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18-07-2011
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Energies
Japon

Le Japon va-t-il quitter le nucléaire ?

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Le Japon va-t-il quitter le nucléaire ?
 
La semaine dernière, le premier ministre japonais a mis les pieds dans le plat. Son pays, il le verrait bien sans l'atome. Question : l'archipel peut-il se passer de cette source d'énergie ?
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ÉCOLOGIE SOCIÉTÉ ÉCONOMIE
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13 juillet. Lors d’une conférence de presse, Naoto Kan, premier ministre japonais, peint un avenir inédit pour l’archipel. Un avenir débarrassé de l’atome. Après Fukushima, « on ne peut plus soutenir que la politique menée jusqu’à présent garantisse la sécurité de l’exploitation de l’énergie nucléaire. Nous devons concevoir une société qui puisse s’en passer. » L’homme est un récidiviste. Depuis la crise de Fukushima, il n’en finit pas d’affirmer son soutien aux énergies renouvelables et l’abandon d’un programme qui prévoit la construction de quatorze nouveaux réacteurs nucléaires d’ici à 2030.

Bronca médiatique

Mais le Japon peut-il se passer du nucléaire ? Non, assurent quelques médias : « brandir une pancarte ‘sortir du nucléaire’ au moment où l’on prédit une pénurie de courant est tout simplement irresponsable », s’agace le quotidien de droite Yomiuri Shimbun. « Si l’on pense aux conséquences sur la vie des citoyens, [ces] propos sont irréfléchis », appuie le Nikkei. A l’intérieur même du cabinet, les voix s’élèvent : « Les pays vont se ruer sur le pétrole et le gaz naturel, a par exemple expliqué Kaoru Yosano, le ministre d’Etat en charge de l’économie et de la politique fiscale au Yomiuri. Les prix vont grimper et l’inquiétude d’un approvisionnement stable va grandir. Devons-nous vraiment nous mettre dans une telle situation ? (…) Sans énergie nucléaire, notre niveau de vie va décliner. »

Devant la levée de boucliers suscitée par son annonce, le premier ministre a fini par préciser que sa déclaration relevait d’une opinion personnelle, et non d’une position gouvernementale rapporte le Yomiuri Shimbun

90 milliards d’euros d’énergies fossiles

Au-delà de ces tergiversations, la question demeure : l’abandon de l’atome est-il vraiment impossible ? Avant Fukushima, le Japon tirait 30% de son électricité de l’énergie nucléaire et envisageait de gonfler cette part à 53% d’ici à 2030. Et aujourd’hui ? Seuls 19 des 54 réacteurs du Japon sont encore en fonctionnement, les autres ayant été touchés par le séisme ou stoppés pour maintenance. Comment faire ? Recourir aux énergies fossiles ? « Le pays serait incapable de combler le déficit simplement avec des énergies fossiles » précisent les chercheurs du Centre japonais pour la recherche économique. Pis, l’opération serait coûteuse.

Pour remplacer rien que la puissance fournie par les centrales de Fukushima Daiichi et de Fukushima Dani, touchées par le séisme, il faudrait compter 10 000 milliards de yens sur 10 ans (90 milliards d’euros). Quant au recours aux énergies fossiles, il pourrait enterrer la promesse du gouvernement de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 25% en 2020. Les énergies renouvelables ? Sauf à considérer l’hydraulique, elles ne pèsent pour le moment que 1% dans le bouquet électrique.

Privés de clim

En attendant, le gouvernement a demandé à ses concitoyens d’être économes, imposant aux grandes entreprises et aux administrations de la région de Tokyo et du Tohoku, au nord-est, de réduire leur consommation de 5 à 15% pendant l’été, en abandonnant notamment la climatisation. Il a demandé aussi aux particuliers de diminuer l’usage des appareils électriques. Pourra-t-on éviter néanmoins que l’économie souffre ? Si 10% d’électricité venait à manquer cet été dans la région du Kanto, largement touchée par le séisme, et si « l’activité économique de chaque industrie déclinait en proportion de sa dépendance à l’électricité », l’activité globale du Japon pourrait décliner de 4 cet été et de 2% pour l’année entière, estiment les chercheurs du centre japonais pour la recherche économique. Pour le moment, la situation s’apparente à une impasse.
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  • lol c’est cool

    9.12 à 16h05 - Répondre - Alerter
  • Jean Vladimir Térémetz : Le Japon va-t-il quitter le nucléaire ?

    Bonjour

    Page 91 de l’ouvrage

    www.liberes-des-mathematique... :

    L’énergie atomique inoffensive et inépuisable

    Les atomes de cet univers sont donc en perpétuelles pulsations. Pourquoi sur cette terre, leur énergie pulsatoire, les micropoussées qu’ils ne cessent pourtant de produire, ne rayonnent-elles pas ? !
    Parce que ici sur cette terre, ils ne sont donc pas séparés les uns des autres, indépendants les uns des autres, mais sont agglomérés en molécules et ainsi agglomérés les uns contre les autres, absorbent les micropoussées les uns des autres.
    Mais alors pourquoi ces atomes, pourtant en continuelles pulsations, sont-ils tout de même agglomérés en molécules ?! Pourquoi leurs continuelles micropoussées réciproques ne les maintiennent-elles pas indépendants les uns des autres ? !
    Parce que bien sûr ils sont de tailles différentes et que continuellement, les grands atomes repoussant plus les petits que ceux-ci ne les repoussent, ils se retrouvent toujours tous systématiquement agglomérés les uns contre les autres, les plus petits entourés de plus en plus grands qu’eux.
    Au contraire, et nous y sommes, lorsque des atomes en présence sont tous d’une seule et même taille, pulsant tous continuellement à égalité, se repoussant tous continuellement à égalité les uns les autres, ils ne peuvent être agglomèrés les uns contre les autres et restent séparés les uns des autres.
    Ainsi donc il ne va suffir que de mettre en présence, non des atomes de toutes sortes de tailles comme on le fait actuellement dans nos “Cavités Perot-Fabry” pour obtenir des rayonnements “laser”, mais des atomes d’une seule et même taille (des plus grandes, celles dont les fréquences de pulsation nous sont inoffensives) pour que l’énergie de ces atomes rayonne indéfiniment.
    Pour peu donc que nous accordions des cavités Perot-Fabry à la fréquence de pulsation des atomes d’une seule et même taille que nous aurons choisi d’y mettre et nous aurons alors des cavités Perot-Fabry en perpétuelle “stimulation maximale”, ne nécessitant plus aucun apport d’énergie une fois emplies des atomes choisis et délivrant indéfiniment une énergie “lasèrique” que nous transformerons bien évidemment en énergie électrique, inoffensive, inépuisable et indépendante de tout.

    Bien cordialement Jean Vladimir Térémetz

    17.01 à 07h42 - Répondre - Alerter
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