publicité
Accueil du site > Actu > Nature > Jardin > Quand la chenille croque la plante, la plante l’entend !

Quand la chenille croque la plante, la plante l’entend !

Taille texte
Quand la chenille croque la plante, la plante l'entend !
(Crédit photo : Didier Descouens - Wikimédia)
 
Une étude vient de démontrer cette incroyable capacité chez une plante proche de la moutarde.
Le Baromètre de cet article
ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
SUR LE MÊME SUJET

Fidèles lecteurs de Terra eco, vous savez bien que les végétaux ne végètent pas. Au contraire, ils réagissent aux sons, voire même communiquent avec leur environnement. Une étude publiée ce mardi dans la revue scientifique Oecologia nous en apprend un peu plus sur leurs talents.

Des vibrations comme celles du vent remuant les feuilles

Deux chercheurs de l’université du Missouri ont prouvé que des plantes de type Arabidopsis – proches du chou ou de la moutarde – sont capables de détecter le son des vibrations des feuilles en train d’être mâchées par des chenilles. En diffusant un enregistrement de ce mâchonnement à un groupe témoin, ils ont constaté que les plantes exposées produisaient des produits chimiques repoussant ces chenilles. Mieux, leurs expériences démontrent que ces végétaux n’émettent pas ces essences repoussantes quand elles sont exposées à des vibrations pourtant très proches, comme celles du vent remuant les feuilles. Interrogés par mail, les chercheurs Heidi Appel et Rex Cocroft disent poursuivre leurs travaux pour montrer que toutes les plantes sont dotées de capacités similaires.

Des découvertes qui pourraient être utilisées en agriculture « pour améliorer la résistance des plantes aux insectes ». Elle pourraient également nous inviter à éloigner les voitures et les marteaux-piqueurs des champs : « Comme le vent, les bruits d’origine humaine peuvent affecter les capacités des plantes à détecter les vibrations de faible amplitude produites par les insectes. Le trafic automobile par exemple fait vibrer le sol et donc fait vibrer les plantes enracinées dans le sol. Nous pouvons donc craindre que les villes constituent des environnements bruyants pour les plantes qui interfèrent avec leur capacité à détecter les vibrations des herbivores. » Comme le dit la célèbre émission : « Silence, ça pousse ! »

A lire aussi sur Terraeco.net :

- Ces paysans français soignent leurs champs en musique

- « Les plantes bougent, sentent et réagissent mais nous ne sommes pas capables de le voir »

- Effrayant mais nécessaire, pourquoi il faut retrouver le silence

- Artistes, chercheurs et amateurs : ils mettent la beauté du monde sur écoute

Faites réagir vos proches, diffusez l'info !
Vous aimez Terra eco ? Abonnez-vous à la Newsletter

Non, nous n’avons pas à « sauver la planète ». Elle s’en sort très bien toute seule. C’est nous qui avons besoin d’elle pour nous en sortir.

TOUS LES COMMENTAIRES
COMMENTAIRES SÉLECTIONNÉS
RÉPONSES DE LA RÉDACTION
Trier par : Plus récents | Plus anciens
Affichage : Voir tout | Réduire les discussions
Soyez le premier à réagir à cet article !
PUBLIER UN COMMENTAIRE

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

  • Se connecter
  • Créer un compte

publicité
publicité
publicité
SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0
publicité