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8-07-2007

Le mirage des biocarburants

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La fin du pétrole ? Etats et agriculteurs ne la craignent plus. Ils affichent leur solution énergétique et écologique : les agrocarburants. Mais cet « or vert », sur lequel se ruent de nombreux pays, pourrait se révéler bien pire que le mal.
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Roulez citoyens, les paysans veillent ! A l’heure où la sobriété énergétique, la pollution atmosphérique et la société sans pétrole font la une de l’actualité, les champs du monde entier sont sollicités pour alimenter nos voitures. Alors, plutôt que d’envisager de nouveaux modes d’échange et de transport, on cherche le substitut, « l’elixir magique » selon les propres termes de George W. Bush, pour remplacer le sacro-saint pétrole. Avec les carburants des champs, on croit avoir trouvé la solution. Et on peaufine les mots pour le dire. Pourquoi « biocarburant » ?

Le terme est équivoque, car le pétrole végétal n’est absolument pas bio. Il vaut mieux parler d’« agrocarburant », c’est-à-dire de combustible provenant de l’agriculture. Ce remède n’est-il finalement pas pire que le mal ? Les agrocarburants plaisent aux gouvernements car ils caracolent en tête des solutions faciles et rapides à mettre en œuvre pour réduire – à court terme – les émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports.

Pourtant, leur bilan environnemental est loin d’être positif. Leur production nécessite des intrants… issus de l’industrie pétrolière, de l’eau, et bien sûr, beaucoup de surfaces cultivables. L’usage de terres arables pour alimenter les voitures met en péril l’alimentation humaine, surtout dans les pays les plus pauvres où les populations ne pourront suivre l’augmentation du prix des denrées alimentaires. Les automobilistes des pays riches sont-ils prêts à imposer un nouveau chantage aux populations pauvres, à savoir « pétrole végétal contre nourriture » ?

Plus de 17 pays foncent bille en tête

L’or vert est censé réduire la dépendance à l’or noir. Pourtant, au rythme actuel de notre consommation, la pétro-dépendance a de beaux jours devant elle. D’après l’Institut français du pétrole, la consommation totale de biocarburants pourrait atteindre près de 60 milliards de tonnes équivalents pétrole (Mtep) à l’horizon 2015, soit un peu plus de 3 % de la consommation mondiale de carburants routiers : une goutte de vert dans un réservoir gargantuesque. Peu importe leur piètre capacité à se substituer au pétrole, les carburants des champs sont entrés dans l’ère de l’agrobusiness... (Pour lire la suite, cliquer ci-dessous)
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Journaliste errant dans les sujets environnementaux depuis treize ans. A Libération, mais de plus en plus ailleurs, s’essayant à d’autres modes d’écriture (Arte, France Inter, Terra of course, ...). Il y a deux ans, elle a donné naissance (avec Eric Blanchet) à Bridget Kyoto, un double déjanté qui offre chaque semaine une Minute nécessaire sur Internet.

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