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8-01-2008

Un système Autolib’ bientôt à Paris ?

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Sur le modèle du Vélib', le maire de Paris Bertrand Delanoë mijote un système d'automobiles électriques en libre-service.
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Mettre des voitures électriques en libre service dans Paris, l’idée n’est pas nouvelle. Yves Contassot, adjoint (Verts) au maire de Paris avait soufflé cette idée à Bertrand Delanoë fin 2003. Mais le projet était resté dans les cartons jusqu’au lancement, en juillet, du désormais célèbre Vélib’ où le concept fut à nouveau évoqué. Mais depuis, silence radio. Seulement, les élections municipales approchant, l’Autolib’ refait surface.

Selon le quotidien britannique The Times, le système baptisé Automobiles en libre service (ALS) serait à l’étude dans les bureaux de l’Hôtel de ville. Yves Contassot confirme. Il pourrait bien y avoir des voitures électriques mises à la disposition des Parisiens sur le modèle du système Vélib’, "mais pas avant fin 2008".

Bertrand Delanoë, qui ambitionne de faire de Paris une capitale écologique de classe internationale, espère à nouveau frapper un grand coup avec ce projet. Un parc de 2000 véhicules électriques serait créé et des emplacements de stationnement dans des parkings seraient réservés par arrêté. Une douzaine de sites sont susceptibles d’accueillir ces Autolib’. Si le projet aboutit, il sera possible d’y louer un véhicule jour et nuit sans révervation, à condition qu’il y en ait un de disponible.

Les deux voitures envisagées sont la Blue Car de Bolloré (autonomie de 250 km et une vitesse de pointe de 130 km/h) et la Cleanova du Groupe Dassault (150 à 200 km d’autonomie, et 120 km/h de vitesse maximale), construite sur le chassis de la Renault Kangoo. Ces modèles doivent être commercialisés l’année prochaine. Pour le moment, l’agence DGM, qui pilote la communication du groupe Bolloré affirme que ce dernier n’a pas été contacté par la mairie de Paris, mais qu’il serait "évidemment intéressé".

A en croire Yves Contassot, l’Autolib’ ne coûterait "pas à un centime à la mairie de Paris" puisqu’il fonctionnerait par déléguation de service public (DSP). C’est-à-dire un contrat par lequel la municipalité confierait la gestion du système d’Automobiles en libre-service à un opérateur. Lequel serait rémunéré sur les bénéfices d’exploitation du service.

L’objectif à terme est de diminuer la circulation automobile dans les rues de la capitale. 43% des Parisiens possèdent une voiture. Avec cette mesure, Bertrand Delanoë espère réduire le trafic automobile de la capitale. "D’autres expériences de ce type ont montré qu’une seule voiture en libre-service pouvait remplacer jusqu’à huit véhicules particuliers, s’enthousiasme Yves Contassot. C’est considérable."

Françoise de Panafieu, candidate de la majorité présidentielle et principale opposante au maire en place, a elle aussi un projet d’automobiles en libre-service dans son panier électoral. Elle l’évoque sur son site Internet. Surenchère oblige, elle en proposerait 500 de plus.

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