauffent la planète.

Aux Etats-Unis, où les gaz de schiste décollent, le nucléaire n’est plus rentable. Et ce, malgré la volonté de l’administration Obama. Aucun industriel n’a réclamé sa part des dizaines de milliards de garanties d’emprunt proposées par la Maison-Blanche. Même EDF, qui a déjà perdu plus d’un milliard d’euros pour vendre son savoir-faire nucléaire aux Etats-Unis, a pour le moment renoncé. Parce qu’un réacteur coûte au bas mot plus de 5 milliards d’euros, et qu’il faut dix ans – tout compris – avant d’encaisser le premier chèque.

A supposer qu’on bascule dans une société du tout électrique et du tout nucléaire, il faudrait multiplier la part de l’atome par quatorze, à coup de milliers de milliards d’euros… et fournir des réacteurs à d’innombrables dictateurs, comme la France se l’était proposé dès 2007 avec le Libyen Kadhafi. Aujourd’hui, moins de 40 pays disposent du nucléaire. —

«  ON PEUT SORTIR DU NUCLÉAIRE EN DIX ANS »

« Le parc nucléaire a été construit à marche forcée en moins de dix ans, il est évident que l’on peut (et que l’on doit !) faire le chemin inverse en moins de dix ans », répète à l’envi Stéphane Lhomme, président de l’Observatoire du nucléaire. Seul petit problème : en France, l’énergie nucléaire représente 75 % de la production d’électricité et environ 17 % de l’énergie consommée. Un changement de cap dans la politique énergétique hexagonale s’apparenterait donc à une sortie de route de la société française. Mais à vrai dire, sauf peut-être l’organisation – très confidentielle – de Stéphane Lhomme, personne ne revendique l’arrêt brutal de nos 58 réacteurs. Les antinucléaires défendent une troisième voie, une sortie progressive, en appliquant une décision : ne pas remplacer les réacteurs quand ils arrivent en fin de vie, ce qui étalerait la sortie sur vingt-cinq à trente ans. C’est également dans cette direction que travaille l’association négaWatt qui élabore des scénarios énergétiques alternatifs pour l’avenir.

En Allemagne, la coalition formée par les sociaux-démocrates du SPD et les Verts a décidé il y a dix ans de sortir du nucléaire, avec l’accord des producteurs nationaux d’électricité. Une sortie en douceur, au fil des fermetures de centrales en fin de vie. Et sans allumer de bougies ! Revenue au pouvoir en 2005, la droite conduite par Angela Merkel a prolongé la durée de vie des réacteurs, mais sans remettre en cause cet arbitrage en faveur de l’arrêt à long terme. « En Allemagne, même la droite considère le nucléaire comme une énergie de transition », rappelait récemment l’eurodéputé Europe Ecologie-les Verts Daniel Cohn-Bendit. Le pays a lancé une audacieuse politique en faveur des énergies renouvelables, créant au passage une puissante industrie de l’éolien et du solaire, et plus de 200 000 emplois. En dix ans, la part des renouvelables est passée de 1 % à 20 % dans la production électrique, presque autant que le nucléaire. Mais attention, l’Allemagne aura bien du mal à se débarrasser du charbon et du lignite, deux combustibles qui rejettent plus de radioactivité et de produits toxiques dans l’environnement qu’une centrale nucléaire en état de marche. —

«  LE NUCLÉAIRE FRANÇAIS EST LE PLUS SÛR AU MONDE »

Peu après l’accident, Marc-Philippe Daubresse, député du Nord et secrétaire général adjoint de l’UMP, a expliqué qu’« un EPR qui aurait été implanté au même endroit que la centrale de Fukushima au Japon n’aurait eu aucun risque sur son réacteur nucléaire car il y a une double coque ». Ces déclarations ont fait exploser Jacques Foos, expert scientifique à la Commission locale d’information de la centrale nucléaire de Flamanville (Manche), où deux réacteurs sont en service et un EPR est en construction. Il a immédiatement adressé un mail à tous les membres de la Commission : « Un responsable d’EDF m’a dit que les diesels auraient été noyés de la même façon à Flamanville donc le même accident aurait eu lieu ! », écrit le physicien, qui a formé au nucléaire des centaines d’ingénieurs pendant sa carrière au Conservatoire national des arts et métiers. Il demande aussi que les groupes électrogènes soient installés en hauteur, « sur la falaise, et ce pour les trois réacteurs ».

Bien évidemment, il est hautement improbable qu’un séisme aussi violent suivi d’un tsunami puisse survenir en France. Mais Fukushima nous rappelle que l’imprévisible est par nature… imprévisible. « Quand vous jouez au Loto, vous n’avez aucune chance de gagner. Et pourtant, il y a toujours un gagnant », résume Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé Europe Ecologie-les Verts. Comme en France, le Japon connaissait des polémiques sur les normes dans le nucléaire, parce que les industriels sont souvent radins. A Fukushima, les installations électriques de secours pouvaient résister à un tsunami de 5 mètres. C’était suffisant, disaient l’opérateur et les autorités. Le 11 mars, la vague a mesuré 10 mètres… D’ailleurs, les réacteurs ont très bien résisté au séisme. C’est la disparition des groupes électrogènes qui a provoqué le désastre.

En décembre 1999, la tempête avait inondé la centrale du Blayais (Gironde), coupant l’alimentation électrique pendant deux heures. Mais les groupes de secours avaient fonctionné. En février 2011, EDF a signalé une anomalie dans la mesure de pression dans le circuit primaire de 34 réacteurs en France. Dans un avis, l’Autorité de sûreté nucléaire relève qu’« en situation accidentelle, pour certaines tailles de brèche du circuit primaire principal, l’injection [d’eau] de sécurité à haute pression pourrait ne pas permettre de refroidir suffisamment le cœur du réacteur ». —

«  LES GENS ONT PEUR DU NUCLÉAIRE »

A mesure que les années filaient sur Tchernobyl, les images des catastrophes nucléaires se sont enfoncées plus loin dans nos mémoires. En France, si 7,3 % des sondés du baromètre 2010 de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire citaient en 1998 le risque nucléaire au cœur de leurs préoccupations, ils n’étaient plus que 6,3 % en 2009. Rassurés les Français ? A moitié. 47 % d’entre eux estimaient alors que les risques entourant les centrales nucléaires étaient « élevés ». Ce score passait même à 58 % pour les déchets radioactifs (1).

En fait, l’atome fait tanguer l’opinion. Côté contre, le risque. Côté pour, le prix de l’électricité, la limitation des émissions de gaz à effet de serre et une prétendue indépendance énergétique. En 2005, l’Agence internationale de l’énergie atomique a sondé les populations de 18 pays sur la question. Résultat : 28 % des interrogés considéraient la technologie comme sûre et qu’il fallait donc construire de nouveaux réacteurs. Parmi les plus chauds partisans de l’atome, les Coréens du Sud (21 réacteurs en service), les Américains (104 réacteurs) et les Indiens (20 réacteurs). A l’inverse, les citoyens favorables à un arrêt des centrales étaient à chercher en Allemagne (26 % des sondés), en Grande-Bretagne, au Mexique et en Argentine (23 %).

Et aujourd’hui ? Nobuo Tanaka, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, s’est dit « préoccupé par l’effet que [la catastrophe de Fukushima] pourrait avoir sur le soutien à cette technologie vu son rôle important pour la sécurité énergétique et pour l’avènement d’une économie peu dépendante du carbone ». Or, l’avis des électeurs pèse lourd sur les épaules des politiques. Dans son rapport remis au gouvernement en juin 2010, François Roussely, ex-président d’EDF, soulignait que « le nucléaire [était] probablement la seule activité économique dont l’avenir est largement déterminé par l’opinion publique ». Aussi, au lendemain de l’accident au Japon, les gouvernements n’ont pas attendu les sondages pour agir. Berlin a annoncé la fermeture, pour trois mois, de ses plus vieux réacteurs et la Suisse a suspendu ses projets de renouvellement. Le président vénézuélien Hugo Chávez a, lui, gelé le programme de construction d’une centrale. Aux quatre coins du planisphère, tous jurent d’ausculter leurs réacteurs. Sans forcément remettre en cause leur politique. La Chine, la France, la Pologne et la Roumanie ont ainsi confirmé leur volonté de poursuivre la route de l’atome.

Combien de temps le monde gardera-t-il en mémoire les images de Fukushima ? Difficile à dire. Au lendemain d’une fuite d’uranium au Tricastin (Drôme) en 2008 – certes moins dramatique – seuls 27 % des Français citaient le risque nucléaire au nombre de leurs préoccupations. Contre 33 % en 2002. —

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Rédactrice en chef à « Terra eco ».

Journaliste errant dans les sujets environnementaux depuis treize ans. A Libération, mais de plus en plus ailleurs, s’essayant à d’autres modes d’écriture (Arte, France Inter, Terra of course, ...). Il y a deux ans, elle a donné naissance (avec Eric Blanchet) à Bridget Kyoto, un double déjanté qui offre chaque semaine une Minute nécessaire sur Internet.

6 commentaires
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RÉPONSES DE LA RÉDACTION
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  • Quelques petites remarques, la première, je ne pense pas qu’il y est que les français qui ont proposé de travailler avec Kadhafi pour le nucléaire civile... (Poutine en 2008, non ?)
    Arrêtons un petit peu de stigmatiser uniquement les français.

    Deuxième remarque, "Si l’on passe un jour aux réacteurs de quatrième génération", je pense que ça serait quand même intéressant de dire que ces réacteurs sont prévus pour 2030... non ?

    Ma troisième remarque est au sujet du confort moderne..."Près de 100 % des Français possèdent aujourd’hui un réfrigérateur"... est-ce mal ? Près de 100 % des français ont de l’eau chaude en continue chez eux ? C’est un confort moderne aussi... j’en suis bien content et vous aussi !
    De plus, le progrès n’est pas une faute, c’est l’Homme qui faute !

    28.03 à 20h05 - Répondre - Alerter
  • Un accident d’usine chimique peut provoquer de nombreux morts (rappel Toulouse) mais quelques jours plus tard les pelleteuses peuvent entrer en action et il n’en restera aucune trace visible. Un accident nucléaire entraine une pollution mortelle pour des siècles, ce n’est pas la même échelle et c’est complètement irresponsable vis à vis des générations futures de prendre ce risque.
    Croire qu’un tsunami est impossible en France parce qu’on n’en a pas constaté est peu sérieux. Plusieurs de nos centrales sont le long des cotes de la Manche qui est considérée par les experts auto-proclamés comme zone non sismique, sauf qu’on oublie que dans un passé pas si lointain les iles britanniques faisaient partie de l’Europe continentale et qu’il y a bien eu un effondrement qui a créé la Manche...
    Comment refroidir le coeur d’une centrale qui s’emballe ? Avec de l’eau de mer ? C’est le choix fait pour toutes nos centrales de bord de mer qui ne se trouvent pour la plupart pas à proximité d’une source d’eau douce notable. Sauf qu’à 300°C et au delà l’eau de mer qui contient divers sels minéraux est un matériau très corrosif. On le voit bien à Fukushima où la situation s’aggrave de jour en jour. Un accident à Flamanville ou Penly conduirait donc à la même catastrophe. Notons en passant qu’il y a déjà eu des fuites sur les circuits de refroidissements de Penly. Et que se passe-t-il s’il y a une fuite du circuit de refroidissement primaire dans le circuit secondaire ? Des éléments radioactifs comme le deutérium ou le tritium (entre autres) passent d’un circuit dans l’autre et in fine on les retrouvera dans la mer. Précisons pour les ignorants que le circuit secondaire de refroidissement alimenté par l’eau de mer renvoie dans la mer de l’eau chaude (et tous les physiciens savent depuis le 18ème siècle que la transformation d’une énergie en une autre a un rendement médiocre pratiquement de 30% environ). Calculez pour un réacteur de 1300MW ce que ça représente et les conséquences. L’eau plus chaude favorise l’implantation de certains poissons et coquillages tels les coquilles St Jacques qui font la richesse des pêcheurs du Tréport, oui mais s’il y a une fuite radioactive ll’iode 131 mais surtout le Césium 57 vont se fixer sur lesdites coquilles St Jacques ...bon appétit !

    28.03 à 19h52 - Répondre - Alerter
  • Bonjour,
    En reprenant ma facture EDF du 24 février 2011, je m’aperçois qu’il est précisé que l’électricité provient à concurrence de 82,1 % du nucléaire, 9,5 % d’énergies renouvelables (dont 7,1 % hydraulique), 3,5 % charbon, 3 % gaz, 1,6 % fioul, 0,3 % autres, et non 75 % du nucléaire, comme vous l’indiquez... appelons un chat un chat !

    Martine

    28.03 à 19h33 - Répondre - Alerter
    • Ne confondez pas la production d’électricité d’EDF avec celle de la France. Si vous prenez un autre fournisseur, d’électricité verte par exemple, la part du nucléaire sera 0%.

      L’article cite les statistiques officielles pour la production d’électricité en France.

      2.09 à 00h10 - Répondre - Alerter
  • Enfin un article intéressant sur le sujet et loin de tout le "partisanisme" totalement pro ou anti-nucléaire.

    Pour que le débat sur de tels sujets ait lieu il faut effectivement s’éloigner de l’émotion provoquée par des Fukushima afin de dépassionner la discussion et d’apporter des faits tangibles, comparables et limpides.

    Eloignons-nous des effets d’annonce (et d’autorité) tels que celui entendu à peine 3 jours après le tsunami : "[Il n’est ] évidemment pas question de sortir du nucléaire".
    Vous avez dit démocratie ? Evidemment...

    27.03 à 23h25 - Répondre - Alerter
    • oui , le nucleaire a encore de beaux jours , il faudra encore qq cata pour qu’une prise de conscience advienne
      les allemands sortent du nucleaire en achetant de l electricite nucleaire .....PENSER GLOBALEMENT AGIR LOCALEMENT devise des anti gaz de schiste, qui acceptent les pratiques francaises au niger .......bof bof....

      4.05 à 08h21 - Répondre - Alerter
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