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Le guide touristique des paradis fiscaux
jeudi, 4 novembre 2004 / Walter Bouvais /

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Les listes de pays infréquentables existent. Curieusement, les noms des principales places offshore n’y figurent pas. Voici donc un (vrai) palmarès des "paradis fiscaux".

En 2000, le FMI a publié une liste de 64 territoires abritant une place offshore. Ceux-ci ne relevaient pas exclusivement de pays flibustiers : Etats-Unis, Suisse, Japon, Irlande, le Luxembourg, Londres, Les Pays-Bas, Malte et Chypre. Parmi ces 64, 42 abritaient une activité offshore "significative". De son côté, le Gafi publie une liste de 6 malheureux territoires (Iles Cook, Indonésie, Myanmar, Nauru, Nigeria, Philippines). Nous avons interrogé quelques spécialistes des paradis fiscaux, qui - ô surprise ! - proposent une liste un tantinet différente.

Champion du monde : le Delaware

Ce n’est a priori pas la destination préférée des amateurs de cocotiers et plages de sable fin. Cet Etat américain dispose d’un statut fiscal dérogatoire depuis le début du XXe siècle. "Les 200 principales entreprises américaines y sont établies", rappelle Thierry Godefroy. Ce qui signifie qu’elles y disposent au moins d’une filiale. Un autre état américain, celui du Nevada dispose lui aussi d’un statut dérogatoire.

Iles Caïmans : le coffre-fort

Selon les spécialistes, les principales banques du monde - y compris européennes - y sont installées. Territoire placé sous la tutelle de la Couronne britannique, cinquième place financière mondiale (après Tokyo, New York, Londres et Hong-Kong), les Caïmans abriteraient un patrimoine estimé à 850 milliards de dollars. Aux Caïmans ou ailleurs... D’une façon générale, "les fonds de pension et les fonds mutuels des pays industrialisés trouvent facilement refuge dans les centres offshore, estime Jean-François Thony, sous-directeur aux affaires juridiques à Washington "selon nos estimations [1], les centres offshore détiendraient des portefeuilles de valeurs mobilicres à hauteur de 1800 milliards de dollars. Les avoirs bancaires, quant à eux, s’élevaient en 1999 à environ 5000 milliards de dollars" .

Iles Vierges : la coquille

Ce territoire abriterait le plus grand nombre de sociétés "coquilles" au monde. Leur nombre a été décuplé en quelques années... depuis que les grands de ce monde se sont publiquement attaqués à la question des places offshore : "30000 au milieu des années 90, 400000 aujourd’hui", selon Thierry Godefroy.

Bermudes : belle assurance !

C’est le laboratoire mondial des compagnies d’assurance et de réassurance. La masse de capitaux qui y séjourne a doublé pendant les années 90.

Luxembourg et Suisse : hospitalité légendaire

Réputés pour leur "hospitalité fiscale", ces deux pays se concentrent depuis le 11 septembre sur la gestion de fortunes. A noter, le secret bancaire suisse date de 1934 quand un député français révéla l’identité de détenteur français de comptes suisses. Actifs estimés : 100 milliards de dollars.

Sans oublier...

Le Liechtenstein, ce petit territoire coincé entre la Suisse et l’Autriche, abriterait des actifs estimés à 100 milliards de dollars. Il y a aussi Monaco et Andorre, dont le président de la République française est d’ailleurs co-prince. Au sujet des "paradis fiscaux" européens, voir le rapport parlementaire d’Arnaud Montebourg et Vincent Peillon.

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