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Orléans ou le sacre de la biodiversité

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Orléans ou le sacre de la biodiversité
(Crédit photo : patrick giraud - wikimedia)
 
Un phoque, des ruchers et des arbres chouchoutés : dans la préfecture du Loiret, faune et flore sont à l’honneur.
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N° 43 - février 2013

Les poissons sont éternels

Cinq cent trente-deux espèces d’insectes, quatre de reptiles, sept de batraciens, cent une d’oiseaux ainsi qu’un phoque – gage d’un écosystème très riche. Cet inventaire de la faune d’Orléans (Loiret) a été mené par un ingénieur spécialisé. Recruté par la mairie il y a quatre ans, il travaille avec le Muséum des sciences naturelles. Souvent délaissée par les villes et les collectivités – car elle n’a pas de valeur marchande, ou paraît abstraite –, la biodiversité est l’une des priorités écolos d’Orléans.

En 2006, l’Agenda 21 (1) de la ville listait une vingtaine d’actions à accomplir, puis, en 2009, la municipalité a adopté le « Plan biodiversité ». L’objectif ? Redonner sa place au vivant au cœur du territoire. Pour cela, trois étapes : d’abord connaître la biodiversité urbaine, ensuite la protéger et la conserver, et enfin sensibiliser les habitants.

Binette et coccinelles

Côté faune, des nichoirs à martinets, hébergeant douze couples, ont été installés sur le toit du Muséum, et les parcs de la ville accueillent des ruchers. « L’un d’entre eux, au Jardin des plantes, accueille les écoliers pour leur montrer l’importance des insectes pollinisateurs », commente Christophe Magnier, conseiller municipal (UMP) délégué à la biodiversité. Après l’explication, la dégustation : chaque année, près de 300 pots de miel sont distribués aux élèves – et vite dévorés. « Notre idée est aussi que les habitants prennent conscience de la richesse végétale de leur cadre de vie », poursuit l’élu. Côté flore, une charte de l’arbre a été instaurée pour que les Orléanais bichonnent les plus remarquables d’entre eux et ne les abattent pas. Les espaces verts publics répondent, eux, à un objectif zéro pesticides. Les intrants et engrais ont laissé place à la binette, à la faux et aux coccinelles. Alors, évidemment, les pelouses ne sont plus tirées à quatre épingles et d’une couleur uniforme. « Nous menons un travail d’explication et de sensibilisation sur le long terme avec les habitants pour qu’ils comprennent que ce n’est pas tout beau tout propre, mais que c’est mieux », précise Christophe Magnier. En juin, les Journées du développement durable seront ainsi axées sur les gestes simples à adopter : « Comment construire une mare dans son jardin, installer une haie vive plutôt qu’une haie avec des grillages ou des claustras. » Bref, comment faire le choix d’une biodiversité plus proche et plus vivante. —

(1) Ce plan d’action, lors du Sommet de la Terre de Rio, en 1992, décrit les secteurs où le développement durable doit s’appliquer dans le cadre des collectivités territoriales.


Impact du projet

Recrutement d’un ingénieur biodiversité

Le Muséum consacre 100 000 euros à la biodiversité chaque année

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