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Le Pen, La Manif pour tous, Soral… Tous écolos ?

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Le Pen, La Manif pour tous, Soral… Tous écolos ?
(Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous. Crédit photo : Christophe Petit Tesson / MAXPPP)
 
Depuis quelques mois, réacs et droites extrêmes repeignent leurs idées en vert. De la lutte contre les « enfants OGM » à la défense de la terre, voici un « greenwashing » d’un genre nouveau.
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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N° 73 - décembre 2015

Le jour d’après (sauf si…)

L’atmosphère est festive au Camping de l’océan de Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan), ce week-end de septembre. Des drapeaux et des ballons de baudruche bleus et roses flottent dans l’air marin. Sur le parking, éparpillées, quelques ouailles en marinières estampillées « Manif pour tous » guident les visiteurs vers une grande tente blanche où se regrouperont pendant deux jours moins de 300 fidèles. Bienvenue à la troisième université de la Manif pour tous (LMPT). L’occasion de répéter ensemble les mêmes obsessions réactionnaires – contre le mariage pour tous, la procréation médicalement assistée (PMA), la gestation pour autrui (GPA). L’occasion aussi de s’ouvrir à de nouveaux objectifs, en passant du rose au vert.

Ce dimanche, deuxième jour des débats, après la messe et le « réveil musculaire sur la plage », la question principale, c’est l’écologie version LMPT, une écologie dite « humaine » ou « intégrale ». Marianne Durano, 24 ans, philosophe et coauteure de Nos limites, pour une écologie intégrale (Le Centurion, 2014), prend la parole devant une armée de cheveux plus blancs que blonds. L’énergique jeune femme, issue du mouvement résistant-conservateur Les Veilleurs, déplore à la volée la fin de la neige en hiver, les eaux polluées des cimetières numériques du Ghana, la disparition des papillons, l’eugénisme illustré par ce qu’elle nomme les enfants OGM…

Comme son époux, Gaultier Bès, également « veilleur », la jeune intellectuelle écrit dans Limite, la nouvelle revue trimestrielle écolo-catho. Une publication lancée en septembre, allant dans le sens de cette nouvelle vague prônant un « anarchisme conservateur aussi bien de notre dignité que de notre planète », comme on peut le lire dans le premier édito. Bizarre ? Non, « logique », selon Ludovine de La Rochère, présidente de LMPT. « Le mouvement est dans une nouvelle étape de son développement. Ce que nous défendons, c’est le respect de l’humanité, qui est homme, qui est femme, souligne-elle, cigarette électronique à la bouche. Et pour nous, l’écologie, c’est considérer l’humain dans tout un ensemble d’équilibres, c’est ce que dit José Bové (qui s’est positionné contre la GPA et la PMA, ndlr) et nous sommes d’accord. »

L’écologie ? Un cheval de Troie

José Bové, un nom qui résonne tout aussi étrangement dans la bouche de Marion Maréchal-Le Pen. Nous la croisons à Bandol (Var), en pleine campagne pour la présidence de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur et au lendemain des inondations qui ont touché le sud de la France, au début du mois d’octobre. L’occasion parfaite de parler dérèglement du climat avec ses électeurs. Si la jeune députée se défend d’utiliser l’écologie à des fins électoralistes, elle n’hésite pourtant pas à en faire une question de « respect des frontières ». « Nous défendons l’idée d’un monde où des limites sont posées. La défense de la biodiversité, c’est aussi celle de la biodiversité humaine : les peuples et les identités existent. Les nier, c’est nier à la fois la nature humaine et la culture sociale. C’est le chaos, affirme-t-elle, avant elle aussi d’évoquer l’ex-leader de la Confédération paysanne. En tant que patriotes, nous défendons la polyphonie du monde face au magma mondialiste difforme dont est issu ce chaos qui menace de détruire les civilisations. L’écologie humaine, c’est refuser tout autant les OGM que la GPA. »

Le Rassemblement Bleu Marine et la LMPT ne sont pas les seuls à s’habiller de vert. Du gaz de schiste au scandale Volkswagen en passant par le changement climatique et les fermes industrielles, les préoccupations écolos sont aussi brandies par les Soraliens complotistes, les « identitaires » ou les volontaires du Puy-du-Fou en costumes. L’écologie serait-elle devenue le nouvel élément fédérateur des droites fortes et des conservateurs de tous poils ? C’est plutôt un cheval de Troie, selon Juliette Grange, philosophe spécialiste de l’écologie politique et auteure de Pour une philosophie de l’écologie (Pocket, 2012). « Le but, pour des mouvements comme Les Veilleurs et les néoconservateurs, c’est de récupérer des préoccupations comme l’écologie et d’instiller dans le discours leurs refrains, comme le mariage hétéro et l’anti-PMA. Quitte à rendre ce discours inaudible. » La philosophe ne s’étonne pas que les slogans comme « On ne lâche rien » ou « Sous les pavés, les idées » aient été répétés par les militants de la Manif pour tous. « C’est le fameux principe de rétorsion : on imite les révolutionnaires d’antan pour déplacer le curseur. » Une stratégie politique qui ne date pas d’hier. En 2004, déjà, l’original Philippe de Villiers croyait paraphraser Einstein avec Quand les abeilles meurent, les jours de l’homme sont comptés (Albin Michel). Le pensum pseudo-écologique cachait un ouvrage très nostalgique de la grandeur française (l’abeille est d’ailleurs le symbole de Napoléon).

Paniers bios et stages de survivalisme

Dix ans plus tard, c’est l’inénarrable polémiste Alain Soral qui se fait le chantre éditorial d’une écologie française de souche. Directeur de collection aux éditions Kontre Kulture, il publie des ouvrages antisémites et « antisystème », comme Mon retour à la terre : guide du néo-rural (2014), la méthode d’un permaculteur convaincu voulant « apprendre durement ce que des générations d’hommes ont su » et « s’enraciner dans une terre pour vivre enfin debout ». Mais ce n’est pas tout. Son association Egalité et Réconciliation propose une vraie dînette locale et soralienne. On y trouve des produits locaux « sains et enracinés » – des couches lavables aux graines de courgette en passant par les vins de pays, la gamme est vaste –, des stages de survivalisme intitulés « Prenons le maquis » – pour survivre au chaos en construisant des fours solaires –, et même des offres de paniers bios en partenariat avec des Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne ) amies. Le journaliste Mathieu Molard, coauteur de Le système Soral, enquête sur un facho business (Calmann-Lévy, 2015) s’est longuement penché sur la question du greenwashing soralien : « Soral est le spécialiste de la récupération, il n’invente rien. En tant que souverainiste, il exploite à fond l’expectative d’un désastre économique ou écologique, d’où ces démarches de retour à la terre ou de décroissance qu’il relaie. Des idées à la Pierre Rabhi. Il a d’ailleurs failli débaucher l’un des fils Rabhi, un complotiste notoire qui écrit sur l’économie mondialisée. Ça, ça aurait été une jolie publicité ! »

Mais au-delà de la petite boutique bio et locale, l’écologie est surtout l’occasion pour les résistants « antisystème » de (res)sortir banderoles arguments. En 2011, le Bloc identitaire, ce groupuscule à la droite de l’extrême droite, dissout en 2013, prônait une « écologie militante et efficace » et encourageait ses militants bretons à « nettoyer la terre que [leurs] aïeux [leur] ont léguée », tout en laissant « les pitres tenant d’une caste politicienne au service d’une écologie arriviste (…) s’enliser dans des débats stériles et désuets ». Des arguments que l’on retrouve presque mot pour mot dans la bouche de Philippe Murer, président du collectif Nouvelle écologie – la branche écolo du Rassemblement Bleu Marine – créée en décembre 2014, un an avant la COP21. L’affable frontiste chante une approche « pragmatique, réaliste et patriote » aux antipodes de l’écologie politique représentée par Europe Ecologie - Les Verts. Le parti a beau être pronucléaire, il aurait plus que les autres les pieds enfoncés dans le crottin bio. Et c’est une communication bien huilée qui est là pour l’illustrer : tandis qu’en octobre Marion Maréchal-Le Pen rendait visite aux riziculteurs menacés de Camargue, Marine Le Pen s’aventurait à Dargnies, dans la Somme, chez un exploitant bio opposé à la mégaferme des mille vaches.

Zadistes, les frontistes ?

Mais il y a plus roots et anar encore : Notre-Dame-des-Landes. Un terrain sur lequel s’étaient déjà aventurés les « veilleurs » écolos-cathos de la Manif pour tous, en août 2013. Entre deux petits pains au chocolat, le patriote vert Philippe Murer nous explique pourquoi le lieu du – potentiel – futur aéroport de Loire-Atlantique était incontournable : « Le Front national s’est toujours opposé aux politiques de grands travaux inutiles. Nous avons organisé un colloque à Nantes sur la situation à Notre-Dame-des-Landes en octobre dernier et nous avons également collé des affiches et donné une conférence de presse sur place. » Zadistes, les frontistes ? Faudrait pas pousser le bouchon. « Nous ne sommes pas très prozadistes pour le côté violence et remise en cause de la sécurité, rétorque Philippe Murer. Mais la ferme des mille vaches comme Notre-Dame-des-Landes ont l’avantage d’être les points nodaux qui cristallisent les inquiétudes de nos électeurs et des Français en général. C’est important que nous soyons sur place avec nos idées et notre façon de faire. » Important ou bien pratique, chacun se fera son avis. —

A lire aussi sur Terraeco.net :
- « Front national, l’écologie par les nuls
- Marine Le Pen : « Je suis plus cohérente que les Verts »

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Journaliste indépendante de 29 ans, Anne-Laure a toujours aimé découvrir ce qui se cache derrière les murs et les visages, inconnus surtout. Des tréfonds du bocage vendéen aux abords du Mississippi en passant par les bordels de Catalogne, en Espagne, elle a écouté ces histoires particulières qui forment la grande Histoire. Après trois ans passés au magazine Causette, elle s’est lancée dans le vaste monde de la pige, les idées en pagaille et l’enthousiasme à la plume.

20 commentaires
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  • Vous parsemez l’article de mots sensés faire peur et discréditer le fond de ce courant d’idées tel que : "réac, conservateur, soral, le pen, puy du fou... Il y a bien longtemps que ces mots ne font plus peur à personnes et que nous allons chercher la vérité la où elle se trouve. Ce travail est sensé être celui du journaliste, mais aujourd’hui, je vous plains, vous êtes réduit à traquer "la bête immonde" de manière pavlovienne.
    Tirer le fil de la cohérence et vous découvrirez des chemins inconnus. Gauche, droite, réac, gaucho... ces mots sont creux et ne servent la cause que d’affairistes soucieux de contrôler soigneusement les cerveaux de la masse.

    13.11 à 17h41 - Répondre - Alerter
  • Ce que je trouve dommage avec ce genre d’articles, c’est que si on n’appartient pas à un mouvement de gauche bien-pensante, impossible d’avoir des convictions allant dans le sens du développement durable.
    Heureusement qu’il y a des gens pour penser différemment (pour en revenir à manifestation pour tous). Si il n’y avait qu’une pensée unique, comment forgerions nous nos opinions ?

    Je trouve ça dommage ce lynchage. L’écologie ne devrait pas être un parti politique, il devrait s’inscrire dans toutes les classes politiques, et je suis ravie de voir (si le fond de pensée est sincère) que le FN s’y intéresse aussi.

    (Je précise juste que je suis une pro développement durable, pas du FN et pas non plus de la manif pour tous)

    13.11 à 16h52 - Répondre - Alerter
  • terrAedes : Laudato Si

    On reproche à Terraeco d’avoir publié Anne-Laure Pineau ? Pourquoi ? Parce qu’elle émet un point de vue un peu trop personnel sur une approche politique, idéologique ou culturelle de l’écologie ? C’est un choix. Le leur ! Si cela vous incommode, cliquez sur un autre article ! Je trouve dégueulasse que l’on puisse remettre en cause des années de dur labeur journalistique qui nous propose enfin changement et mouvement dans un paysage médiatique français qui avance à reculons !
    Et puis je crois qu’il serait salutaire, qu’en France, une bonne fois pour toute, on s’enlève les doigts du c.. !
    - L’écologie n’est pas une question politique. L’écologie doit mener la politique de demain.
    - Les différents partis politiques ne pourront jamais saisir les réelles valeurs de l’écologie car ils essaieront toujours, tant bien que mal, de la contraindre dans un idéal social et économique.
    - La sincérité écologique des uns et des autres ne vaut que par simple intérêt électoraliste.
    - L’écologie n’est pas française. Elle est mondiale, globale et universelle et ne peut être compatible avec les idées prônées par des Le Pen, Soral et autre Zemmour.
    - La manière dont nous traitons l’écologie aujourd’hui, dessinera les contours des dictatures de demain. Vertes ou pas.
    - L’écologie est plurielle. Et si les religions veulent nous convaincre de leur sincérité, qu’elles acceptent que toutes et tous puissent la représenter, sans discrimination aucune.
    - L’écologie, avant d’être collective, doit être individuelle, dans notre prise de conscience, notre réflexion, notre rôle, puis nos actes. Et de muer cet action individuelle en élan collectif. De bas en haut. Sans attendre une mouture politicienne qui ne répondra pas à nos attentes.
    - Enfin, voici l’extrait d’un "texte" paru il y a peu de temps et écrit par une personne plutôt... influente :

    "On ne répondra pas à la crise écologique mondiale, à la menace de pénurie d’eau dans de nombreuses parties du globe, au réchauffement climatique dû à la faute de l’homme, sans mise en œuvre d’une stratégie globale, comprenant la solution aux problèmes de pauvreté et de développement, une remise en cause des modèles productivistes et ultralibéraux, la promotion d‘autres modèles de production, de consommation et de styles de vie plus sobres."

    Cela est tiré d’une encyclique du Pape François. Force est de reconnaître que la parole de cet homme peut et doit avoir une influence bénéfique concernant la prise de conscience des questions écologiques par les quelques 1,2 milliards de catholiques. Mais il faut bien reconnaître aussi que ce message, s’il devait avoir une saveur quelque peu politique, goûterait un peu plus à gauche qu’à droite :

    terrAedes

    10.11 à 16h34 - Répondre - Alerter
  • Réduire la politique à une droite, un axe, donc à une dimension, sur laquelle on trouverait une extrême gauche à gauche et une extrême droite à droite c’est avoir une vision très étriquée de la chose qui en plus ne correspond pas du tout à la réalité.
    Par exemple situer le FN à l’extrême droite voudrait dire que le FN propose une politique de droite avec des mesures extrêmes. Or ce que propose le FN (arbitrairement situé à l’extrême droite à des fins de diabolisation) est totalement différent de ce que propose Les Républicains, et n’a rien d’extrême.

    La politique c’est un monde multidimensionnel, donc avec de nombreux axes, par exemple rôle important ou pas de l’état, liberté ou contrainte des entreprises, niveau du social important ou pas, autorité ou laxisme, national ou mondial, capitaliste ou collectif .... écologie ...

    Chaque partie se positionne sur chacun de ces axes, positionnement qui d’ailleurs peut varier en fonction des évènements. Ce qui veut signifie que le classement primaire gauche droite ne veut pas dire grand chose. Les régimes dits communistes sachant par exemple très bien actuellement utiliser l’axe capitalisme dont on dit qu’ils serait réservé à la droite.

    L’écologie est donc un des axes de la politique et il est donc normal que tous les partis y accordent de l’importance. C’est leur boulot et on ne peut pas leur reprocher.
    Les partis dits écologiques se focalisent uniquement sur ce sujet, ils n’ont donc aucun avenir politique important.

    Quant à l’affirmation comme quoi l’écologie serait de gauche, il suffit de regarder ce qui s’est passé dans les pays avec des régimes dits de gauche pour comprendre que ce n’est qu’un slogan sans réalité.

    10.11 à 10h31 - Répondre - Alerter
    • Le FN est classé en tant qu’extrême droite pour sa vision nationaliste que xénophobe de faire de la politique.
      Cécile Duflot expliquait que selon elle l’écologie est de gauche car l’écologie signifie une égale répartition des richesses (eau, nourriture...), ce qui est plutôt une idée de gauche. Par contre, ce n’est pas parce qu’un partie est de gauche qu’il fera de l’écologie.

      10.11 à 19h56 - Répondre - Alerter
      • La vision nationale du FN est celle du général de Gaulle. Je ne me souviens pas qu’il était classé à l’extrême droite.
        De plus, la politique du FN n’a rien à voir avec la xénophobie.
        L’égale répartition des richesses n’a rien à voir avec l’écologie. C’est une question économique.
        Par contre, refuser comme le propose le FN d’accepter d’importer par des transports polluants des produits fabriqués à l’autre bout du monde par des gens exploités dans des conditions écologiques déplorables, alors qu’on peut produire la même chose chez nous correctement, ça c’est écologique.

        10.11 à 20h08 - Répondre - Alerter
        • L’article de TerrEco sur le revenu de base montre bien que deux partis antagonistes pouvaient vouloir la même chose la même chose mais avec des objectifs différents.
          DeGaulle voulait la grandeur de la France et le FN le repli sur soi.
          De même, redévelopper l’industrie locale qui est une certes une volonté écologiste, est utilisé par le FN comme un argument, une caution pour faire un repli sur soi.
          L’objectif du FN est depuis toujours l’identité nationale et la lutte contre l’immigration. Tout le reste tourne autour de cet objectif. C’est donc bien un parti d’extrême droite.
          Sinon, Gandhi a dit : "La planète sera toujours assez grande pour satisfaire au besoin de chacun, mais toujours trop petite pour satisfaire à la cupidité de quelques uns." Si on part du principe que tout le monde n’aura pas le même accès à la nourriture, une eau et un air non pollués, alors on continuera à exploiter et à polluer les pays moins développés et on se retrouvera avec de nouvelles immigrations de masse, ou à accroitre la tension sociale à l’intérieur d’un pays.

          11.11 à 16h39 - Répondre - Alerter
          • Vous faites erreur, le FN ne veut pas du tout le repli sur soi ! Bien au contraire.
            Au lieu de répéter ce slogan inventé par ses adversaires, lisez son programme et ses analyses, lisez "c’était De Gaulle" D’Alain Peyreffite", et vous constaterez la similitude de pensée.
            L’identité nationale et la lutte contre l’immigration sont loin d’être "l’objectif du FN", il ne s’agit que de deux éléments très argumentés de sa politique, cohérente et structurée, qui n’a rien à voir avec une quelconque extrême droite dont les principales caractéristiques sont la dictature, l’antiparlementarisme et le parti unique.

            11.11 à 18h14 - Répondre - Alerter
  • Il me semble que l’article passe totalement à coté du réel greenwashing. Qu’en est il de l’escroquerie du développement durable ? Du recyclable ? Le Fairtrade ? ect.
    Tous ces pansements pour continuer la fuite en avant à la consommation sont le vrai greenwashing qui donne bonne conscience aux consommateurs-gaspilleurs-pollueurs.

    Il n’y a pas de secret si l’on se dit écolo : La décroissance économique et démographique. Tout le reste c’est du greenwashing.

    8.11 à 17h43 - Répondre - Alerter
  • terrAedes : Continuez !

    Excusez-moi, mais où sont passés les vrais lecteurs de Terraeco ? Qu’est-ce que c’est que ce matraquage en règle ? Les milliers de personnes qui ont sauvées Terraeco il y presque un an sont-elles toutes réactionnaires et lepenistes ? Me suis-je fourvoyé à ce point ?

    A défaut d’être sans aucun parti pris, cet article à le mérite de poser les bonnes questions et si cela dérange certaines personnes, tant mieux !

    Longue vie à Terraeco et, de grâce, ne succombez pas à la pression du chantage opéré par quelques "lecteurs". Sont-ils seulement abonnés d’ailleurs ?

    terrAedes

    8.11 à 12h33 - Répondre - Alerter
    • nijo : Continuez !

      Et bien si je suis abonné et ai incité beaucoup de monde à l’être parce que j’appréciais Terra Ecco pour sa neutralité sur les personnes. On peut avoir n’importe quelle philosophie ou religion et être respectueux de la nature surtout quand la religion nous incite au respect de la nature. Donc cette fois on pourrait croire que l’écologiste est obligatoirement politique de gauche et qu’il n’y a que cette gauche politique qui a le droit de se pencher sur le respect de notre planète

      10.11 à 09h59 - Répondre - Alerter
  • Eric Nathan : Article lamentable

    Donc, être contre la PMA et la GPA c’est avoir des "obsessions réactionnaires". Merci pour ceux qui se permettent de ne pas partager les idées politiquement correctes actuelles... De l’avis de beaucoup d’écologistes, ces procréations sont totalement anti naturelles et pire elles sont la porte ouverte à l’eugénisme, voire au transhumanisme. L’auteur de cet article partisan n’a visiblement pas bien conscience du degré de gravité de la crise actuelle, puisqu’il se permet de stigmatiser des personnes qui ont un réel intérêt pour l’écologie...

    7.11 à 22h25 - Répondre - Alerter
  • Vos commentaires et adjectifs sur A.Soral et le fils de P.Rabbi pourrait bien vous coûter un lecteur de moins. Article partisan et pas du tout objectif. Décevant.

    7.11 à 21h57 - Répondre - Alerter
  • Décidément Terra Eco n’a encore rien compris... et fait des articles sur les mauvais sujets, histoire de toujours écrire sur le dos des autres sans jamais faire action concrète. Pas sûre que je continue à vous lire.

    7.11 à 21h16 - Répondre - Alerter
  • Une bonne fois pour toutes, il serait temps de réaliser que l’écologie n’est ni de droite, ni de gauche. Le respect de l’environnement s’impose à tous, c’est une question de survie de l’humanité, sans couleur de peau, et sans couleur politique. Les bons et les méchants trinqueront autant les uns que les autres. Il faut donc reconnaître le droit à l’extrême droite, comme à l’extrême gauche, de défendre les valeurs de l’écologie, et c’est tant mieux si la prise de conscience est générale. Mais j’en doute d’autant plus quand certains nient à d’autres ce droit. Je voudrais rajouter qu’il va falloir beaucoup de discipline pour parvenir à des résultats, et ça, c’est loin d’être une valeur de gauche. Il va falloir aussi renoncer au "chichon", pour avoir le cerveau clair...

    7.11 à 19h18 - Répondre - Alerter
  • à savoir l’inculture de son auteur ou sa malhonnêteté intellectuelle.
    La droite nationaliste a en effet toujours eu un fond écolo, ne serait-ce que par la logique de la "loi naturelle" ‼ Je vous laisse vérifier mes dires sur internet, il y a pléthore d’articles sur le sujet. Les BBR du temps de JMLP avait ce côté vieille France du terroir (incluant d’ailleurs les DOM-TOM) que ne renierait pas un José Bové.
    Ce n’est donc pas ici la droite nationale (ou "extrême-droite", c’est seulement ici selon le point de vue de celui qui écrit) qui a copié la gauche, mais, peut-être ?, la gauche qui a copié la droite, même si l’on peut ici penser qu’il s’agit surtout ici :
    1. d’avoir du bon sens ou pas
    2. et que l’important en fait est de savoir ce que l’on que l’on fait avec sa fibre écolo, quelle conclusion en tire-t-on, et non pas le fait qu’on le soit.

    7.11 à 12h44 - Répondre - Alerter
  • je suis déçue par cet article. J’aime et j’ai fait connaître terra ecco pour son ouverture et son manque d’attaque ciblée. Encore une fois les chrétiens sont attaqués et jugés. C’est dans l’air du temps et il fallait bien que vous tombiez dedans ! dommage ! Je ne sais pas si je renouvellerai mon abonnement !

    7.11 à 10h38 - Répondre - Alerter
  • Par légèreté ou fainéantise, vous ne semblez pas comprendre le phénomène de prise de conscience qui touche toute une partie de la population. Une fois le voile dissipé, une certaine réalité apparait et de ce fait, il est impossible de céder de nouveau à une quelconque façade idéologique. Cependant, chacun cherche à se rapprocher de ces nouvelles valeurs essentielles, au gré des synchronicités. Les arrivistes et autres profiteurs seront très vite démasqués, l’éveil du peuple n’appartient à personne.

    Désolé mais ici, votre aigreur n’a d’égal que votre égarement.

    7.11 à 10h33 - Répondre - Alerter
  • Comme le disait souvent feue ma grand-mère : "c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs cornichons parce qu’on a donné la confiture aux cochons !". Avait-elle déjà compris en son temps qui étaient ces cornichons ? Qu’espéraient-ils conserver désespérément ? Quelle confiture pouvait-ils bien servir ? Et à quels cochons faisait-elle donc référence ? Tout cela reste bien mystérieux mais cependant, pour revenir à nos bocaux, j’imagine déjà quelques limites toutes politicienne à cette "récup-soup" lorsque l’on est habitué, à l’extrême, à manger à tous les râteliers :

    - Quel discours "écolo" tiendra-t-on face à un électorat de 1.230.000 "protecteurs de la biodiversité" que sont nos chers chasseurs ?
    - Quel discours "écolo" tiendra-t-on face à un électorat "Donquichottesque" combattant par monts et par vaux tous moulins disgracieux ?
    - Quel discours "écolo" tiendra-t-on face aux disciples de la toute puissante FNSEA ?
    - Quel discours "écolo" tiendra-t-on face aux 26 millions de "diésélistes" ?
    - etc, etc...

    Quant aux "écolos-cathos" (sont-ce ces même gens qui nous expliquent que Dieu est le créateur de toutes choses sur Terre ?) j’aimerais prôner la tolérance... mais même Gandhi disait : "Sans doute serais-je chrétien, si les chrétiens l’étaient 24 heures par jour".

    terrAedes

    6.11 à 19h39 - Répondre - Alerter
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