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25-02-2015
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La lettre de Bridget Kyoto : Ras-le-bol de l’enthousiasme

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La lettre de Bridget Kyoto : Ras-le-bol de l'enthousiasme
(Crédit illustration : Quentin Vijoux pour « Terra eco »)
 
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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N° 65 - mars 2015

Ecologie : pourquoi tout le monde s’en fout

Vous le sentez anesthésier les plus féroces d’entre nous ? Le vent de l’enthousiasme souffle sur nos écrans. Depuis peu fleurit une série de films documentaires (Demain, de Mélanie Laurent et Cyril Dion, Sacrée croissance, de Marie-Monique Robin, pour ne citer qu’eux) dits « non anxiogènes ». Ces œuvres font fi des blocages, ne décryptent pas les intérêts contradictoires et balaient le constat pour se concentrer sur les solutions.

Jardins partagés, éoliennes coopératives, pédibus révolutionnaires, covoiturage, habitats participatifs… voilà les graines qui germent sur la bouse du vieux monde. J’ai peut-être l’optimisme au repos parce que moi, je trouve que ça sent encore beaucoup trop la bouse, voyez. Ces initiatives, si souhaitables soient-elles, représentent l’épaisseur du trait, la marge, l’anecdotique. Elles s’affranchissent des blocages, font un pas de côté et s’épanouissent surtout dans les sociétés occidentales écœurées. J’entends dire « le constat est connu ». Je vous arrête tout de suite. Non seulement il n’est pas connu de tous, mais il n’est pas unanimement partagé. Si c’était le cas, Royal ne se contenterait pas d’autocollants sur des voitures et Fabius n’irait pas vendre des centrales nucléaires en Inde. De fait, le vieux monde poursuit son entreprise de destruction. Et le prochain ne concerne que les plus chanceux. Par pitié, continuons à dénoncer les pressions, les empêchements, les géopolitiques à deux vitesses, les discours à trois, les freins intérieurs, intimes et/ou politiques. Comment construire le monde qui vient sans raser celui dont on ne veut plus ? —

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Bridget Kyoto est un double déjanté de Laure Noualhat, journaliste, qui offre chaque semaine une Minute nécessaire sur Internet.

Les liens de Bridget : page Facebook, Youtube

6 commentaires
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  • Pas d’accord avec votre "ras le bol", Bridget... Bien au contraire, sans enthousiasme on n’avance plus, on bloque, on démissionne. Au moins, Marie-Monique ROBIN, dont vous dénoncez le documentaire "SACREE CROISSANCE", elle, a compris qu’il fallait qu’elle sème une petite graine d’espoir dans l’esprit du public. (ne pas oublier que ses précédents doc étaient plutôt dénonciateurs, on ne peut donc pas dire que c’est une optimiste forcenée... et elle a bien fait de nous laisser un peu d’espoir). Il n’y a que l’espoir qui fait avancer, pas le catastrophisme à tout va, qui, lui, nous fait baisser les bras.

    25.03 à 10h48 - Répondre - Alerter
  • Aucun enthousiasme, que des mensonges. Le vrai et énorme problème des gaz à effet de serre et donc du réchauffement climatique c’est à plus de 50% à cause de l’élevage intensif des animaux que nous mangeons dans des quantités délirantes ! Je vous laisse découvrir un film enquête passionnant sur le silence des écologistes de tous bords. Il faudrait se battre contre les lobbies énormes et puissants de l’élevage d’animaux (boeuf, porc, volaille ...) et arrêter absolument de manger de la viande

    Il faut aller sur Youtube, webtv360X1

    24.03 à 11h45 - Répondre - Alerter
  • libéralisme = lutte des classes
    capitalisme = guerre
    administration = corruption
    education = conditionnement
    medias = propagande
    finance = domination

    22.03 à 15h39 - Répondre - Alerter
  • Bravo Bridget pour rappeler que nos dirigeants* tout comme nos concitoyens préfèrent des sujets agréables à digérer plutot que des informations anxyogènes. Mais effectivement l’un ne va pas sans l’autre...
    *Ceux ci édulcorent les rapports pour que ça passe mieux au détriment de l’info elle même... Ils nous prennent pour des truffes et craignent pour leurs fauteuils.

    20.03 à 13h30 - Répondre - Alerter
  • Et en attendant le grand soir, on fait quoi ?

    Je ne comprends pas cette tendance cynique à opposer dénonciation et action. En quoi l’action serait-elle contradictoire avec la dénonciation et l’explication de ce qu’il faut changer ?

    En revanche, je vois très bien en quoi la dénonciation sans action est stérile, et j’en ai croisé un paquet, de militants "dénonciateurs" qui se complaisent dans une posture très satisfaisante pour l’égo.

    À ceux qui invoquent le grand soir, je préfère ceux qui construisent les petits matins.

    L’avantage, c’est qu’après un petit matin, on est toujours dispo pour se battre le soir - alors que les amoureux des dénonciations négatives et des grandes soirées agitées sont parfois trop endormis le matin pour construire quoi que ce soit...

    Alors, bien sûr OK pour éviter l’angélisme. Mais tomber dans l’excès inverse, et critiquer ceux qui construisent, me paraît puéril voire dangereux. Ne pas se faire d’illusions, c’est bien ; être cynique, c’est destructeur et égotique.

    19.03 à 17h05 - Répondre - Alerter
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