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26-06-2014
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Solidarité
Europe

Noé : « En 2009, je suis arrivé avec un sac de jeux en Pologne… »

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Noé : « En 2009, je suis arrivé avec un sac de jeux en Pologne… »
 
Il y a quelques années, ce Français a monté une ludothèque en Pologne, arrivant là-bas avec presque rien.
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N° 59 - juillet-août 2014

Changer de vie : ils ont osé, pourquoi pas vous ?

« C’était en 2007. ATD Quart Monde organisait un tour d’Europe en caravane pendant cinq mois. On était deux équipes d’une vingtaine de jeunes. L’une au Nord, l’autre au Sud. J’étais au Nord. On a parcouru la France, l’Angleterre, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Pologne… On organisait des spectacles et on recueillait la parole de personnes dans la précarité. On est resté deux semaines en Pologne et ça m’a bien plu : les paysages, la culture. Il y a eu aussi une petite aventure féminine qui m’a permis d’aimer le pays encore plus ! Comme le concept de ludothèque n’existait pas là-bas, j’ai décidé d’en monter une. Deux ans plus tard, je suis arrivé avec un sac de jeux et je me suis dit : “ Tant que cette “ ludo ” n’est pas montée, je ne rentre pas. ” C’était important de recommencer de zéro. Avant, j’avais été bénévole dans des maisons de retraite, des camps de réfugiés au Kosovo, dans une cité à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), volontaire pour le Secours populaire, guide d’aveugle… J’avais entamé des études d’ingénieur du son, puis d’art-thérapie, sans les terminer. Mais ce n’est pas plus mal. Si on a trop de bagages, ça devient moins facile de s’engager dans un projet. Si on peut prendre un travail quand la situation devient difficile, on le fait. Moi, je voulais me laisser le moins possible de portes de sortie.

Avec la ludothèque, pendant deux ou trois ans, j’ai galéré. Je ne parlais pas polonais, je n’avais pas d’argent. J’ai de la famille qui en a, mais je ne voulais pas la solliciter. Parce que je veux que cette ludothèque soit un modèle, que d’autres personnes puissent reprendre l’idée et la faire vivre ailleurs. S’il y avait eu un budget initial, les gens n’auraient pas pu s’y reconnaître. Ils auraient dit : “ Je ne peux pas faire comme Noé, je n’ai pas d’argent. ” J’ai galéré, mais je pense que cette galère-là, je n’aurais pas pu la surmonter si j’étais resté en France. J’aurais tendu vers la facilité. Maintenant, c’est le paradis. Le jeu, ça permet de lutter contre la peur de l’inconnu. Quand on joue avec une personne, on s’en fiche bien qu’elle soit noire, jaune, sans jambes… L’important, c’est de savoir comment elle joue. Pour moi, le jeu, c’est une clé pour changer le monde. » —

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