publicité
Accueil du site > Actu > Culture > Les dix livres à emporter cet été avec vous

Les dix livres à emporter cet été avec vous

Taille texte
Les dix livres à emporter cet été avec vous
(Crédit photo : Florin Gorgan - flickr)
 
C'est les vacances. Vous avez enfin du temps pour lire et vous avez loupé les chroniques mensuelles de « Terra eco » depuis un an ? Séance de rattrapage.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
SUR LE MÊME SUJET

- Pour les enfants

Au secours une bestiole !, de François Lasserre et Roland Garrigue (Delachaux et Niestlé, 12,50 euros)

On a beau être écolo, il faut bien reconnaître que nos vacances sont bien assez peuplées de petites créatures passablement dégoûtantes, quand elles ne fichent pas la trouille : araignées, moustiques, vipères, guêpes, orvets… Comme toujours, mieux vaut connaître ces bébêtes grouillantes pour en avoir moins horreur. On apprendra ici, en vrac, que les frelons sont plus sympas que les abeilles, que les chauves-souris ne se prennent pas dans les cheveux et que les blattes peuvent voler. Miam, miam !




- Pour les adolescents

Désobéis !, de Christophe Léon (Thierry Magnier, 9,90 euros)

Organiser une fausse fête pour protester contre les loyers indignes, faire pousser des légumes en zone de guerre, dézinguer la bêtise publicitaire, dégonfler les pneus des 4x4… Dans « désobéissance citoyenne », il y a « désobéissance », un programme qui a tout pour réjouir les ados (à partir de 14 ans) à qui ce recueil de courtes nouvelles est destiné. Cette apologie des mouvements militants-ludiques rappelle aussi qu’être parent, c’est apprendre aux enfants à ne pas toujours opiner du chef.




- Pour les adultes

Ce que les banques vous disent et pourquoi il ne faut presque jamais les croire, de Pascal Canfin (Les Petits Matins, 5 euros)

Comprendre ce que les marchés financiers trament, tout là-haut au-dessus de nos têtes, est aujourd’hui plus important pour les citoyens que compulser les programmes des candidats. Première étape, donc : la lecture du petit dernier de Pascal Canfin, ancien journaliste, eurodéputé écologiste et ministre délégué au Développement, qui, dans un style limpide, démonte les mensonges de nos chers banquiers. Oui, ils sont responsables et coupables de la chienlit financière. Oui, ils méritent d’être sévèrement encadrés par les Etats, comme tous les fonds spéculatifs et autres professionnels de l’instabilité lucrative. Comment ? Lisez ce livre.


Couplonomics, de Paula Szuchman et Jenny Anderson, (Leduc.S, 24 euros)

Le concept de ce manuel 200 % yankee ? « Utiliser les lois de l’économie pour (…) maximiser le retour sur le plus gros investissement de votre vie – votre mariage. » Dit comme ça, ça a l’air très bête, mais en réalité l’« optimum de Pareto » s’applique parfaitement à la pizza familiale, les « avantages comparatifs » de Ricardo à la répartition des tâches ménagères ou le « rapport coût-avantage » au crac-crac conjugal. Pas sûr que votre couple aille mieux après cette lecture, mais, assurément, vous aurez beaucoup appris et surtout compris combien l’économie est une science épatante.


L’économie expliquée aux humains, d’Emmanuel Delannoy (Wildproject, 16 euros)

Quelle est la valeur d’un hectare de prairie avec sa biodiversité ? Combien rapportent les abeilles à l’économie ? C’est quoi, « l’économie circulaire » ? Toutes ces questions, et une foule d’autres, trouvent une réponse dans cet ouvrage pédagogique, fait de courtes chroniques rédigées par… Cerambyx cerdo. Oui, oui, le grand capricorne, ce petit coléoptère qui, depuis son modeste observatoire, en sait plus que nous sur nos errements. Aucun scoop pour les lecteurs zélés de Terra eco. Mais les autres (les ados et non les enfants de 10 ans, comme il est écrit en quatrième de couv) en apprendront beaucoup.


Basculement, de Lester R. Brown, (Rue de l’Echiquier - Souffle Court, 20 euros)

Séance de rattrapage pour ceux qui ont raté le génial Plan B (2007, Calmann-Lévy - Souffle Court Editions), le précédent opus de l’agroéconomiste américain : Basculement explique comment sauver notre civilisation de l’abîme écologique, tout en éradiquant la pauvreté mondiale, la faim et l’illettrisme. Ambitieux ? Certes ! Mais Lester Brown se donne les moyens de ses ambitions, en prônant notamment de remplacer la loi de l’offre et de la demande par le coût environnemental des choses. Et l’on achève ce formidable essai en se disant qu’un espoir est encore possible… mais qu’il est bien temps de faire le grand saut.


La France sauvage, de Marc Giraud, (La Martinière, 35 euros)

On croit les avoir déjà vues cent fois, ces photos du « patrimoine paysager » français. Mais au-delà du chêne de Fontainebleau, de la carpe du Berry ou de l’huître d’Arcachon, le journaliste Marc Giraud est allé fouiner vers des écosystèmes moins attendus : la vie d’une lande après un incendie, une montagne recouverte de neige ou, plus simplement, le fil barbelé d’une prairie qui sert de garde-manger à certains oiseaux. On y croise aussi des mantes religieuses, des castors, des phoques et d’autres bestioles qu’on n’associe pas spontanément à la France. Joli et drôlement intéressant.


Fournier, précurseur de l’écologie, de Patrick Gominet et Danielle Fournier (Les cahiers dessinés, 24 euros)

Une certitude d’abord : l’aventure de Hara-Kiri est la plus belle, la plus noble, la plus exaltante que la presse française ait portée au XXe siècle. Etre totalement à côté de la plaque. Des ovnis. Et parmi eux, Pierre Fournier. Ce type est un héros. Dessinateur au trait pointu et à la plume rageuse, il s’est passionné pour l’écologie à une époque où le mot n’existait pas dans les dictionnaires.

Il a pourfendu les marées noires, la pollution industrielle et les certitudes nucléaires face à un public qui ne comprenait pas un mot à ses échauffements. Pierre Fournier ne doutait pas une seconde, c’était sa force. Mais on sent qu’il aurait aimé être un peu moins seul à les égosiller, ses évidences. Pierre Fournier a eu la mauvaise idée de mourir en 1973 à seulement 35 ans. Il a laissé sa Gueule ouverte orpheline, avec son sous-titre incroyable (« Le journal qui annonce la fin du monde ») et ses prédictions enquiquinantes, que personne ne voulait croire. Rétrospectivement, on aurait adoré qu’il se trompe, quand, dans un dessin de 1971, il disait : « Nous n’avons pas de planète de rechange. »


Petit bréviaire écolo, de Wilfrid Séjeau et Erwan Lecœur (Les Petits Matins, 6 euros)

« L’écologie, ça ne devrait pas être de la politique. » « Et pis, ça ne devrait être ni de droite ni de gauche. » « Et pis, si c’est pour nous faire revenir à la bougie… » Si vous avez eu le malheur de déclarer votre souci pour l’environnement dans un dîner, vous avez forcément entendu ces arguments de haute volée. Ce Petit bréviaire devrait désormais vous permettre d’y répondre avec des arguments et un zeste d’humour. Mention spéciale aux « éléments de langage pour répondre aux gros cons », si vous tombez sur un client particulièrement corsé. Vous ne le convaincrez pas, mais ça défoule.


Panique aux frontières, enquête sur cette Europe qui se ferme, d’Eric L’Helgoualc’h, (Max Milo, 18,90 euros)

On connaît le paradoxe : depuis quelques années, l’Europe des droits de l’homme et de l’ouverture au monde s’est transformée en citadelle, impitoyable avec les migrants qui tentent chaque année d’y entrer pour survivre. Eric L’Helgoualc’h nous épargne la question du pourquoi (on connaît la réponse) et se penche sur le comment. Son enquête de terrain dévoile le fonctionnement d’un flicage paranoïde aux frontières, qui a surtout une conséquence évidente : l’explosion de l’immigration illégale…




N’hésitez pas à partager vos conseils lecture dans les commentaires au bas de cet article.

Faites réagir vos proches, diffusez l'info !
Vous aimez Terra eco ? Abonnez-vous à la Newsletter
4 commentaires
TOUS LES COMMENTAIRES
COMMENTAIRES SÉLECTIONNÉS
RÉPONSES DE LA RÉDACTION
Trier par : Plus récents | Plus anciens
Affichage : Voir tout | Réduire les discussions
  • Liste très intéressante, je vais piocher dedans. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé "80 hommes pour changer le monde". Idéal pour ceux qui pensent qu’on ne peut pas faire d’entreprise rentable et durable en prenant en compte l’environnement, tout en changeant la vie de milliers d’humains.

    5.12 à 16h40 - Répondre - Alerter
  • Dans la série des livres porteurs d’espoir et qui donnent des pistes pour agir, j’ai aimé " le pouvoir du miroir" de Daniel Cordonier

    1er.08 à 20h48 - Répondre - Alerter
  • Grand merci.
    Modestement je conseille aussi : "Créateurs d’utopies", éd. Yves MICHEL-2012 / 300 p.

    Préface : Patrick Viveret / Postface : Denis Clerc

    Coordination-rédaction : Pierre Thomé

    Et 70 témoins "engagés"

    Sujet : De l’autogestion à l’économie sociale et solidaire, un pas à franchir...

    Lecture aisée, y compris sur la plage. On ne s’endort pas, bien au contraire !

    4.07 à 22h58 - Répondre - Alerter
  • Merci pour cette liste de lecture.

    De mon côté j’ai lu récemment un livre magnifique qui devrait plaire à beaucoup de lecteurs de Terra Eco : "journal intime d’un arbre", de Didier Van Cauwelaert. Très émouvant, et très original. Le héros est un poirier tri-centenaire qui vient de tomber après une tempête... et qui nous raconte sa vie, sa relation au monde, aux humains qui l’ont entouré, les faits historiques dont il a été témoin. Difficile de ne pas regarder les arbres différemment après cette lecture ;)

    4.07 à 12h56 - Répondre - Alerter
PUBLIER UN COMMENTAIRE

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

  • Se connecter
  • Créer un compte

publicité
publicité
publicité
SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
publicité