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20-09-2010
Mots clés
Drogue
Eau
France

Une cure thermale pour les accros aux médocs

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Une cure thermale pour les accros aux médocs
(Flickr/aurelio.aslain)
 
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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C’est un record dont on se passerait bien : les Français sont les champions du monde de la consommation de psychotropes. « La dépendance concerne environ 15 % de la population », indique dans la Dépêche du Midi le docteur Christiane Vaugeois, médecin thermal à Ussat (Ariège). Cherchant à la base à se libérer de l’angoisse et du stress grâce aux Vallium et autres Exomyl, de nombreux patients se retrouvent accros « au bout de trois mois à peine ».

Pour leur permettre de se libérer, cette fois-ci des cachets, la station thermale expérimente depuis ce printemps une cure de sevrage. Pas encore validés, les résultats s’annoncent « extraordinaires », selon le Dr Vaugeois. Réputée pour ses vertus anti-stress, l’eau d’Ussat pourrait alors être remboursée par la Sécurité sociale, qui voit ses comptes plombés d’un milliard d’euros par an par les psychotropes.

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  • tiomarc57 : Profil médical

    Les français ne sont pas habilités à rédiger leurs prescriptions .....
    Ce sont les médecins qui prescrivent et rédigent les "Ordonnances"
    Un sonifère créé pour être pris sept jours sera renouvelé durant des années pour la tranquillité du docteur ,le patient n’est pas "rééduqué" dans le but de s’abstenir de ce médicament... Faut être productif ,faire du chiffre ...
    "ON" accuse toujours le client-patient, pour ces médicaments et de tps en tps pour les congés maladie ..
    Vers 1980 il a été proposé aux médecins de créer le "Profil moyen" de leur attitude , ils ont refusé ...
    Beaucoup de corporations " Refusent" , car elles sont bien représentées aux assemblées , elles peuvent se le permettre ,elles votent en excès les lois ..
    Nous simple pékin, nous subissons .. !!

    24.09 à 07h15 - Répondre - Alerter
    • Julien Vinzent : Rôle des généralistes

      Bonjour,
      vous avez tout à fait raison et cet aspect est fréquemment soulevé par la CNAM. En 2006, un rapport parlementaire concluait que 80% des prescriptions émanent des généralistes, y voyant plusieurs risques :

      - risques liés au défaut de diagnostic spécialisé, face à des pathologies dont l’identification est parfois difficile à faire. Pour les sujets répondant aux critères de troubles dépressifs, seul un quart a bénéficié du traitement de référence (antidépresseur) ;

      - risques liés aux modalités d’emploi de médicaments. Le rapport d’étude souligne que l’initiation d’un traitement antipsychotique paraît s’être banalisé en médecine générale, alors que les conditions d’utilisation définies par les autorisations de mise sur marché sont relativement restreintes. Par ailleurs, 43 % des assurés sociaux ayant bénéficié d’un remboursement pour un médicament psychotrope en 2000, ont reçu une ordonnance prescrivant plusieurs types de psychotropes. Cette proportion est manifestement trop élevée au regard des recommandations actuelles qui visent à éviter la superposition des effets de différentes molécules ;

      - risques d’installation d’un traitement chronique, faute de pouvoir traiter les causes des troubles. Les médicaments psychotropes n’ont en effet pas de pouvoir curatif spécifique : ils ne font que réduire l’importance des symptômes pendant la durée du traitement, sans action sur les causes des troubles psychiques. On peut donc craindre que la chronicité de certains traitements ne résulte en fait d’une inadéquation de la prescription à l’état de santé mentale réel des personnes, tel que l’apprécierait un spécialiste.

      Dans la pratique, les critiques portent surtout sur le non-respect par les médecins des indications thérapeutiques présentes dans les autorisations de mise sur le marché (AMM) ou des recommandations professionnelles : inadéquation du traitement aux troubles psychiques constatés, mais surtout dépassement fréquent des limites de durée de traitement préconisées, par le jeu du renouvellement des prescriptions.

      24.09 à 09h13 - Répondre - Alerter
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