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« Les vaches mangent-elles de l’herbe ? »

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« Les vaches mangent-elles de l'herbe ? »
(Crédit photo : Vassil)
 
Cette question nous a été posée par un de nos lecteurs, tout étonné de se retrouver nez à nez avec la nouvelle campagne de publicité « Le bœuf, une énergie naturelle ». Tentative de réponse.
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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La question de notre lecteur

« Je découvre la nouvelle pub de la filière bovine. On nous montre des bovidés dans les prairies, mangeant goulûment de la bonne herbe pour faire de la bonne viande. Et la pub de continuer sur l’intérêt desdites prairies. Je résume ici, en y apportant ma caution : elles stockent le carbone, augmentent la biodiversité, et permettent l’infiltration des eaux, réduisant le ruissellement par rapport à des sols labourés. Tout cela est bien beau et correspond à une certaine réalité dans certaines régions. En Franche-Comté, région d’élevage, les vaches sont effectivement nourries à l’herbe des pâturages (oui, pour faire le bon comté). Mais essayez voir de faire pousser autre chose que de l’herbe sur les plateaux…

En Alsace, il y a des vaches aussi. rarement vues, cependant, car elles restent souvent à l’étable. Et nourries de quoi ? D’herbe, de foin, oui. Mais aussi de maïs ensilage et, comme celui-ci ne rapporte pas assez de protéines, de soja. Et d’où vient le soja ? D’Amérique du Nord et Latine, où il est cultivé aux dépens de la forêt primaire. Donc, je demande ceci à la filière bovine : quelle est la proportion de nourriture issue du maïs (merci les pesticides, les coulées de boues…) et du soja ? Quelle est la réelle part de l’herbe et du foin ? Il ne faudrait pas nous faire avaler des couleuvres, fussent-elles aussi grosses que des vaches ! »

La réponse de « Terra eco »

Pour vous, cher lecteur, nous sommes allés l’interroger la filière bovine. Voici sa réponse. Toutes filières confondues (viande et lait), « l’alimentation c’est en moyenne 60% d’herbe, 20% de fourrage de maïs conservé sous forme d’ensilage et 20% d’aliments concentrés (tourteaux de colza, de soja…, ndlr) », précise-t-on au Centre d’information des viandes (CIV). « Un chiffre crédible », selon Lionel Vilain, conseiller technique auprès de France Nature Environnement. Mais qui cache « de nombreuses disparités. Là-dedans, il y a des systèmes tout à l’herbe – dans le Massif central ou le grand Ouest breton par exemple – et d’autres avec 0% de pâturages dans lesquels les bovins ne sont nourris qu’au maïs ensilage et aux compléments ».

En fait, les écarts sont de différents niveaux. Il y a d’abord les écarts entre vache à viande et vache à lait. Si la première consomme « 80 à 90% d’herbe », la seconde « plutôt 40% », concède le CIV. Mais attention, la laitière a souvent, en fin de vie, une seconde carrière… de vache à viande (entre 45% et 55% de la viande de vache provient ainsi des laitières). Mais pourquoi les unes ont-elles droit à de la bonne herbe grasse et pas les autres ? L’élevage laitier est en moyenne plus intensif que son voisin, destiné à la production de viande. Mais l’écart dépend aussi de l’animal ou de la région. « Dans les zones pentues de montagne avec une qualité agronomique moindre, on ne peut pas cultiver. On utilise donc l’herbe pour les animaux », souligne Roger Palanzon, de l’Institut de l’élevage. Ailleurs, ce sont des exploitations plus petites, un climat trop rude où l’herbe est rare, qui poussent les agriculteurs à renvoyer les bêtes vers l’étable et à les nourrir de céréales ou de compléments.

« Avant d’envoyer l’animal à l’abattoir, il faut qu’il ait pris un maximum de muscle mais aussi de la matière grasse. C’est pour ça qu’on donne des céréales et des compléments azotés. Même quand les animaux paissent la plupart du temps, les éleveurs sont contraints de les nourrir ainsi pour les “finir” avant de les envoyer en abattoir », explique Roger Palazon. Un passage non obligatoire pour Lionel Vilain de la FNE qui reproche aux compléments moult désavantages : « Le soja par exemple est cultivé au Brésil et en Argentine aux dépens des cultures vivrières et émettent du CO2 quand elles sont transférées. Et puis, les animaux nourris au maïs ensilage et aux compléments ont souvent une longévité bien moins longue. » Réponse du CIV : « Sur les 20% de "concentrés", seuls 3/4 sont des céréales qui sont généralement produites sur l’exploitation même. Les tourteaux qui sont des protéines végétales peuvent effectivement être importés. »

Sources de cet article

- La publicité de l’Interbev qu’évoque notre internaute
- Le rapport de la FAO sur l’élevage
- Le site de l’Institut de l’élevage
- Plaquette du CIV sur la ration des bovins
- Les chiffres de l’Inra sur la filière bovine
- Les chiffres de l’Institut de l’élevage sur la filière bovine

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Rédactrice en chef à « Terra eco ».

22 commentaires
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  • Si la vache mange de bonnes herbes cela nous permet de la vendre 10 ou 30 fois plus chere

    24.02 à 16h54 - Répondre - Alerter
  • Je remercie JM Dupuis de sa longue intervention semble-t-il provoquée par ma question sur le fait qu’on ne mange pas de boeuf mais de la vache. Si je comprends bien une petite fraction des mâles servent à la reproduction et le reste, castrés, font des broutards qui sont soit exportés (Italie...) soit consommés en autarcie. Donc, sauf cas rares de certaines races à viande (Salers, Aubrac ?), on n’élève pas de mâle adulte pour la viande. Quelle en est la raison ? la rentabilité ? la qualité de la viande ? Quid des pays réputés pour leur viande en extensif ( GB, l’Ecosse, l’Irlande...) avec leurs races historiquement sélectionnées pour la viande : Angus, Hereford, Highland ?
    Encore des questions. Merci.

    26.01 à 16h25 - Répondre - Alerter
  • Un bovin quel qu´il soit doit manger de l’herbe ou du foin car c’est un polygastrique ruminant. L’élevage industriel qui nourrit avec des céréales ou du soja d’importation en fait un monogastrique car il n’a plus besoin de ruminer. Le productivisme a détourné la fonction de ces pauvres bêtes qui vivent un calvaire. Sur les 20 millions de bovins que comptent le cheptel français qui aurait une idée de la proportion élevée en extensif, c’est à dire qui broute dans les près au moins 9 mois sinon toute l’année ?
    Mes recherches auprès de toutes les instances de l’élevage ou de la viande restent vaines. Comme si une omerta planait sur un système a priori hautement industriel.
    Merci

    11.10 à 00h09 - Répondre - Alerter
    • N’ayant eu aucune réponse j’en ai cherchées par ailleurs. Cette question du pâturage est complexe car il y en a de toutes sortes. Le plein pâturage, sans étable même, comme en Écosse, en Irlande ou en Amérique du Sud est rare en France car la sélection faite depuis 2 siècles pour le rendement, a dilué la rusticité de nos races qui ne résistent plus aux excès du climat. Par ailleurs la nécessité, pour certes fermes autarciques, de produire les aliments complémentaires à l herbe ( foin,mais, légumineuses...) a réduit considérablement les surfaces enherbées alors que souvent le cheptel a augmenté. Si on considère qu’ il faut 2 ha de prairie par bovin adulte - label Bio - peu d’éleveurs peuvent s’offrir le luxe de l’herbe pour parfumer le lait ou la viande. Une exploitation moyenne de 80 bêtes devrait avoir au moins 40 ha et, de plus, proches de la ferme quand il s’agit des laitières (cf le robot de traite). Tout concourt, même si certains se satisfont de voir, ça et là, quelques vaches dans les près, à engraisser partiellement ou exclusivement nos bovins à l’étable (feed lots) et à les concentrer dans des surfaces de plus en plus réduites. Après plusieurs entretiens avec des éleveurs Bio, confortés par l’avis de quelques bouchers Bio qui achètent sur pied et de vétérinaires spécialisés, la part du cheptel français qui aurait un menu naturel basé sur l’herbe, au moins pendant neuf mois, ne saurait dépasser les 5 à 10%. Le reste, passe son temps en prison avec soit nourri, pour une faible part avec les produits de la ferme sus-cites, soit, en majorité, avec du soja voire du mais dont on a toutes chances de croire qu’il sont transgeniques (OGM).
      J’aimerais poser trois nouvelles questions aux spécialistes de l’élevage. Quel est la part du boeuf (taureau castré) dans la distribution francaise de viande ? Je crois avoir trouvé la réponse mais pas sur. Pourquoi vend-t-on en France de la vache pour du boeuf et pourquoi ne vend on pas plus de boeuf ? J’espère avoir plus de contributeurs que la dernière fois.
      Je prépare un billet sur la viande pour mon blog www.bordeauxclassicwine.fr auquel je vous invite à vous abonner.

      7.12 à 16h22 - Répondre - Alerter
      • Pour répondre à votre question : Pourquoi vend-t-on en France de la vache pour du boeuf et pourquoi ne vend on pas plus de boeuf ?
        Je reçois régulièrement une lettre d’information de Santé Nature Innovation rédigée par Jean-Marc Dupuis.
        Je pense que la lettre que j’ai reçue aujourd’hui va certainement vous éclairer sur la question. La voici en entière :

        ******************************

        Pavé de bœuf : de la vieille vache dans votre assiette

        L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé le 26 octobre 2015 que la charcuterie était cancérogène et la viande rouge probablement cancérogène [1].

        Cette annonce a provoqué une baisse immédiate des ventes de 5 % [2], et de mon côté je me suis dit :

        « ENFIN ! »

        En effet, comment s’étonner que la viande rouge et la charcuterie soient cancérogènes quand on sait les péchés contre la nature commis par l’industrie agro-alimentaire ?

        Je parle de « péchés contre la nature » parce que leurs méthodes d’élevage et d’alimentation des animaux vont à l’encontre de toutes les lois physiques et biologiques, mais également des lois de la morale et du bon sens.

        Malades dans les élevages, les animaux arrivent malades dans nos assiettes. Et on ne peut s’étonner que 50 ans d’une telle consommation augmentent le risque de cancer.

        C’est invraisemblable que je sois obligé de l’écrire, mais nous avons perdu nos liens les plus élémentaires avec la réalité :

        Nous ne savons même plus de quoi se nourrissaient, ni comment vivaient ces animaux avant l’industrialisation. Alors que beaucoup de gens en mangent tous les jours !!

        Degré zéro de l’exigence
        Le scandale des farines animales ne s’est pas arrêté parce que les gens ont fini par réaliser qu’il était monstrueux de faire manger à des vaches des carcasses de vieilles vaches réduites en poudre.

        Il s’est arrêté parce que ces farines animales avaient été faites avec des vaches malades.

        Et pas n’importe quelle maladie. Pas le rhume, ni même la grippe !

        Ces vaches étaient infectées au prion de la maladie de Creuzfeldt-Jakob (maladie de la vache folle). Ainsi les cheptels étaient infectés par leur nourriture et risquaient de transmettre cette terrible maladie aux hommes !

        Des farines animales au cancer
        L’actuelle viande rouge provoque le cancer, oui, mais ce ne serait évidemment pas le cas si nos vaches étaient encore élevées naturellement et avaient le temps et la nourriture adéquate pour produire de la bonne viande.

        Normalement, la vache ne broute que de l’herbe, de la verdure et du foin séché pendant l’hiver.

        Elle ne mange pas de maïs, ni de tourteaux de soja, ni de granulés qui font grossir. Elle ne prend pas d’antibiotiques, ni d’hormones pour accélérer sa croissance.

        Pour désigner les rares veaux ou vaches qui ont été exclusivement nourris d’herbe ou de foin, les producteurs de viande parlent de « broutard ». Le broutard est l’appellation sympathique et un tantinet affectueuse.

        Les « broutards » n’arrivent toutefois jamais dans nos supermarchés ni même dans nos boucheries de centre-ville. Ils sont consommés par les éleveurs et leurs familles. La plupart d’entre eux, il faut le savoir, ne mangeraient pour rien au monde la viande qu’ils produisent dans leurs élevages. Tout comme la plupart des agriculteurs cultivent leurs propres légumes bios dans leur propre potager !

        Mais on peut les comprendre. Voici quelques exemples des aberrations autour de l’élevage des animaux.

        Période d’engraissage
        C’est notamment lorsque les vaches sont destinées à l’abattoir que les abus sont criants :

        Les vaches font le moins d’exercice possible, pour ne pas maigrir.

        Elles reçoivent des hormones de croissance pour faire gagner du temps.

        Elles sont nourries en permanence de maïs, de soja et même de bonbons pour leur faire prendre du poids au plus vite.

        Des vaches nourries aux bonbons
        Moins cher que le maïs OGM, les éleveurs américains se sont mis à nourrir leurs vaches avec les rebus de fabriques de bonbons et de chocolat :

        « En donnant des bonbons à mes vaches, j’ai réussi à augmenter leur production de lait de 1,5 litre par jour », explique un éleveur, Mike Yoder, qui ne voit apparemment aucun problème à exposer sa trouvaille à la télévision [3]. « L’élevage est une question de centimètres et, parfois, de demi-centimètres. Si vous pouvez économiser un centime sur la nourriture, vous le faites. »

        « C’est une très bonne chose que les producteurs parviennent ainsi à réduire leurs coûts, et à fournir aux consommateurs des aliments moins chers », approuve également un consultant en nutrition pour les animaux, Ki Fanning, de la société Great Plains Livestock Consulting, Inc.

        Au lieu de dépenser 315 $ par tonne de maïs, les éleveurs peuvent nourrir leurs vaches avec des pépites de bonbons (comme celles que vous trouvez sur les glaces McDonald’s) pour 160 $ la tonne.

        Des vaches obèses et malades
        Il est plus intéressant d’un point de vue financier de produire des vaches grasses plutôt que musclées. Cela n’est pas sans conséquences sur la qualité de leur viande. Une étude menée à l’université du Dakota du Nord a observé que :
        • La chair d’un bovin nourri à l’herbe (broutard) a 4 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3

        • La chair d’un bovin nourri aux céréales a 21 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3

        Le nutritionniste Thierry Souccar explique que nos ancêtres chasseurs avaient autant d’acides gras oméga-6 que d’oméga-3.

        Soit un ratio de 1 pour 1, le ratio optimal pour garder la santé.

        Notre alimentation moderne entretient déjà un déséquilibre trop grand entre oméga-6 et oméga-3. Les populations occidentales ont 16 à 20 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3.

        De façon réaliste, il faudrait viser un ratio de 4 à 5 fois plus d’oméga-6 que d’oméga-3 (comme les populations du Groenland).

        C’est pourquoi, il est conseillé de limiter les oméga-6 au profit des oméga-3. Cela veut dire éliminer la viande bovine des circuits de production conventionnels…

        La période d’engraissage rend aussi les vaches malades, ce qui explique qu’elles reçoivent des antibiotiques à hautes doses.

        Le chemin de l’abattoir
        Pour faire des économies, les abattoirs sont devenus gigantesques. Ils reçoivent des animaux élevés à plusieurs centaines de kilomètres, parfois même dans d’autres pays.

        Résultat, les animaux doivent voyager jusqu’à plusieurs jours, souvent sans recevoir à manger, ni à boire [4]. Qu’il pleuve, qu’il neige ou que la météo soit caniculaire, ils sont coincés dans leur cage posée sur un camion, battus par les vents et subissant le bruit effroyable des autoroutes.

        Inutile de vous décrire leur état de fatigue et de stress à l’arrivée, sans compter les vaches blessées.

        Ce bœuf charolais était une vieille vache !
        Dans 80 % des cas, ce qu’on vous vend pour du bœuf n’est que de la vieille vache. Une vache qui, n’ayant plus la force de produire du lait, est rapidement engraissée puis conduite à l’abattoir pour vendre sa viande.

        Pour l’éleveur, c’est presque la même chose sur le plan financier :

        Une vache de race laitière retraitée puis engraissée pour finir à l’abattoir, c’est 3,64 euros le kilo (pour l’éleveur).

        Une vache de race à viande en âge d’allaiter, c’est 4,30 euros le kilo (pour l’éleveur).

        Mais une fois découpée en morceaux, les responsables d’abattoirs ne se gênent pas pour « surclasser » la race laitière et de la vendre au prix de la race à viande. La fraude est facile. Les contrôles ne sont pas systématiques. Le consommateur n’y voit que de feu.

        Seuls les éleveurs dénoncent souvent ce genre de pratiques, mais personne ne les écoute.

        Or avec ces culbutes, les abattoirs peuvent empocher plus de 250 euros pour une bête de 400 kilos !

        « Viande bovine », une appellation fourre-tout
        Ne pensez pas que ce genre de pratiques est marginal.

        Quand vous achetez votre viande hachée après avoir bien vérifié l’appellation « viande bovine », ne vous imaginez pas qu’il s’agit de bœuf fraichement castré.

        En réalité, c’est plus probablement un steak de vache trop vieille pour se reproduire ou donner du lait !

        En effet, 79 % de la viande bovine consommée en France vient de vaches femelles.

        Gérard You, de l’Institut de l’élevage, l’explique ainsi : « Le marché français est plus demandeur de vache dans la mesure où sa viande est plus rouge et moins claire que celle des jeunes bovins [5]. »

        L’appellation « viande bovine » mélange tous les types de races : races laitières (Normandes, Holstein, Montbéliardes), races à viande ou allaitantes (Limousines, Charolaises, Aubrac…), et races mixtes (vaches à lait présentant de « bonnes caractéristiques bouchères »).

        Des steaks qui rétrécissent à la cuisson
        Traditionnellement, on faisait rassir la viande de bœuf dans une chambre froide pendant 21 jours. Durant ce processus, la viande perdait de 30 à 40 % de son poids en eau. Ainsi la viande devenait ferme et tendre après la cuisson. De plus, l’extérieur de la viande brunissait par oxydation. Cela nécessitait d’enlever au couteau la couche extérieure, ce qui ne faisait que réduire le poids du steak initial.

        C’est pourquoi l’on observe de telles différences de prix au kilo entre les viandes bon marché et les viandes rassies à l’ancienne.

        Aujourd’hui, la plupart des consommateurs sont de toute façon dégoûtés à l’idée de manger une viande de bœuf rassie. Ils préfèreraient une chair encore fraîche.

        Cela arrange bien les boucheries industrielles qui économisent sur le temps de rassissement, et vous vendent de la viande gorgée d’eau. Cette viande paraît moins chère, mais une fois cuite dans votre assiette, elle aura tellement rétréci que l’économie n’est plus certaine.

        Mon rêve est un jour de créer une coopérative. Nous nous cotiserons pour encourager des éleveurs à faire du broutard. Les anciens parmi nous redécouvriront la saveur de la viande de leur jeunesse. Nos jeunes sauront ce qu’est une bonne viande.

        Les acheteurs du supermarché s’apercevront qu’un steak n’est pas l’autre. Ce serait une révolution, et peut-être le premier pas pour revenir à un élevage plus respectueux des animaux.

        C’est ainsi que l’OMS pourra retirer la viande rouge de sa liste des aliments cancérogènes. Non mais.

        À votre santé !

        Jean-Marc Dupuis

        PS : et je ne résiste pas à vous reparler du repas normal d’un poulet

        Aussi fou que ça puisse paraître, les vendeurs de poulets ont réussi à persuader les consommateurs que le gage d’une viande de qualité, c’est le poulet « élevé au grain » ou « nourri au maïs » dont la chair est jaune à force d’être malade…

        En réalité, ce « grain », ce sont des céréales cultivées que jamais un poulet normal n’aurait mangées dans son environnement.

        Chacun sait, ou devrait savoir, que le poulet est un oiseau qui se nourrit de préférence :
        • De vers

        • De limaces

        • D’escargots

        • De petits insectes

        • De verdure

        • De racines

        • De petites graines

        Le poulet est donc un omnivore.

        Seul un poulet qui a trouvé sa nourriture en courant dans la nature, en picorant et en grattant la terre, produira une chair savoureuse et bonne pour la santé. Une chair qui contiendra le bon équilibre d’acides gras, d’acides aminés (protéines) et des autres nutriments.

        Si les gens aiment le poulet nourri au grain et qu’ils sont prêts à l’acheter plus cher, c’est surtout parce qu’ils le voient comme une garantie : la garantie que le poulet n’aura pas été nourri aux farines animales.

        C’est dire le point où nous en sommes arrivés… le degré d’exigence auquel peut encore prétendre le consommateur.

        ******************************

        26.01 à 15h32 - Répondre - Alerter
  • Je profite de cet article pour rappeler au bon sens de chacun que contrairement à ce que nous tambourinent les pubs des multinationales agroalimentaires, le lait n’est pas forcément le meilleur calcium, les vaches qui ne boivent pas de lait, mais de l’eau et mangent de l’herbe -donc sont végétariennes- ont de bons os et que c’est dans tous les pays où il n’y a pas de vaches ni de produits laitiers qu’il y a le moins de décalcification, ostéoporoses et autres fractures du col du fémur. Le calcium se trouve en quantité dans les végétaux (choux, légumes verts, sésame etc...) A bon entendeur, salut ! Il y a beaucoup de livres sur la question.
    Les éleveurs de vaches feraient bien de se reconvertir doucement avant que beaucoup de consommateurs ne deviennent plus éclairés sur la question, ce qui ne manquera pas d’arriver.

    23.06 à 11h20 - Répondre - Alerter
  • Naturacoach : Vache de réforme

    Effectivement, les vaches laitières sont engraissées pendant 6 semaines à coup de maïs et de soja et représentent une grande partie de la viande hachée de supermarché.

    Naturacoach

    21.06 à 18h32 - Répondre - Alerter
  • Bien sûr, il existe des élevages ou les bovins sont nourris sans herbe (la vraie herbe fraîche, celle que les vaches broutent dans les prés). mais tout de même, n’avons nous pas tendance à critiquer l’agriculture et les systèmes d’exploitation en général sans avoir jamais approché une vache de près ?

    Je suis fille d’agriculteurs, j’ai fait des études dans l’agriculture, je côtoie au quotidien des agriculteurs, et je peux affirmer que les vaches, laitières ou allatantes peuvent encore paître tranquillement dans de nombreuses régions. La vache élevée en hors sol et vendue en barquette en GMS, elle n’est sûrement pas bonne, mais si tous les critiqueurs prenaient la peine d’aller se servir chez les producteurs directement, alors ce sont les systèmes d’exploitation respectueux du bétail et de l’environnement qui se développeraient !

    Enfin, je reprends une chose que j’ai lue :
    "Si c’est réellement présenté tel que décrit ici, c’est de la publicité mensongère : seules les laitières vont brouter. Un animal élevé pour sa viande ne sort JAMAIS hors de son hangar dans un système d’agriculture intensif, tel qu’en Europe. "
    Avant de dire n’importe quoi allez vous même constater avec vos yeux ce qui se passe dans les fermes. L’agriculture telle qu’elle est présentée dans les livres diffère souvent pas mal de la réalité !

    18.06 à 12h20 - Répondre - Alerter
  • Merci pour les gens qui apprécient la viande ! Qu’y a-t-il de beauf la- dedans ? C’est n’importe quoi. Votre idéologie vous égare...
    D’ailleurs, il n’y a aucun argument dans votre diatribe. Que connaissez-vous de l’élevage bovin ? N’êtes-vous donc jamais sorti de chez vous ? Si vous vous promenez dans nos campagnes, vous verrez partout des vaches dans les prés comme en témoignent ici plusieurs personnes.
    Même si certains aspects comme les compléments alimentaires peuvent poser problème, il faut comprendre la filière bovine dans sa globalité, et ce n’est pas simple. Mon époux est ingénieur agronome spécialisé dans l’élevage depuis trente ans et il en a marre d’entendre des gens comme vous dire absolument n’importe quoi en se croyant plus malin que tout le monde !
    Voilà, je n’ai pas pu résister...

    17.06 à 14h14 - Répondre - Alerter
    • Idem. Je suis ingénieur agricole et certains propos tenus ici me font dresser les cheveux sur la tête. Si vous voulez parler d’élevage, ayez au moins la décence de sortir dans vos campagnes voir ce qui s’y passe. D’énormes amalgames sont fait ici. Un internaute signale que seule les vaches laitières paissent, les vaches allaitantes restant en étable. Cette personne s’est complètement mélangé les pinceaux. Les vaches allaitantes passent la majeure partie de leur temps au pré, avec compléments alimentaires apportés par l’éleveur certes mais leur nourriture de base est bien l’herbe. Et majoritairement en prairie naturelle. Quand au boeuf qui serait un animal "bon, paisible", je souhaiterais vraiment observer cet internaute dans un enclos face à un boeuf d’une tonne, on verrait qui est paisible à ce moment là. Vive les vaches, vive l’agriculture.

      18.06 à 09h08 - Répondre - Alerter
      • Tous les gens qui précèdent sont manifestement donc des ruraux qui s’adressent à des ignares des villes… Ben moi aussi je suis de la brousse, fille d’agriculteurs et d’ex-éleveurs, mais je ne vois pas pourquoi il faudrait ce genre de pedigree pour (avoir le droit !) de s’intéresser au sort des bêtes…

        C’est certain qu’en disant à la population : « Vous n’êtes pas dans la partie, vous n’y connaissez rien, du vent ! », ça règle toutes les questions, ça clôt le débat, c’est fort commode. Ainsi font les gens du nucléaire, ainsi font les gens de la filière agricole (ceux qui sont dans la bidoche, tout particulièrement, qui ont tout intérêt à ce qu’un maximum d’opacité règne sur leurs pratiques), ainsi font les gens des labos, de la « recherche », toux ceux qui ne souhaitent pas, curieusement, que le grand public voie ce qu’il y a derrière leurs belles façades proprettes et leurs beaux propos rassurants, voire soporifiques, à souhait, sur le bien-être animal, la sécurité du consommateur, etc.

        Hélas, la lumière ne sera pas faite de sitôt, car le rapport de forces est inique, des milliards d’animaux torturés et tués de façon absolument abjecte d’un côté (et de leur côté moins de 1 % de la population), et de l’autre une chaîne de la mort, industrialisée, parfaitement huilée, qui ne souffre aucun contradicteur, et qui sans trêve aucune fait vivre des millions de personnes de la mort et de la souffrance de milliards d’autres ; de ce côté se rangent les consommateurs qui s’aveuglent volontairement, qui ne voudraient surtout pas avoir à se remettre en question, etc.

        Mais c’est bientôt la fin, ne vous en déplaise, c’est bientôt la fin, car votre système n’est pas viable, il était gangrené dans l’œuf, croyez-vous qu’on puisse vivre éternellement de la souffrance et de la mort d’autrui… ?

        18.06 à 16h51 - Répondre - Alerter
  • Il est une nuance à apporter sur la production de l’herbe consommée par les bovins : la prairie est elle naturelle ou artificielle ?
    Il existe en effet une prairie qui se sème et se récolte (comme une céréale) pour être ensuite ensilée. Dans ce cas il est évident que les impacts sur l’environnement de ce type de culture (qui laisse ensuite la place à une autre culture type mais) sont plus important que le simple entretien d’une prairie naturelle qui ne nécessite qu’un peu d’engrais et encore celui là peut être simplement fournis par les vaches.

    17.06 à 10h05 - Répondre - Alerter
  • Ben elle a raison la filière bovine de prendre les gens pour des cons, elle s’adresse à ses clients, à ceux qui mangent de la chair animale, et qui sont donc des… ?!
    Le plus important c’est de rassurer les clients, de les rasséréner, de les conserver en paix avec leur conscience, donc, en leur montrant une superbe vache dans un immense herbage et en nous disant que c’est une énergie essentielle, naturelle, etc., le con-sommateur est ra-vi ! C’est exactement ce qu’il souhaitait entendre, il ne demande qu’à être conforté dans sa mauvaise foi et son aveuglement volontaire !
    Une chose est juste cependant dans cette campagne de pub — il faut être impartial —, c’est le petit logo en bas à gauche qui indique « Le bœuf, bon par nature », eh oui, contrairement aux auteurs de cette ig-noble campagne, à tous ceux qui en vivent et à tous les beaufs qui s’en repaissent, le bœuf est un animal foncièrement bon, pacifique et adorable ; en conséquence paix pour les bœufs, paix pour les toros, paix pour les vaches et paix pour les veaux sur la terre…

    17.06 à 09h44 - Répondre - Alerter
  • Cette publicité me fait véritablement dresser les cheveux sur la tête. Elle vante "une énergie naturelle", mais depuis quand consommer de la viande achetée sous vide est "naturel" ? Pauvres vaches gavées d’antibiotiques et d’OGM, considérées comme des marchandises qu’il faut rentabiliser... J’ai du mal à percevoir la dimension "naturelle" de la chose.

    17.06 à 09h33 - Répondre - Alerter
  • jacale : témoignage

    Nous avons une maison de campagne dans le Brionnais (Saône et Loire) dpuis 15 ans et je peux vous assurer que nos plus proches voisines sont des vaches Charollaises destinées à être consommées et qui paissent plus de 9 mois de l’année dans les prés.

    16.06 à 18h58 - Répondre - Alerter
  • "On nous montre des bovidés dans les prairies, mangeant goulûment de la bonne herbe pour faire de la bonne viande."

    Si c’est réellement présenté tel que décrit ici, c’est de la publicité mensongère : seules les laitières vont brouter.
    Un animal élevé pour sa viande ne sort JAMAIS hors de son hangar dans un système d’agriculture intensif, tel qu’en Europe. Je ne dis pas qu’il n’y ait pas une exception par ci par là, mais montrer une vache à viande dans un pré, c’est vraiment prendre les gens pour des cons.

    16.06 à 11h41 - Répondre - Alerter
  • je voulais juste apporter un témoignage en vous parlant d’un endroit que je connais :

    En Cote d’Or et plus particulièrement dans le Morvan, je peux vous dire que les vaches broutent l’herbe dès que la météo le permet. Elles vivent tranquillement dans leurs paturages et rentrent à l’étable pour l’hiver ou elles consomment en majorité du foin.

    Bien sur, là je vous parle des petites exploitations qui même si elles n’ont pas l’appelation ’’bio’’, produisent de la viande de qualité. Si vous cherchez cette viande, allez du coté des petits bouchers qui vons choisir leur viande sur pied (c’est à dire dans le pré).

    Voila, juste pour information.

    16.06 à 08h47 - Répondre - Alerter
  • Perrine : Soja et maïs OGM

    Vous avez oublié de dire que le soja ou le maïs importé d’Amérique du sud est très souvent, si ce n’est pas quasi totalement OGM ! Et ça je doute que la filière bovine s’en vante...

    16.06 à 08h34 - Répondre - Alerter
    • il y a des alternatives au soja comme source de protéines : les protéagineuses produites localement, comme la féverole, le lupin, le pois fourrager (pas terrible semble-t il), mais il faut reconnaître que nous ne sommes pas très bons dans ces cultures là. Il y a aussi le tourteau de colza, produit localement.
      Mais surtout, surtout, il y a le foin de luzerne, qui présente de nombreux avantages économiques, agronomiques et écologiques : fixation de l’azote atmosphérique (pas d’engrais azoté), nourriture remarquable pour les abeilles, protection des sols contre l’érosion, humus, etc. etc. Mais surtout une énorme production de protéines. Seul hic : la majorité de ces protéines sont dans les feuilles, et celles-ci se brisent et sont perdues si le fanage est trop énergique :-(

      Une ration comportant du foin de luzerne, de l’ensilage sorgho (plus économe en eau que le maïs), et du blé comme concentré énergétique (complément = concentré énergétique + concentré azoté, il n’y a PAS QUE du soja !) , permet de réduire de façon très importante l’apport de soja, mais aussi le CO2 issu du transport (celui en camion entre le port et la ferme, le transport par bateau compte très peu). Pour l’hiver - et souvent une partie de l’été - il n’y a pas beaucoup d’autres solutions, en lait comme en viande.

      Un autre problème rencontré par de nombreuses exploitations est la difficulté pour déplacer un troupeau entre les prairies, quand le parcellaire est mal fichu ou morcelé par des routes, des zones habitées : essayer de promener plus de 50 vaches dans la cambrousse, vous verrez le sport que c’est !
      Un autre danger guettant l’exploitation de l’herbe par pâturage est le robot de traite, qui permet une augmentation de la taille des troupeaux (et la concentration des entreprises, il suffit d’acheter plusieurs machines), mais surtout ne permet de pâturer que les prairies à proximité immédiate de la salle de traite. Dans le contexte actuel, je ne vois pas ce qui pourrait enrayer cette évolution là...

      17.06 à 10h32 - Répondre - Alerter
      • Bien d’accord que la question de l’origine des fourrages est un peu oubliée dans l’article. Comme si un pays agricole comme la France ne pouvait les produire elle-même ! et importer des OGM pour des bêtes que certains vont manger revient bêtement à importer et manger des OGM. 
        Les alternatives dont parle Eric 17 impliquent de faire pousser ces autres sources de protéines, qui si elles ne participent plus à la déforestation en Amérique du Sud, prennent de la surface sur les cultures alimentaires pour l’homme ! La réduction de la consommation de viande reste une vraie priorité.

        L’article nous dit :
        "ce sont des exploitations plus petites, un climat trop rude où l’herbe est rare, qui poussent les agriculteurs à renvoyer les bêtes vers l’étable et à les nourrir de céréales ou de compléments"
        Comme le disait un des articles du dernier N°, le problème actuellement est que tout le monde fait la même chose partout en France et oublie la spécificité de chaque territoire. Peut-être ne faut-il pas élever de vaches dans les régions sans pâturage et qui ne peuvent produire localement de quoi les nourrir ! Soyons plus "local" (et végétariens !).

        17.06 à 17h37 - Répondre - Alerter
        • Ben la luzerne, on ne va pas l’importer, justement ! C’est LA culture idéale avant une céréale dans un système intelligent de rotation des cultures, c’est un couvre-sol parfait qui étouffe les ’mauvaises herbes’ et permet d’éviter le désherbage, ses racines aèrent le sol et participent de façon très efficace à l’activité biologique du sol, tout ça en plus de l’apport d’azote et de la valeur fourragère... Elle ne détourne pas de l’usage du sol pour des cultures vivrière, elle le permet, au contraire, de façon parfaitement durable : elle est l’élément clé de la polyculture-élevage. Mais elle est volumineuse et chère à transporter, raison de plus pour produire local.

          Quand à supprimer l’élevage, ça serait un sacré changement de notre mode de vie, de nos paysages, de toute notre culture. Depuis 8000 ans nous dépendons des ruminants, ce sont eux - grâce à notre aptitude à digérer le lactose - qui ont permis à notre groupe humain de survivre et de prospérer, qui ont structuré nos sociétés, qui nous ont donné ce goût immodéré pour les herbages (foutues pelouses !), le bocage ou les vergers que tentent de reproduire nos jardins. Et les vaches ne sont pas responsables de nos excès, même si elles ont largement contribué à les rendre possibles. Notre climat océanique est parfaitement adapté à la production d’herbe et donc à l’élevage, et pas du tout au maïs (qui a besoin d’une saison chaude ET humide, de type plus ou moins tropical). Et... pour ma part, je ’ai pas envie de me nourrir de fèves ! J’aime le fromage, j’aime la viande, et n’ai pas envie d’y renoncer, même si je n’en mange pas tous les jours, loin de là. C’est mon côté beauf, peut-être, mais je l’assume avec gourmandise.

          OK, il y a beaucoup trop de ruminants sur notre planète (une vache - ou plutôt 1 UGB - pour 5 personnes environ), la viande ne devrait être, comme ça a été le cas jusqu’au XIXème siècle, qu’un sous produit du lait (qui ne serait pas produit en stabul et avec concentrés), et toutes nos magnifiques races à viande (pourtant élevées à l’herbe) sont effectivement un luxe quasiment insoutenable dans un monde surpeuplé et affamé, mais ce serait un non-sens agronomique, économique, social de supprimer l’élevage bovin. On ne va pas faire partout - comme en Beauce - des céréales ou même des légumineuses, et tuer les autres agricultures locales en les exportant, quand même !

          La seule alternative aux prairies serait alors la forêt : bois de construction, bois énergie, bois raméal fragmenté pour entretenir les sols cultivés, protection des sols, des eaux, du climat, de la biodiversité, ça ne serait pas idiot du tout. Mais quel changement !

          ... Tout ça m’a donné envie : dimanche je me fais une côte de bœuf au barbeuc, tiens ! Avec des champignons, il en sort dans tous les bois avec cette météo. Et comme dessert, des fraises des bois - si elle ont réussi à murir - avec de la crème ! Mais pas de luzerne, ça ne me réussit pas, je laisse ça à mes copines cornues ...

          17.06 à 19h44 - Répondre - Alerter
    • Jejoun : Maïs local

      La majorité du soja consommé par les exploitations est effectivement importé par bateau d’Amérique du Sud (ce qui explique les concentrations d’élevages intensifs à proximité des ports comme Brest ou Lorient). Ce soja est très certainement OGM pour une bonne partie.

      Le maïs est lui cultivé sur place (malgré le problème d’un besoin d’eau en été pour la plante, alors les précipitations sont faibles sous nos latitudes). Toute la plante est alors ensilée (et pas juste les grains), c’est à dire conservée en tas sous une bâche (pour limiter le contact avec l’oxygène et favoriser la fermentation). C’est une voie de conservation dite humide qui permet de garder de bonnes qualités nutritionnelles. Lorsque l’oxygène est au contact du tas, les réactions chimiques conduisent à une baisse de la valeur nutritionnelle et au développement de substances néfastes pour les animaux. Les volumes consommés par les exploitations sont énormes, il n’y a presque pas de transport d’ensilage de maïs, même sur quelques km.

      23.06 à 18h41 - Répondre - Alerter
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