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23-11-2006

L’argent pourrait faire le bonheur

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Comment soulager la misère du monde ? Simple, répond François Rachline, il suffirait de faire marcher la planche à billets. Coup de génie ou fausse bonne idée ?
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François Rachline, D’où vient l’argent ? Ed. Panama, 208 pages, 15 euros.

On repense à la phrase (apocryphe) de Marie-Antoinette, apprenant la révolte du peuple français : "Ils n’ont pas de pain ? Qu’ils mangent de la brioche !" Pour François Rachline, prof d’économie à Sciences Po Paris, il est une méthode pour faire en sorte que tous les déshérités de la Terre aient les poches pleines : il n’est qu’à les leur remplir. Certes... Jusqu’ici, l’affirmation paraît légèrement tautologique. Et à qui on le prendrait cet argent ? A personne, répond Rachline. Mais alors ? Il tomberait du ciel ? Non, il viendrait des planches à billet. Puisque les Etats ont le pouvoir d’émettre un peu, beaucoup, passionnément de l’argent, il suffirait qu’ils se concertent pour en produire à destination des zones les plus miséreuses du globe. Et zou ! cela provoquerait un remontée automatique du pouvoir d’achat.

A ce moment de la démonstration, on se gratte la tête. Intuitivement, on sent que ça cloche. Comment créer de la monnaie à partir de rien ? Pourtant, rappelle l’auteur, depuis les années 1970, le monde est entré dans une ère nouvelle : celle où la quantité d’argent qui s’écoule dans les veines de l’économie mondiale n’est plus liée à la quantité d’or détenue par les nations. De fait, depuis trente ans, les Etats créent la monnaie ex nihilo. Alors pourquoi ne pas en créer plus là ou les besoins sont les plus importants ?

Mais, et l’inflation ? On sait bien que plus l’argent circule, plus il perd de sa valeur et plus les prix augmentent. Oui, mais uniquement si "l’on crée de la monnaie solitairement", répond Rachline. C’est-à-dire si un pays décide de faire marcher la planche à billet contre l’avis de ses voisins. "Il faut donc promouvoir l’idée d’une création concertée". En clair, mettre sur pied un organisme supranational, la "Banque centrale mondiale", qui décide de produire de l’argent, avec certains objectifs "prioritaires" : lutte contre la famine, programmes de santé éducation... Bien entendu, il faudrait que "le classement des investissements à réaliser ne [dépende] pas de leur rentabilité, mais de leur nécessité". Et c’est ici que la démonstration achoppe quelque peu. Car si les Etats du monde pensaient vraiment en terme de "nécessité" et non de "rentabilité", il y a belle lurette qu’on ne parlerait plus de misère ici-bas...

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