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13-07-2007

L’objet "qui tue" : cette semaine, le feu d’artifice

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Tous les 14 juillet, les mirettes se tournent vers le ciel pour ne rien manquer des feux d'artifice. Un spectacle aérien extraordinaire qui n'est pas neutre pour l’environnement.

Ephémère, le feu d’artifice impose une préparation extrêmement précise : un faux pas peut être mortel pour un artificier ou un spectateur. Le feu d’artifice, ce sont en effet 12 à 15 minutes de féérie, pour 50 à 70 bombes. Prix estimé de chaque bombe : 380 à 2200 € en moyenne. Le scénario varie en fonction de la taille de la ville. Ainsi, Paris utilise 3 tonnes de bombes, pour "son" 14 juillet. [1]

Les projectiles sont variés : feux de bengale, chandelles, fusées... La plus usuelle, est néanmoins la bombe. Sphérique ou cylindrique, elle se compose d’une chasse pour la charge explosive, d’une espolette pour le retardement et la prise d’altitude, et d’une sphère d’éclatement pour la composition pyrotechnique (étoiles, etc.). Placée dans un mortier, elle est propulsée dans l’air grâce à de la poudre noire. Mélange de souffre (10%), de charbon (15%) et de salpêtre (75%), cette poudre, originaire de Chine, permet la propulsion, la couleur, le bruit, l’allumage de la bombe, la propagation et le retardement. Elle permet aussi la combustion. Et c’est là que l’environnement en prend un coup.

En explosant, la bombe libère des millions de particules de poussières très fines et du gaz qui se mêlent à l’atmosphère. Ces particules issues de l’explosion d’un feu d’artifice, seraient cinq fois plus polluantes que celles du smog, estime une étude menée par la ville de Montréal.

Au Canada, des pêcheurs ont même émis des craintes pour l’avenir de leurs rivières. Les morceaux d’aluminium et autres détonateurs propulsés lors du feu seraient en effet à l’origine de la diminution des poissons. En Suisse, l’Office fédéral de l’environnement des forêts et des paysages (OFEFP) confirme la forte concentration des particules dans l’air, mais ne semble pas pour autant s’inquiéter, à ce jour, des effets du feu d’artifice sur les sols et les eaux.

[1] 2 000 tonnes de pièces d’artifice, soit la consommation annuelle de la Suisse, réparties en 650 tonnes de matériaux tels qu’enveloppes, parties de constructions et emballages (cartons, bois, matières synthétiques) et en 1350 tonnes de composés pyrotechniques, partis en fumée chaque année.

Sources de cet article

D’autres objets "qui tuent" :

Le défilé du 14 juillet

Le cercueil

Le préservatif

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Le rédacteur :
Johann Fleuri
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