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23-06-2010
Mots clés
Sciences
Agriculture
France
Caraïbes

Risque de cancer avéré pour le pesticide chlordécone

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Risque de cancer avéré pour le pesticide chlordécone
(Crédit photo : halighalie - Flickr)
 
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Une étude rendue publique hier, lundi 21 juin, par le CHU de Pointe-à-Pitre et l’Inserm, confirme que le chlordécone, un insecticide employé aux Antilles de 1973 à 1993 pour lutter contre le charançon du bananier et classé comme un perturbateur endocrinien, est responsable d’un accroissement significatif du risque de cancer de la prostate. Dans les Antilles françaises, où la culture de la banane est reine, le cancer de la prostate représente 50% de l’ensemble des cancers dépistés.

Après le sang contaminé ou l’amiante, le chlordécone – interdit aux États-Unis depuis 1976 - va-t-il devenir le prochain scandale sanitaire français ? En avril 2008, dans une interview accordée à Rue89, Patrick Lozès estimait que l’État était est en train de passer à côté d’une crise « comparable à l’affaire du sang contaminé ». Pire, le président du Cran (Conseil représentatif des associations noires de France) avait quelques mois plus tôt claqué la porte d’une mission que Jean-Louis Borloo lui avait confiée en Martinique pour dresser l’état environnemental de l’île après le passage du cyclone Dean. Il dénonçait les pressions exercées par Ministère de l’Environnement pour qu’il ne traite pas de cette question du chlordécone dans le cadre de sa mission.

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  • Romain : Rapport InVS

    A signaler également la parution d’un rapport le 21 juin par l’InVS
    http://www.invs.sante.fr/publicatio...

    "Le Conseil scientifique a analysé les connaissances scientifiques et médicales disponibles et rencontré de nombreux acteurs. Il souligne que si les risques liés à l’exposition au chlordécone ne sont pas parmi les principaux problèmes de santé qui affectent les Antillais, ils n’en constituent pas moins un enjeu important qui doit être traité sérieusement et sur une durée prévisible de plusieurs dizaines d’années. Il a proposé les 12 recommandations suivantes : 1) développer la recherche toxicologique ; 2) poursuivre et renforcer la recherche épidémiologique ; 3) améliorer la connaissance des expositions ; 4) études d’imprégnation par le chlordécone ; 5) mieux connaître les conséquences sanitaires de l’exposition au chlordécone chez les travailleurs exposés ; 6) suivre l’état de santé de la population antillaise et tout particulièrement les enfants ; 7) renforcer et étendre le programme Jafa ; 8) envisager une approche spatialisée du risque ; 9) pas d’action nouvelle de dépistage ; 10) favoriser une dynamique sociale favorable à la prévention ; 11) évaluer le Plan chlordécone ; 12) organiser durablement la recherche en santé environnementale dans les départements français d’Amérique."

    25.06 à 09h10 - Répondre - Alerter
  • et si oui depuis quand ?

    24.06 à 13h00 - Répondre - Alerter
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