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9-11-2009

Nantes, championne des transports durables

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Nantes, championne des transports durables
 
C'est gagné. La métropole des Pays-de-la-Loire a reçu le "prix de la ville Civitas 2009", qui récompense les meilleurs élèves en matière de transports urbains écolos et efficaces. Et coiffé au poteau Gand, Saint-Sébastien ou même Stockholm.
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Nantes rejoint Göteborg, Brême, Malmö, Burgos et Graz dans le club très fermé des "Villes Civitas de l’année". Fermé, car la candidature à ce prix est réservée aux 58 participants à l’initiative européenne du même nom, véritable laboratoire des politiques de transport depuis 2002. Mais aussi parce que la sélection est exigeante. "Il y a trois critères majeurs : il faut bien sûr avoir mis en place des politiques ambitieuses et innovantes. Mais les candidats doivent également avoir impliqué les partenaires locaux et joué un rôle d’ambassadeur pour promouvoir et partager leur expérience auprès d’autres villes, les médias ou encore les citoyens", détaille Czaba Mesei, secrétaire de Civitas.

Pour leur première candidature, la communauté urbaine de Nantes Métropole et la Semitan (qui gère les transports en commun de l’agglomération) étaient opposée à Gand (Belgique), Saint-Sébastien (Espagne) et, excusez du peu, la capitale verte de l’Europe 2010, Stockholm (Suède), qui a fini deuxième. Comment la cité de Loire-Atlantique a-t-elle réussi à s’attirer le vote de ses pairs, les représentants des autres villes Civitas ? "Bien sûr, Stockholm fait beaucoup de choses, mais ils ont surtout axé leur candidature sur les biocarburants. De notre côté, nous avons mis en avant une palette d’actions dans des domaines très différents", justifie Anne Vicenzotti, chargée de mission européenne à Nantes Métropole.

Vélo, bus propres et partenariats

Côté réalisation, Czaba Mesei retient surtout la promotion du vélo, avec des places sécurisées et un système de libre-service baptisé Bicloo, ainsi qu’une flotte de bus qui roule à 80 % au gaz naturel compressé. Citons aussi l’extension du tramway, la mise en place de navettes fluviales et le partenariat Métrocéane avec la région et le département, qui permet de se déplacer entre plusieurs villes de Loire-Atlantique avec un même ticket. 200 entreprises du bassin d’emploi, soit 62 000 salariés, ont suivi le mouvement, en se dotant de Plan de déplacements d’entreprise (PDE). Résultat : la part de la voiture dans les déplacements a perdu 5 points depuis 2002 sur le territoire de la communauté urbaine.

"Ce prix est une reconnaissance du travail accompli. On était de la première vague et, contrairement peut-être à d’autres villes, on est resté dans la même dynamique", se félicite Anne Vicenzotti. C’est peut-être ce dernier aspect qui a pesé en faveur de la métropole ligérienne. Bien qu’elle ne reçoive plus de fonds de Civitas, puisque le projet Vivaldi dont elle faisait partie s’est terminé en 2006, elle est l’un des membres les plus actifs du réseau, assure Czaba Mesei. "C’est très important car elle peut partager les connaissances considérables qu’elle a acquis avec les autres villes", estime-t-il.

Nantes joue collectif

Ce qu’elle fait depuis 2007 au sein du projet Catalyst, une sorte de groupe de villes ambassadrices du programme Civitas, dont Nantes est "le leader sur la thématique des transports collectifs, indique Anne Vicenzotti. On accompagne les villes qui ont besoin d’un coup de pouce dans la mise en œuvre de leur projet, éventuellement via un intervenant. On leur explique comment faire, quelles sont les erreurs à ne pas commettre", explique-t-elle. Nantes distille aussi ses bons conseils sur les problématiques des modes de déplacement doux et la gestion des accès.

"Par exemple, on va organiser des ateliers en décembre sur les bus au gaz, pour lesquels on a été sollicité par Riejka, en Croatie, et Palma de Majorque, en Espagne, poursuit Anne Vicenzotti. Par ailleurs, nous avons été élus pour la troisième fois de suite au sein du Forum Civitas, où des hommes politiques sont choisis pour représenter le programme en Europe", ajoute-t-elle.

D’un autre côté, Nantes n’oublie pas d’aller chercher du soutien en retour, comme avec le programme COMPRO, qui consiste à s’allier avec d’autres collectivités, dont Brême, prix Civitas 2005, pour acheter des bus propres. Preuve qu’on ne gagne jamais tout seul.

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  • sans compter son projet d’aéroport international sur 1200 hectares, 2 pistes et en BBC s’il vous plaît ! Vive l’Ayrauport, vive le transport durable à la Nantaise, sauce Ayrault... on se fiche de nous ! Nantes, c’est quotidiennement des bouchons sur la rocade, des incivilités des automobilistes envers les vélos en ville, un projet d’aéroport pharaonique (alors qu’il y en a déjà un) d’un autre temps et d’une autre époque (pensez, on y accueillera le Concorde !). Je pense que ceux qui votent ont une vision partielle et bureaucratique des choses. Venez vivre la ville (en sortant de votre bagnole) et vous verrez les choses telles qu’elles sont vraiment.

    13.11 à 09h11 - Répondre - Alerter
  • Ajoutez aussi que le prix d’1 heure de transport (bus, tram...) coûte aujourd’hui 1€50 !
    Pas donné à tout le monde donc d’utiliser ce superbe réseau de transports !
    La précision me semblait importante d’autant que de nombreuses personnes auparavant habituées aux transports en communs ont fait le calcul (financier) et on investi dans l’automobile.
    Dommage !
    Notez aussi que le ticket duo (1 ticket pour 2 personnes) a tout bonnement disparu de la circulation avec l’augmentation des prix...

    12.11 à 18h50 - Répondre - Alerter
  • Oui, mais comme Gand a déjà institué un jour sans viande par semaine (rappel : élévage = 18% des émissions de GES), et pas Nantes, pas sûr que la française soit plus efficace que la belge dans la lutte contre le réchauffement climatique.

    12.11 à 14h34 - Répondre - Alerter
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